tigre de sumatra

TIGRE DE SUMATRA

LES TIGRES

Le(s) tigre(s) – le tigre

MAJ Février 2017

CLASSIFICATION

  • Embranchement
  • Sous-embr.
  • Classe
  • Sous-classe
  • Infra-classe
  • Ordre
  • Sous-ordre
  • Famille
  • Sous-famille
  • Genre
  • Chordata
  • Vertebrata
  • Mammalia
  • Theria
  • Eutheria
  • Carnivora
  • Feliformia
  • Felidae
  • Pantherinae
  • Panthera tigris

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UICN TIGRE SUMATRA

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AP5T8323

Tigre de Sumatra

Panthera tigris sumatrae

Le tigre de Sumatra se trouve uniquement sur l’île indonésienne de Sumatra. La déforestation et le braconnage menacent tant cette sous-espèce que si rien n’est fait, elle disparaîtra tout comme le tigre de Java et de Bali.

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Tigre de SUMATRA

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Espérance de vie : 15 à 18 ans

 

Mesure en moyenne 2,40 m de la tête à la queue  

 

 Pèse environ 120 kg

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Tigre de Siberie

Le pelage du tigre de Sumatra

est plus foncé et présente davantage de rayures que celui des autres sous-espèces. Ses larges rayures noires sont très rapprochées et parfois doublées. Contrairement au tigre de Sibérie, il présente également des rayures sur les pattes avant.

Le mâle est pourvu d’un collier caractéristique à l’arrière de la tête. Il mesure en moyenne 2,40 m de la tête à la queue et pèse environ 120 kg. Sa taille relativement petite lui permet de se déplacer plus facilement dans la jungle.

Le tigre de Sumatra est un excellent nageur, il peut parcourir jusqu’à 29 km à la nage.

Reproduction

Le tigre peut se reproduire toute l’année, il existe cependant une « saison des amours » en Mandchourie avec un pic des accouplements entre décembre et février.

Le tigre de Sibérie est l’espèce en captivité qui présente le plus haut risque d’agressivité lors de la rencontre entre le mâle et la femelle. Le pourcentage de spermatozoïdes normaux est supérieur à 60 % pour le tigre de Sibérie.

Cycle de vie du tigre

Le cycle de vie du tigre (Panthera tigris) décrit le processus permettant à cette espèce de se perpétuer. Il inclut la reproduction puis l’éducation des jeunes, jusqu’à la mort.

Le tigre utilise une stratégie de reproduction réactive, qui permet une dynamique des populations très souple vis-à-vis de l’environnement : de nombreux jeunes naissent, mais très peu survivent jusqu’à l’âge adulte. À la naissance, le tigre, aveugle et par conséquent très vulnérable, dépend entièrement de sa mère. L’apprentissage de la chasse dure un an et demi : le jeune tigre découvre son futur quotidien de chasseur à travers l’observation de la tigresse.

Le tigre sexuellement mûr, cherche à s’accoupler à une femelle, en suivant le schéma typique des félins : lorsque la tigresse accepte le mâle, celui-ci la monte et la maintient par la peau de la nuque. La femelle tente de frapper le mâle lorsque le coït est terminé. L’accouplement, rapide, se répète plusieurs fois par jour, pendant au plus une dizaine de jours. La gestation dure 103 jours en moyenne.

La longévité du tigre est d’une quinzaine d’années dans la nature et de vingt-six ans en captivité. En moyenne, seuls deux descendants sont incorporés à la population reproductrice sauvage. Dans les parcs zoologiques, le cycle se trouve modifié par l’assistance de l’homme : césarienne, insémination artificielle ou encore hybridations avec d’autres espèces peuvent le modifier.

Premiers jours

Les jeunes tigres restent aveugles jusqu’à six à quatorze jours car une membrane recouvre leurs yeux. Lorsque les yeux sont « ouverts », ils sont bleus ; ils changeront de couleur durant la croissance pour devenir doré sombre. Les jeunes tigres sont également nus et incapables de marcher. Ils pèsent à la naissance de 750 à 1 600 g selon les sous-espèces : le tigre nouveau-né est 200 fois plus léger que le tigre adulte.

