tigre de siberie

TIGRE DE SIBÉRIE

LES TIGRES

Le(s) tigre(s) – le tigre

tigre de Sibérie ou tigre de l’Amour

(Panthera tigris altaica)

MAJ – Février 2017

CLASSIFICATION

  • Embranchement
  • Sous-embr.
  • Classe
  • Sous-classe
  • Infra-classe
  • Ordre
  • Sous-ordre
  • Famille
  • Sous-famille
  • Genre
  • Espèce
  • Chordata
  • Vertebrata
  • Mammalia
  • Theria
  • Eutheria
  • Carnivora
  • Feliformia
  • Felidae
  • Pantherinae
  • Panthera
  • Panthera tigris

2450431885

Il reste moins de 400 Tigres de Sibérie à l’Etat sauvage

siberie

Tigre Hd_Resultat

UICN TIGRE DE SIBERIE

Tigre de Siberie ou Tigre de l’Amour

Panthera tigris altaica

Le tigre de Sibérie est le plus grand des tigres. Il vit dans le sud-est de la Russie et le nord de la Chine. Au bord de l’extinction dans les années 1940’s, ils sont maintenant 450. Mais le braconnage et la destruction de son habitat le menacent à nouveau.

Il a un manteau plus pâle que les autres sous-espèces avec des rayures plus brunes que noires.

Il possède une fourrure, qui, en hiver, peut mesurer 11 cm d’épaisseur.
Sa gueule est plus large que celle des autres tigres.

Les mâles sont plus grands que les femelles et ont souvent un épais collier de poils blancs autour du coup. La poitrine et le ventre sont blancs.

Population : environ 450 individus à l’état sauvage

Caractéristiques physiques :

Poids mâle: 180 à 350 kg en moyenne

Poids femelle: 100 à 200 kg en moyenne

Taille : Longueur du corps : 2 à 3,7 m ;- Longueur de la queue : 0,8 à 1 m.
Longévité : 15 ans

Reproduction

Gestation : 15 semaines

Portée : 2 à 4 petits

tigre siberie 2

symboles

Tigre de SIBERIE

Espérance de vie : 15 ans

Mesure en moyenne : 2 m à 3,70 m (avec la queue 0.8 à 1 m)

Poids des mâles : 180-350 kg environ.
Poids des femelles : 100-200 kg environ.

sumatra tiger

Morphologie

Il a en général un corps plus grand et plus massif que le tigre du Bengale, et des pattes plus larges ; sa taille au garrot va de 100 cm à 120 cm selon les individus. Ses griffes mesurent environ 10 cm2.

Les tigres de Sibérie pèsent de 180 à 350 kg pour les mâles et de 100 à 200 kg pour les femelles. Le plus gros tigre de Sibérie, tué en 1950, atteignait les 384 kg. Le tigre de Sibérie est le troisième plus gros prédateur terrestre derrière l’ours kodiak et l’ours polaire. La longueur totale du corps avec la queue est comprise entre 2,7 et 3,8 m pour les mâles et entre 2,4 et 2,75 m pour les femelles. La longueur du crâne est de 341 à 383 mm pour les mâles et 279 à 318 mm pour les femelles.

La robe possède la particularité d’avoir une fourrure d’été et une fourrure d’hiver. Cette particularité était partagée avec le tigre de la Caspienne, disparu dans les années 1930. La fourrure d’hiver est plus longue et épaisse, presque hirsute et souvent plus claire que celle d’été. De plus, une couche de graisse de cinq centimètres d’épaisseur protège le ventre et les flancs du froid. Il s’agit d’une adaptation évolutive qui lui permet de supporter les baisses de températures hivernales extrêmes (jusqu’à -50° C) de son aire de répartition et de se camoufler dans la neige. En revanche durant l’été, sa fourrure change, elle devient plus foncé et plus fine, le tigre de Sibérie peut alors supporter aisément jusqu’à +30° C et plus, il est parfaitement adapté à cet environnement extrême.

En 1972, un tigre de Sibérie a été observé nageant sur huit kilomètres.

Une caractéristique du tigre de Sibérie est sa très faible diversité génétique qui s’explique par les déclins successifs du nombre d’individus de la sous-espèce


Comportement

Compte tenu de la faible densité de proies à sa disposition, le tigre vit en solitaire sur un vaste territoire qui recouvre de 500 à 1.300 km² selon que ce soit une femelle ou un mâle. Lorsqu’il trouve une nourriture suffisante, il peut arpenter son fief pendant plusieurs années. Mais en cas de disette, il vagabonde en parcourant de longues distances. Il peut ainsi franchir près de 50 kilomètres par jour. Le tigre marque les frontières de son domaine avec ses fèces ou à l’aide de jets d’urine sur les arbres ou les arbustes. Il peut également marquer l’écorce de ses griffes puissantes.

