titre puma

PUMA / COUGAR

Puma concolor

Le(s) puma(s) – le puma / le cougar / Couguar

MAJ Juillet 2016

CLASSIFICATION

  • Embranchement
  • Sous-embr.
  • Classe
  • Sous-classe
  • Infra-classe
  • Ordre
  • Sous-ordre
  • Famille
  • Sous-famille
  • Genre
  • Espèce
  • Chordata
  • Vertebrata
  • Mammalia
  • Theria
  • Eutheria
  • Carnivora
  • Feliformia
  • Felidae
  • Pantherinae
  • Panthera
  • puma

puma disque

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guepard

PUMA / COUGAR

Espérance de vie : 18 ans

Mesure : 1,5 m à 1,95 m avec la queue (67 à 78 cm).

Poids :  Jusqu’a 120 kg en moyenne 90 à 100 kg adulte.

Poids : les males sont en moyenne de 15 à 20% plus lourds que les femelles

PUMA / COUGAR

Puma concolor

Le « puma » nom d’origine quetchua, tribu inca du Pérou ou « cougar » du mot brésilien cuguacuarana, « lion de montagne ». Il est perçu comme « roi des montagnes », il règne sur l’au-delà, il entre en contact avec le monde spirituel.

Le puma est l’un des plus gros prédateurs carnivores du continent américain. Le puma est également appelé couguar ou lion des montagnes.

Le pelage d’un puma est uniforme et le plus souvent argenté ou fauve. Dans certaines régions, sa couleur de robe adopte également un ton roux jaune. On remarque que le dessous de son corps est plus clair. En général son pelage est épais et court et ne comporte pas de crinière.

Le couguar (Puma concolor) est l’une des trois espèces de félidés sauvages du Canada. De plus grande taille que les deux autres espèces (le lynx du Canada et le lynx roux), le couguar est le deuxième plus grand félidé du Nouveau Monde, la première place revenant au jaguar.

L’ancienne classification distinguait quatre sous-espèces de couguars nord-américains, mais des études taxinomiques récentes semblent indiquer que tous les couguars nord-américains sont regroupés en une seule espèce, malgré certaines différences génétiques et morphologiques liées à la répartition géographique.

Le couguar se distingue par son corps agile, musclé et trapu au large poitrail, surmonté d’une tête ronde et courte, ornée de moustaches très visibles. Ses grands yeux à pupilles rondes sont le signe d’une vision adaptée à des mœurs nocturnes. Une autre caractéristique distinctive du couguar est sa longue queue, qui peut faire jusqu’à un mètre de long et qui joue un rôle important dans le maintien de l’équilibre. Cette caractéristique permet de distinguer le couguar des deux espèces de lynx.

En Amérique du Nord, le pelage du couguar est ras et sa couleur va du rougeâtre, du grisâtre ou du fauve au brun foncé. Le revers de ses oreilles et l’extrémité de sa queue sont noirs et sa tête porte des marques noires. À leur naissance, les chatons sont tachetés, mais ils perdent leurs taches avant la fin de leur première année.

Le couguar, dont l’avant-train et le cou sont extrêmement forts, peut saisir et déchirer de grandes proies. Ses mâchoires musclées dotées de longues canines s’ouvrent très grand et lui permettent de serrer et de retenir des animaux plus gros que lui, et ses dents sont particulièrement bien adaptées pour couper les muscles et les tendons.

Comme c’est le cas pour tous les félidés, les pattes avant du couguar comptent cinq doigts (dont l’ergot) et ses pattes arrière, seulement quatre. Chacun des doigts est pourvu d’une griffe rétractable invisible pendant la marche, mais d’une efficacité mortelle lorsque qu’il saisit sa proie. Ses pattes et ses griffes avant sont plus grosses que celles d’en arrière, ce qui lui permet d’attraper des animaux de grande taille.

On désigne le couguar sous différents noms, selon les cultures et les légendes des diverses régions. Les Malécites du Nouveau-Brunswick l’appellent « pi-twal » (celui qui a une longue queue). Pour les colons anglais établis le long de la côte de l’Atlantique c’était la « panthère», parce qu’ils le confondaient avec la panthère de l’Ancien Monde, qu’ils avaient vue dans les ménageries, les zoos et des œuvres d’art. Les Français qui ont exploré le Sud du Québec et le Nouveau Brunswick l’appelaient le « carcajou », un nom qui a été donné ultérieurement au glouton, ce qui a créé une grande confusion dans les écrits de cette époque. Les noms anglais et français actuels (respectivement « cougar » et « couguar »), qui sont maintenant largement utilisés au Canada, dérivent du nom autochtone brésilien « cuguacuarana ». L’appellation anglaise « mountain lion » est largement répandue dans l’Ouest des États-Unis et le terme « puma » est le nom autochtone péruvien.