Trois à trente minutes après la naissance, lorsque le premier cri est poussé, la tigresse libère les petits du cordon ombilical et les nettoie. Attirés par la chaleur du corps de leur mère, les nouveau-nés aveugles cherchent alors les mamelles en tâtonnant. L’allaitement commence durant les quatre premières heures, et les trois premiers jours y seront consacrés. Dans un premier temps, l’allaitement dure 70 % des heures du jour, puis le temps consacré à cette activité diminue : il passe à 60 % au bout de dix jours, 30 % après quarante jours et seulement 10 % à 90 jours, lorsque les jeunes tigres ont presque terminé leur sevrage. La tigresse se désintéresse rapidement des jeunes immobiles, considérés comme mort-nés ; de même, elle ne forcera pas ses petits à se nourrir. Le lait de la tigresse est très riche en lipides et en protéines, ce qui leur assure une croissance rapide : le tigre multiplie son poids par cent durant les vingt premiers mois, sa croissance continuant plus doucement jusqu’à ses deux ans.

La tigresse n’hésite pas à déplacer fréquemment ses petits d’une tanière à l’autre pour les protéger d’éventuels prédateurs. Les jeunes tigres commencent à jouer dès l’âge d’un mois. Chaque portée compte en général un jeune dominant, qui le plus souvent est un mâle, même si ce n’est pas toujours le cas. Afin de protéger ses petits, la femelle apporte les proies jusqu’à la tanière pour pouvoir manger tout en gardant un œil sur sa progéniture. Toutefois, la tanière reste propre : la viande n’entre pas dans la garderie, et défécation et miction sont faites en dehors de la tanière. Les jeunes sont constamment léchés pour rester propre ; cela améliore également la circulation sanguine et le fonctionnement des intestins des petits.

Éducation

Seule la femelle s’occupe de l’éducation des petits ; le mâle n’intervient pratiquement jamais, bien qu’il partage parfois une proie avec la tigresse et sa progéniture. La tigresse ne laisse pas sa portée toucher à de la viande avant l’âge de quarante jours ; elle les pousse ensuite à la lécher et la mordiller et ceux-ci sont complètement sevrés à partir de l’âge de huit mois. À trois mois, elle commence à les laisser seuls pendant plusieurs jours dans la tanière pendant qu’elle chasse, puis les amène jusqu’à la carcasse de l’animal qu’elle a tué. Contrairement aux jeunes lions, les jeunes tigres mangent avant leur mère, et ce n’est que lorsqu’ils sont rassasiés que la tigresse entame son repas : des expériences menées sur des tigres sauvages et captifs ont montré que même affamée, la tigresse laisse d’abord manger sa portée. La tigresse se montre également très protectrice et éliminera ou évitera tout danger (tigres mâles, y compris le père, hommes, etc.).

Les jeunes restent avec leur mère pour apprendre à chasser jusqu’à l’âge de dix-huit à vingt-huit mois. Les jeunes tigres apprennent à chasser en observant leur mère. Ils s’amusent à pister et à tuer des proies, dangereuses, comme le buffle. Entre six et huit mois, les jeunes explorent le terrain et traquent de petits animaux : il s’agit généralement d’oiseaux, mais il leur arrive de s’attaquer à de petits cervidés en se regroupant. À cet âge-là, ils ne s’éloignent jamais à plus de cent mètres de la mère. Certains félins, notamment la femelle du guépard, capturent une proie vivante très jeune pour l’offrir à sa progéniture en guise d’entraînement « grandeur nature » à la chasse. Ce type de comportement est beaucoup moins observé chez le tigre. Vers un an, les jeunes sont capables de chasser seuls.