Le territoire d’un mâle peut recouvrir celui d’une ou de plusieurs femelles. Le tigre est un formidable prédateur qui peut briser le crâne d’un sanglier adulte d’un seul coup de ses impressionnantes canines, et il n’hésite pas à attaquer et à tuer l’ours malchanceux qui se sera aventuré sur son domaine. Contrairement à ce que l’on pourrait penser de la part d’un « grand chat », le tigre est très à l’aise dans l’eau. C’est un excellent nageur et il sait être endurant, même en haute mer. La puissance de ses muscles lui permet de pratiquer des sauts en longueur de 6 à 11 mètres, et près de 4 en hauteur sans élan. Il possède également une vitesse de course impressionnante sur courte distance et peut atteindre les 50 km/h sur une vingtaine de mètres. Comme tous les félins, il prend un soin extrême à entretenir sa fourrure qu’il passe des heures à lustrer.

Reproduction

Le tigre peut se reproduire toute l’année, il existe cependant une « saison des amours » en Mandchourie avec un pic des accouplements entre décembre et février.

Le tigre de Sibérie est l’espèce en captivité qui présente le plus haut risque d’agressivité lors de la rencontre entre le mâle et la femelle. Le pourcentage de spermatozoïdes normaux est supérieur à 60 % pour le tigre de Sibérie.

Cycle de vie du tigre

Le cycle de vie du tigre (Panthera tigris) décrit le processus permettant à cette espèce de se perpétuer. Il inclut la reproduction puis l’éducation des jeunes, jusqu’à la mort.

Le tigre utilise une stratégie de reproduction réactive, qui permet une dynamique des populations très souple vis-à-vis de l’environnement : de nombreux jeunes naissent, mais très peu survivent jusqu’à l’âge adulte. À la naissance, le tigre, aveugle et par conséquent très vulnérable, dépend entièrement de sa mère. L’apprentissage de la chasse dure un an et demi : le jeune tigre découvre son futur quotidien de chasseur à travers l’observation de la tigresse.

Le tigre sexuellement mûr, cherche à s’accoupler à une femelle, en suivant le schéma typique des félins : lorsque la tigresse accepte le mâle, celui-ci la monte et la maintient par la peau de la nuque. La femelle tente de frapper le mâle lorsque le coït est terminé. L’accouplement, rapide, se répète plusieurs fois par jour, pendant au plus une dizaine de jours. La gestation dure 103 jours en moyenne.

La longévité du tigre est d’une quinzaine d’années dans la nature et de vingt-six ans en captivité. En moyenne, seuls deux descendants sont incorporés à la population reproductrice sauvage. Dans les parcs zoologiques, le cycle se trouve modifié par l’assistance de l’homme : césarienne, insémination artificielle ou encore hybridations avec d’autres espèces peuvent le modifier.

Premiers jours

Les jeunes tigres restent aveugles jusqu’à six à quatorze jours car une membrane recouvre leurs yeux. Lorsque les yeux sont « ouverts », ils sont bleus ; ils changeront de couleur durant la croissance pour devenir doré sombre. Les jeunes tigres sont également nus et incapables de marcher. Ils pèsent à la naissance de 750 à 1 600 g selon les sous-espèces : le tigre nouveau-né est 200 fois plus léger que le tigre adulte.

Trois à trente minutes après la naissance, lorsque le premier cri est poussé, la tigresse libère les petits du cordon ombilical et les nettoie. Attirés par la chaleur du corps de leur mère, les nouveau-nés aveugles cherchent alors les mamelles en tâtonnant. L’allaitement commence durant les quatre premières heures, et les trois premiers jours y seront consacrés. Dans un premier temps, l’allaitement dure 70 % des heures du jour, puis le temps consacré à cette activité diminue : il passe à 60 % au bout de dix jours, 30 % après quarante jours et seulement 10 % à 90 jours, lorsque les jeunes tigres ont presque terminé leur sevrage. La tigresse se désintéresse rapidement des jeunes immobiles, considérés comme mort-nés ; de même, elle ne forcera pas ses petits à se nourrir. Le lait de la tigresse est très riche en lipides et en protéines, ce qui leur assure une croissance rapide : le tigre multiplie son poids par cent durant les vingt premiers mois, sa croissance continuant plus doucement jusqu’à ses deux ans.