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Chasse

Les pumas sont carnivores (voir tableau ci-dessous), ils attaquent en général les grands mammifères comme les cerfs ou les élans mais aussi des animaux plus petits si nécessaire, jusqu’à pêcher ou se nourrir d’insectes ou de lézards. En moyenne, un puma d’Amérique du Nord consomme un cerf tous les sept à dix jours, parfois plus pour une femelle avec des petits. En Amérique latine, les pumas subissent la concurrence des jaguars qui ne leur laissent que des proies de taille moyenne. Enfin, le puma peut tuer des animaux d’élevage (chevaux, moutons, vaches, chèvres, etc.).

Les pumas chassent seuls, à l’aube ou au crépuscule, le jour en montagne. Ils traquent leur proie et l’approchent par derrière. Les pumas peuvent fondre sur un animal du haut d’une branche : c’est la chasse à l’affût. Ils tuent leur proie en mordant la base du crâne, brisant le cou de leur victime. Ils peuvent ainsi s’attaquer à des animaux beaucoup plus gros qu’eux. Ils enterrent ensuite la carcasse ou la recouvrent partiellement afin de la protéger quelques jours des charognards avant de revenir pour s’en nourrir. Comme tous les prédateurs, ils changent de proies selon l’abondance de ces dernières. Ainsi sur une zone où l’on avait réintroduit une espèce de mouflon dit mouflon canadien (ovis canadensis), on a constaté que les pumas ont augmenté leur prédation sur cette espèce alors que les population de cervidés (leur nourriture préférée) avait diminué.

Les pumas sont des carnivores typiques qui chassent à l’aube et au crépuscule. Mais dans les régions où ils ne sont pas dérangés par l’homme, ils sont actifs pendant le jour. Comme les autres félins, le puma chasse à l’approche et termine par une course rapide si nécessaire. Bondissant sur le dos de l’animal qui tombe sous le choc, le puma mord la nuque et ses dents pointues comme un poignard tue instantanément la proie.

Le puma est si fort qu’il peut tenir l’animal dans sa gueule et le jeter par-dessus l’épaule et l’emporter.

Les pumas fréquentent de vastes territoires de chasse et leurs proies sont très variées, de la souris à l’élan. Leur proie favorite est le cerf qui compose jusqu’ 75 % de leur régime alimentaire.

Le puma court très vite mais se fatigue également vite, de ce fait si sa proie lui a échappée lors de sa première attaque, elle a beaucoup de chances de s’enfuir ensuite.


Proies du puma, selon les régions

Amérique du Nord Cerf de Virginie, cerf mulet, orignal, antilope d’Amérique ;
  coyote, souris, lièvre, martre, mouffette, porc-épic ;
  mouflon, chèvre des montagnes Rocheuses, ourson ;
  dindon sauvage, poisson, limace, sauterelle
Argentine Huemul, guanaco, cerf des Andes
Brésil Daguet, cerf des pampas, fourmilier
Paraguay Paca, agouti, nandou d’Amérique, pécari
Forêt équatoriale Singe

Habitat

cougar_pawsLes pumas vivent aussi bien dans les forêts froides au Canada que sur la brousse rocailleuse des États-Unis (l’animal est présent dans quatorze États de l’Ouest et en Floride)ou la forêt tropicale du Brésil. En Argentine, ils habitent les pampas, et leur aire de répartition s’étend jusqu’à l’extrême pointe de l’Amérique du Sud. On les trouve aussi bien au niveau de la mer qu’à 4500 m. Les pumas n’occupent pas de tanière permanente sauf pendant la reproduction, et préfèrent dormir et s’abriter dans les grottes, les affleurements rocheux ou la végétation épaisse.

Le puma n’aime pas trop l’eau, mais cela ne l’empêche pas de vivre dans les marais de Floride ou du Brésil. L’aire de répartition du puma est la plus vaste de tous les mammifères mis à part l’homme.

HABITAT & HABITUDE

Le couguar occupe des habitats à la couverture végétale très diversifiée. On le trouve dans les habitats des cerfs de Virginie et du cerf mulet, ses proies favorites. Dans l’Ouest du Canada, il habite les secteurs boisés des contreforts, des montagnes et des plateaux de l’intérieur. La couverture végétale est probablement une caractéristique clé de l’habitat pour le couguar, étant donné qu’elle est importante pour la traque, le choix des tanières et le camouflage.

