titre hyene

HYENE

(Hyaenidae / hyénidés)

 la Hyène / the Yena

Hyaenidae

maj Mai 2017

CLASSIFICATION

Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Super-classe Tetrapoda
Classe Mammalia
Cohorte Placentalia
Super-ordre Laurasiatheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Feliformia
Famille Hyaenidae

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HYENE

Espérance de vie : 20 à 25 ans / 40 ans en captivité

Mesure :  165 cm / 80 au garrot

Poids :   Jusqu’à 85 kg / moyenne 75 kg

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HYÈNE – PREDATEUR

Bien que ce ne soit pas un félin, la Hyène est le principal prédateur des félins d’Afrique. Etant dans la même zone géographique et partageant les mêmes terrains de chasse, elle est la première menace.

Les hyènes forment la famille des hyénidés (Hyaenidae), des carnivores terrestres de grande taille. Bien que la hyène ressemble à un gros chien, elle n’appartient pas au sous-ordre Caniformia mais à celui des Feliformia. Elle est connue pour son cri ressemblant à un rire désagréable et odieux qui signifie qu’elle a trouvé de la nourriture.

DESCRIPTION COMPLETE

Nom : Hyène – Hyaenna ( latin )14438809-portrait-d-une-hy-ne-sur-fond-blanc
Territoire : Afrique jusqu’au Moyen-Orient
Habitat : Désert et région arides, savanes, steppe, zone d’habitation, lisière de forêt
Régime : il est Carnivore, charognard et chasseur
Longévité : 20 à 25 ans ; 40 ans en captivité
Longueur : Jusqu’à 1,65 mètres
Taille au garrot : Jusqu’à 80 cm
Taille de la queue : Jusqu’à 40 cm
Unité sociale : En clan ( jusqu’à 100 individus )
Poids : Jusqu’à 85 Kg
Gestation : De 90 jours à 110 jours
Portée : 1 à 4 petits
Vitesse : Jusqu’à 65 km/h

carte Hyene

ANATOMIE

Les hyènes ont un aspect trapu avec un arrière-train plus bas que l’avant. Leur pelage peut être rayé ou tacheté, et d’une couleur tirant sur le marron. Elles mesurent selon les espèces de 95 cm à 165 cm (pour l’hyène tachetée) de long, pour un poids variant de 15 à 85 kg. Leur puissance de morsure peut atteindre jusqu’à 3000 kg, soit la plus élevée chez les mammifères. La femelle est toujours plus grande et plus forte que les mâles, à cause d’un apport en testostérone surélevé chez celle-ci, mais on n’en connaît pas la raison.

Les femelles ont un clitoris très développé ressemblant à un pénis. Cette particularité anatomique et l’organisation matriarcale des hyènes sont déterminantes d’un conflit sexuel dont les femelles sortiraient gagnantes La gestation est d’environ 110 jours. Les petits seront allaités jusqu’à un an et demi. Il est impossible de discerner par la simple observation un mâle hyène d’une femelle tant l’une et l’autre se ressemblent. C’est en prélevant un poil de hyène et en l’analysant que l’on peut déterminer son sexe.

Sexualité des animaux : la hyène tachetée, une femelle phallique

Se baser sur le physique n’est pas toujours une bonne idée. Encore moins lorsqu’il s’agit des hyènes tachetées. Mâles et femelles se ressemblent et le sexe le plus fort n’est pas forcément celui que l’on croit, encore moins dans le domaine de la sexualité.

Certaines espèces n’ont pas de dimorphisme sexuel, c’est-à-dire qu’on ne distingue pas de différence morphologique notable et évidente entre un mâle et une femelle. Même lorsque le sexe génétique est bien établi et que l’individu est porteur des chromosomes sexuels XX ou XY.

Quand il s’agit d’un mammifère, l’un des moyens d’établir un sexage est de regarder entre les pattes de l’animal pour identifier les organes génitaux et connaître le sexe gonadique. Mais même avec cet examen, ce n’est pas toujours évident. Chez la hyène tachetée, la femelle est aussi masculine qu’un mâle puisqu’elle a un pseudo pénis. La seule différence visible, c’est la forme du gland, il est un peu arrondi chez la femelle et plus pointu chez les mâles. Chez les petits de moins de trois mois, il est quasi impossible d’établir le sexage juste par l’examen du gland. Il y a un phimosis naturel qui empêche une érection complète avant l’âge de trois mois. Il faut faire une prise de sang et rechercher le sexe génétique ou faire une échographie.

