titre Oncille

ONCILLE

(Leopardus tigrinus)

Le(s) Oncille(s) – l’Oncille

Maj Infos / Décembre 2015

CLASSIFICATION

  • Règne
  • Sous-embr.
  • Classe
  • Sous-classe
  • Infra-classe
  • Ordre
  • Sous-ordre
  • Famille
  • Sous-famille
  • Genre
  • Espèce
  • Animalia
  • Vertebrata
  • Mammalia
  • Tetrapoda
  • Placentalia
  • Carnivora
  • Feliformia
  • Felidae
  • Felinae
  • Leopardus
  • Leopardus tigrinus

logo oncille

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detail felin

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ONCILLE

Espérance de vie : 10 à 15 ans

Mesure : de 40 à 50 cm de long avec la queue

Poids :  3 à 4 kg

 

ONCILLE

L’Oncille (Leopardus tigrinus) aussi nommé Chat-tigre et Chat-tacheté est un félidé du genre Leopardus qui habite les forêts et bois tropicaux de l’Amérique centrale et de l’Amérique du Sud. On l’appelle parfois à tort Oncifelis tigrinus ou Felis tigrina. En Amérique hispanophone, on lui donne les noms de Oncilla, Tigrillo, Cunaguaro. C’est un proche parent de l’Ocelot et du Margay.

L’oncille est un animal nocturne qui chasse des rongeurs et des oiseaux.

Son espérance de vie est de 10 à 15 ans. Les femelles ont une gestation qui dure de 74 à 76 jours, ayant une portée de un à trois petits. Sa taille est de 40 à 50 centimètres, avec une queue de longueur semblable. Son poids varie de trois à quatre kilos.

Leopardus, la lignée des ocelots

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La phylogénie s’est longtemps basée sur l’étude des fossiles d’un animal afin de préciser l’apparition et l’évolution d’une espèce. La phylogénie moderne s’appuie essentiellement sur les analyses génétiques en raison du nombre peu important de fossiles de félins. Le premier félin est apparu il y a onze millions d’années.

Les félins ont divergé en huit lignées distinctes. La lignée des ocelots, correspondant au genre Leopardus est la quatrième par ordre de divergence. Il y a neuf millions d’années, les félins migrent pour la première fois vers le continent américain en passant par la Béringie.

Le niveau des océans remontent à nouveau au cours du Miocène, et les précurseurs des lignées de l’ocelot, du lynx et du puma se trouvent isolés des populations du vieux continent. La lignée de l’ocelot commence à diverger il y a huit millions d’années. Elle se distingue notamment par un nombre de chromosomes différents de celui des autres lignées : 36 chromosomes au lieu de 38. Durant le Pliocène, il y a deux à trois millions d’années, le niveau des océans baisse à nouveau : l’isthme de Panama émerge et permet aux félins, et notamment à la lignée de l’ocelot, de conquérir l’Amérique du SudNote . La diversification en espèces s’opère durant cette période et le dernier ancêtre commun du genre Leopardus est daté d’il y a 2,9 millions d’années.

Sous-espèces

– Leopardus tigrinus tigrinus, se rencontre à l’est du Venezuela, au Guyana, et au nord-est du Brésil.
– Leopardus tigrinus guttulus, vit au centre et au sud du Brésil, en Uruguay, au Paraguay, et dans le nord de l’Argentine (région du Chaco).
– Leopardus tigrinus pardinoides, à l’ouest du Venezuela, en Colombie, et en Équateur.

tableau oncille

Habitat

L’oncille vit principalement en Amérique du Sud ainsi que quelques populations résiduelles en Amérique Centrale. Son aire de répartition s’étend dans tout le Brésil et les Guyane (Guyana, Guyane, Surinam) et dans certaines régions du Venezuela, de la Colombie, de l’Équateur, de la Bolivie et du Paraguay. Il peut également être observé dans certaines régions du Nicaragua et du Panama.

carte Oncille UICN

L’oncille réside dans des écosystèmes forestiers comprenant les forêts tropicales et les forêts humides de montagne. Certaines preuves suggèrent qu’il vit également dans les forêts de feuillus et les forêts subtropicales, et au Brésil, il peuple avec succès les savanes et les zones de broussailles épineuses semi-arides. On le trouve aussi dans les plantations et les monocultures d’eucalyptus. Bien qu’il soit un bon grimpeur, il est principalement terrestre.

Alors que le kodkod niche pour survivre en s’installant au Chili le long des frontières côtières qui est relativement vide d’espèces carnivores concurrentes, l’oncille préfère la forêt de haute montagne et se trouve à des altitudes beaucoup plus élevées que les autres espèces concurrentes au sein de son territoire tels que l’ocelot et le margay. En Colombie, il se trouve presque exclusivement dans les zones au-dessus de 1500 m et s’étend jusqu’à 3200 m d’altitude où seuls le puma et le chat des pampas évoluent.