Le couguar vit dans un « domaine vital » qui répond à ses besoins en nourriture, en eau et en abri. Dans ce domaine vital, les couguars établissent leur territoire, qu’ils défendent contre les intrus. Vivant en solitaires, ils dissuadent les autres couguars de pénétrer dans leur territoire en formant des piles de feuilles, d’aiguilles de pin et de terre, qu’ils recouvrent d’urine et d’excréments; ils peuvent aussi laisser des marques de griffes sur les arbres près des limites de leur territoire. Ces signes servent non seulement à délimiter leur territoire, mais aussi à attirer les femelles en rut. De plus, les mâles et les femelles patrouillent leur territoire.

Puma concolor couguar (1): tous les pumas vivants en Amérique du Nord et en Amérique Centrale jusqu’au nord du Nicaragua.

Puma concolor costaricensis (2): pumas vivants du Nicaragua à Panama.

Puma concolor concolor (3): pumas du nord de l’Amérique du Sud. Les pumas péruviens et ouest-amazonien sont inclus dans cette sous-espèce.

Puma concolor capricornis (4): pumas vivants à l’est de l’Amérique du Sud (Brésil).

Puma concolor puma (5): pumas vivants au sud de l’Amérique du Sud (Chili et Sud de l’Argentine).

Puma concolor cabrerae (6): pumas du centre de l’Amérique du Sud (Bolivie, Paraguay et nord de l’Argentine).

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carte du puma

Caractéristique physique

Les couguars mâles ont habituellement un plus grand domaine vital que les femelles. Malgré de grandes variations dans les superficies de ces domaines, en moyenne, celui du mâle peut couvrir environ 300 km carrés, contre environ la moitié pour une femelle. Il est rare que le territoire d’un mâle chevauche celui d’un autre mâle, mais il peut chevaucher celui de plusieurs femelles. À ces points de chevauchement, les couguars s’évitent et restent solitaires, sauf au moment de se reproduire.

Les femelles, moins solitaires que les mâles, gardent leurs petits jusqu’à ce qu’ils aient environ deux ans. Habituellement, les plus grands domaines vitaux sont occupés par les femelles qui ont une grosse portée et des jeunes, ou des chatons plus âgés, car une famille nombreuse a besoin de plus de nourriture qu’une petite. Dans les régions où les proies sont des animaux migrateurs, les couguars peuvent avoir plus d’un domaine vital.

Les populations de couguar sont composées d’adultes résidants avec leurs petits et d’animaux de passage. Le plus souvent, il s’agit de jeunes couguars indépendants, surtout des mâles, qui ne se sont pas encore établis sur leur propre territoire. Habituellement, les mâles se dispersent sur une distance beaucoup plus grande que les femelles; ils peuvent s’établir à plus de 1 000 km du territoire où ils sont nés.

Le nombre de couguars dans une région donnée, soit la densité de la population, dépend de celui des espèces proies disponibles et de l’abondance des sites de chasse appropriés. Dans l’Ouest de l’Amérique du Nord, on peut compter jusqu’à quatre animaux aux 100 km carrés. Parce que les grands prédateurs comme le couguar sont au sommet de la chaîne alimentaire, une population assez importante de couguars est un bon indicateur de la santé des écosystèmes.

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Le pelage du puma est uniforme (concolor signifie « d’une seule couleur »), même si l’on devine parfois des rayures sur ses membres antérieurs. Sa couleur reste dans les tons fauves et varie du brun roux dans les régions tropicales au gris jaune dans les régions arides. Le dessous du corps est plus clair, allant de la couleur crème au blanc. La longueur des poils dépend du milieu naturel dans lequel l’animal vit : ils sont rudes et courts dans les régions chaudes et longs en régions froides. Les cas d’albinisme sont rares mais les cas de mélanisme sont fréquents.

Tête

Le puma possède une petite tête de forme arrondie munie d’oreilles courtes et écartées qui lui donnent une acuité auditive exceptionnelle. La puissance de ses mâchoires est plus grande que celle de n’importe quel chien. La fourrure du menton est blanchâtre comme celle du museau. La truffe est rose et son odorat est très développé. La couleur des yeux varie du vert au jaune ambré et son champ de vision est très large. Le puma est capable de bien voir dans l’obscurité.

