tigre du bengale

TIGRE DU BENGALE

LES TIGRES

Le(s) tigre(s) – le tigre

tigre du Bengale (Panthera tigris tigris)

MAJ Mars 2017

CLASSIFICATION

  • Embranchement
  • Sous-embr.
  • Classe
  • Sous-classe
  • Infra-classe
  • Ordre
  • Sous-ordre
  • Famille
  • Sous-famille
  • Genre
  • Espèce
  • Chordata
  • Vertebrata
  • Mammalia
  • Theria
  • Eutheria
  • Carnivora
  • Feliformia
  • Felidae
  • Pantherinae
  • Panthera
  • Panthera tigris

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bengale

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UICN TIGRE DU BENGALE

Tigre du Bengale

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Le tigre du Bengale (Panthera tigris tigris) est un félin, et la sous-espèce de tigre la plus connue. Également appelé tigre royal du Bengale, il est plus léger et moins costaud que le tigre de Sibérie. Avec une population d’environ 2000 individus en constante diminution, il est inscrit sur la longue liste rouge des espèces menacées d’extinction.

Le tigre du Bengale vit principalement en Inde On trouve des petites populations au Bangladesh, Népal, Bhutan, Chine et Birmanie. C’est la sous-espèce la plus importante : 1850 individus à l’état sauvage.
Il est plus petit que le tigre de Sibérie. Il a des rayures assez espacées sur fond brun orangé. Il pèse en moyenne moins de 227,2 kg.

symboles

Tigre du BENGALE

Espérance de vie : 15 à 18 ans

Mesure en moyenne: 2,70 m à 3,1 m (avec la queue)  

Poids des mâles: 180-250 kg environ, 225 kg
Poids des femelles : 110-160 kg environ, 135 kg

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Morphologie

Longueur des mâles:                       2,7 m environ à 3,1 m (avec la queue).

Longueur des femelles :                 2,3 m environ à 2,7 m (avec la queue).

Hauteur au garrot des mâles:     100 cm à 110 cm environ.

Hauteur au garrot des femelles: 90 cm à 100 cm environ.

Poids des mâles:                                 180-250 kg environ, 225 kg en moyenne.

Poids des femelles :                          110-160 kg environ, 135 kg en moyenne.

Reproduction, Cycle de vie, Accouplement, Education et fin de vie du Tigre

Reproduction

Le tigre peut se reproduire toute l’année, il existe cependant une « saison des amours » en Mandchourie avec un pic des accouplements entre décembre et février.

Le tigre de Sibérie est l’espèce en captivité qui présente le plus haut risque d’agressivité lors de la rencontre entre le mâle et la femelle. Le pourcentage de spermatozoïdes normaux est supérieur à 60 % pour le tigre de Sibérie.

Cycle de vie du tigre

Le cycle de vie du tigre (Panthera tigris) décrit le processus permettant à cette espèce de se perpétuer. Il inclut la reproduction puis l’éducation des jeunes, jusqu’à la mort.

Le tigre utilise une stratégie de reproduction réactive, qui permet une dynamique des populations très souple vis-à-vis de l’environnement : de nombreux jeunes naissent, mais très peu survivent jusqu’à l’âge adulte. À la naissance, le tigre, aveugle et par conséquent très vulnérable, dépend entièrement de sa mère. L’apprentissage de la chasse dure un an et demi : le jeune tigre découvre son futur quotidien de chasseur à travers l’observation de la tigresse.

Le tigre sexuellement mûr, cherche à s’accoupler à une femelle, en suivant le schéma typique des félins : lorsque la tigresse accepte le mâle, celui-ci la monte et la maintient par la peau de la nuque. La femelle tente de frapper le mâle lorsque le coït est terminé. L’accouplement, rapide, se répète plusieurs fois par jour, pendant au plus une dizaine de jours. La gestation dure 103 jours en moyenne.

La longévité du tigre est d’une quinzaine d’années dans la nature et de vingt-six ans en captivité. En moyenne, seuls deux descendants sont incorporés à la population reproductrice sauvage. Dans les parcs zoologiques, le cycle se trouve modifié par l’assistance de l’homme : césarienne, insémination artificielle ou encore hybridations avec d’autres espèces peuvent le modifier.

Premiers jours

Les jeunes tigres restent aveugles jusqu’à six à quatorze jours car une membrane recouvre leurs yeux. Lorsque les yeux sont « ouverts », ils sont bleus ; ils changeront de couleur durant la croissance pour devenir doré sombre. Les jeunes tigres sont également nus et incapables de marcher. Ils pèsent à la naissance de 750 à 1 600 g selon les sous-espèces : le tigre nouveau-né est 200 fois plus léger que le tigre adulte.