Comportement social et reproduction :

La reproduction a l’état sauvage n’est pas connu chez l’Oncille. On a observé en captivité des naissances durant le premier semestre de l’année civile. Les femelles mettent généralement bas une portée d’une seul chaton (plus rarement deux)

Il existe encore peu d’informations sur le comportement de l’Oncille. Les scientifiques supposent qu’à l’instar de très nombreux autres félins, elle chasse à la nuit tombée. En raison de sa taille, ses proies sont relativement petites : des rongeurs, des lézards, de petits oiseaux ou encore des insectes.

Une étude génétique réalisée par des chercheurs du Brésil sur plusieurs espèces de chats sauvages vivant dans ce pays, a permis d’établir que l’une d’elles recouvrait en réalité 2 espèces distinctes. La nouvelle espèce a été nommée Leopardus guttulus. Oncille, ou tigrillo : voilà deux noms peu connus désignant un petit félin sauvage du Brésil, de la taille d’un chat domestique, désigné jusqu’à présent sous le nom scientifique de Leopardus tigrinus. Mais en cherchant à préciser la phylogénie (arbre ‘généalogique’ évolutif) de plusieurs espèces de chats sauvages très proches de celle-ci, ainsi que la fréquence des hybridations entre elles, des spécialistes brésiliens en biologie moléculaire ont fait une découverte inattendue. Ils ont établi l’existence d’une nouvelle espèce d’oncille jusqu’ici confondue avec une autre. C’est l’étude de marqueurs moléculaires, tant dans l’ADN mitochondrial que dans l’ADN chromosomique de ces félins qui a permis de démêler les liens complexes entre ces animaux dont les habitats se touchent ou se chevauchent. Il en ressort tout d’abord qu’il existe en réalité 2 espèces d’oncille, sans hybridation entre elles : celle du nord du Brésil, qui garde son nom de Leopardus tigrinus et celle du sud, baptisée du nouveau nom de Leopardus guttulus. La première, rare, vit dans des savanes et des forêts d’arbustes secs. Dans le passé, des croisements (et donc un flux génétique) ont eu lieu entre elle et une espèce proche, le chat des pampas (Leopardus colocolo). La seconde, plus abondante et mieux connue, vit dans des forêts denses et humides, et s’hybride fréquemment avec le chat de Geoffroy (Leopardus geoffroyi) dans les zones où ces 2 espèces sont en contact. Les deux sont en revanche quasiment identiques physiquement. Une espèce à protéger « Ces habitats distincts fournissent un indice quant à des différences potentiellement adaptatives entre ces espèces nouvellement reconnues, et peuvent avoir été impliqués dans leur divergence évolutive initiale », explique Tatiane Trigo, de l’Universidade Federal do Rio Grande do Sul, co-auteur de l’étude parue dans Current Biology. Actuellement, l’oncille est classé comme « vulnérable » par l’Union internationale pour la Conservation de la nature (UICN). Aussi, « notre étude met en évidence la nécessité de porter une attention urgente aux tigrillos du nord du Brésil, qui sont pratiquement inconnus en ce qui concerne la plupart des aspects de leur biologie », conclut pour sa part Eduardo Eizirik, de la Pontifícia Universidade Católica do Rio Grande do Sul.

Statut actuel et mesures de conservation :

– Statut : L’Oncille est classée par l’UICN dans la catégorie « Near Threatened ». Cela signifie que l’animal n’est pas en danger immédiat mais qu’il peut l’être à moyen ou long terme. Cependant, on peut noter que cette espèce n’est peut-être pas assez connue pour pouvoir être certain de son statut.

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La principale menace pesant sur l’espèce est la chasse et les scientifiques supposent que la déforestation en est une autre, bien que l’Oncille ne soit pas suffisamment connue.

– L’Oncille est également classée en annexe I de la CITES, réglementant sa chasse et son commerce.

Menaces

Largement chassé pour sa fourrure comme pour le jaguar, le margay, l’ocelot et la panthère des neiges, la chasse a fait d’énormes ravages sur les populations d’oncilles. Leur population a diminué de manière significative dans les années 1970 et 1980.

Les menaces actuelles pour ce félin sont principalement la perte d’habitat, la fragmentation des populations, les routes, le commerce illégal (animaux et peaux), et les tueries en représailles par les éleveurs de volailles.

Elle est protégée sur la majeure partie de son territoire. La chasse est clairement interdite en Argentine, au Brésil, en Colombie, au Costa Rica, en Guyane française, au Surinam et au Venezuela. En revanche, elle ne bénéficie d’aucune protection en Equateur, au Nicaragua, au Panama et au Pérou.

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