titre hyene

HYENE

(Hyaenidae / hyénidés)

 la Hyène / the Yena

Hyaenidae

maj Février 2017

CLASSIFICATION

Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Super-classe Tetrapoda
Classe Mammalia
Cohorte Placentalia
Super-ordre Laurasiatheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Feliformia
Famille Hyaenidae

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HYENE

Espérance de vie : 20 à 25 ans / 40 ans en captivité

Mesure :  165 cm / 80 au garrot

Poids :   Jusqu’à 85 kg / moyenne 75 kg

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HYÈNE – PREDATEUR

Bien que ce ne soit pas un félin, la Hyène est le principal prédateur des félins d’Afrique. Etant dans la même zone géographique et partageant les mêmes terrains de chasse, elle est la première menace.

Les hyènes forment la famille des hyénidés (Hyaenidae), des carnivores terrestres de grande taille. Bien que la hyène ressemble à un gros chien, elle n’appartient pas au sous-ordre Caniformia mais à celui des Feliformia. Elle est connue pour son cri ressemblant à un rire désagréable et odieux qui signifie qu’elle a trouvé de la nourriture.

DESCRIPTION COMPLETE

Nom : Hyène – Hyaenna ( latin )14438809-portrait-d-une-hy-ne-sur-fond-blanc
Territoire : Afrique jusqu’au Moyen-Orient
Habitat : Désert et région arides, savanes, steppe, zone d’habitation, lisière de forêt
Régime : il est Carnivore, charognard et chasseur
Longévité : 20 à 25 ans ; 40 ans en captivité
Longueur : Jusqu’à 1,65 mètres
Taille au garrot : Jusqu’à 80 cm
Taille de la queue : Jusqu’à 40 cm
Unité sociale : En clan ( jusqu’à 100 individus )
Poids : Jusqu’à 85 Kg
Gestation : De 90 jours à 110 jours
Portée : 1 à 4 petits
Vitesse : Jusqu’à 65 km/h

carte Hyene

ANATOMIE

Les hyènes ont un aspect trapu avec un arrière-train plus bas que l’avant. Leur pelage peut être rayé ou tacheté, et d’une couleur tirant sur le marron. Elles mesurent selon les espèces de 95 cm à 165 cm (pour l’hyène tachetée) de long, pour un poids variant de 15 à 85 kg. Leur puissance de morsure peut atteindre jusqu’à 3000 kg, soit la plus élevée chez les mammifères. La femelle est toujours plus grande et plus forte que les mâles, à cause d’un apport en testostérone surélevé chez celle-ci, mais on n’en connaît pas la raison.

Les femelles ont un clitoris très développé ressemblant à un pénis. Cette particularité anatomique et l’organisation matriarcale des hyènes sont déterminantes d’un conflit sexuel dont les femelles sortiraient gagnantes La gestation est d’environ 110 jours. Les petits seront allaités jusqu’à un an et demi. Il est impossible de discerner par la simple observation un mâle hyène d’une femelle tant l’une et l’autre se ressemblent. C’est en prélevant un poil de hyène et en l’analysant que l’on peut déterminer son sexe.

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DENTITION – UNE MÂCHOIRE DE FER

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ALIMENTATION

Bien que souvent charognarde, la hyène est un redoutable chasseur en bande et 70 % de son alimentation est issue de la chasse effectuée principalement la nuit, le reste étant composé notamment de charognes abandonnées ou volées à de grands fauves. Ses mâchoires (3000 kg au cm² à comparer avec les 150 kg au cm² du loup et les 15 à 20 kg/cm² de l’homme) lui permettent de broyer les os des animaux qu’elle dévore et de les avaler avec le reste de la carcasse. À ce jour c’est le seul animal répertorié capable de broyer un fémur d’éléphant. Pour cette raison, les excréments de hyène ont une couleur blanche, liée au fort taux de calcium (issu des os) qu’ils contiennent, si bien que les hommes ont longtemps cru qu’il y avait un brasier dans le corps des hyènes et que les excréments étaient des cendres.

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Alimentation chez la Hyène

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COMPORTEMENT

Dans une meute de hyènes tachetées, l’individu dominant est généralement une femelle. Les individus dominés doivent se soumettre à une inspection régulière de leurs organes génitaux par les individus dominants. On pourrait prendre les femelles pour des mâles après une observation superficielle, car le clitoris est particulièrement développé et ressemble fort à un pénis. Cela a longtemps occasionné parmi les populations indigènes des croyances selon lesquelles il n’y aurait pas de femelles chez les hyènes. Les femelles produisent de la testostérone en grande quantité. Les individus mâles se font souvent maltraiter par les femelles.

La domination de la femelle est héréditaire. Elle donnera naissance à une future dominante. Si plusieurs petites femelles naissent dans cette portée, on dit que la petite future dominante tuera très vite les autres petites femelles. Quoi qu’il en soit, elle imposera très vite, encore bébé, sa dominance. C’est la princesse héritière et, quel que soit son âge, le reste de la troupe lui doit le respect… en lui montrant leurs parties génitales. Pour imposer cette marque de respect, elle s’approche tout simplement de ses congénères la queue dressée, tandis que les autres membres de la troupe adoptent une attitude de soumission. Elle copie cette attitude régalienne de sa mère. Cela fait partie de son éducation de future reine. La dominante n’a pas besoin de chasser. Elle peut réclamer sa part de n’importe quelle proie attrapée par les autres hyènes de la troupe, ou tout au moins les meilleurs morceaux, ce qui lui laisse beaucoup plus de temps pour élever sa petite princesse, en vraie future dominante.

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PREDATEUR

hyene iconeLes hyènes, lorsqu’elles sont en très grand nombre, n’ont pas d’adversaire particulier. Cependant il leur arrive de se faire attaquer, même de se faire tuer par les lions (leur principal adversaire), les léopards, les autres meutes de hyènes et les lycaons.