Femelle phallique, une forme d’hermaphrodisme secondaire ?

Jusqu’aux années 60, la hyène tachetée était considérée comme un animal hermaphrodite capable de changer de sexe au cours de sa croissance. On sait désormais que ce n’est pas le cas. Son pseudo pénis est en réalité, un clitoris hypertrophié et allongé. Il renferme des muscles et des corps caverneux qui permettent son érection, comme un pénis. Il ne reste pas toujours en érection, il se rétracte aussi dans un prépuce.

Pour rajouter à la confusion, il y a même un pseudo scrotum qui simule la présence de testicule mais ce n’est qu’une illusion puisque c’est un vestige de vagin et de la fusion de la vulve. Contrairement à d’autres mammifères comme l’homme, ce clitoris surdimensionné renferme un canal urinaire. L’animal utilise donc cet attribut aussi bien pour uriner que pour copuler.

Une copulation hard pour le mâle

Ce clitoris érectile a une grande capacité à se dilater, il peut aussi se rétracter et s’invaginer vers l’intérieur et s’élargir (un peu comme une chaussette qu’on retourne) ce qui permet de laisser la place au pénis du mâle. Mais ce n’est pas gagné pour autant. Les femelles hyènes tachetées sont les seuls mammifères à ne pas avoir d’orifice vaginal en région caudale (sous la queue) mais plutôt en position ventrale.

Du coup, ça rend la tâche plus difficile pour le mâle. Il doit monter la femelle et basculer la partie caudale de son corps sous la hyène pour tenter l’intromission. C’est une position assez dure à tenir, au moins cinq minutes, sans être interrompu par des rivaux et avant que la femelle ne change d’avis. Chez les hyènes tachetées, il n’y a pas de cas de copulation forcée, comme on pourrait le voir dans d’autres espèces.

Le girl power

Parmi les quatre espèces de hyènes (hyène brune, hyène rayée, protèle), la hyène tachetée est la seule à avoir des organes à morphologie masculine. On ne sait pas si cela est vraiment lié, mais il s’agit de la seule espèce où le système est matriarcal. Ce sont les femelles qui commandent. Même la dernière des femelles dans la hiérarchie est dominante par rapport au premier des mâles. Elles sont plus agressives que les mâles, plus grandes, plus fortes, elles ont l’accès à la nourriture avant les mâles. Et comme le font les mâles dans d’autres espèces, elles utilisent leur pseudo pénis dans les interactions de dominance.

L’érection fait partie des moyens de communication au sein du clan. D’ailleurs, il suffit de séparer deux individus, puis de les remettre ensemble pour observer une érection lors des rencontres, aussi bien du mâle que de la femelle.

Une dominance payée au prix fort

La domination des femelles n’a pas que des avantages. Leur anatomie complique leur reproduction. Le rendement n’est pas terrible, la portée ne donne naissance, dans le meilleur des cas qu’à deux petits par gestation. La présence de ce clitoris érectile en position ventrale rend le trajet tortueux aussi bien pour les spermatozoïdes que pour le fœtus à la mise bas.

Après le passage du bassin, le fœtus doit prendre un virage de 180° pour poursuivre le canal urogénital. Le méat qui termine le clitoris n’est pas assez élastique pour laisser passer sans accident, un fœtus de 1,5 kg lors de la mise bas. Il y a des problèmes de dystocie et de déchirure du clitoris à la première mise bas.

Autre difficulté : le trajet que doit effectuer le fœtus avant la naissance est de 60 cm alors que son cordon ombilical mesure entre 12 et 18 cm. Résultat, le cordon se rompt alors que le fœtus est dans la mère, c’est un fait assez rare chez les mammifères. À titre de comparaison, chez les humains, le trajet est de 8-10 cm pour un cordon de 50 cm. Chez les hyènes, l’expulsion des petits doit être très rapide sinon c’est l’anoxie.

Une morphologie masculine, une histoire d’hormones ?

Ce n’est pas qu’une histoire de testostérone ! Les taux plasmatiques de cette hormone sont identiques entre mâle et femelle jusqu’à la puberté. Les mâles ont ensuite des taux supérieurs aux femelles. En revanche, les femelles ont un taux d’androstènedione (précurseur d’hormone androgène) plus élevé que les mâles quel que soit l’âge.