Cri

Les cris du puma diffèrent selon les circonstances : très aigus ou ressembler à un sifflement en période de rut ; ils peuvent faire aussi penser à un fort ronronnement. Pendant la saison de l’accouplement, les pumas émettent des sortes de miaulements (ou feulements) puissants. Le puma ne rugit pas en raison de l’ossification totale de son appareil hyoïde. Il émet un gémissement aigu pour menacer les intrus osant s’aventurer sur son territoire.

72fea2347c9304f3d0b4700da83cc303Caractéristiques uniques

Les couguars sont extrêmement difficiles à apercevoir et ils évitent habituellement tout contact direct avec les humains. Passés maîtres dans l’art du camouflage, ils restent souvent cachés lorsque qu’on les approche de très près, à pied. Alors qu’il traquait un couguar en hiver, un chercheur est passé à moins d’un mètre de sa cachette, sous une grande épinette; soudain, le félin a bondi de sa cachette et s’est enfui en courant. Les pistes et les traces de queue dans la neige ou dans la boue sont habituellement les seuls signes confirmant la présence de ces animaux extrêmement discrets et rarement visibles.


Poids :
jusqu’à 120kg, mais la moyenne oscille entre 90 et 100 kg pour les adules.

Les mâles sont en moyenne de 15 à 20% plus lourds que leurs femelles.

Taille : entre 1,5 et 1,95m sans compter sa queue qui mesure entre 67 et 78 cm. La taille moyenne du puma est de 60 à 70cm de hauteur et ses pattes mesurent 22 à 30cm.

Longévité : jusqu’à 18 ans.

Il possède quatre doigts munis de longues griffes, pointues et rétractiles. Ses pattes arrière sont plus larges et puissantes que celles de devant, ce qui lui permet de bondir efficacement et d’avancer aisément dans la neige ou sur terrain escarpé.

Il peut atteindre 58 km/h à la course, faire des bonds de 12 mètres en longueur sans élan et de 4 mètres en hauteur. Ce qui constitue le record absolu dans le règne animal.

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Agilité

Le puma peut courir très vite, jusqu’à 72 km/h, mais seulement sur de courtes distances. En outre, il peut franchir jusqu’à 12 mètres en longueur, d’un bond à partir d’une position fixe. Enfin, il est capable de faire des bonds atteignant 4 à 5 mètres de haut, sans élan. Il se déplace en silence. C’est un animal qui nage bien mais il ne le fait qu’en cas de menace. Pour les besoins de la chasse ou en cas de menace, il est capable de grimper aux arbres et de faire preuve d’une grande agilité. Le Puma a peu de prédateurs mais en Amérique centrale et Amérique du Sud, il peut être attaqué par le Jaguar et l’Anaconda. En Amérique du Nord, il peut se trouver confronté à un Grizzly ou à une meute de loups.

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Déplacement et territorialité

Les mâles adultes sont territoriaux. Ils occupent un territoire moyen de 250 km2 environ (de 100 à 1 000 km2), qui est marqué par leur urine, leurs déjections ou des traces de leurs griffes sur les troncs, accompagnées d’un marquage odorant ; comme les autres félins, le puma possède des glandes sudoripares au niveau des pelotes digitales et plantaires. Le territoire des femelles est plus restreint (moins de 100 km2 en général), ce qui implique que le territoire d’un mâle recouvre plusieurs territoires de femelles.

Des suivis de jeunes couguars par radiotracking dans un habitat relativement fragmenté, en Californie, ont montré qu’ils trouvent assez facilement les corridors biologiques qui leur conviennent et les écoducs leur permettant de traverser une autoroute. La dispersion se fait au moment de l’abandon des petits par la mère en bordure de son domaine vital. Le jeune restait dans un rayon de 300 m à proximité durant 13 à 19 jours et explorait ensuite son nouvel environnement dans la direction opposée à celle prise par la mère. L’âge moyen à la dispersion était de 18 mois (extrêmes : 13-21 mois). Les animaux fréquentent facilement les lisières ville-forêt et les corridors biologiques et écoducs, et semblent apprécier l’absence d’éclairage artificiel direct ou indirect, si ce n’est de pollution lumineuse.

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Différence d’ouverture de mâchoire entre le léopard / panthère et le Puma

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En Amérique : Lutte pour un territoire, Puma contre Loup

Les pumas et les loups se mènent une guerre sans merci depuis que ces derniers se reproduisent dans les Rocheuses, habituellement sous la domination des pumas. Cela pousse des experts en félin à s’intéresser aux plus récentes escarmouches que mènent les fauves et les loups, et à comprendre pourquoi ces deux grands prédateurs perpétuent la rivalité entre chiens et chats. Dans cette enquête scientifique, le but de ces experts est de découvrir précisément où ces conflits éclatent le plus souvent grâce aux indices laissés par leurs habitudes alimentaires, de chasse et de combat.