La tigresse n’hésite pas à déplacer fréquemment ses petits d’une tanière à l’autre pour les protéger d’éventuels prédateurs. Les jeunes tigres commencent à jouer dès l’âge d’un mois. Chaque portée compte en général un jeune dominant, qui le plus souvent est un mâle, même si ce n’est pas toujours le cas. Afin de protéger ses petits, la femelle apporte les proies jusqu’à la tanière pour pouvoir manger tout en gardant un œil sur sa progéniture. Toutefois, la tanière reste propre : la viande n’entre pas dans la garderie, et défécation et miction sont faites en dehors de la tanière. Les jeunes sont constamment léchés pour rester propre ; cela améliore également la circulation sanguine et le fonctionnement des intestins des petits.

Éducation

Seule la femelle s’occupe de l’éducation des petits ; le mâle n’intervient pratiquement jamais, bien qu’il partage parfois une proie avec la tigresse et sa progéniture. La tigresse ne laisse pas sa portée toucher à de la viande avant l’âge de quarante jours ; elle les pousse ensuite à la lécher et la mordiller et ceux-ci sont complètement sevrés à partir de l’âge de huit mois. À trois mois, elle commence à les laisser seuls pendant plusieurs jours dans la tanière pendant qu’elle chasse, puis les amène jusqu’à la carcasse de l’animal qu’elle a tué. Contrairement aux jeunes lions, les jeunes tigres mangent avant leur mère, et ce n’est que lorsqu’ils sont rassasiés que la tigresse entame son repas : des expériences menées sur des tigres sauvages et captifs ont montré que même affamée, la tigresse laisse d’abord manger sa portée. La tigresse se montre également très protectrice et éliminera ou évitera tout danger (tigres mâles, y compris le père, hommes, etc.).

Les jeunes restent avec leur mère pour apprendre à chasser jusqu’à l’âge de dix-huit à vingt-huit mois. Les jeunes tigres apprennent à chasser en observant leur mère. Ils s’amusent à pister et à tuer des proies, dangereuses, comme le buffle. Entre six et huit mois, les jeunes explorent le terrain et traquent de petits animaux : il s’agit généralement d’oiseaux, mais il leur arrive de s’attaquer à de petits cervidés en se regroupant. À cet âge-là, ils ne s’éloignent jamais à plus de cent mètres de la mère. Certains félins, notamment la femelle du guépard, capturent une proie vivante très jeune pour l’offrir à sa progéniture en guise d’entraînement « grandeur nature » à la chasse. Ce type de comportement est beaucoup moins observé chez le tigre. Vers un an, les jeunes sont capables de chasser seuls.

La dentition permanente des tigres, qui apparaît entre 12 à 18 mois, leur permet de devenir des chasseurs très efficaces. Les conflits autour des proies se multiplient vers dix-huit à vingt-et-un mois et les mâles sont les premiers à quitter le cercle familial. Cette unité est détruite lorsque la tigresse entre à nouveau en œstrus et quitte le reste de sa portée

©yril Leduc_19

Stratégie de reproduction

La stratégie de reproduction du tigre est définie comme de Type « R »

Type R :

Le modèle évolutif r/K est une théorie qui explique que l’évolution de la stratégie de reproduction des espèces est reliée aux fluctuations de l’environnement.

 c’est-à-dire réactive. Cette stratégie est basée sur la naissance de nombreux jeunes, souvent immatures. L’investissement parental est faible, la croissance des petits rapide, et les individus parviennent rapidement à la maturité sexuelle. La population est appelée à varier fortement selon divers facteurs comme l’environnement, la quantité de nourriture… Ce type de stratégie est typiquement celle des rongeurs et des petits mammifères.

Le tigre n’est pas une espèce de type r à 100 % : gros animal, sa croissance jusqu’à sa taille adulte prend deux ans. L’apprentissage de la chasse demande également un important soutien de la mère pour que sa progéniture soit apte à survivre seule.

Cette stratégie permet au tigre de recouvrer rapidement ses populations, même après de grosses pertes. L’un des indices de cette capacité date des périodes où la chasse au tigre était autorisée, dont il reste des archives. Par exemple, en 1933, quarante-sept tigres ont été abattus dans la province du Chitawan, pourtant, en 1936, cinquante-neuf autres ont été tués dans la même zone : la population a « absorbé » rapidement les pertes subies. Une seule étude à long terme sur la croissance des populations de tigre existe. Menée en Russie depuis 1963 dans une région alors vide de tigres, elle montre que le premier tigre est arrivé en 1966, et que la population s’est enrichie de plus d’une vingtaine d’individus en l’espace de vingt-huit ans, avec une croissance moyenne annuelle de 6 %.