La masculinisation se produit dans la circulation sanguine de la mère. L’androstènedione est un composé inactif qui peut être converti en œstrogènes ou en testostérone. Dans le placenta d’une hyène gestante, peu de androstènedione se transforme en œstrogènes, ce qui conduit à des niveaux élevés de testostérone chez le fœtus. La testostérone abondante entraîne vraisemblablement les traits masculins des hyènes femelles.

Les hyènes tachetées sont un parfait exemple pour illustrer le fait que dans le règne animal, les critères qui déterminent qu’un individu est de sexe masculin ou féminin ne sont pas forcément ceux que l’on croit. Les mécanismes de différenciation sexuelle sont très variables dans la nature.

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DENTITION – UNE MÂCHOIRE DE FER

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LES PETITS

Période de gestation chez la hyène tachetée: 110 jours,

les petits naissent dans une tanière ou plutôt sous terre, une seule sortie et entrée pour l’accès, comparable à celui de l’oryctérope.

les bébés sont mis au monde avec tout l’arsenal de combat des adultes, ils sont déjà pourvus de dents, de griffes et sa équipés de la vue des la naissance.

la Portée est en générale constitué de : 1 à 4 petits, mais seulement 2 survivent au bout de quelques jours.

La hyène est le seul mammifère dans l’allaitement est le plus long, il atteint les 16 mois.

les petits naissent presque noir, couleur qu’ils perdront rapidement au cours des premières semaines.Thoiry_CP_NaissanceHyenes_2016_UN_Imp

Les jeunes hyènes à la naissance on déjà un caractère bien trempées et savent se faire respecté du reste du groupe, cela est du au fait que pendant la gestation, les petits baigne dans un liquide saturé de testostérone ce qui aura fatalement  une incidence sur le futur caractère et le coté opportuniste et dominant que l’on connait de l’espèce.

Chez les hyène la hiérarchie est déjà inscrite et celle-ci est respecté a la lettre.

Les hyènes tachetées ont pour habitude de partager un léchage particulièrement sexualisé de leurs parties génitales pour assurer une coopération optimale dans la troupe. Mais quoi qui l’en soit, c’est un acte de soumission, la hyène se soumet devant un membre hiérarchiquement plus élevé en levant sa patte arriéré pour que celui-ci puisse la sentir.

Pour le petits d’une hyène élevé dans le groupe c’est la même chose, l’adulte se soumet devant la petit hyène du rang plus élevé et ceci naturellement.

  

ALIMENTATION

Bien que souvent charognarde, la hyène est un redoutable chasseur en bande et 70 % de son alimentation est issue de la chasse effectuée principalement la nuit, le reste étant composé notamment de charognes abandonnées ou volées à de grands fauves. Ses mâchoires (3000 kg au cm² à comparer avec les 150 kg au cm² du loup et les 15 à 20 kg/cm² de l’homme) lui permettent de broyer les os des animaux qu’elle dévore et de les avaler avec le reste de la carcasse. À ce jour c’est le seul animal répertorié capable de broyer un fémur d’éléphant. Pour cette raison, les excréments de hyène ont une couleur blanche, liée au fort taux de calcium (issu des os) qu’ils contiennent, si bien que les hommes ont longtemps cru qu’il y avait un brasier dans le corps des hyènes et que les excréments étaient des cendres.

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Alimentation chez la Hyène

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COMPORTEMENT

Dans une meute de hyènes tachetées, l’individu dominant est généralement une femelle. Les individus dominés doivent se soumettre à une inspection régulière de leurs organes génitaux par les individus dominants. On pourrait prendre les femelles pour des mâles après une observation superficielle, car le clitoris est particulièrement développé et ressemble fort à un pénis. Cela a longtemps occasionné parmi les populations indigènes des croyances selon lesquelles il n’y aurait pas de femelles chez les hyènes. Les femelles produisent de la testostérone en grande quantité. Les individus mâles se font souvent maltraiter par les femelles.

La domination de la femelle est héréditaire. Elle donnera naissance à une future dominante. Si plusieurs petites femelles naissent dans cette portée, on dit que la petite future dominante tuera très vite les autres petites femelles. Quoi qu’il en soit, elle imposera très vite, encore bébé, sa dominance. C’est la princesse héritière et, quel que soit son âge, le reste de la troupe lui doit le respect… en lui montrant leurs parties génitales. Pour imposer cette marque de respect, elle s’approche tout simplement de ses congénères la queue dressée, tandis que les autres membres de la troupe adoptent une attitude de soumission. Elle copie cette attitude régalienne de sa mère. Cela fait partie de son éducation de future reine. La dominante n’a pas besoin de chasser. Elle peut réclamer sa part de n’importe quelle proie attrapée par les autres hyènes de la troupe, ou tout au moins les meilleurs morceaux, ce qui lui laisse beaucoup plus de temps pour élever sa petite princesse, en vraie future dominante.