La hyène tachetée est dans sa catégorie la plus imposante et la plus puissante

Il ne faut pas croire que ce carnassier se contente de charognes. C’est en réalité l’un des plus puissants prédateurs de la savane.
Elles lancent, en groupe, des chasses d’une incroyable cruauté. Elles peuvent poursuivre leur proie sur de très longues distances.

Ne pouvant pas terrasser une grosse proie comme un zèbre ou un gnou d’un seul coup, elles harcèlent la victime et le mutilent.
L’animal meut d’hémorragie suite aux plaies béantes infligées par la horde.

Ses mâchoires surpuissantes constituent l’arme maîtresse de ce prédateur. Elle est capable de broyer pratiquement tous les os. La hyène tachetée a une puissance de 3 tonnes dans la mâchoire au cm². De plus, son appareil digestif peut tout assimiler.

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RICANEMENT DE LA HYENE

Le cri de la hyène est très particulier et ressemble à un ricanement. Pourquoi la hyène ricane-t-elle ? Il s’agit en réalité d’une suite de sons, propre à chaque individu. Aucune hyène ne ricane de la même manière. Cette communication permet d’afficher son rôle social et son âge

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LEUR PHYSIQUE LES PROTEGE

L’avantage quand on a un physique disgracieux c’est qu’on ne provoque aucune concupiscence. C’est finalement l’atout de la hyène totalement ignorée par l’homme. Elles ne sont donc pas chassées pour leur fourrure ou leur viande.

Cependant, il arrive que la faim oblige certains groupes à attaquer les animaux domestiques. Des expéditions punitives sont alors organisées. A tel point, que dans certaines régions, l’espèce a été totalement exterminée.
Le résultat a été la propagation d’épidémies extrêmement virulentes.

C’est dans ces cas-là où l’on peut vérifier la grande utilité de ces charognards.

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LEUR ANCÊTRE

le Hyænodon

Hyaenodon est un genre éteint de mammifère préhistorique de la famille des hyaenodontidés et de l’ordre des créodontes, un groupe de carnivores anciens, différents de l’ordre des Carnivores d’aujourd’hui. Apparu à la fin de l’Éocène (- 41 Ma), il a disparu à l’aube du Miocène (- 21 Ma).

Description

HyaenodonHyænodon (« dent de hyène ») dont la taille, selon les espèces, variait de 30 centimètres à 1,4 mètre de haut pour un poids maximal de 500 kg, pouvait ressembler de loin à une hyène actuelle mais sa morphologie était en fait très différente. Il ressemblait beaucoup plus à un félin qu’à un canidé. Son corps, long et robuste, se terminait par une longue queue. Il possédait cinq orteils à chaque pied et chaque orteil était armé d’une griffe tranchante. Le cou était plus court que le crâne, long et très massif. Celui-ci se terminait par un museau étroit, beaucoup plus grand que ceux des carnivores actuels.

Le crâne de Hyænodon renfermait un cerveau plutôt petit pour un animal de cette envergure (néocortex de taille réduite) mais sa structure démontre qu’il était doté d’importants muscles maxillaires et d’un sens de l’odorat particulièrement aigu. La tête était si grosse et dentée qu’elle fait de cet animal un redoutable prédateur : ses huit dents pointues, acérées, étaient alignées de chaque côté de la mâchoire et conservaient leur arête tranchante. Les mâchoires, longues et étroites, étaient puissantes et servaient à mordre, à briser le cou de ses proies, à broyer et à écraser. La morphologie des molaires était différente de celle des Carnivores de l’époque actuelle.

On pense que Hyænodon pouvait courir à environ 55 km/h. Une de ses proies était l’entélodonte. Hyænodon a régné sur les terres d’Amérique du Nord durant 20 millions d’années, quand les autres espèces perduraient environ 5 millions d’années.

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Crane Hyaenodon

Habitudes de vie

Hyænodon, surtout les petites espèces, pouvait être grégaire et chasser en groupe, mais un néocortex si petit, moins apte qu’un gros à la communication et à la coordination, indiquerait une propension à chasser davantage en solitaire qu’en groupe. Hyænodon pouvait s’attaquer aux chevaux comme aux chameaux. À plusieurs, ils pouvaient s’attaquer aux jeunes indricothères. Il est par ailleurs quasi certain qu’il y ait eu des espèces de Hyænodon fouisseuses.

Les espèces plus grandes, telle Hyænodon gigas, étaient plus solitaires et ne se fréquentaient qu’à la saison des amours. L’usure des dents fossiles démontre, selon plusieurs paléontologues, qu’il grinçait des dents, peut-être pour effrayer ses rivaux ou conquérir une femelle. Hyænodon était digitigrade, aidé par une forte musculature, ce qui lui permettait de courir très vite. Les proies les plus convoitées devaient être des herbivores de la famille des rhinocéros ou des chevaux tels que les chalicothères. Il chassait peut-être des entélodontes juvéniles, mais pas les individus adultes qui, au contraire, représentaient des prédateurs ennemis.

Selon des restes fossilisés trouvés aux États-Unis, certains d’entre eux possédaient de curieuses habitudes alimentaires. En effet, ils couvraient leurs proies de leurs excréments, ce qui permettait de masquer leur odeur et d’écarter d’éventuels chapardeurs. Certains ours d’aujourd’hui ont également cette habitude.

Hyænodon a évolué parallèlement à l’ordre des carnivores mais ceux-ci, plus intelligents et plus spécialisés, ont fini par les supplanter. On sait d’ailleurs qu’à la fin de l’Éocène, la biodiversité s’est réduite au fur et à mesure que le climat se refroidissait.

Photos de Hyenes

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