La dentition permanente des tigres, qui apparaît entre 12 à 18 mois, leur permet de devenir des chasseurs très efficaces. Les conflits autour des proies se multiplient vers dix-huit à vingt-et-un mois et les mâles sont les premiers à quitter le cercle familial. Cette unité est détruite lorsque la tigresse entre à nouveau en œstrus et quitte le reste de sa portée

Stratégie de reproduction

La stratégie de reproduction du tigre est définie comme de Type « R »

Type R :

Le modèle évolutif r/K est une théorie qui explique que l’évolution de la stratégie de reproduction des espèces est reliée aux fluctuations de l’environnement.

c’est-à-dire réactive. Cette stratégie est basée sur la naissance de nombreux jeunes, souvent immatures. L’investissement parental est faible, la croissance des petits rapide, et les individus parviennent rapidement à la maturité sexuelle. La population est appelée à varier fortement selon divers facteurs comme l’environnement, la quantité de nourriture… Ce type de stratégie est typiquement celle des rongeurs et des petits mammifères.

Le tigre n’est pas une espèce de type r à 100 % : gros animal, sa croissance jusqu’à sa taille adulte prend deux ans. L’apprentissage de la chasse demande également un important soutien de la mère pour que sa progéniture soit apte à survivre seule.

Cette stratégie permet au tigre de recouvrer rapidement ses populations, même après de grosses pertes. L’un des indices de cette capacité date des périodes où la chasse au tigre était autorisée, dont il reste des archives. Par exemple, en 1933, quarante-sept tigres ont été abattus dans la province du Chitawan, pourtant, en 1936, cinquante-neuf autres ont été tués dans la même zone : la population a « absorbé » rapidement les pertes subies. Une seule étude à long terme sur la croissance des populations de tigre existe. Menée en Russie depuis 1963 dans une région alors vide de tigres, elle montre que le premier tigre est arrivé en 1966, et que la population s’est enrichie de plus d’une vingtaine d’individus en l’espace de vingt-huit ans, avec une croissance moyenne annuelle de 6 %.

Accouplement

Dans la nature, les tigres atteignent leur maturité sexuelle à l’âge de trois ou six ans pour les mâles et aux alentours de trois ans pour la femelle. La première reproduction se produit vers 3 à 4 ans pour les femelles et 4 à 8 ans pour les mâles en moyenne.

La période de reproduction peut avoir lieu à n’importe quel moment de l’année, mais il y a un pic qui varie selon la zone géographique : il se situe en fin novembre et début avril en Inde, décembre et février en Mandchourie et février et avril au Népal. Une étude menée sur des tigres captifs a montré que la production et la qualité de la semence ne varie pas selon les saisons. L’œstrus dure neuf jours en moyenne. Le cycle reprend tous les 15 à 20 jours dans la nature contre une quarantaine de jours en captivité. Lorsqu’une portée est perdue, l’œstrus suivant survient plus précocement, après deux semaines en moyenne pour les individus captifs. Bien que de possibles faux œstrus aient été signalés dans le parc national de Ranthambore, ce comportement n’a pas été validé chez le tigre.

Lorsque la femelle est en œstrus (on dit aussi qu’elle est en chaleur, ou qu’elle a ses chaleurs, comme pour le chat domestique), elle signale sa présence par des gémissements et des rugissements répétés accompagnés d’un marquage olfactif plus fréquent qu’à l’accoutumée. Les vocalisations de la tigresse peuvent être très fréquentes, jusqu’à 69 rugissements toutes les quinze minutes.