Trois à trente minutes après la naissance, lorsque le premier cri est poussé, la tigresse libère les petits du cordon ombilical et les nettoie. Attirés par la chaleur du corps de leur mère, les nouveau-nés aveugles cherchent alors les mamelles en tâtonnant. L’allaitement commence durant les quatre premières heures, et les trois premiers jours y seront consacrés. Dans un premier temps, l’allaitement dure 70 % des heures du jour, puis le temps consacré à cette activité diminue : il passe à 60 % au bout de dix jours, 30 % après quarante jours et seulement 10 % à 90 jours, lorsque les jeunes tigres ont presque terminé leur sevrage. La tigresse se désintéresse rapidement des jeunes immobiles, considérés comme mort-nés ; de même, elle ne forcera pas ses petits à se nourrir. Le lait de la tigresse est très riche en lipides et en protéines, ce qui leur assure une croissance rapide : le tigre multiplie son poids par cent durant les vingt premiers mois, sa croissance continuant plus doucement jusqu’à ses deux ans.

La tigresse n’hésite pas à déplacer fréquemment ses petits d’une tanière à l’autre pour les protéger d’éventuels prédateurs. Les jeunes tigres commencent à jouer dès l’âge d’un mois. Chaque portée compte en général un jeune dominant, qui le plus souvent est un mâle, même si ce n’est pas toujours le cas. Afin de protéger ses petits, la femelle apporte les proies jusqu’à la tanière pour pouvoir manger tout en gardant un œil sur sa progéniture. Toutefois, la tanière reste propre : la viande n’entre pas dans la garderie, et défécation et miction sont faites en dehors de la tanière. Les jeunes sont constamment léchés pour rester propre ; cela améliore également la circulation sanguine et le fonctionnement des intestins des petits.

Éducation

Seule la femelle s’occupe de l’éducation des petits ; le mâle n’intervient pratiquement jamais, bien qu’il partage parfois une proie avec la tigresse et sa progéniture. La tigresse ne laisse pas sa portée toucher à de la viande avant l’âge de quarante jours ; elle les pousse ensuite à la lécher et la mordiller et ceux-ci sont complètement sevrés à partir de l’âge de huit mois. À trois mois, elle commence à les laisser seuls pendant plusieurs jours dans la tanière pendant qu’elle chasse, puis les amène jusqu’à la carcasse de l’animal qu’elle a tué. Contrairement aux jeunes lions, les jeunes tigres mangent avant leur mère, et ce n’est que lorsqu’ils sont rassasiés que la tigresse entame son repas : des expériences menées sur des tigres sauvages et captifs ont montré que même affamée, la tigresse laisse d’abord manger sa portée. La tigresse se montre également très protectrice et éliminera ou évitera tout danger (tigres mâles, y compris le père, hommes, etc.).

Les jeunes restent avec leur mère pour apprendre à chasser jusqu’à l’âge de dix-huit à vingt-huit mois. Les jeunes tigres apprennent à chasser en observant leur mère. Ils s’amusent à pister et à tuer des proies, dangereuses, comme le buffle. Entre six et huit mois, les jeunes explorent le terrain et traquent de petits animaux : il s’agit généralement d’oiseaux, mais il leur arrive de s’attaquer à de petits cervidés en se regroupant. À cet âge-là, ils ne s’éloignent jamais à plus de cent mètres de la mère. Certains félins, notamment la femelle du guépard, capturent une proie vivante très jeune pour l’offrir à sa progéniture en guise d’entraînement « grandeur nature » à la chasse. Ce type de comportement est beaucoup moins observé chez le tigre. Vers un an, les jeunes sont capables de chasser seuls.

La dentition permanente des tigres, qui apparaît entre 12 à 18 mois, leur permet de devenir des chasseurs très efficaces. Les conflits autour des proies se multiplient vers dix-huit à vingt-et-un mois et les mâles sont les premiers à quitter le cercle familial. Cette unité est détruite lorsque la tigresse entre à nouveau en œstrus et quitte le reste de sa portée.

Stratégie de reproduction

La stratégie de reproduction du tigre est définie comme de Type « R »

Type R :

Le modèle évolutif r/K est une théorie qui explique que l’évolution de la stratégie de reproduction des espèces est reliée aux fluctuations de l’environnement.

 c’est-à-dire réactive. Cette stratégie est basée sur la naissance de nombreux jeunes, souvent immatures. L’investissement parental est faible, la croissance des petits rapide, et les individus parviennent rapidement à la maturité sexuelle. La population est appelée à varier fortement selon divers facteurs comme l’environnement, la quantité de nourriture… Ce type de stratégie est typiquement celle des rongeurs et des petits mammifères.