PUMAS CONTRE LOUPS – CHIFFRES CLÉS

· Les premières attaques mortelles de pumas par des loups dans le parc national de Yellowstone ont été observées en décembre 1999, quatre ans après la réintroduction des loups dans le parc.

Quelques chiffres :

· Environ 50 % des jeunes pumas qui naissent dans le parc national de Yellowstone vivent assez longtemps pour établir leur propre domaine vital.

· Dans le cadre du projet d’étude des pumas de Grand Teton, mis en place il y a 12 ans, des chercheurs du Wyoming ont estimé que les loups avaient réduit de moitié la population de pumas dans la zone étudiée.

· Pendant ce temps, dans les Bitterroot Mountains du Montana, les pumas ont tué au moins deux loups équipés de colliers émetteurs.

· L’un des premiers loups réintroduits dans l’Idaho a été retrouvé mort dans le Montana peu de temps après avoir été relâché, en 1995. Le haut de son crâne comportait un large trou que les chercheurs ont par la suite attribué aux incisives du puma.

· Les « lions des montagnes » ont une façon bien à eux de tuer leurs proies. Ils les approchent par-derrière et les mordent au sommet du crâne ou au niveau de la nuque.

· Les pumas mâles rôdent sur un « domaine vital » de 250 kilomètres carrés et sont solitaires, sauf pendant la saison des amours.

· Les chasseurs qui ne vivent pas dans l’État sont prêts à payer 5 000 $ pour avoir l’opportunité de traquer et tuer un puma dans le Montana.

· Les chasseurs de primes du Montana tuaient plus de 200 pumas par an au début des années 1900.

· En 1902, dans le Montana, les chasseurs de primes étaient payés 7 $ pour chaque puma mort et 5 $ pour chaque loup mort qu’ils rapportaient.

· Les chasseurs de primes ont causé plus de tort aux loups qu’aux pumas, qui sont parvenus à maintenir de petites populations dans des régions isolées du Montana. Les loups, quant à eux, étaient surtout présents autour des ranchs et des fermes, ce qui les a davantage exposés aux chasseurs de primes que les pumas.

· Le poison utilisé pour tuer les loups, et éradiquer les grands prédateurs du Montana, n’a pas été aussi efficace sur les pumas.

· Aujourd’hui, les chasseurs de pumas du Montana tuent environ 500 félins par an. Le nombre total de loups tués est moins élevé : au cours de la saison de chasse 2012-2013, 225 loups ont été tués par balle ou au moyen de pièges.

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Reproduction

Gestation : 86 à 96 jours

Portée : 3 à 4 petits

Pumas en bas âge.

Le puma est un animal solitaire. Les mâles et les femelles ne se rencontrent qu’en période d’accouplement (environ deux semaines). Le puma peut se reproduire à partir de trois ans. Après une gestation d’environ trois mois (entre 88 et 96 jours) la femelle met au monde jusqu’à six petits, généralement deux ou trois. Les naissances ont lieu surtout à la saison chaude, et la femelle met bas dans une tanière (fourré, caverne, cavité, etc.) tous les deux ans en moyenne. Les petits restent avec leur mère jusqu’à leur deuxième année.

À la naissance, les jeunes ne mesurent que 30 cm et pèsent de 600 à 800 grammes et ont un pelage brun jaunâtre avec des points noirs ou marron qui disparaissent vers l’âge de 16 mois. Les chatons ouvrent les yeux à dix jours et mangent de la viande à six semaines, mais l’allaitement dure plus de trois mois. À un mois et demi, leur poids avoisine cinq kilogrammes. Il arrive qu’un mâle attaque et tue les chatons. Les femelles peuvent également mourir en tentant de protéger leur progéniture. Dans son environnement naturel, un puma vit environ huit à dix ans; en captivité, sa longévité peut dépasser 25 ans. Il atteint sa maturité sexuelle dès l’âge de deux ans.

Fiches espèces

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Aire de répartition, populations, conservation et gestion

Le puma serait apparu en Amérique il y a près de 500 000 ans. Avant la colonisation et l’explosion démographique du territoire, le lion des montagnes occupait tout le continent américain : de la Colombie-Britannique au Sud de l’Argentine. Aujourd’huiencore, il est l’animal terrestre qui occupe l’aire la plus étendue du Nouveau Monde, couvrant près de 110 degrés de latitude. Le puma est également le félin le plus répandu après le chat domestique sur le continent américain. En raison de sa grande répartition géographique, on a voulu dénombrer une trentaine de sous-espèces de puma concolor déterminées par quelques différences de taille, de pelage ou de comportement.