Lorsque la femelle rencontre un mâle inconnu, elle se montre tout d’abord distante, grondant à son encontre et prête à attaquer, puis le couple se rapproche peu à peu, jusqu’à se toucher les moustaches. Lors de la cour, les contacts sont fréquents : les tigres se mordillent la gueule en guise de « baisers » et se frottent l’un contre l’autre. Lorsque la femelle est prête, elle adopte la position typique des félins en se couchant (position appelée lordose, les pattes avant allongées devant elle et les pattes arrière à demi-pliées. Le tigre la monte avec une position à demi-accroupie qui n’écrase pas sa partenaire. Le mâle pénètre la femelle, pousse un cri à consonance métallique puis la saisit par les replis de la peau de la nuque lors de l’éjaculation. Il se pourrait que cette prise par la « peau du cou » permette aux partenaires d’avoir une position correcte lors de l’éjaculation ; toutefois, cette position est dangereuse et conduit parfois la femelle à la mort lorsque le couple est inexpérimenté. Enfin, la tigresse se dégage, se retourne fréquemment contre le mâle et tente de le frapper, avant d’entamer une période de repos.

Comme pour tous les félins, le pénis est recouvert de barbillons (sortes d’épines) qui déclenchent l’ovulation lors de la pénétration. Ces picots pourraient être douloureux pour la femelle, ce qui expliquerait son comportement violent à la fin du rapport sexuel.

Le couple copule plusieurs fois, nuit et jour ; l’accouplement est bref (de quinze à trente secondes) mais peut se répéter jusqu’à cinquante fois par jour. L’intervalle entre les accouplements varie de cinq à vingt minutes. Le rythme des copulations s’espace à partir du cinquième jour après avoir atteint un pic lors du troisième jour.

À la nuit tombée, le couple chasse ensemble. Lorsqu’un autre mâle apparaît, il y a affrontement (il peut s’agir a minima de postures ou de mimiques d’intimidation) et le tigre considéré comme plus faible se retire. Aucun cas d’homosexualité n’a été observé. Le mâle s’accouplera avec toute tigresse réceptive, même s’il a des liens de parenté avec elle. Durant la période d’accouplement, le tigre reste fidèle à la femelle, même si d’autres tigresses sont en chaleur en même temps. Une fois l’œstrus terminé, le mâle cherchera à s’accoupler avec une autre femelle.

Grossesse et mise bas

La durée de gestation varie entre 93 et 114 jours, la moyenne se situant à 103 jours. La grossesse reste invisible jusqu’à deux mois et demi, et ce n’est qu’au 10e jour avant la naissance que le ventre est vraiment gonflé. La tigresse est alors plus vulnérable aux risques d’attaques et à la famine.

La première observation du nombre de jeunes dans une portée date du XVIIe siècle lorsque l’empereur moghol Jahângîr mentionna la naissance de trois jeunes tigres. La femelle peut mettre au monde un à sept petits, mais la moyenne est de deux à trois. Seuls deux cas de naissances de sept tigres ont été rapportés, en captivité uniquement. La moyenne des zoos indiens est de 2,9 jeunes par portée, et dans la nature elle est de 2,98 jeunes par portée.

Pour mettre bas, la tigresse recherche un endroit isolé, comme une grotte, ou bien un endroit sous des rochers ou à l’abri d’une épaisse couverture forestière. Le sol est simplement piétiné et il n’y a pas de préparation particulière de la tanière. Aucune observation de naissance n’a pu être effectuée dans la nature. Les observations en captivité montrent que la durée de l’accouchement varie selon l’état de stress de la tigresse. Une femelle stressée expulsera sa progéniture plus rapidement : le processus peut donc durer d’une heure à dix-huit heures selon le nombre de petits. La tigresse lèche sa vulve et contracte son arrière-train, puis elle se lève pour laisser sortir le petit tigre, ou s’assied parfois en levant la patte pour aider la sortie. L’intervalle entre deux naissances est en général de 10 à 20 minutes. Entre chaque mise bas, la tigresse mange le cordon ombilical, l’amnios et le placenta, nourriture riche en protéines.