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Le « RIRE » de la hyène !

Non, les hyènes ne poussent pas ce cri, ce giggle, parce que la savane est drôle. C’est juste une vocalisation qui ressemble à un rire humain. En revanche, ce cri reflète l’âge, l’identité et surtout le statut hiérarchique de l’émetteur. C’est ce qu’a montré Nicolas Mathevon, professeur à l’universiré Jean Monnet de Saint-Etienne et membre de l’Equipe neuro-éthologie sensorielle.

« Ces giggles sont des vocalisations qui varient en temps, en amplitude et en fréquence. Elles sont émises dans des contextes de compétition entre individus », m’a expliqué Nicolas Mathevon. Il vient de publier ses recherches menées avec des chercheurs américains dans la revue BMC Ecology. « On ne s’y attendait pas vraiment, mais en étudiant les caractéristiques acoustiques des giggles, on s’est aperçu qu’ils étaient multi-informatifs », raconte-t-il. Et parmi les informations « codées » la plus prononcée concerne le statut hiérarchique de l’animal dans son clan.

Les hyènes évoluent dans une société matrilinéaire. Les femelles dominent les mâles. Quand une femelle naît, elle reste dans le clan. Si c’est un mâle, il est chassé, il erre et s’intègre à un nouveau clan, tout en bas de l’échelle. Les hyènes tachetées étudiées par le chercheur et ses collègues sont « de grands prédateurs qui chassent en groupe ». Mais leur coopération s’achève en même temps que la chasse ; le rapport dominant/dominé reprend le dessus dès qu’il s’agit de manger la proie.

M.Mathevon « aurait bien aimé enregistrer les hyènes dans la nature », mais l’opération s’est avérée trop complexe. Lui et son équipe se sont donc rabattus sur le seul élevage de hyènes au monde, sis à Berkeley, aux Etats-Unis. Ces 26 hyènes tachetées sont nées en captivité. L’avantage sur la savane, c’est que l’âge et le tempérament  des hyènes captives sont parfaitement connus du personnel de l’élevage.

« Nous avons mis chaque individu dans un contexte de frustration et avons enregistré le giggle émis par la hyène quand elle attendait son bout de viande », souligne M. Mathevon.Avec des méthodes qu’il est mal aisé de détailler ici, les chercheurs ont analysé les parties variables de chaque succession de notes et sont arrivés à la conclusion suivante :

« Le giggle semble ‘transporter’ une large gamme de messages, même s’ils ne sont pas nécessairement tous fiables. Ces informations transmises par les vocalisations, ajoutées aux canaux tactiles, visuels et chimiques assurent aux hyènes une collection de signaux qui sous-tendent leur système social complexe. »


PREDATEUR

hyene iconeLes hyènes, lorsqu’elles sont en très grand nombre, n’ont pas d’adversaire particulier. Cependant il leur arrive de se faire attaquer, même de se faire tuer par les lions (leur principal adversaire), les léopards, les autres meutes de hyènes et les lycaons.

La hyène tachetée est dans sa catégorie la plus imposante et la plus puissante

Il ne faut pas croire que ce carnassier se contente de charognes. C’est en réalité l’un des plus puissants prédateurs de la savane.
Elles lancent, en groupe, des chasses d’une incroyable cruauté. Elles peuvent poursuivre leur proie sur de très longues distances.

Ne pouvant pas terrasser une grosse proie comme un zèbre ou un gnou d’un seul coup, elles harcèlent la victime et le mutilent.
L’animal meut d’hémorragie suite aux plaies béantes infligées par la horde.

Ses mâchoires surpuissantes constituent l’arme maîtresse de ce prédateur. Elle est capable de broyer pratiquement tous les os. La hyène tachetée a une puissance de 3 tonnes dans la mâchoire au cm². De plus, son appareil digestif peut tout assimiler.