Le puma est absent des îles (Caraïbes, Antilles), de l’Uruguay ainsi que du Centre et de l’Est de l’Amérique du Nord. Il était autrefois présent dans les forêts du Grand Nord mais il a disparu à la suite de l’extinction des grands ongulés dans cette région. Il a été beaucoup chassé aux XIXe-XXe siècles : on recensait en moyenne 350 pumas tués par an en Colombie-Britannique entre 1910 et 1957. Le puma peut occuper une grande variété d’habitats mais l’extension humaine les a repoussés en montagne, dans une forêt morcelée et considérablement réduite depuis la colonisation européenne, dans les prairies, les déserts et les étendues « sauvages » du continent américain. On le trouve jusqu’à 5 900 mètres dans la cordillère des Andes.

Le puma est classé en annexe II de la CITES, c’est-à-dire en espèce vulnérable. Les pumas de Floride et d’Amérique centrale appartiennent à l’annexe I et sont menacés d’extinction. La chasse du puma est en général interdite ou réglementée, sauf au Guyana, en Équateur et au Salvador. Les réserves et les parcs naturels tentent de préserver leur habitat (Yosemite, Yellowstone, Río Plátano, Iguazú). Cependant, certains éleveurs, dont les troupeaux sont menacés, les abattent ou les empoisonnent.

Cougar au Québec

L’espèce se trouvait autrefois dans presque toute l’Amérique du Nord, sur le territoire des cerfs, sa source de nourriture principale. Il a cependant été victime de la chasse pendant près de deux siècles, sa fourrure étant prisée et sa présence n’étant pas la bienvenue près du bétail. La sous-espèce de l’Est, puma concolor couguar, qui occuperait actuellement le Sud-Est du Canada (Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick et Nouvelle-Écosse), avait apparemment disparu dès la seconde moitié du XIXe siècle mais une faible population semble encore subsister dans une partie de son aire de répartition historique.

Au Québec, sa population n’a probablement jamais été abondante. Depuis 1955, quelques centaines d’observations ont été rapportées. La majorité d’entre elles sont postérieures à 1991, période à partir de laquelle les mentions de couguar pour la province ont été systématiquement recueillies par les gestionnaires de la faune. Les mentions proviennent toutes de la partie méridionale de la province au sud du 50eme parallèle, principalement des régions de l’Abitibi-Témiscamingue, de l’Estrie et du Bas-Saint-Laurent. Un seul de ces signalements a été confirmé formellement (preuves vérifiables) en 1992 lorsqu’un individu présentant un danger a été abattu en Abitibi-Témiscamingue. Cependant, une analyse de l’ADN a démontré que l’individu provenait d’une sous-espèce présente en Amérique du Sud. L’hypothèse d’un animal échappé d’un jardin zoologique ou gardé en captivité semble la plus plausible. Les principaux facteurs limitatifs de la présence du cougar au Québec seraient sans doute liés aux diverses activités humaines de même qu’à la dispersion des individus, qui auraient de la difficulté à se rencontrer lors de la période d’accouplement.

La présence du cougar fait actuellement l’objet d’un suivi au Québec. Un système de collecte des observations (rapport d’observation) et d’analyse de leur qualité est en place dans chaque région (bureaux de Protection de la Faune du Québec). À ce jour, la présence d’environ huit individus répartis à travers la province est confirmée par les scientifiques. En 2005, le ministère de la faune et des parcs du Québec a officiellement confirmé la présence du cougar dans trois régions du Québec : la Capitale-Nationale (Québec), la Gaspésie et le Saguenay–Lac-Saint-Jean. D’autres observations auraient été faites dans plusieurs autres régions dont le Centre-du-Québec et l’Estrie. Un cougar a d’ailleurs été filmé dans un champ de Fortierville en mai 2007, alors qu’un autre a été aperçu et clairement identifié le 1 octobre 2007 à la Forêt Montmorency située à environ 70 km au nord de la ville de Québec, près du parc national de la Jacques-Cartier. Un autre a également été observé au printemps 2007 dans le Parc de la Gatineau, dans l’Outaouais.