Le tigre n’est pas une espèce de type r à 100 % : gros animal, sa croissance jusqu’à sa taille adulte prend deux ans. L’apprentissage de la chasse demande également un important soutien de la mère pour que sa progéniture soit apte à survivre seule.

Cette stratégie permet au tigre de recouvrer rapidement ses populations, même après de grosses pertes. L’un des indices de cette capacité date des périodes où la chasse au tigre était autorisée, dont il reste des archives. Par exemple, en 1933, quarante-sept tigres ont été abattus dans la province du Chitawan, pourtant, en 1936, cinquante-neuf autres ont été tués dans la même zone : la population a « absorbé » rapidement les pertes subies. Une seule étude à long terme sur la croissance des populations de tigre existe. Menée en Russie depuis 1963 dans une région alors vide de tigres, elle montre que le premier tigre est arrivé en 1966, et que la population s’est enrichie de plus d’une vingtaine d’individus en l’espace de vingt-huit ans, avec une croissance moyenne annuelle de 6 %.

Accouplement

Dans la nature, les tigres atteignent leur maturité sexuelle à l’âge de trois ou six ans pour les mâles et aux alentours de trois ans pour la femelle. La première reproduction se produit vers 3 à 4 ans pour les femelles et 4 à 8 ans pour les mâles en moyenne.

La période de reproduction peut avoir lieu à n’importe quel moment de l’année, mais il y a un pic qui varie selon la zone géographique : il se situe en fin novembre et début avril en Inde, décembre et février en Mandchourie et février et avril au Népal. Une étude menée sur des tigres captifs a montré que la production et la qualité de la semence ne varie pas selon les saisons. L’œstrus dure neuf jours en moyenne. Le cycle reprend tous les 15 à 20 jours dans la nature contre une quarantaine de jours en captivité. Lorsqu’une portée est perdue, l’œstrus suivant survient plus précocement, après deux semaines en moyenne pour les individus captifs. Bien que de possibles faux œstrus aient été signalés dans le parc national de Ranthambore, ce comportement n’a pas été validé chez le tigre.

Lorsque la femelle est en œstrus (on dit aussi qu’elle est en chaleur, ou qu’elle a ses chaleurs, comme pour le chat domestique), elle signale sa présence par des gémissements et des rugissements répétés accompagnés d’un marquage olfactif plus fréquent qu’à l’accoutumée. Les vocalisations de la tigresse peuvent être très fréquentes, jusqu’à 69 rugissements toutes les quinze minutes.

Lorsque la femelle rencontre un mâle inconnu, elle se montre tout d’abord distante, grondant à son encontre et prête à attaquer, puis le couple se rapproche peu à peu, jusqu’à se toucher les moustaches. Lors de la cour, les contacts sont fréquents : les tigres se mordillent la gueule en guise de « baisers » et se frottent l’un contre l’autre. Lorsque la femelle est prête, elle adopte la position typique des félins en se couchant (position appelée lordose, les pattes avant allongées devant elle et les pattes arrière à demi-pliées. Le tigre la monte avec une position à demi-accroupie qui n’écrase pas sa partenaire. Le mâle pénètre la femelle, pousse un cri à consonance métallique puis la saisit par les replis de la peau de la nuque lors de l’éjaculation. Il se pourrait que cette prise par la « peau du cou » permette aux partenaires d’avoir une position correcte lors de l’éjaculation ; toutefois, cette position est dangereuse et conduit parfois la femelle à la mort lorsque le couple est inexpérimenté. Enfin, la tigresse se dégage, se retourne fréquemment contre le mâle et tente de le frapper, avant d’entamer une période de repos.

Comme pour tous les félins, le pénis est recouvert de barbillons (sortes d’épines) qui déclenchent l’ovulation lors de la pénétration. Ces picots pourraient être douloureux pour la femelle, ce qui expliquerait son comportement violent à la fin du rapport sexuel.

Le couple copule plusieurs fois, nuit et jour ; l’accouplement est bref (de quinze à trente secondes) mais peut se répéter jusqu’à cinquante fois par jour. L’intervalle entre les accouplements varie de cinq à vingt minutes. Le rythme des copulations s’espace à partir du cinquième jour après avoir atteint un pic lors du troisième jour.

À la nuit tombée, le couple chasse ensemble. Lorsqu’un autre mâle apparaît, il y a affrontement (il peut s’agir a minima de postures ou de mimiques d’intimidation) et le tigre considéré comme plus faible se retire. Aucun cas d’homosexualité n’a été observé. Le mâle s’accouplera avec toute tigresse réceptive, même s’il a des liens de parenté avec elle. Durant la période d’accouplement, le tigre reste fidèle à la femelle, même si d’autres tigresses sont en chaleur en même temps. Une fois l’œstrus terminé, le mâle cherchera à s’accoupler avec une autre femelle.