La mère retourne en cycle œstral dix-huit à vingt mois après la naissance des jeunes tigres. L’intervalle entre deux portées varie de vingt mois à deux ans et demi ; on a observé à deux reprises que si la portée est perdue dans les deux premières semaines après la naissance, l’intervalle se réduit à huit mois

Fin du cycle

Une étude faite au Chitwan, au Népal, a révélé une mortalité infantile de 34 % pour les jeunes de moins d’un an et de 29 % pour la deuxième année. Pour la première année, 73 % des décès entraient dans le cadre de la perte de la portée entière en raison d’inondation, d’incendie ou d’infanticide. Cette dernière raison est d’ailleurs la cause principale de mortalité des tigres de moins d’un an ; les jeunes tigres sont parfois tués par les autres mâles qui viennent s’emparer du territoire de leur père. Pour la deuxième année, la perte d’une portée entière est beaucoup plus rare : elle atteint 29 % des décès. Les chances de survie des jeunes tigres sont grandement améliorées par l’expérience de la tigresse et la stabilité « sociale » du territoire où ils naissent : un territoire maintenu plusieurs années par le même mâle sera plus propice à la survie que celui récemment obtenu par un mâle, ou encore convoité par de nombreux prétendants. Il est difficile de connaître précisément les causes du décès d’un tigre sauvage, du fait des mœurs discrètes du félin. On sait toutefois que les tigres « itinérants » sont très exposés à la famine et aux agressions conspécifiques et humaines, les jeunes tigres venant de quitter leur mère sont quant à eux exposés à la famine, aux agressions intraspécifiques et aux blessures de chasse.

Des données collectées dans les parcs nationaux du Chitawan et de Nagarhole permettent d’estimer le taux de mortalité de différentes « classes sociales » de tigre : les plus jeunes (moins de 1 an) sont les plus exposés (40 %), puis viennent les tigres mâles (35 %) et femelles (30 %) « itinérants », sans territoire et enfin les tigres mâles (20 %) et femelles (10 %) ayant un territoire. Les tigres juvéniles (de un à deux ans) ont également un faible taux de mortalité (10 %). La durée de vie d’un tigre est estimée à 26 ans en captivité et de 8 à 10 ans en liberté, le record étant de 15 ans et demi. Le tigre ne peut plus se reproduire à partir de quatorze ans.

Au Népal, toujours dans le Chitawan, une étude sur plus de vingt ans montre que la période moyenne durant laquelle un individu se reproduit est d’un peu plus de six ans pour les femelles et de moins de trois ans pour les mâles. De plus, le nombre moyen de descendants d’une tigresse qui survivent jusqu’à l’âge de l’indépendance est de 4,54 et seulement 2 seront incorporés à la population reproductrice ; pour un mâle, les moyennes sont respectivement de 5,83 et 1,99 descendants. Le sex ratio du tigre est de l’ordre de 1.

Le tigre vit plus longtemps dans le milieu protégé qu’est le zoo : les décès par famine ou blessure sont très rares. En 2000, sur 347 décès de tigres détenus par les zoos indiens, les maladies du système respiratoire (asphyxie, tuberculose, pneumonie) et du système digestif (gastrite, gastro-entérite, ulcère gastrique, hépatite, péritonite) et les désordres comportementaux (cannibalisme, …) représentent presque 20 % des décès. La majorité des décès survient durant l’hiver et le taux de mortalité en 2000 dans les zoos indiens était de 8,26 %

Habitat

Cette sous-espèce vit dans les forêts de montagne, le reste des forêts de plaine de l’île, les tourbières et les forêts marécageuses d’eau douce.
Il reste au tigre de Sumatra environ 130 000km² d’habitat. Seul un tiers de cette surface est quelque peu protégée du développement et de l’exploitation forestière.
4 ou 5 tigres adultes pour 100 km2.
En 1994, la plus grande population de tigres de Sumatra à être signalée se trouvait dans le parc national de Gunung Leuser, elle était composée de 110 à 180 individus.
Leur habitat s’étend des forêts de basses altitude aux forêts montagneuses, y compris aux forêts de sphaigne. D’après le Tiger Information Center et le WWF, il ne resterait pas plus de 500 individus à l’état sauvage, certaines estimations étant même bien moins optimistes.
Sumatra a subi un important développement agricole ce qui a eu pour effet de fragmenter le territoire du tigre, avec environ 400 tigres vivant dans cinq parcs nationaux et deux réserves. Les populations les plus importantes vivent dans le parc national de Kerinci Seblat et dans celui de Gunung Leuser. Une centaine d’autres vivent dans des zones non protégées et sont soumis au danger que représente l’agriculture. Les tigres qui vivent dans les zones non protégées sont également très vulnérables au braconnage mais sont aussi des cibles pour les villageois qui les chassent hors du territoire sur lequel eux-mêmes ont empiété.