Accouplement

Dans la nature, les tigres atteignent leur maturité sexuelle à l’âge de trois ou six ans pour les mâles et aux alentours de trois ans pour la femelle. La première reproduction se produit vers 3 à 4 ans pour les femelles et 4 à 8 ans pour les mâles en moyenne.

La période de reproduction peut avoir lieu à n’importe quel moment de l’année, mais il y a un pic qui varie selon la zone géographique : il se situe en fin novembre et début avril en Inde, décembre et février en Mandchourie et février et avril au Népal. Une étude menée sur des tigres captifs a montré que la production et la qualité de la semence ne varie pas selon les saisons. L’œstrus dure neuf jours en moyenne. Le cycle reprend tous les 15 à 20 jours dans la nature contre une quarantaine de jours en captivité. Lorsqu’une portée est perdue, l’œstrus suivant survient plus précocement, après deux semaines en moyenne pour les individus captifs. Bien que de possibles faux œstrus aient été signalés dans le parc national de Ranthambore, ce comportement n’a pas été validé chez le tigre.

Lorsque la femelle est en œstrus (on dit aussi qu’elle est en chaleur, ou qu’elle a ses chaleurs, comme pour le chat domestique), elle signale sa présence par des gémissements et des rugissements répétés accompagnés d’un marquage olfactif plus fréquent qu’à l’accoutumée. Les vocalisations de la tigresse peuvent être très fréquentes, jusqu’à 69 rugissements toutes les quinze minutes.

Lorsque la femelle rencontre un mâle inconnu, elle se montre tout d’abord distante, grondant à son encontre et prête à attaquer, puis le couple se rapproche peu à peu, jusqu’à se toucher les moustaches. Lors de la cour, les contacts sont fréquents : les tigres se mordillent la gueule en guise de « baisers » et se frottent l’un contre l’autre. Lorsque la femelle est prête, elle adopte la position typique des félins en se couchant (position appelée lordose, les pattes avant allongées devant elle et les pattes arrière à demi-pliées. Le tigre la monte avec une position à demi-accroupie qui n’écrase pas sa partenaire. Le mâle pénètre la femelle, pousse un cri à consonance métallique puis la saisit par les replis de la peau de la nuque lors de l’éjaculation. Il se pourrait que cette prise par la « peau du cou » permette aux partenaires d’avoir une position correcte lors de l’éjaculation ; toutefois, cette position est dangereuse et conduit parfois la femelle à la mort lorsque le couple est inexpérimenté. Enfin, la tigresse se dégage, se retourne fréquemment contre le mâle et tente de le frapper, avant d’entamer une période de repos.

Comme pour tous les félins, le pénis est recouvert de barbillons (sortes d’épines) qui déclenchent l’ovulation lors de la pénétration. Ces picots pourraient être douloureux pour la femelle, ce qui expliquerait son comportement violent à la fin du rapport sexuel.

Le couple copule plusieurs fois, nuit et jour ; l’accouplement est bref (de quinze à trente secondes) mais peut se répéter jusqu’à cinquante fois par jour. L’intervalle entre les accouplements varie de cinq à vingt minutes. Le rythme des copulations s’espace à partir du cinquième jour après avoir atteint un pic lors du troisième jour.

À la nuit tombée, le couple chasse ensemble. Lorsqu’un autre mâle apparaît, il y a affrontement (il peut s’agir a minima de postures ou de mimiques d’intimidation) et le tigre considéré comme plus faible se retire. Aucun cas d’homosexualité n’a été observé. Le mâle s’accouplera avec toute tigresse réceptive, même s’il a des liens de parenté avec elle. Durant la période d’accouplement, le tigre reste fidèle à la femelle, même si d’autres tigresses sont en chaleur en même temps. Une fois l’œstrus terminé, le mâle cherchera à s’accoupler avec une autre femelle.

Grossesse et mise bas

La durée de gestation varie entre 93 et 114 jours, la moyenne se situant à 103 jours. La grossesse reste invisible jusqu’à deux mois et demi, et ce n’est qu’au 10e jour avant la naissance que le ventre est vraiment gonflé. La tigresse est alors plus vulnérable aux risques d’attaques et à la famine.

La première observation du nombre de jeunes dans une portée date du XVIIe siècle lorsque l’empereur moghol Jahângîr mentionna la naissance de trois jeunes tigres. La femelle peut mettre au monde un à sept petits, mais la moyenne est de deux à trois. Seuls deux cas de naissances de sept tigres ont été rapportés, en captivité uniquement. La moyenne des zoos indiens est de 2,9 jeunes par portée, et dans la nature elle est de 2,98 jeunes par portée.