Grossesse et mise bas

La durée de gestation varie entre 93 et 114 jours, la moyenne se situant à 103 jours. La grossesse reste invisible jusqu’à deux mois et demi, et ce n’est qu’au 10e jour avant la naissance que le ventre est vraiment gonflé. La tigresse est alors plus vulnérable aux risques d’attaques et à la famine.

La première observation du nombre de jeunes dans une portée date du XVIIe siècle lorsque l’empereur moghol Jahângîr mentionna la naissance de trois jeunes tigres. La femelle peut mettre au monde un à sept petits, mais la moyenne est de deux à trois. Seuls deux cas de naissances de sept tigres ont été rapportés, en captivité uniquement. La moyenne des zoos indiens est de 2,9 jeunes par portée, et dans la nature elle est de 2,98 jeunes par portée.

Pour mettre bas, la tigresse recherche un endroit isolé, comme une grotte, ou bien un endroit sous des rochers ou à l’abri d’une épaisse couverture forestière. Le sol est simplement piétiné et il n’y a pas de préparation particulière de la tanière. Aucune observation de naissance n’a pu être effectuée dans la nature. Les observations en captivité montrent que la durée de l’accouchement varie selon l’état de stress de la tigresse. Une femelle stressée expulsera sa progéniture plus rapidement : le processus peut donc durer d’une heure à dix-huit heures selon le nombre de petits. La tigresse lèche sa vulve et contracte son arrière-train, puis elle se lève pour laisser sortir le petit tigre, ou s’assied parfois en levant la patte pour aider la sortie. L’intervalle entre deux naissances est en général de 10 à 20 minutes. Entre chaque mise bas, la tigresse mange le cordon ombilical, l’amnios et le placenta, nourriture riche en protéines.

La mère retourne en cycle œstral dix-huit à vingt mois après la naissance des jeunes tigres. L’intervalle entre deux portées varie de vingt mois à deux ans et demi ; on a observé à deux reprises que si la portée est perdue dans les deux premières semaines après la naissance, l’intervalle se réduit à huit mois

Fin du cycle

Une étude faite au Chitwan, au Népal, a révélé une mortalité infantile de 34 % pour les jeunes de moins d’un an et de 29 % pour la deuxième année. Pour la première année, 73 % des décès entraient dans le cadre de la perte de la portée entière en raison d’inondation, d’incendie ou d’infanticide. Cette dernière raison est d’ailleurs la cause principale de mortalité des tigres de moins d’un an ; les jeunes tigres sont parfois tués par les autres mâles qui viennent s’emparer du territoire de leur père. Pour la deuxième année, la perte d’une portée entière est beaucoup plus rare : elle atteint 29 % des décès. Les chances de survie des jeunes tigres sont grandement améliorées par l’expérience de la tigresse et la stabilité « sociale » du territoire où ils naissent : un territoire maintenu plusieurs années par le même mâle sera plus propice à la survie que celui récemment obtenu par un mâle, ou encore convoité par de nombreux prétendants. Il est difficile de connaître précisément les causes du décès d’un tigre sauvage, du fait des mœurs discrètes du félin. On sait toutefois que les tigres « itinérants » sont très exposés à la famine et aux agressions conspécifiques et humaines, les jeunes tigres venant de quitter leur mère sont quant à eux exposés à la famine, aux agressions intraspécifiques et aux blessures de chasse.

Des données collectées dans les parcs nationaux du Chitawan et de Nagarhole permettent d’estimer le taux de mortalité de différentes « classes sociales » de tigre : les plus jeunes (moins de 1 an) sont les plus exposés (40 %), puis viennent les tigres mâles (35 %) et femelles (30 %) « itinérants », sans territoire et enfin les tigres mâles (20 %) et femelles (10 %) ayant un territoire. Les tigres juvéniles (de un à deux ans) ont également un faible taux de mortalité (10 %). La durée de vie d’un tigre est estimée à 26 ans en captivité et de 8 à 10 ans en liberté, le record étant de 15 ans et demi. Le tigre ne peut plus se reproduire à partir de quatorze ans.

