tigre de malaisie

TIGRE DE MALAISIE

LES TIGRES

Panthera tigris jacksoni

Le(s) tigre(s) – le tigre

tigre de Malaisie (Panthera tigris jacksoni)

MAJ Février 2017

CLASSIFICATION

  • Embranchement
  • Sous-embr.
  • Classe
  • Sous-classe
  • Infra-classe
  • Ordre
  • Sous-ordre
  • Famille
  • Sous-famille
  • Genre
  • Espèce
  • Chordata
  • Vertebrata
  • Mammalia
  • Theria
  • Eutheria
  • Carnivora
  • Feliformia
  • Felidae
  • Pantherinae
  • Panthera
  • Panthera tigris

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malaisie

Tigre  Malaisie

UICN Tigre de Malaisie UICN Tigris / Tigris Fiche

Tigre de Malaisie

Tigre de Malaisie :

Panthera tigris jacksoni

Le tigre de Malaisie n’a été identifié comme espèce à part entière que depuis 2004. Avant, il était considéré comme tigre d’Indochine. Le tigre de Malaisie est plus petit que celui d’Indochine.

Le tigre de Malaisie (Panthera tigris jacksoni) est une sous-espèce de tigre qui vit au centre et dans le sud de la péninsule Malaise. Sa population ayant été estimée entre 493 et 1 480 adultes en 2003, l’Union internationale pour la conservation de la nature l’a classée parmi les espèces menacées en 2008. Cette même année, il semblait très improbable de compter plus de 250 animaux en âge de se reproduire dans l’une des trois sous-populations, et la tendance était à la baisse.

Il n’existe pas de différence flagrante entre le tigre de Malaisie et celui d’Indochine lorsque l’on compare leurs crânes et leurs pelages. Le tigre de Malaisie est plus petit que celui du Bengale. D’après les mensurations effectuées sur 11 mâles et 8 femelles, la moyenne est de 2,59 mètres de long pour environ 120 kilogrammes chez les mâles et de 2,39 mètres pour environ 100 kilogrammes chez les femelles.

En 1968, lorsque Panthera tigris corbetti est dénommée, les tigres de Malaisie et de Singapour font partie de cette sous-espèce. En 2004, Panthera tigris jacksoni est reconnue comme une sous-espèce distincte lorsqu’une analyse génétique montre que son génome mitochondrial diffère de celui de Panthera tigris corbetti.

En Malaisie, on lui donne le nom de harimau belang.

symboles

Tigre de Malaisie

Espérance de vie : 15 ans

Mesure en moyenne : 2,37 m à 2,59 m (avec la queue)

Poids des mâles : 120 kg environ.
Poids des femelles : 100 kg environ.

sumatra tiger

Reproduction, Cycle de vie, Accouplement, Education et fin de vie du Tigre

Reproduction

Le tigre peut se reproduire toute l’année, il existe cependant une « saison des amours » en Mandchourie avec un pic des accouplements entre décembre et février.

Le tigre de Sibérie est l’espèce en captivité qui présente le plus haut risque d’agressivité lors de la rencontre entre le mâle et la femelle. Le pourcentage de spermatozoïdes normaux est supérieur à 60 % pour le tigre de Sibérie.

Cycle de vie du tigre

Le cycle de vie du tigre (Panthera tigris) décrit le processus permettant à cette espèce de se perpétuer. Il inclut la reproduction puis l’éducation des jeunes, jusqu’à la mort.

Le tigre utilise une stratégie de reproduction réactive, qui permet une dynamique des populations très souple vis-à-vis de l’environnement : de nombreux jeunes naissent, mais très peu survivent jusqu’à l’âge adulte. À la naissance, le tigre, aveugle et par conséquent très vulnérable, dépend entièrement de sa mère. L’apprentissage de la chasse dure un an et demi : le jeune tigre découvre son futur quotidien de chasseur à travers l’observation de la tigresse.

Le tigre sexuellement mûr, cherche à s’accoupler à une femelle, en suivant le schéma typique des félins : lorsque la tigresse accepte le mâle, celui-ci la monte et la maintient par la peau de la nuque. La femelle tente de frapper le mâle lorsque le coït est terminé. L’accouplement, rapide, se répète plusieurs fois par jour, pendant au plus une dizaine de jours. La gestation dure 103 jours en moyenne.