Pour mettre bas, la tigresse recherche un endroit isolé, comme une grotte, ou bien un endroit sous des rochers ou à l’abri d’une épaisse couverture forestière. Le sol est simplement piétiné et il n’y a pas de préparation particulière de la tanière. Aucune observation de naissance n’a pu être effectuée dans la nature. Les observations en captivité montrent que la durée de l’accouchement varie selon l’état de stress de la tigresse. Une femelle stressée expulsera sa progéniture plus rapidement : le processus peut donc durer d’une heure à dix-huit heures selon le nombre de petits. La tigresse lèche sa vulve et contracte son arrière-train, puis elle se lève pour laisser sortir le petit tigre, ou s’assied parfois en levant la patte pour aider la sortie. L’intervalle entre deux naissances est en général de 10 à 20 minutes. Entre chaque mise bas, la tigresse mange le cordon ombilical, l’amnios et le placenta, nourriture riche en protéines.

La mère retourne en cycle œstral dix-huit à vingt mois après la naissance des jeunes tigres. L’intervalle entre deux portées varie de vingt mois à deux ans et demi ; on a observé à deux reprises que si la portée est perdue dans les deux premières semaines après la naissance, l’intervalle se réduit à huit mois

Fin du cycle

Une étude faite au Chitwan, au Népal, a révélé une mortalité infantile de 34 % pour les jeunes de moins d’un an et de 29 % pour la deuxième année. Pour la première année, 73 % des décès entraient dans le cadre de la perte de la portée entière en raison d’inondation, d’incendie ou d’infanticide. Cette dernière raison est d’ailleurs la cause principale de mortalité des tigres de moins d’un an ; les jeunes tigres sont parfois tués par les autres mâles qui viennent s’emparer du territoire de leur père. Pour la deuxième année, la perte d’une portée entière est beaucoup plus rare : elle atteint 29 % des décès. Les chances de survie des jeunes tigres sont grandement améliorées par l’expérience de la tigresse et la stabilité « sociale » du territoire où ils naissent : un territoire maintenu plusieurs années par le même mâle sera plus propice à la survie que celui récemment obtenu par un mâle, ou encore convoité par de nombreux prétendants. Il est difficile de connaître précisément les causes du décès d’un tigre sauvage, du fait des mœurs discrètes du félin. On sait toutefois que les tigres « itinérants » sont très exposés à la famine et aux agressions conspécifiques et humaines, les jeunes tigres venant de quitter leur mère sont quant à eux exposés à la famine, aux agressions intraspécifiques et aux blessures de chasse.

Des données collectées dans les parcs nationaux du Chitawan et de Nagarhole permettent d’estimer le taux de mortalité de différentes « classes sociales » de tigre : les plus jeunes (moins de 1 an) sont les plus exposés (40 %), puis viennent les tigres mâles (35 %) et femelles (30 %) « itinérants », sans territoire et enfin les tigres mâles (20 %) et femelles (10 %) ayant un territoire. Les tigres juvéniles (de un à deux ans) ont également un faible taux de mortalité (10 %). La durée de vie d’un tigre est estimée à 26 ans en captivité et de 8 à 10 ans en liberté, le record étant de 15 ans et demi. Le tigre ne peut plus se reproduire à partir de quatorze ans.

Au Népal, toujours dans le Chitawan, une étude sur plus de vingt ans montre que la période moyenne durant laquelle un individu se reproduit est d’un peu plus de six ans pour les femelles et de moins de trois ans pour les mâles. De plus, le nombre moyen de descendants d’une tigresse qui survivent jusqu’à l’âge de l’indépendance est de 4,54 et seulement 2 seront incorporés à la population reproductrice ; pour un mâle, les moyennes sont respectivement de 5,83 et 1,99 descendants. Le sex ratio du tigre est de l’ordre de 1.

Le tigre vit plus longtemps dans le milieu protégé qu’est le zoo : les décès par famine ou blessure sont très rares. En 2000, sur 347 décès de tigres détenus par les zoos indiens, les maladies du système respiratoire (asphyxie, tuberculose, pneumonie) et du système digestif (gastrite, gastro-entérite, ulcère gastrique, hépatite, péritonite) et les désordres comportementaux (cannibalisme, …) représentent presque 20 % des décès. La majorité des décès survient durant l’hiver et le taux de mortalité en 2000 dans les zoos indiens était de 8,26 %

Habitat

Leur habitat se répandait autrefois dans tout l’est sibérien, au nord de la Mongolie, de la Chine et même en Corée. La plupart des tigres de Sibérie vivent aujourd’hui dans la cordillère du Sikhote-Alin, dans l’Extrême-Orient russe sur un territoire d’environ 165.900 km². On en trouve aussi quelques-uns aux frontières de la Chine et de la Corée du Nord.

