titre margay

MARGAY

(Leopardus wiedii)

Le(s) Margay(s) – le Margay / Leopardus wiedii

Maj infos / Janvier 2016

CLASSIFICATION

  • Règne
  • Sous-embr.
  • Classe
  • Sous-classe
  • Infra-classe
  • Ordre
  • Sous-ordre
  • Famille
  • Sous-famille
  • Genre
  • Espèce
  • Animalia
  • Vertebrata
  • Mammalia
  • Tetrapoda
  • Placentalia
  • Carnivora
  • Feliformia
  • Felidae
  • Felinae
  • Leopardus
  • Leopardus wiedii

marguay logo

MARGAY-

detail felin

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MARGAY

Espérance de vie : 15 ans et 20 ans en captivité

Mesure : de 50 à 100 cm, dont 50cm m pour la queue

inferieur à 60 cm pour la femelle, 40 cm de queue

Poids :  2 à 4 kg pour l’espèce.

MARGAY

Il vit essentiellement en Amérique Centrale et Amérique du Sud. Son territoire d’une quinzaine de kilomètres en moyenne se trouve dans les forêts épaisse, à l’abri des regards. Physiquement, ce félin ressemble à 2 autres espèces, l’Ocelot et l’Oncille. La grande différence est leur taille = le Margay est plus petit.

Autrefois, le Margay vivait en Amérique du Nord. Mais, c’est au milieu du 19e siècle que l’on aperçut pour la dernière fois un spécimen au Texas. Aujourd’hui, il ne subsiste qu’en Amérique du Sud. Il vit dans la forêt équatoriale. Sa longue queue et ses membres allongés lui permettent de grimper facilement aux arbres. C’est la terreur des oiseaux et des singes car il peut courir sur les branches en se servant de sa queue comme balancier. Le parc national de Manu au Pérou couvre 1 500 000 hectares. On y protège des espèces qui figurent sur la liste rouge. On y trouve notamment le margay.

Le margays possède des chevilles qui peuvent tourner à 180 degrés pour l’aider à monter et descendre des arbres  et des moustaches de chat. Ses moustaches (appelé vibrissae) sont situés sur les lèvres, les joues, menton et sourcils qui lui donne des informations sur l’environnement. Les moustaches sont profondément ancrées dans la peau et connectés à des terminaisons nerveuses qui transmettent les informations vers le cerveau. Cela permet au Margay de « lire » les courants d’air et les emplacements des obstacles et des objets autour de lui. les moustaches autour du visage détectent exactement là où la proie est et où il peut aller.

Le margay est un petit félin (sous-famille des Felinae) : l’os hyoïde constituant l’arc hyoïdien est intégralement ossifié par opposition à celui des grands félins (sous-famille des Pantherinae). Il ne peut pas rugir en le faisant vibrer, mais simplement ronronner de façon continue grâce à la respiration.
Le genre Felis est celui des petits félidés qui regroupe 28 espèces. Ces petits félins, comme nos chats familiers, ne peuvent donc pas rugir et leur nez est couvert d’une bande de peau lisse. Au repos, ils replient leurs pattes antérieures sous le corps et enroulent leur queue.Margay__1

Sous-espèces

-Leopardus wiedii cooperi
-Leopardus wiedii glaucula
-Leopardus wiedii nicaraguae
-Leopardus wiedii oaxacensis
-Leopardus wiedii pirrensis
-Leopardus wiedii salvinia
-Leopardus wiedii wiedii
-Leopardus wiedii yucatanica

Taxonomie

Leopardus, la lignée des ocelots

La phylogénie s’est longtemps basée sur l’étude des fossiles d’un animal afin de préciser l’apparition et l’évolution d’une espèce. La phylogénie moderne s’appuie essentiellement sur les analyses génétiques en raison du nombre peu important de fossiles de félins. Le premier félin est apparu il y a onze millions d’années.

Les félins ont divergé en huit lignées distinctes. La lignée des ocelots, correspondant au genre Leopardus est la quatrième par ordre de divergence. Il y a neuf millions d’années, les félins migrent pour la première fois vers le continent américain en passant par la Béringie.