La longévité du tigre est d’une quinzaine d’années dans la nature et de vingt-six ans en captivité. En moyenne, seuls deux descendants sont incorporés à la population reproductrice sauvage. Dans les parcs zoologiques, le cycle se trouve modifié par l’assistance de l’homme : césarienne, insémination artificielle ou encore hybridations avec d’autres espèces peuvent le modifier.

Premiers jours

Les jeunes tigres restent aveugles jusqu’à six à quatorze jours car une membrane recouvre leurs yeux. Lorsque les yeux sont « ouverts », ils sont bleus ; ils changeront de couleur durant la croissance pour devenir doré sombre. Les jeunes tigres sont également nus et incapables de marcher. Ils pèsent à la naissance de 750 à 1 600 g selon les sous-espèces : le tigre nouveau-né est 200 fois plus léger que le tigre adulte.

Trois à trente minutes après la naissance, lorsque le premier cri est poussé, la tigresse libère les petits du cordon ombilical et les nettoie. Attirés par la chaleur du corps de leur mère, les nouveau-nés aveugles cherchent alors les mamelles en tâtonnant. L’allaitement commence durant les quatre premières heures, et les trois premiers jours y seront consacrés. Dans un premier temps, l’allaitement dure 70 % des heures du jour, puis le temps consacré à cette activité diminue : il passe à 60 % au bout de dix jours, 30 % après quarante jours et seulement 10 % à 90 jours, lorsque les jeunes tigres ont presque terminé leur sevrage. La tigresse se désintéresse rapidement des jeunes immobiles, considérés comme mort-nés ; de même, elle ne forcera pas ses petits à se nourrir. Le lait de la tigresse est très riche en lipides et en protéines, ce qui leur assure une croissance rapide : le tigre multiplie son poids par cent durant les vingt premiers mois, sa croissance continuant plus doucement jusqu’à ses deux ans.

La tigresse n’hésite pas à déplacer fréquemment ses petits d’une tanière à l’autre pour les protéger d’éventuels prédateurs. Les jeunes tigres commencent à jouer dès l’âge d’un mois. Chaque portée compte en général un jeune dominant, qui le plus souvent est un mâle, même si ce n’est pas toujours le cas. Afin de protéger ses petits, la femelle apporte les proies jusqu’à la tanière pour pouvoir manger tout en gardant un œil sur sa progéniture. Toutefois, la tanière reste propre : la viande n’entre pas dans la garderie, et défécation et miction sont faites en dehors de la tanière. Les jeunes sont constamment léchés pour rester propre ; cela améliore également la circulation sanguine et le fonctionnement des intestins des petits.

Éducation

Seule la femelle s’occupe de l’éducation des petits ; le mâle n’intervient pratiquement jamais, bien qu’il partage parfois une proie avec la tigresse et sa progéniture. La tigresse ne laisse pas sa portée toucher à de la viande avant l’âge de quarante jours ; elle les pousse ensuite à la lécher et la mordiller et ceux-ci sont complètement sevrés à partir de l’âge de huit mois. À trois mois, elle commence à les laisser seuls pendant plusieurs jours dans la tanière pendant qu’elle chasse, puis les amène jusqu’à la carcasse de l’animal qu’elle a tué. Contrairement aux jeunes lions, les jeunes tigres mangent avant leur mère, et ce n’est que lorsqu’ils sont rassasiés que la tigresse entame son repas : des expériences menées sur des tigres sauvages et captifs ont montré que même affamée, la tigresse laisse d’abord manger sa portée. La tigresse se montre également très protectrice et éliminera ou évitera tout danger (tigres mâles, y compris le père, hommes, etc.).

Les jeunes restent avec leur mère pour apprendre à chasser jusqu’à l’âge de dix-huit à vingt-huit mois. Les jeunes tigres apprennent à chasser en observant leur mère. Ils s’amusent à pister et à tuer des proies, dangereuses, comme le buffle. Entre six et huit mois, les jeunes explorent le terrain et traquent de petits animaux : il s’agit généralement d’oiseaux, mais il leur arrive de s’attaquer à de petits cervidés en se regroupant. À cet âge-là, ils ne s’éloignent jamais à plus de cent mètres de la mère. Certains félins, notamment la femelle du guépard, capturent une proie vivante très jeune pour l’offrir à sa progéniture en guise d’entraînement « grandeur nature » à la chasse. Ce type de comportement est beaucoup moins observé chez le tigre. Vers un an, les jeunes sont capables de chasser seuls.