La taille du territoire varie de 100 à 400 km2 pour les femelles et de 800 à 1000 km2 pour les males.

APPARENCE:

C’est le plus grand des tigres. Bien plus grand que les autres tigres, le tigre de Sibérie se différencie aussi de ses congénères par un pelage plus clair, mais celui-ci s’éclaircit encore plus pendant l’hiver afin de lui permettre de se fondre dans les paysages enneigés. Il porte en outre une fourrure blanche sur le ventre, les pattes postérieures et même la queue. Sa fourrure, plus épaisse que chez les autres tigres, et les couches de graisse qu’il accumule au niveau des flancs et du ventre, lui assurent une bonne résistance aux hivers rigoureux de Sibérie, où la température peut descendre jusqu’à 50°C au dessous de zéro. Ils possèdent une fourrure, qui, en hiver, peut mesurer 11 cm d’épaisseur. Sa gueule est plus large que celle des autres tigres. Les males, qui sont plus grands que les femelles, ont souvent un épais collier de poils blancs autour du coup. La poitrine et le ventre sont blancs

RÉPARTITION:

Leurs anciens territoires s’étendaient sur les deux Corées, le Sud de la Russie et le Nord-est de la Chine. Maintenant, ils sont réduit à des populations vivant en Mandchourie, dans le Nord-Est de la Chine, en Russie Orientale et en Corée du Nord.

Taille du territoire :de 100 à 400 km2 pour les femelles et de 800 à 1000 km2 pour les males.

Habitat: les forêts de conifères, de bouleau et de chêne.

©yril Leduc_2

RÉGIME ALIMENTAIRE:

Le tigre de Sibérie est un chasseur Nocturne

ses proies sont principalement les sikas, wapitis, sangliers, élans, lynx, ours (!) et proies plus petites comme poissons, lapins et lièvres. Il doit manger 10 kg de viande par jour pour résister au froid, mais peut avaler 50 kg de viande en un seul repas !

Les chasseurs de Sibérie pensent que le tigre imite le brame de la femelle wapiti en chaleur afin d’attirer les mâles.

Le tigre est essentiellement carnivore et son alimentation se compose surtout d’antilopes, de singes, de cerfs, de sangliers et de buffles. Il a besoin de grosses proies pour survivre tels que les cervidés et les bovidés. Néanmoins, le tigre ne rechigne pas à s’attaquer aux proies beaucoup plus petites comme les singes, les oiseaux, les reptiles ou encore les poissons. Il s’attaque quelquefois aux ours voire aux rhinocéros ou au éléphanteaux, mais cela reste exceptionnel. Le tigre ne refuse pas quelques charognes tant que celles-ci ne sont pas dans un état trop avancé de décomposition. En fait, le tigre est un opportuniste : lorsque une occasion se présente, il la saisi.

Il peut manger jusqu’à 31 kg de viande par nuit, mais peut rester plusieurs jours sans manger. Le tigre possède de très longues canines dont il se sert pour transpercer et retenir sa proie. Il est aussi muni de dents carnassières très développées. Ces dents poussent entre les canines et les molaires ce qui permet au tigre d’arracher la chair des os de sa nourriture. La mâchoire du tigre est une arme redoutable et il possède trente dents acérées. Les molaires servent à découper la viande en morceaux et les incisives sont très courtes. Les canines mesurent 8 cm de long.

 Bien sûr, cela dépend aussi des régions où il chasse : un tigre de Sibérie ne chassera pas les mêmes proies qu’un tigre d’Indochine.

Seules 5 à 10% des chasses tentées par les tigres sont fructueuses.

Le tigre fait partie des félins « mangeur d’hommes ». Cela ne signifie pas que l’être humain fait partie intégrante de son régime alimentaire, mais il arrive que certains individus s’attaquent à l’homme, surtout en Inde.

Désormais, les attaques de tigre sont souvent le fait d’individus isolés, le plus souvent malades ou trop vieux pour chasser des proies « classiques ».
Les principaux accidents mortels viennent non pas d’un tigre ayant pris l’habitude de chasser l’homme, mais plutôt d’une mise en contact fortuite entre l’homme et l’animal qui a poussé le tigre surpris à attaquer.

 

©yril Leduc_3


MENACES

La forêt sibérienne représente un quart des réserves de bois mondial. La demande des pays industrialisés en papier est très forte. La destruction de cette forêt entraîne inévitablement celle de l’écosystème. Les tigres ont besoin d’un immense territoire et le réduire aboutira à leur disparition. En cent ans la population mondiale de tigres a diminué de 80% ! il resterait moins de 400 tigres de Sibérie à l’état sauvage

Chaque Années, 30 Tigres de Sibérie sont tués pour leur fourrure ou la médecine traditionnelle Chinoise. Mais le marché du bois est aussi responsable de sa disparition.