Le niveau des océans remontent à nouveau au cours du Miocène, et les précurseurs des lignées de l’ocelot, du lynx et du puma se trouvent isolés des populations du vieux continent. La lignée de l’ocelot commence à diverger il y a huit millions d’années. Elle se distingue notamment par un nombre de chromosomes différents de celui des autres lignées : 36 chromosomes au lieu de 38. Durant le Pliocène, il y a deux à trois millions d’années, le niveau des océans baisse à nouveau : l’isthme de Panama émerge et permet aux félins, et notamment à la lignée de l’ocelot, de conquérir l’Amérique du Sud. La diversification en espèces s’opère durant cette période et le dernier ancêtre commun du genre Leopardus est daté d’il y a 2,9 millions d’années.

Alimentation

Le margay se nourrit surtout d’oiseaux, de petits mammifères, de lézards et de rainettes qu’il capture pour la plupart dans les arbres.

Le margay a une excellente acuité visuelle et auditive. Même dans la pénombre des forêts tropicales, ses grands yeux peuvent repérer le moindre déplacement grâce à une couche de cellules réfléchissantes située derrière la rétine. De telles cellules sont également présentes chez les chats domestiques, ce qui explique la phosphorescence de leurs yeux quand ils directement sont frappés par la lumière.

Le margay doit en partie sa remarquable acuité auditive au large développement de ses oreilles et à leur mobilité : il a le réflexe d’orienter ses pavillons en direction du moindre bruit, ce qui permet ainsi de localiser une proie avec précision.

La dentition du margay est parfaitement adaptée à son régime carnassier, avec des canines acérées dont il se sert pour tuer ses victimes, généralement en les prenant à la gorge.

Chassant à l’affût, il est le seul félin, avec la panthère longibande d’Asie, capable de bondir sur une proie, sans avoir besoin de prendre auparavant un point d’appui sur le sol pour assurer son équilibre.

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Margay in Tree

Description

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Le margay pèse de 2 à 4 kg en moyenne. Les mâles mesurent de 50 à 100 cm et leur queue atteint 50 cm. Les femelles n’excèdent pas 60 cm et leur queue mesure en moyenne 40 cm. La longévité de cet animal avoisine celle du chat domestique et atteint 20 ans en captivité. Son pelage court et doux, de couleur brun-jaune, devient blanc sur le ventre, la poitrine et la nuque. Des marques foncées, semblables à celles de l’ocelot, rehaussent le dos et les flancs, tandis que la queue est annelée. Le dessus des oreilles, noir, présente des taches claires.

Le margay est un petit félin (sous-famille des Felinae) : l’os hyoïde constituant l’arc hyoïdien est intégralement ossifié par opposition à celui des grands félins (sous-famille des Pantherinae). Il ne peut pas rugir en le faisant vibrer, mais simplement ronronner de façon continue grâce à la respiration.

L’une de ses caractéristiques physiques particulières réside dans son extrême souplesse, liée intrinsèquement à son comportement arboricole. Par exemple, ses pattes postérieures peuvent pivoter jusqu’à près de 180°, lui permettant de descendre d’un arbre ou d’une branche la tête la première sans bondir.

Il est capable de se suspendre à une branche uniquement avec ses griffes des pattes arrière. 

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Un chat arboricole

Secret et fuyant, le margay passe une grande partie de son temps dans les arbres, où il se nourrit d’oiseaux et de lézards. Il attend la nuit pour entreprendre ses expéditions au sol, où il chasse les rongeurs (comme les rat, les souris ou les écureuils), les jeunes cervidés, les paresseux et les volailles.

La Chassemargay

La manière de chasser du Margay ressemble beaucoup à ce que font les autres félins, il se cache derrière des arbres ou des buissons, observe et surveille ses prochaine victimes. Puis d’un seul coup il court et saute sur sa proie en la mordant à la nuque. Il peut également attraper des oiseaux et des petits singes dormant dans les arbres ou s’attaquer à leurs petits qui n’ont pas le temps de s’enfuir.