La dentition permanente des tigres, qui apparaît entre 12 à 18 mois, leur permet de devenir des chasseurs très efficaces. Les conflits autour des proies se multiplient vers dix-huit à vingt-et-un mois et les mâles sont les premiers à quitter le cercle familial. Cette unité est détruite lorsque la tigresse entre à nouveau en œstrus et quitte le reste de sa portée

Stratégie de reproduction

La stratégie de reproduction du tigre est définie comme de Type « R »

Type R :

Le modèle évolutif r/K est une théorie qui explique que l’évolution de la stratégie de reproduction des espèces est reliée aux fluctuations de l’environnement.

 c’est-à-dire réactive. Cette stratégie est basée sur la naissance de nombreux jeunes, souvent immatures. L’investissement parental est faible, la croissance des petits rapide, et les individus parviennent rapidement à la maturité sexuelle. La population est appelée à varier fortement selon divers facteurs comme l’environnement, la quantité de nourriture… Ce type de stratégie est typiquement celle des rongeurs et des petits mammifères.

Le tigre n’est pas une espèce de type r à 100 % : gros animal, sa croissance jusqu’à sa taille adulte prend deux ans. L’apprentissage de la chasse demande également un important soutien de la mère pour que sa progéniture soit apte à survivre seule.

Cette stratégie permet au tigre de recouvrer rapidement ses populations, même après de grosses pertes. L’un des indices de cette capacité date des périodes où la chasse au tigre était autorisée, dont il reste des archives. Par exemple, en 1933, quarante-sept tigres ont été abattus dans la province du Chitawan, pourtant, en 1936, cinquante-neuf autres ont été tués dans la même zone : la population a « absorbé » rapidement les pertes subies. Une seule étude à long terme sur la croissance des populations de tigre existe. Menée en Russie depuis 1963 dans une région alors vide de tigres, elle montre que le premier tigre est arrivé en 1966, et que la population s’est enrichie de plus d’une vingtaine d’individus en l’espace de vingt-huit ans, avec une croissance moyenne annuelle de 6 %.

Accouplement

Dans la nature, les tigres atteignent leur maturité sexuelle à l’âge de trois ou six ans pour les mâles et aux alentours de trois ans pour la femelle. La première reproduction se produit vers 3 à 4 ans pour les femelles et 4 à 8 ans pour les mâles en moyenne.

La période de reproduction peut avoir lieu à n’importe quel moment de l’année, mais il y a un pic qui varie selon la zone géographique : il se situe en fin novembre et début avril en Inde, décembre et février en Mandchourie et février et avril au Népal. Une étude menée sur des tigres captifs a montré que la production et la qualité de la semence ne varie pas selon les saisons. L’œstrus dure neuf jours en moyenne. Le cycle reprend tous les 15 à 20 jours dans la nature contre une quarantaine de jours en captivité. Lorsqu’une portée est perdue, l’œstrus suivant survient plus précocement, après deux semaines en moyenne pour les individus captifs. Bien que de possibles faux œstrus aient été signalés dans le parc national de Ranthambore, ce comportement n’a pas été validé chez le tigre.

Lorsque la femelle est en œstrus (on dit aussi qu’elle est en chaleur, ou qu’elle a ses chaleurs, comme pour le chat domestique), elle signale sa présence par des gémissements et des rugissements répétés accompagnés d’un marquage olfactif plus fréquent qu’à l’accoutumée. Les vocalisations de la tigresse peuvent être très fréquentes, jusqu’à 69 rugissements toutes les quinze minutes.