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Structure sociale

Le tigre de Sumatra comme toutes les autres sous-espèces vit en solitaire. Il est extrêmement rare que l’on trouve des mâles regroupés entre eux.

Un mâle possède en général un territoire qui recouvre celui de trois ou quatre femelles. Les frontières de celui-ci sont marquées par l’urine ou par des signes visuels tels que des rayures sur les arbres.

Alimentation

Les tigres de Sumatra se nourrissent généralement d’ongulés tels que les sangliers, les tapirs de Malaisie et les cervidés mais également parfois de plus petits animaux tels que des volailles, des singes et même de poissons. Les orang-outans pourraient représenter des proies, mais puisqu’ils ne passent que très peu de temps au sol, les tigres n’en attrapent que très rarement. Les tigres de Sumatra se nourrissent parfois de souris et d’autres petits mammifères lorsque les plus grosses proies se font rares.
le tigre a besoin d’au moins 10 kg de viande par jour. Mais il est capable d’avaler jusqu’à 50 kg de viande en un seul repas. Il se nourrit principalement de porc-épics, de cerfs, de sangliers, de poissons, d’antilopes, d’oiseaux, de buffles,…Espérance de vie : 15 à 18 ans

Les Dangers pour l’espèce

Le principal ennemi du tigre et son seul prédateur est l’homme. L’espèce humaine est responsable de son massacre pour le « sport », par le braconnage et la déforestation.

A la fin du XIXe siècle et début du XXe, les riches occidentaux venaient en Inde montrer leur « bravoure », au cours de grandes chasses organisées en leur honneur par les maharadjahs. Des dizaines d’éléphants servaient de postes de tir pour ces princes et grands noms; ils étaient ainsi bien à l’abri, tandis que des centaines de rabatteurs indigènes acculaient les tigres dans des filets. Ils restaient à nos « valeureux » colons le soin de triompher du seigneur de la jungle, par un « courageux » coup de fusil. Au retour en Europe, les récits « extraordinaires » et enflammés faisaient que ces « héros » étaient admirés. C’est ainsi que cet animal unique a été exterminé, parfois par dizaines à chaque chasse.

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Documentaire

Documentaire sur la problématique des tigres en captivités dans les foyers Américain, des animaux sauvages sont aujourd’hui captif et considéré comme des animaux domestiques. Pourtant les risques sont importants, tigre, lion et léopard restent des animaux sauvages et dangereux au sommet de la chaîne alimentaire dans leur pays respectifs.

Ces félins gardes des instincts de chasseurs et de prédateurs même en captivité.

Menaces

Le territoire du tigre de Sumatra est extrêmement réduit à cause de la déforestation pour l’agriculture, les plantations et la colonisation. À Sumatra, le territoire du félin se rétrécit à mesure que les ressources en bois sont largement exploitées. Les jours du tigre de Sumatra sont comptés si le nombre d’individus continue à chuter, et si les populations deviennent moins nombreuses et de plus en plus isolées les unes des autres. Ils font également face à d’autres dangers : l’abattage d’arbres et la chasse, tous deux illégaux. Bien que le nombre de tigres tués lors de conflits entre eux et l’homme soit significatif, la plupart des tigres tués à Sumatra le seraient délibérément à des fins commerciales. De plus, il n’existe aucune preuve que le braconnage de tigres ait diminué de manière significative depuis le début des années 1990 et ceci malgré l’intensification des mesures de conservation et de protection sur l’île, et malgré le succès apparent de la limitation du commerce d’os de tigres.