Au Népal, toujours dans le Chitawan, une étude sur plus de vingt ans montre que la période moyenne durant laquelle un individu se reproduit est d’un peu plus de six ans pour les femelles et de moins de trois ans pour les mâles. De plus, le nombre moyen de descendants d’une tigresse qui survivent jusqu’à l’âge de l’indépendance est de 4,54 et seulement 2 seront incorporés à la population reproductrice ; pour un mâle, les moyennes sont respectivement de 5,83 et 1,99 descendants. Le sex ratio du tigre est de l’ordre de 1.

Le tigre vit plus longtemps dans le milieu protégé qu’est le zoo : les décès par famine ou blessure sont très rares. En 2000, sur 347 décès de tigres détenus par les zoos indiens, les maladies du système respiratoire (asphyxie, tuberculose, pneumonie) et du système digestif (gastrite, gastro-entérite, ulcère gastrique, hépatite, péritonite) et les désordres comportementaux (cannibalisme, …) représentent presque 20 % des décès. La majorité des décès survient durant l’hiver et le taux de mortalité en 2000 dans les zoos indiens était de 8,26 %

Habitat

La population la plus forte de tigres du Bengale se trouve dans les parcs naturels du Bengale et du Bangladesh. On peut en trouver aussi dans l’Inde centrale et du Nord ainsi qu’en Birmanie et au Népal. Les tigres ont besoin d’un espace vital étendu sur lequel ils peuvent chasser. Ils marquent et défendent des territoires de taille variable pouvant dépasser 100 km2 pour un mâle. Comme ce sont des animaux solitaires, même une population restreinte a besoin d’une aire étendue où vivre et chasser. Un tigre a plusieurs tanières sur son domaine vital et utilise celle qui lui convient le mieux sur le moment. C’est un tigre plus polyvalent que les autres au niveau du biotope, il aime aussi bien fréquenter la forêt (dense ou clair), la savane (arbustive ou découverte) que les marais. Il dort généralement dans la forêt et se déplace dans la matinée et en fin de journée en savane découverte et au bord des marais à la recherche d’eau et de proies.

Les tigres du Bengale vivent aussi dans une grande variété d’habitats en Asie du Sud. On les trouve aussi bien dans les montagnes que dans les savanes ou les mangroves. Au centre et au sud de l’Inde ils vivent dans les forêts caduques sèches ou humides. Dans les contreforts de l’Himalaya, en Inde et au Népal on les trouve dans la prairie du Teraï. Et au Bhutan, dans les forêts tempérées.
La taille du territoire varie entre 10 et 39 km2 pour les femelles et entre 30 et 105 km2 pour les mâles.
On trouve aussi des tigres du Bengale au Bangladesh, en Birmanie et en Chine.
Les mangroves des Sundarbans (partagées entre le Bangladesh et l’Inde) sont les seules dans lesquelles on trouve des tigres.

La population la plus forte de tigres du Bengale se trouve dans les parcs naturels du Bengale et du Bangladesh. On peut en trouver aussi dans l’Inde centrale et du Nord ainsi qu’en Birmanie et au Népal. Les tigres ont besoin d’un espace vital étendu sur lequel ils peuvent chasser. Ils marquent et défendent des territoires de taille variable pouvant dépasser 100 km2 pour un mâle. Comme ce sont des animaux solitaires, même une population restreinte a besoin d’une aire étendue où vivre et chasser. Un tigre a plusieurs tanières sur son domaine vital et utilise celle qui lui convient le mieux sur le moment. C’est un tigre plus polyvalent que les autres au niveau du biotope, il aime aussi bien fréquenter la forêt (dense ou clair), la savane (arbustive ou découverte) que les marais. Il dort généralement dans la forêt et se déplace dans la matinée et en fin de journée en savane découverte et au bord des marais à la recherche d’eau et de proies.

A savoir

Dans le sanctuaire de Sundarbans, une région du delta du Gange, constituée de petites îles et de marécages. Les tigres sont y maîtres de leur territoire. C’est le seul lieu connu aujourd’hui où le tigre s’attaque à l’homme de façon instinctive.

carte tigre du Bengale

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Un environnement diversifié

Le tigre du Bengale vit indifféremment dans les jungles, les forêts humides ou au milieu des vastes étendues marécageuses couvertes de bambous et de roseaux.
Souffrant de la chaleur, ce prédateur recherche avant tout les points d’eau et les endroits couverts où il peut chasser à l’affût.
On le trouve dans différents types de forêts de l’Assam et du Bengale oriental ; également dans les mangroves du Sundarbans et dans certaines parties du Népal.

Il fréquente également les forêts de l’Himalaya à la limite des neiges.
C’est une des rares espèces de tigres qui a une petite chance de pouvoir se maintenir dans son habitat naturel. En effet, ce tigre est à l’aise, là où l’homme ne l’est pas c’est-à-dire dans la jungle inextricable ou dans les mangroves marécageuses, infestées
Malgré la forte poussée démographique du Bengladesh, il est assuré de ne pas être dérangé dans de pareils endroits.