Lorsque la femelle rencontre un mâle inconnu, elle se montre tout d’abord distante, grondant à son encontre et prête à attaquer, puis le couple se rapproche peu à peu, jusqu’à se toucher les moustaches. Lors de la cour, les contacts sont fréquents : les tigres se mordillent la gueule en guise de « baisers » et se frottent l’un contre l’autre. Lorsque la femelle est prête, elle adopte la position typique des félins en se couchant (position appelée lordose, les pattes avant allongées devant elle et les pattes arrière à demi-pliées. Le tigre la monte avec une position à demi-accroupie qui n’écrase pas sa partenaire. Le mâle pénètre la femelle, pousse un cri à consonance métallique puis la saisit par les replis de la peau de la nuque lors de l’éjaculation. Il se pourrait que cette prise par la « peau du cou » permette aux partenaires d’avoir une position correcte lors de l’éjaculation ; toutefois, cette position est dangereuse et conduit parfois la femelle à la mort lorsque le couple est inexpérimenté. Enfin, la tigresse se dégage, se retourne fréquemment contre le mâle et tente de le frapper, avant d’entamer une période de repos.

Comme pour tous les félins, le pénis est recouvert de barbillons (sortes d’épines) qui déclenchent l’ovulation lors de la pénétration. Ces picots pourraient être douloureux pour la femelle, ce qui expliquerait son comportement violent à la fin du rapport sexuel.

Le couple copule plusieurs fois, nuit et jour ; l’accouplement est bref (de quinze à trente secondes) mais peut se répéter jusqu’à cinquante fois par jour. L’intervalle entre les accouplements varie de cinq à vingt minutes. Le rythme des copulations s’espace à partir du cinquième jour après avoir atteint un pic lors du troisième jour.

À la nuit tombée, le couple chasse ensemble. Lorsqu’un autre mâle apparaît, il y a affrontement (il peut s’agir a minima de postures ou de mimiques d’intimidation) et le tigre considéré comme plus faible se retire. Aucun cas d’homosexualité n’a été observé. Le mâle s’accouplera avec toute tigresse réceptive, même s’il a des liens de parenté avec elle. Durant la période d’accouplement, le tigre reste fidèle à la femelle, même si d’autres tigresses sont en chaleur en même temps. Une fois l’œstrus terminé, le mâle cherchera à s’accoupler avec une autre femelle.

Grossesse et mise bas

La durée de gestation varie entre 93 et 114 jours, la moyenne se situant à 103 jours. La grossesse reste invisible jusqu’à deux mois et demi, et ce n’est qu’au 10e jour avant la naissance que le ventre est vraiment gonflé. La tigresse est alors plus vulnérable aux risques d’attaques et à la famine.

La première observation du nombre de jeunes dans une portée date du XVIIe siècle lorsque l’empereur moghol Jahângîr mentionna la naissance de trois jeunes tigres. La femelle peut mettre au monde un à sept petits, mais la moyenne est de deux à trois. Seuls deux cas de naissances de sept tigres ont été rapportés, en captivité uniquement. La moyenne des zoos indiens est de 2,9 jeunes par portée, et dans la nature elle est de 2,98 jeunes par portée.

Pour mettre bas, la tigresse recherche un endroit isolé, comme une grotte, ou bien un endroit sous des rochers ou à l’abri d’une épaisse couverture forestière. Le sol est simplement piétiné et il n’y a pas de préparation particulière de la tanière. Aucune observation de naissance n’a pu être effectuée dans la nature. Les observations en captivité montrent que la durée de l’accouchement varie selon l’état de stress de la tigresse. Une femelle stressée expulsera sa progéniture plus rapidement : le processus peut donc durer d’une heure à dix-huit heures selon le nombre de petits. La tigresse lèche sa vulve et contracte son arrière-train, puis elle se lève pour laisser sortir le petit tigre, ou s’assied parfois en levant la patte pour aider la sortie. L’intervalle entre deux naissances est en général de 10 à 20 minutes. Entre chaque mise bas, la tigresse mange le cordon ombilical, l’amnios et le placenta, nourriture riche en protéines.