Selon une enquête menée par Greenpeace, le WWF et le parti écologiste néo-zélandais, l’entreprise Cottonsoft, filiale du groupe industriel indonésien Asia Pulp and Paper (APP), s’approvisionnerait en bois dans les forêts indonésiennes, causant la destruction de l’habitat du tigre de Sumatra.

Depuis fort longtemps en Asie, l’homme vénère et craint le tigre pour sa beauté et sa puissance. Malgré ce respect ancestral, le félin subit les activités de l’homme entraînant la réduction de son habitat et du nombre de proies. S’ajoutent le braconnage et le trafic illégal de l’animal pour la beauté de sa fourrure et la demande en médecine traditionnelle chinoise.

La sous-espèce de Sumatra, Panthera tigris sumatrae, uniquement présente sur l’île indonésienne du même nom, est classée espèce « En Danger Critique d’Extinction » dans la Liste Rouge des Espèces Menacées de l’Union Mondiale pour la Nature. Le nombre d’individus sauvages est estimé à moins de 400 sur seulement 10 % du territoire insulaire.

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Lutte contre le braconnage et les activités illégales

Le PHKS a mis en place des patrouilles de surveillance, appelées les Unités de protection des tigres. Leurs objectifs sont : prévenir les activités illégales de chasse, pêche et coupe de bois, contrôler les feux de forêts, apporter leur expertise et compétences auprès des différents acteurs et utilisateurs de la forêt.

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Le cas particulier du tigre blanc

Il ne s’agit en aucun cas d’un tigre albinos, mais d’un cas de mélanisme ou plutôt dans le cas présent de leucistisme (déficit en cellules pigmentaires) puisque le pelage n’est pas noir. L’ancêtre des tigres blancs se prénommait « Mohan ». Il a été capturé en 1954 dans la réserve de Rewa, par le maharadjah du même nom. Celui-ci a essayé de l’accoupler avec une femelle de robe fauve, sans succès la première fois. Par la suite, il fut donné naissance à des petits tigres blancs qui partirent pour les zoos étrangers. Actuellement, les tigres blancs captifs, sont issus de ce même géniteur.

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L’autre cas: le tigre noir

Dans la région de Chittagong et dans les collines de Lushai, en Inde, on raconte que des tigres noirs y ont été abattus. Les seules peaux qui ont pu être examinées ont montré des rayures tellement serrées que la couleur de la robe apparaissait noire. Malgré tout, le ventre était clair.
Il ne s’agissait en aucun cas, d’un aspect comparable à la panthère noire, qui est entièrement noire (malgré les très légères taches que l’on peut discerner parfois).

Les rapports de gardes forestiers et les études qui ont été entreprises, mènent tous à la conclusion que les tigres noirs existent (ou ont existé dans un passé récent).

Conservation

En 2007, le Ministère indonésien des Forêts et le Safari Park ont commencé à coopérer avec l’Australia Zoo pour la conservation du tigre de Sumatra et des autres espèces menacées. L’accord de coopération a été marqué par la signature d’une lettre d’intention sur « le programme de conservation du tigre de Sumatra et des autres espèces en danger et l’établissement d’un jumelage entre le Taman Safari et l’Australia Zoo » au Ministère indonésien des Forêts, le 31 juillet 2007. Le programme comprend la conservation du tigre de Sumatra et des autres espèces menacées, des efforts pour réduire les conflits entre les tigres et les hommes ainsi que la réhabilitation et la réintroduction du tigre de Sumatra dans son habitat naturel. Un hectare sur les 186 que compte le Taman Safari est consacré au centre de reproduction du tigre de Sumatra en captivité qui contient une banque de sperme, un centre unique au monde.