CONSERVATION

À toutes les époques, les humains ont tué les couguars parce qu’ils s’attaquaient fréquemment au bétail vulnérable et parfois même aux humains. Ces attaques avaient souvent lieu lorsqu’un couguar était affaibli par la maladie, des parasites ou des blessures; le bétail en libre pâturage ou non surveillé devenait alors la source alimentaire la plus facilement accessible. Dans de nombreux secteurs du territoire historique du couguar, les humains ont répondu à ces attaques en traquant les couguars au cours de grandes chasses au rabattage, durant lesquelles les chasseurs encerclent une grande superficie et repoussent tous les animaux vers un petit cercle. On tue alors les prédateurs, comme les couguars, et on laisse les autres animaux s’échapper. La chasse avec des chiens, les pièges et le poison et les primes ont aussi été utilisés pour éliminer les couguars. Les autres causes de mortalité sont notamment la chasse au gibier trophée dans les régions où la chasse au couguar avec des chiens est encore permise; les couguars, qui sont habituellement insaisissables, sont facilement traqués par les chiens qui les forcent à se réfugier dans les arbres. Ces techniques d’extermination ont entraîné un déclin radical de beaucoup de populations de couguars.

Les couguars meurent également des suites de graves blessures subies lors d’attaques d’animaux plus gros qu’eux. De plus, les jeunes ne survivent que rarement si une femelle meurt en abandonnant une portée, sauf s’ils ont plus de 9 à 12 mois et qu’ils peuvent se nourrir et se défendre seuls. De plus, le risque de mourir de faim est plus grand pour les jeunes couguars qui viennent de quitter leur mère que pour ceux qui l’ont fait depuis quelque temps. Enfin, il arrive que des chatons, des jeunes couguars et même des mâles adultes soient tués par des couguars adultes mâles.

Désigné « espèce en voie de disparition » pour la première fois en 1978 par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, le couguar est maintenant classé dans la catégorie des espèces « à données insuffisantes » depuis 1998. Cette désignation est due à un manque de données génétiques probantes indiquant que la population de l’Est est une espèce distincte, à une insuffisance d’indices physiques récents montrant qu’il y a encore des couguars sauvages dans l’Est du Canada, ainsi qu’à certaines informations selon lesquelles les couguars observés seraient des animaux captifs échappés. Les informations actuelles ne permettent donc pas de déterminer le statut de cette espèce.

Les populations de couguar de l’Ouest semblent stables et bien que le couguar ait pratiquement disparu de l’Est du Canada, d’après certaines indications, il pourrait être en train de migrer vers l’est et de repeupler d’anciennes aires de répartition. Au cours des dernières années, des rapports de piégeage et des études d’ADN ont confirmé une présence accrue de couguars dans le centre et dans l’Est du Canada. Au Manitoba, un couguar a été abattu en 2004 et un second a été pris dans le piège à coyote d’un chasseur en 2005. Ces deux spécimens constituent les premiers cas portés à l’attention des services de la faune de cette province depuis 32 ans. De plus, les preuves obtenues grâce à des échantillons de poils prélevés en 2000 au Québec (sur une voiture qui, au dire de témoins, avait frappé un couguar), ainsi qu’à des analyses d’ADN pratiquées sur des échantillons de poils prélevés en 2003 au Nouveau-Brunswick (sur des poteaux traités à l’urine de couguar), ont confirmé la présence du couguar plus à l’est. Depuis l’abolition des primes et la mise en place de mesures éclairées de gestion et de conservation pour les couguars, il est permis d’espérer que cette espèce pourra se maintenir dans tout le Canada, pourvu qu’il reste suffisamment d’habitats appropriés.


Statut de conservation IUCN :

puma      2450431885Mesures de protection

      Convention de Washington, annexe 1

FILE - In this undated file photo provided by the California Department of Fish and Game shows a mountain lion. While mountain lion populations are healthy across California, the situation is becoming increasingly dire for the isolated population in the Santa Monica Mountains. Lions need as many as 100 square mile territories but the estimated 10 cats in this mountain range are hemmed in by freeways and other development and without a way to link to the greater population, biologists say the Santa Monica Mountain lions will go extinct. DNA tests indicate that mountain lions in the Santa Monica Mountains are inbreeding, another sign of the challenges facing the species struggling to survive in the midst of one of the nation's most densely populated urban regions. (AP Photo/California Department of Fish and Game, File)

Le cougar, qu’on appelle aussi puma, était sur la liste des espèces menacées depuis 1973 mais sa disparition était suspectée depuis longtemps.