La mère retourne en cycle œstral dix-huit à vingt mois après la naissance des jeunes tigres. L’intervalle entre deux portées varie de vingt mois à deux ans et demi ; on a observé à deux reprises que si la portée est perdue dans les deux premières semaines après la naissance, l’intervalle se réduit à huit mois

Fin du cycle

Une étude faite au Chitwan, au Népal, a révélé une mortalité infantile de 34 % pour les jeunes de moins d’un an et de 29 % pour la deuxième année. Pour la première année, 73 % des décès entraient dans le cadre de la perte de la portée entière en raison d’inondation, d’incendie ou d’infanticide. Cette dernière raison est d’ailleurs la cause principale de mortalité des tigres de moins d’un an ; les jeunes tigres sont parfois tués par les autres mâles qui viennent s’emparer du territoire de leur père. Pour la deuxième année, la perte d’une portée entière est beaucoup plus rare : elle atteint 29 % des décès. Les chances de survie des jeunes tigres sont grandement améliorées par l’expérience de la tigresse et la stabilité « sociale » du territoire où ils naissent : un territoire maintenu plusieurs années par le même mâle sera plus propice à la survie que celui récemment obtenu par un mâle, ou encore convoité par de nombreux prétendants. Il est difficile de connaître précisément les causes du décès d’un tigre sauvage, du fait des mœurs discrètes du félin. On sait toutefois que les tigres « itinérants » sont très exposés à la famine et aux agressions conspécifiques et humaines, les jeunes tigres venant de quitter leur mère sont quant à eux exposés à la famine, aux agressions intraspécifiques et aux blessures de chasse.

Des données collectées dans les parcs nationaux du Chitawan et de Nagarhole permettent d’estimer le taux de mortalité de différentes « classes sociales » de tigre : les plus jeunes (moins de 1 an) sont les plus exposés (40 %), puis viennent les tigres mâles (35 %) et femelles (30 %) « itinérants », sans territoire et enfin les tigres mâles (20 %) et femelles (10 %) ayant un territoire. Les tigres juvéniles (de un à deux ans) ont également un faible taux de mortalité (10 %). La durée de vie d’un tigre est estimée à 26 ans en captivité et de 8 à 10 ans en liberté, le record étant de 15 ans et demi. Le tigre ne peut plus se reproduire à partir de quatorze ans.

Au Népal, toujours dans le Chitawan, une étude sur plus de vingt ans montre que la période moyenne durant laquelle un individu se reproduit est d’un peu plus de six ans pour les femelles et de moins de trois ans pour les mâles. De plus, le nombre moyen de descendants d’une tigresse qui survivent jusqu’à l’âge de l’indépendance est de 4,54 et seulement 2 seront incorporés à la population reproductrice ; pour un mâle, les moyennes sont respectivement de 5,83 et 1,99 descendants. Le sex ratio du tigre est de l’ordre de 1.

Le tigre vit plus longtemps dans le milieu protégé qu’est le zoo : les décès par famine ou blessure sont très rares. En 2000, sur 347 décès de tigres détenus par les zoos indiens, les maladies du système respiratoire (asphyxie, tuberculose, pneumonie) et du système digestif (gastrite, gastro-entérite, ulcère gastrique, hépatite, péritonite) et les désordres comportementaux (cannibalisme, …) représentent presque 20 % des décès. La majorité des décès survient durant l’hiver et le taux de mortalité en 2000 dans les zoos indiens était de 8,26 %

Habitat

Forêts tropicales et subtropicales humides.

Les tigres de Malaisie vivent dans la partie sud de la péninsule de Malaisie. On les trouve dans de petites forêts isolées, dans la végétation secondaire et sur des terres agricoles abandonnées.

Ils vivent dans des régions où les hommes et les routes sont peu nombreux.

Leur petit nombre est du au manque de proies.
On ne sait pas grand-chose de la biologie des tigres de Malaisie. On sait qu’ils chassent des cervidés, des sangliers sauvages et des ours malais.

Population : environ 450 individus à l’état sauvage

L’Indonésie et la Malaisie : la pâte à papier, l’huile de palme et le caoutchouc ne laissent plus de place au tigre. La plus petite des 6 sous-espèces de tigres se trouve uniquement sur l’île indonésienne de Sumatra où elle est menacée par le braconnage et la perte de son habitat à grande échelle. Les dernières populations sont confinées surtout au sein des aires protégées menacées par la conversion à l’agriculture, l’exploitation forestière pour la production de papiers et d’huile de palme.