Aujourd’hui, le tigre de Java, le tigre de Bali et le tigre de la Caspienne ont entièrement disparu. Si la déforestation intensive et le braconnage continuent, dans moins de cinquante ans, les tigres de Sibérie n’existeront plus.
PROTECTION ET SAUVEGARDE

Les tigres de Sibérie subissent trois menaces essentielles :

– Ils sont chassés pour leur fourrure et pour leurs os, utilisés en médecine chinoise.

– Ils sont souvent abattus par des éleveurs qui craignent pour leur bétail.

– L’exploitation des forêts pour le bois entraîne une diminution de leurs proies, ce qui les amène à abandonner leur territoire.

Aujourd’hui, la chasse et le commerce sont interdits, mais comme la peau et les dents sont encore vendues en contrebande, les tigres sont toujours pourchassés par les braconniers. Le tigre de Sibérie fait l’objet d’actions de sauvegarde.

En Sibérie, Victor Yudin, biologiste à l’Académie des sciences de Russie, est responsable du programme de protection du tigre de Sibérie. Il y a une dizaine d’années, il a eu la bonne idée de sauver 2 bb tigres un mâle et une femelle, qu’il a appelé Koushour et Niourka. Au lieu de les placer dans un zoo ou de les abandonner à leur sort, Yudin les a recueillis et élevés seul, d’abord dans des cages dans son jardin, puis dans un très vaste enclos, en semi-liberté, à l’âge adulte. Tout ce que Yudin a appris des tigres, c’est grâce à ses deux protégés. Il considère d’ailleurs les tigres de Sibérie comme la suprême incarnation de la nature.

Après plusieurs tentatives infructueuses, les deux tigres ont réussi à se reproduire en semi-liberté, et à donner naissance à deux tigres au printemps 2002. La mère ne les a pas rejetés et c’est une véritable victoire pour Victor Yudin, car il est assez rare, qu’en captivité ou même en semi-liberté, les tigresses acceptent de garder leurs petits.

Le Primorye réel, à découvrir à travers le regard de Sergey Sabline, (Expédition « Dragon Blanc » à l’occasion du 170ème Anniversaire de la Société russe de Géographie). Vladivostok Times, ce jour.

Poutine est très attaché à ses tigres … en 2012, il a débloqué la somme de 350 millions de dollars pour eux au sommet de St Petersbourg …mais quand est il ? Sachant que la somme a été donné au directeur WWF Russie qui est un très bon ami à lui.

En juillet 2013, une fondation dédiée à la protection du tigre de Sibérie a été fondée à l’initiative du président russe Vladimir Poutine28.

. La création de la réserve de Sikhote-Aline

Le gouvernement russe décide la création d’une réserve de biosphère à Sikhote-Aline en 1936 après avoir chassé les Mandchous de l’Oussouri et de l’Amour un an plus tôt. Dans les années 1940, les populations de tigres tombent à une vingtaine. La Seconde Guerre mondiale permet un relâchement de la pression humaine sur le tigre de Sibérie et les populations remontent dès l’interdiction de la chasse en 1947. La sous-espèce est déclarée protégée en 1962. Un projet d’étude par la pose de collier émetteur américain est cependant avorté par une interdiction de l’administration Nixon. Dans les années 1980, on compte 250 à 430 individus et l’ouverture de chasse sportive est même proposée afin de réguler la population qui s’attaque au bétail car elle n’aurait pas assez de gibier pour survivre. Ils seraient 550 à ce jour ( 2015)
Les conséquences de la chute de l’URSS

©yril Leduc

Cependant, au milieu des années 1980, une succession d’hivers rigoureux cumulés aux changements politiques consécutifs de la fin de l’URSS poussent les populations locales à prélever leur repas dans la nature : daims, élans et sangliers – nécessaires à la survie du félin – diminuent. De plus, le braconnage, la déforestation et l’exploitation minière sauvage accroissent la pression humaine sur le tigre de Sibérie. Entre 1992 et 1994, quarante à soixante tigres sont braconnés chaque année pour leur peau et leurs os, à destination du marché chinois. En 1994, la population des tigres de Sibérie retombe entre 150 et 200 individus.