Le sanctuaire de Sundarbans
En 1972, le gouvernement indien a créé des réserves pour tenter de sauvegarder sa population de tigres.
Les Sundarbans est une région du delta du Gange, constituée de petites îles et de marécages. Sa superficie est de 2 585 km².
Cette région est protégée car elle abrite, outre le tigre du Bengale, d’autres espèces menacées comme le crocodile marin ou la tortue bâtarde.

C’est dans ce sanctuaire que le tigre royal a pu conserver sa liberté.

Alimentation & Chasse

Les tigres chassent à l’affût la nuit ou le jour. Bien que puissants et rapides sur de courtes distances,ils ne coursent jamais leurs proies plus loin que 500 m et ne peuvent gagner de vitesse sur une proie tel que le cerf, qui atteint les 75 km/h. Dès que les tigres repèrent une proie, ils s’approchent discrètement en rampant. D’un très grand bond, ils attaquent leurs proies sur le côté ou par l’arrière. 250 kg s’abattent sur leurs victimes, tandis que griffes et canines pénètrent dans ces proies.Il tue les petites d’une morsure à la nuque ; les grosses sont mordues à la gorge et étouffées. Le tigre chasse également le gaur et le buffle. Un gaur mâle pèse environ 900 kg : plus de trois fois le poids d’un tigre. Il mange rarement sa proie à l’endroit où il l’a tuée. Il préfère la trainer dans un endroit sûr. Le plus souvent, le tigre attaque des animaux vieux, faibles, blessés, malades, femelles en gestation ou jeunes qui opposent moins de résistance. Dans les Sundarbans, les proies du tigre sont le cerf axis, l’antilope nilgaut, le sanglier, des singes et des lézards. Il attaque aussi parfois les porcs-épics mais si les piquants se logent dans les pattes, le tigre peut en mourir.

Super prédateur, le tigre varie ses repas en fonction des opportunités. Sa préférence va vers les herbivores de grandes tailles comme les cerfs sambar. Si ce gibier manque, il se rabat sur de petits mammifères, des oiseaux, des poissons, des batraciens et même

C’est un chasseur opportuniste qui s’attaque en priorité aux animaux malades ou affaiblis. Il ne poursuit jamais sa proie au-delà de 500 m. Il préfère économiser ses forces pour des proies moins rapides.

C’est pourquoi, son taux de réussite est très faible : 1% à 3% environ de ses tentatives réussissent.

Pourtant les armes ne lui manquent pas : ses canines mesurent 7,5 cm de long. De plus, ses bonds sont incroyables. Il peut franchir un fossé de 10 m de large.

Dès que le tigre a repéré une proie, il s’approche discrètement, en rampant, la tête rentrée dans les épaules.

D’un bond formidable, le tigre fond sur sa proie. 250 kg s’abattent sur le dos de la victime. Les griffes et les canines lacèrent la nuque.

Plaquée au sol, la proie est rapidement égorgée. La pression est maintenue jusqu’au dernier souffle de l’animal mis à mort.

Si la proie n’est pas trop grosse, le tigre ramène violemment la tête de sa victime vers l’arrière et lui brise d’un coup sec les vertèbres cervicales.

En principe, le tigre chasse en solitaire. Cependant, on a pu observer des alliances pour chasser de grosses proies comme les éléphants.

Dans ce cas là, les tigres s’en prennent plutôt à un jeune. Ils le neutralisent en lui coupant les jarrets. Puis, ils renversent l’animal sur le sol en lui donnant de puissants coups de pattes. Ils l’achèvent d’une morsure à la gorge ou à la nuque.

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Reproduction

Gestation : 15 semaines
Portée : 2 à 4 petits

Les tigres du Bengale atteignent leur maturité sexuelle à 3-4 ans pour les femelles et à 4-5 ans pour les mâles. Ils se reproduisent habituellement au printemps. Un mâle d’un domaine voisin rend visite à la femelle sur son domaine. Pendant cette période, la femelle n’est fertile que de 3 à 7 jours. Après l’accouplement, le mâle retourne aussitôt sur son propre domaine vital et ne participe pas à l’élevage des jeunes. Environ 15 semaines plus tard (95 à 112 jours), la tigresse met au monde de 2 à 4 petits, parfois plus, aveugles pendant les 10 premiers jours. La mère les allaite durant 8 semaines puis leur apporte aussi de petites proies à manger.
À 6 mois, elle les laisse seuls dans la tanière, pendant des jours, tandis qu’elle chasse. Plus grands, elle les emmène avec elle. À 11 mois, ils peuvent chasser seuls et à 16 mois, ils sont assez forts pour s’attaquer à de grandes proies. Les jeunes tigres restent 2 ou 3 ans avec leur mère; celle-ci est alors prête à s’accoupler à nouveau.