Répartition et habitat

La division géographique entre les tigres de Malaisie et d’Indochine est peu claire puisque les populations du nord de la Malaisie sont en contact avec celles du sud de la Thaïlande.

Entre 1991 et 2003, des traces témoignant du passage de tigres sont observées dans des champs, des zones agricoles en dehors des forêts au Kelantan, Terengganu, Pahang et Johor ainsi que dans de multiples zones ripariennes non forestières au Pahang, Perak, Kelantan, Terengganu et Johor.

La plupart des grandes rivières se jetant dans la mer de Chine méridionale contiennent des preuves du passage de tigres, tandis que celles qui se jettent dans le détroit de Malacca, à l’ouest, n’en n’ont pas. On ne signale pas de traces de tigres au Perlis, dans l’île de Penang, à Malacca ni dans les territoires fédéraux de Kuala Lumpur et de Putrajaya, sur la côte ouest. L’habitat potentiel du tigre s’étend sur 66 211 km2, dont 37 674 km2 où la présence de l’animal est avérée. Des tigres sont présents dans toutes les zones protégées de plus de 402 km.

Tigre malaisie

Tigre Malaise 5

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Comportement & écologie

Les tigres de Malaisie se nourrissent de sambars, de muntjacs, de sangliers, de sangliers à moustaches et de saros. Les tigres du parc national de Taman Negara se nourrissent, de plus, d’ours malais et d’éléphanteaux. On ignore cependant si les gaurs et les tapirs adultes font partie de leurs proies. Ils s’attaquent occasionnellement au bétail ; leur présence réduit cependant le nombre de sangliers qui peuvent devenir un sérieux fléau pour les plantations et autres terres agricoles. Des études indiquent que, dans les régions où les grands prédateurs (tigres et léopards) sont éteints, les sangliers sont dix fois plus nombreux qu’ailleurs.

Dans la culture

Le tigre de Malaisie est l’animal national de la Malaisie, il évoque le courage et la force. Un tigre symbolisant le gouvernement est représenté sur les armoiries de la Malaisie et apparaît sur plusieurs blasons d’institutions malaises telles que la police royale malaisienne, Maybank, Proton et la fédération de Malaisie de football. C’est également le surnom de l’équipe de Malaisie de football. Les Malais donnent plusieurs surnoms à l’animal, notamment Pak Belang, qui signifie littéralement « l’Oncle rayé ». Dans le folklore, il est l’un des adversaires de Sang Kancil (en), le chevrotain.

Le tigre de Malaisie était également représenté sur l’insigne du Grup Gerak Khas.

Menaces & Conservation

La fragmentation écopaysagère, due aux projets de développement et à l’agriculture, est une menace sérieuse. Le braconnage touche différemment les tigres selon les États. En 2007 en Malaisie, il existait depuis quelques années un marché intérieur considérable pour la viande de tigre et leurs os, utilisés dans la médecine traditionnelle.

Conservation

Tigre de Malaisie au zoo national de Malaisie

À cause du manque de proies, il n’y a que 1,1 à 1,98 tigre pour 100 km2 dans les forêts tropicales. Afin de maintenir une population viable d’au moins 6 tigresses en âge de procréer, les réserves doivent donc mesurer au moins 1 000 km2. Les renseignements concernant le régime alimentaire de ces tigres, leurs mensurations, leurs paramètres démographiques, leur structure sociale, leurs moyens de communication, la taille de leur domaine vital et leur pouvoir de dispersion manquent.

Les tigres sont inscrits sur l’annexe 1 de la CITES, qui en interdit le commerce international. Tous les États et pays abritant des tigres ont également interdit le commerce intérieur.

Controverse autour du nom

Lorsque le tigre de Malaisie fut reconnu comme sous-espèce de la famille des tigres, la nouvelle fut très bien reçue en Malaisie. Le nom scientifique donné au tigre de Malaisie, Panthera tigris jacksoni, en l’honneur du spécialiste des tigres Peter Jackson fut cependant rapidement sujet à controverse : la MAZPA (Association malaisienne des zoos, des parcs et des aquariums) protesta en alléguant que le nom devait refléter davantage l’aire géographique de l’animal et proposa le nom de Panthera tigris malayensis.

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Diaporama Tigre de Malaisie

© Cyril Leduc
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