Les services étasuniens de la pêche et de la faune (US Fish and Wildlife Service) ont passé en revue toutes les informations disponibles et conclu, mercredi, que le puma de l’Est américain était effectivement éteint. Ils ont recommandé que ses sous-espèces ne figurent plus sur la liste des animaux menacés d’extinction.

Si 10 espèces animales disparaissent, c’est tout l’équilibre écologique qui s’en trouve bouleversé : les plantes qu’ils mangeaient, les prédateurs qui les chassaient, et ainsi de suite.

Mais si des milliers d’espèces disparaissent chaque année, n’est-ce pas la Terre entière qui s’en trouve menacée ?

Une espèce de plus que nos enfants ne pourront pas admirer. Le fameux puma de l’est américain a effectivement été déclaré espèce disparue. Ainsi la société continue son épuration systématique de la biodiversité et l’homme sera la victime de sa propre arrogance.

out_15_dead_cougars_t1200Cet animal avait effectivement disparu depuis les années 30. Depuis de nombreux témoins disaient en avoir vu ; mais selon toute vraisemblance il devait s’agir de différents félins (nombreux dans la zone). US Fish and Wildlife Service a contrôlé les données en leur possession depuis 1973 lors du classement du couguar en espèce protégée. Ils ont déclaré que sans aucun doute, le couguar est une espèce éteinte. Le deuil est sur notre société mondiale.

Les grands fauves représentent un maillon important de l’échelle alimentaire et de l’équilibre dans la diversité. Les félins sont un symbole de notre volonté d’autodestruction. Comment un animal déclaré en danger depuis 73 peut disparaître aujourd’hui malgré tout les efforts dans un pays dit civilisé ?

Nous sommes visiblement plus forts pour détruire que pour protéger ! Sans les loups, les ours et les cougars, les État-Unis seront bientôt envahi par les espèces sans prédateurs, vecteurs de nombreuses maladies (lapins, rats,…) et seulement alors certains comprendront, trop tard, nos erreurs.

Si dans un pays évolué comme les USA, des institutions de protection de la faune et la flore, professionnelles, très peu corrompues, n’arrivent pas à protéger le cougar ; comment peut on espérer que des pays en grande difficulté puissent protéger des éléphants, rhinos et autre tigres en voie d’extinction.

Les américains n’ont pas tué le cougar parce qu’il gênait leur survie, ils n’ont pas tué le cougar pour manger ou pour protéger les troupeaux et les enfants. Non ! les américains ont tué le cougar pour les trophées. Pour se sentir supérieur, l’homme a besoin de se prouver qu’il est capable de détruire la vie, spécialement si elle est grande, avec de grandes dents.

Le cougar a donc disparu pour l’égo de quelques petite b…. ! C’est triste et révoltant. J’aimerai que l’homme soit capable de grandir de ses erreurs et qu’il soit capable d’avoir de la compassion. Pour notre survie, il est important d’oublier que Dieu a fait l’homme à son image et que nous ne sommes que des mammifères doués de cruauté.

TheCougar killedpantherfull  

Importance dans les cultures précolombiennes

Les civilisations précolombiennes vénéraient le puma comme un dieu ou un être surnaturel, à l’instar du jaguar. Dans les Andes, le dieu Viracocha est représenté par le motif du puma sur la porte du Soleil de Tiahuanaco. Pour les Incas, lors des éclipses de Soleil, Int, dieu du soleil était dévoré par un monstre céleste assimilé à un puma. Les pumas étaient vus comme les représentants des dieux de la montagne. Lorsque ce phénomène céleste se produisait, les paysans des Andes faisaient là encore un maximum de bruit mais cette fois, pour effrayer le félin. Le nom du lac Titicaca signifie le « lac des pumas de pierre ». Les plans de la ville de Cuzco au Pérou auraient été conçus en reprenant la silhouette du félin.

Les Anasazis lui vouaient un culte. Au Nouveau-Mexique, les Cochites ont sculpté deux pumas en pierre grandeur nature pour un autel et les Zunis emportaient avec eux des amulettes en pierre représentant le félin. D’autres peuples le chassaient pour s’en nourrir ou pour sa peau. Dans les croyances animistes des peuples d’Amérique du Nord, l’esprit du puma est celui du chef qui s’impose sans utiliser la violence ou la contrainte. Il est un modèle de persévérance et de détermination, car il attend patiemment le passage d’une proie du haut d’un arbre ou d’un rocher. Le puma est un animal très vénéré de la mythologie andine. Il y occupe une place similaire à celle du lion dans le bestiaire occidental.

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