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Moeurs

Le tigre du Bengale est solitaire et nocturne et n’aime pas partager son domaine avec d’autres tigres et animaux. Pour décourager les intrus, tous les tigres marquent leur territoire en urinant des sécrétions très fortes qui signalent leur présence. Ils peuvent aussi déchiqueter l’écorce des arbres. Ils recouvrent leurs excréments de terre. Ils tirent aussi les restes d’une proie vers un fourré, les cachent sous des feuilles et y retournent plus tard.

Il est tout aussi difficile de suivre sa piste, car bien que le tigre du Bengale soit de taille imposante, il est de nature discrète et timide. Ainsi, les tigres du Bengale recouvrent leurs excréments avec de la terre et dissimulent leur proie tuée au milieu d’un buisson. Parfois même, ils la recouvrent de feuilles mortes pour être sûrs qu’aucun autre animal ne pourra y goûter en leur absence. Enfin, il faut savoir également que le tigre du Bengale est le seul félin à se nourrir d’une viande en début de décomposition.

Le tigre « mangeur d’hommes »

En Inde, dans les années 1920-1930, des tigres ont dévoré des centaines de personnes. Les tigres « mangeurs d’hommes » ne sont pas une légende.
Ils le deviennent pour plusieurs raisons. La principale cause est bien sûr la disparition de leurs proies de base : les cervidés.
L’homme devient donc une proie facile ; d’autant plus, que leur territoire a été réduit de 20 fois en à peine 100 ans.
Si un tigre s’habitue à la chair humaine, il y prend goût.
Au 19e siècle, le tigre du Bengale tuait 1 000 indiens chaque année. Ces chiffres ont grandement baissé aujourd’hui du fait d’une population plus réduite. Cependant, ils continuent à sévir dans quelques endroits.
Depuis le 16e siècle et jusqu’au milieu du 20e siècle, les nababs et notables indiens chassaient le tigre. Avec l’introduction des armes à feu, ces chasses traditionnelles à dos d’éléphants se transformèrent en véritables massacres.

En 1938, le maharadjah d’Udaïpur tua des milliers de tigres !

La pharmacopée chinoise a toujours accordé une grande valeur aux organes du tigre. La chasse intensive liée au commerce s’est rajoutée à la déforestation.
Les paysans indiens, pour protéger leur bétail, tuèrent à l’aide d’appâts empoisonnés, trois fois plus de tigres que les chasseurs.
Ce carnage dura jusqu’en 1969, date à laquelle le tigre fut inscrit sur la liste rouge des espèces menacées. Quand le gouvernement indien prit conscience de la catastrophe, il ne restait plus que 1 800 tigres à l’état naturel.

Ils le deviennent pour plusieurs raisons. La principale cause est bien sûr la disparition de leurs proies de base : les cervidés.

L’homme devient donc une proie facile ; d’autant plus, que leur territoire a été réduit de 20 fois en à peine 100 ans.

Si un tigre s’habitue à la chair humaine, il y prend goût.

Au 19e siècle, le tigre du Bengale tuait 1 000 indiens chaque année. Ces chiffres ont grandement baissé aujourd’hui du fait d’une population plus réduite. Cependant, ils continuent à sévir dans quelques endroits.

Depuis le 16e siècle et jusqu’au milieu du 20e siècle, les nababs et notables indiens chassaient le tigre. Avec l’introduction des armes à feu, ces chasses traditionnelles à dos d’éléphants se transformèrent en véritables massacres.

En 1938, le maharadjah d’Udaïpur tua des milliers de tigres !

La pharmacopée chinoise a toujours accordé une grande valeur aux organes du tigre. La chasse intensive liée au commerce s’est rajoutée à la déforestation.
Les paysans indiens, pour protéger leur bétail, tuèrent à l’aide d’appâts empoisonnés, trois fois plus de tigres que les chasseurs.

Ce carnage dura jusqu’en 1969, date à laquelle le tigre fut inscrit sur la liste rouge des espèces menacées. Quand le gouvernement indien prit conscience de la catastrophe, il ne restait plus que 1 800 tigres à l’état naturel.

Population : environ 2 000 individus
NB : Au Népal, grâce aux efforts du gouvernement les individus ont augmenté de plus de 63,6% soit 198 tigres aujourd’hui.