Un centre de réhabilitation et de conservation de 110 000 hectares, le Tambling Wildlife Nature Conservation, a été installé dans un parc national de l’extrémité sud de Sumatra. Le 26 octobre 2011, une tigresse qui avait été capturée avec une patte blessée a donné naissance à trois tigrons dans une cage temporaire, en attendant d’être relâchée une fois rétablie.

Entre 1985 et 2008, l’île de Sumatra a perdu la moitié de ses forêts naturelles soit 12,5 millions d’hectares. La production d’huile de palme et de pâtes à papiers est la cause majeure de cette déforestation. Des entreprises privées malaisiennes opèrent dans la province de Riau et exportent leurs produits dans le monde entier dont l’Europe. Grâce aux efforts du WWF, le gouvernement indonésien a déclaré la forêt tropicale de Tesso Nilo « Zone Protégée » car elle abrite les dernières populations de tigres de Sumatra. Cependant, malgré cette classification la zone est continuellement fragmentée et l’habitat du tigre continue de diminuer.

Population : moins de 400 individus à l’état sauvage

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Génétique et évolution

Des analyses réalisées sur des échantillons d’ADN confortent l’hypothèse selon laquelle les tigres de Sumatra ont été isolés des autres populations de tigres après une montée du niveau de la mer qui s’est produite entre le Pléistocène et l’Holocène (soit il y a entre 12 000 et 6 000 ans).

De ce fait, le tigre de Sumatra est génétiquement isolé de tous les autres tigres vivant sur le continent, qui forment quant à eux un groupe distinct étroitement lié.

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CONFLITS HOMMES-TIGRES A SUMATRA

La déforestation, et donc la destruction de l’habitat naturel du tigre de Sumatra, serait l’une des raisons principales des attaques mortelles de tigres sur des êtres humains qui ont lieu de manière répétée dans cette île d’Indonésie.

Un programme dénoncé par le World Wildlife Fund (WWF) met en cause un projet mené par les géants papetiers Asia Pulp and Paper (APP) et Sinar Mas Group (SMG). Ce projet prévoit le déboisement d’une zone forestière naturelle dans la province de Jambi (centre de Sumatra), pour une plantation destinée à la production de pâte à papier. Or, cette jungle, située aux portes du parc national de Bukit Tigapuluh, est l’une des plus importantes pour la biodiversité en Indonésie, selon le WWF. Elle abrite un programme de réintroduction des orangs-outans, avec une centaine d’individus, ainsi que plusieurs dizaines de tigres et d’éléphants d’Asie de Sumatra, deux espèces en danger de disparition.

L’Indonésie doit mettre rapidement fin à la déforestation des forêts de Sumatra, d’après les déclarations de l’ONG internationale de protection de la nature et de l’environnement, le World Wildlife Fund (WWF). Cette déclaration intervient alors que six personnes ont été attaquées puis tuées par des tigres rares dans la province de Jambi à Sumatra en moins d’un mois, ces attaques étant la conséquence de la déforestation.

Le 22 février 2009, un tigre a attaqué et tué un homme qui transportait du bois près d’un camp illégal de déforestation à Jambi, une région à l’est de Sumatra, d’après ce qu’a déclaré Didy Wurjanto, directeur de l’agence de conservation de la nature de Jambi. Deux autres déboiseurs illégaux se trouvant dans la même zone ont été tués le jour d’avant. Les autorités ont capturé une tigresse qui serait l’auteur de trois assassinats qui ont eu lieu plus tôt au cours du mois dans la zone, mais la capture n’a pas mis fin aux problèmes puisque d’autres attaques mortelles ont eu lieu depuis, d’après ce qu’indique Didy Wurjanto. Près de 12 millions d’hectares de forêts ont été déboisés à Sumatra au cours des vingt deux dernières années, soit près de 50% de la superficie de l’île, d’après les chiffres publiés par le WWF dans une déclaration. Il serait grand temps que cela cesse et que l’on laisse vivre les tigres tranquillement.

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