Reproduction

margayLe margay se reproduit généralement d’octobre à janvier, bien qu’il soit possible que cette période se prolonge dans certaines régions équatoriales. Au début de cette période, le mâle quitte son territoire pour se mettre en quête d’une partenaire. La femelle reste sur le sien et s’accouple avec tous les mâles qui s’y présentent. Lorsque la femelle est en chaleur, elle sécrète un liquide dont elle asperge son territoire pour signaler à d’éventuels partenaires qu’elle est disposée à les accueillir. Mâles et femelles peuvent former un couple uni pendant la période de reproduction, en partageant le même territoire et en chassant ensemble. Ensuite, la femelle s’occupe seule de sa portée.

Au terme d’une gestation de 60 à 80 jours, la femelle donne naissance à 1 ou 2 petits dans une tanière située dans un tronc d’arbre creux ou un terrier. Les jeunes margay, qui sont entièrement aveugles à la naissance, ouvrent les yeux à environ 2 semaines, et commencent à quitter la tanière à environ 5 semaines.

Le sevrage survient à environ 8 semaines, mais les petits n’atteignent leur taille adulte qu’au bout de 1 an et ne commencent à se reproduire que vers l’âge de 2 ou 3 ans.

L’espérance de vie du margay à l’état sauvage n’est pas connue. En captivité, ce félin peut vivre en moyenne jusqu’à 15 ans avec un âge maximal enregistré de 24 ans.

Comportement

Le margay est un animal diurne qui chasse et se nourrit dans les arbres, où il passe ensuite la nuit à dormir à la fourche d’une branche ou dans un trou. Doué d’une exceptionnelle souplesse articulaire, c’est un véritable acrobate, qui peut se suspendre à une branche avec une seule de ses pattes arrières, grimper en spirale le long d’un troc à une vitesse vertigineuse, puis redescendre la tête la première. Aucun autre félin n’est capable de telles performances.

Le margay vit sur un vaste territoire qu’il marque en déposant des sécrétions odorantes et de l’urine sur les rochers ou les souches. Il y fréquente des endroits différents pour dormir, se reposer, chasser et dévorer ses proies. La femelle s’y aménage en outre une tanière pour y élever ses petits. Il arrive parfois que les territoires de plusieurs margays se recoupent. En général, cela n’entraîne pas de conflits, sauf en période de reproduction, car les mâles deviennent plus agressifs et les femelles défendent leur tanière avec beaucoup de férocité.

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Menaces

margayLa population de margays à travers son aire de répartition n’est pas bien connue, mais il semble se produire naturellement à de faibles densités, et n’est peut-être pas aussi abondant qu’on ne le pensait. Il y a quelques décennies, le margay était l’un des chats d’Amérique latine le plus fortement exploité pour le commerce de la fourrure, en particulier après que des inquiétudes ont commencé à surgir sur le niveau d’exploitation de l’ocelot. La petite taille du margay signifie qu’au moins 15 peaux étaient nécessaires pour confectionner un manteau. Près de 14000 margays étaient ainsi abattus annuellement entre 1976 et 1984. En outre, bien que la fourrure du margay est moins précieuse que celle de l’ocelot, les margays pouvaient être capturés dans des pièges pour les ocelots. Malgré l’introduction de la protection juridique, la chasse illégale est un problème persistant dans certaines régions, et le margay est également capturé illégalement pour le commerce des animaux.

La principale menace actuelle pour le margay est la destruction de l’habitat par la déforestation remplacé en grande partie pour l’agriculture, les pâturages et la construction de routes. Le comportement arboricole du margay, combiné avec ses faibles densités et son faible taux de reproduction, le rendent particulièrement vulnérables à cette menace.

À la lumière de toutes ces menaces, l’IUCN a tiré la sonnette d’alarme pour avertir que l’espèce est susceptible de se qualifier dans la catégorie Vulnérable (VU) dans un proche avenir.

Statut et conservation

Le margay est principalement menacé par le braconnage et le trafic de fourrure. Les quelques mesures prises n’ont permis que de réduire le nombre d’individus chassés ou vendus comme animaux de compagnie exotiques, mais le trafic illégal subsiste et de nombreux margays sont encore tués.

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