Population : environ 2 000 

tigre du bengale

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Protection

En 1900, la population du tigre indien était estimée entre 40 000 et 50 000 individus. Vers 1972, ce chiffre était tombé à 1 850 et le gouvernement Indien a créé des parcs nationaux pour sauvegarder sa population de tigres. Un programme de protection l’a fait remonter à environ 4 000 en 1984.

Le dernier recensement de 2013 communiqué par le ministre népalais des Forêts et la Conservation des sols, établit leur population à 198 au Népal et au Bhoutan, 150 au Bangladesh, 200 dans l’ouest de la Birmanie. Le recensement de 2007 donne 1 411 tigres en Inde. Ce chiffre est inférieur à celui du recensement de 1973 au lancement du projet tiger.

Extinction

Ils étaient 100.000 en 1930, ils ne sont plus que 2.500. Ils, ce sont les tigres, ces félins aussi puissants que magnifiques, dont la carcasse se vend à prix d’or. Comptez 150.000 euros par tête. C’est pourquoi, même si l’espèce menacée et considérée comme en danger d’extinction, il y aura toujours des individus motivés par l’appât du gain.

D’autres dangers pèse sur lui. Le tigre de la Caspienne (Panthera tigris virgata) a déjà disparu, dans les années 1970, à cause de la perte de son habitat naturel suite à la déforestation. Les tigres de Bali (Panthera tigris balica) et de Java (Panthera tigris sondaica) se sont également éteints au début du siècle dernier, notamment parce que les chasseurs les privaient de leurs proies sur ces petits territoires.

Tigre royal: Un excellent nageur

Le tigre royal adore l’eau et nage remarquablement bien. Il peut même traverser des bras de mer pour atteindre une île au large.

C’est autour des points d’eau que ses proies viennent s’abreuver. Les points d’eau sont des endroits stratégiques.

Des vertus médicales réputées exceptionnelles.

Leur fourrure a une très grande valeur marchande en Asie et certains organes sont réputés pour leurs vertus curatives miraculeuses, comme les os et les dents, le sang et les yeux. Le déboisement massif est l’autre cause de leur progressive disparition, ainsi que la disparition de leurs proies.

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« La protection & la préservation, vues par un Français qui vit depuis de nombreuses années au contact des Tigr

Texte de Christophe Bouchoux de Racy Shade resort Nepal

« A toutes les personnes qui sont, à juste titre, horrifiées par les images ou les nouvelles de braconnage de tigre, je pose ces questions : faites-vous bien attention à ne pas acheter de produits contenant de l’huile de palme (produits alimentaires, cosmétiques, diesel…) ? N’avez-vous pas chez vous de meubles ou d’objets en bois exotiques ? Le cuir de vos chaussures ou de votre blouson vient-il d’Inde ou d’un pays avec une faune sauvage ? Avez-vous vérifié que les banques à qui vous confiez votre argent n’investissent pas dans des exploitations ou des projets destructeurs des territoires des tigres ? Parce que sinon, dites-vous bien que ces tigres sont tués avec votre argent, car ces animaux sauvages gênent les investisseurs, les industriels et les lobbies qui exploitent illégalement ou non les forêts, pour produire les articles que VOUS achetez. Il n’y a pas que les Asiatiques qui mettent en péril la survie du tigre, il y a le comportement de chaque Occidental. Les commentaires sur les réseaux sociaux sont inutiles si, la minute d’après vous achetez un produit qui pousse à la destruction du tigre. C’est un problème sérieux et complexe. Le tigre n’est pas juste « Beau » c’est une créature avec une psychologie, un comportement, des exigences de vies détruites chaque jour par nos comportements consuméristes. Il est temps de prendre NOS responsabilités, chacun, en tant qu’individu. Refusez les produits avec de l’huile de palme. Il n’existe aucune huile de palme durable, en tout cas pas pour les animaux sauvages. Les garanties de durabilité des bois exotiques sont facilement contournables, achetez du bois local. Le surélevage des animaux domestiques est source des conflits « homme-animaux sauvages » qui se terminent toujours par la destruction des animaux sauvages. Enfin, exigez de votre banque qu’elle vous explique ce qu’elles font de vos économies. De ce que j’en sais, seules les banques mutualistes n’investissent pas à l’étranger dans des opérations à l’éthique douteuses.

Changer son propre comportement est la seule clé de l’avenir du tigre et d’autres animaux sauvages. Il faut comprendre le tigre, sa réalité, puis comprendre notre impact personnel et enfin se demander honnêtement, personnellement devant son miroir ce que l’on peut faire à sa petite échelle pour qu’enfin les choses changent.

Christophe Bouchoux

Diaporama Tigre du Bengale

© Alain Pons
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