La protection du tigre de Sibérie est à nouveau relancée : dès 1992, le Hornocker Wildlife Institute lance un appel pour protéger le félin dans et autour de la réserve de biosphère de Sikhote-Alin. Cela débouchera sur un projet-cadre de protection de l’habitat du tigre de Sibérie en collaboration avec des chercheurs russes, avec la création de corridors biologique, de multiples zones de sauvegarde dont un noyau central inviolé et la gestion de la déforestation, de la construction de routes et de l’exploitation minière des sites non-protégés. En 1995, le premier ministre russe Viktor Tchernomyrdine engage une stratégie nationale de préservation par l’ajout de patrouille aux frontières chinoises. Durant l’hiver 1995-1996, une grande opération de comptage des tigres, organisée par l’université de Moscou, coordonnée par l’américain Daly Miquelle et financée par l’United States Agency for International Development, est entreprise et donne des résultats inespérés : entre 430 et 470 tigres sont comptés sur les 93 000 km2 de forêt montagneuse inspectée. Cette collaboration, dite projet « Tigres de Sibérie », entre les États-Unis et l’URSS/Russie est l’une des toutes premières entre les deux blocs de la guerre froide et permet la première étude d’ampleur sur cette sous-espèce avec la pose de nombreux colliers émetteurs sur des spécimens sauvages.
Les défis actuels

Toutefois, les conditions économiques désastreuses de l’ancien empire soviétique poussent à la négociation des ressources naturelles de la Sibérie et les forêts et sols sont vendus à de grandes compagnies minières et forestières internationales, notamment américaines et coréennes. Ces compagnies passent outre les accords les forçant à replanter et laissent derrière elle un paysage lunaire. De plus, l’exploitation commerciale de la Sibérie a pour conséquence l’ouverture de voies de communication favorables au développement du braconnage.

En 2010, l’union internationale pour la conservation de la nature (UICN) considère qu’il reste entre 18 et 22 tigres de Sibérie en Chine, 331 à 393 tigres en Russie (tigres adultes et subadulte, la population fertile approcherait 250 individus) et qu’il est possible que des tigres de Sibérie survivent en Corée du Nord. Depuis le début des années 2000, la population du tigre de Sibérie est considérée comme stable, mais plusieurs études semblent indiquer une tendance à la diminution.
Présence dans les parcs protégés

Peter Jackson estime que seulement 20 % de la population de tigres de Sibérie russes vivent dans une réserve naturelle. Les réserves se situent à Sikhote-Aline (3 471 km2), Lazovskiy (1 165 km2) et Kedrovaya Pad (179 km2). La plus grande réserve en termes de superficie, Sikhote-Aline, ne peut accueillir des tigres de Sibérie que sur deux tiers de sa surface, en raison d’une végétation inappropriée ; en 1986, 25 tigres y ont été décomptés. À Lazovskiy en 1993, il a été estimé que 22 tigres vivaient dans le parc et une dizaine en périphérie. En 1991, la réserve de Kedrovaya Pad accueillait 9 individus. En 2004, on estime le nombre de tigres de Sibérie à 450 individus. 550 actuellement.

En Chine, la présence du tigre de Sibérie à la réserve naturelle du Mont Paektu a été rapportée dans la presse chinoise dans les années 1990. Cette même réserve, qui est frontalière à la Corée du Nord, pourrait abriter les derniers tigres de Sibérie coréens.

©yril Leduc_1

Alors que les derniers tigres à l’état sauvage auraient disparu du sud de la péninsule Coréenne en 1922, des tigres de Sibérie ont été importés en Corée du Sud en 1986. Depuis que la Corée du Sud a importé des tigres, le premier tigre né dans le sud de la péninsule est mort à l’âge de dix-sept ans en décembre 2006. Il s’appelait « Paektu », référence au mont Paektu, point culminant de la Corée. Fin 2006, 18 autres tigres étaient nés en Corée du Sud depuis 1986. Fin 2009, on estime à 500 le nombre de tigres vivant à l’état sauvage en Corée du Sud, tandis que 421 sont élevés en captivité.

Tigre siberie

Tigre De Siberie 3_Resultat

Descriptif tigre Siberie

Tigre Eau_Resultat

Tigre De Siberie 7_Resultat

Tigre De Siberie 9_Resultat

tigre siberie 3

Tigre Eau_Resultat

tigre de siberie 3

Population : environ 450 individus à l’état sauvage

tigre du bengale

Tigre de Siberie (2)

Tigre De Siberie 2_Resultat

Tigre de Siberie (3)

Diaporama Tigre de Siberie

© Cyril Leduc
© Cyril Leduc
© Cyril Leduc
© Cyril Leduc
© Cyril Leduc
© Cyril Leduc
© Cyril Leduc
© Cyril Leduc
© Cyril Leduc
© Cyril Leduc
© Cyril Leduc
© Cyril Leduc
© Cyril Leduc
© Cyril Leduc