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RICANEMENT DE LA HYENE

Le cri de la hyène est très particulier et ressemble à un ricanement. Pourquoi la hyène ricane-t-elle ? Il s’agit en réalité d’une suite de sons, propre à chaque individu. Aucune hyène ne ricane de la même manière. Cette communication permet d’afficher son rôle social et son âge

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LEUR PHYSIQUE LES PROTEGE

L’avantage quand on a un physique disgracieux c’est qu’on ne provoque aucune concupiscence. C’est finalement l’atout de la hyène totalement ignorée par l’homme. Elles ne sont donc pas chassées pour leur fourrure ou leur viande.

Cependant, il arrive que la faim oblige certains groupes à attaquer les animaux domestiques. Des expéditions punitives sont alors organisées. A tel point, que dans certaines régions, l’espèce a été totalement exterminée.
Le résultat a été la propagation d’épidémies extrêmement virulentes.

C’est dans ces cas-là où l’on peut vérifier la grande utilité de ces charognards.

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LEUR ANCÊTRE

le Hyænodon

Hyaenodon est un genre éteint de mammifère préhistorique de la famille des hyaenodontidés et de l’ordre des créodontes, un groupe de carnivores anciens, différents de l’ordre des Carnivores d’aujourd’hui. Apparu à la fin de l’Éocène (- 41 Ma), il a disparu à l’aube du Miocène (- 21 Ma).

Description

HyaenodonHyænodon (« dent de hyène ») dont la taille, selon les espèces, variait de 30 centimètres à 1,4 mètre de haut pour un poids maximal de 500 kg, pouvait ressembler de loin à une hyène actuelle mais sa morphologie était en fait très différente. Il ressemblait beaucoup plus à un félin qu’à un canidé. Son corps, long et robuste, se terminait par une longue queue. Il possédait cinq orteils à chaque pied et chaque orteil était armé d’une griffe tranchante. Le cou était plus court que le crâne, long et très massif. Celui-ci se terminait par un museau étroit, beaucoup plus grand que ceux des carnivores actuels.

Le crâne de Hyænodon renfermait un cerveau plutôt petit pour un animal de cette envergure (néocortex de taille réduite) mais sa structure démontre qu’il était doté d’importants muscles maxillaires et d’un sens de l’odorat particulièrement aigu. La tête était si grosse et dentée qu’elle fait de cet animal un redoutable prédateur : ses huit dents pointues, acérées, étaient alignées de chaque côté de la mâchoire et conservaient leur arête tranchante. Les mâchoires, longues et étroites, étaient puissantes et servaient à mordre, à briser le cou de ses proies, à broyer et à écraser. La morphologie des molaires était différente de celle des Carnivores de l’époque actuelle.

On pense que Hyænodon pouvait courir à environ 55 km/h. Une de ses proies était l’entélodonte. Hyænodon a régné sur les terres d’Amérique du Nord durant 20 millions d’années, quand les autres espèces perduraient environ 5 millions d’années.

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Crane Hyaenodon

Habitudes de vie

Hyænodon, surtout les petites espèces, pouvait être grégaire et chasser en groupe, mais un néocortex si petit, moins apte qu’un gros à la communication et à la coordination, indiquerait une propension à chasser davantage en solitaire qu’en groupe. Hyænodon pouvait s’attaquer aux chevaux comme aux chameaux. À plusieurs, ils pouvaient s’attaquer aux jeunes indricothères. Il est par ailleurs quasi certain qu’il y ait eu des espèces de Hyænodon fouisseuses.

Les espèces plus grandes, telle Hyænodon gigas, étaient plus solitaires et ne se fréquentaient qu’à la saison des amours. L’usure des dents fossiles démontre, selon plusieurs paléontologues, qu’il grinçait des dents, peut-être pour effrayer ses rivaux ou conquérir une femelle. Hyænodon était digitigrade, aidé par une forte musculature, ce qui lui permettait de courir très vite. Les proies les plus convoitées devaient être des herbivores de la famille des rhinocéros ou des chevaux tels que les chalicothères. Il chassait peut-être des entélodontes juvéniles, mais pas les individus adultes qui, au contraire, représentaient des prédateurs ennemis.

Selon des restes fossilisés trouvés aux États-Unis, certains d’entre eux possédaient de curieuses habitudes alimentaires. En effet, ils couvraient leurs proies de leurs excréments, ce qui permettait de masquer leur odeur et d’écarter d’éventuels chapardeurs. Certains ours d’aujourd’hui ont également cette habitude.

Hyænodon a évolué parallèlement à l’ordre des carnivores mais ceux-ci, plus intelligents et plus spécialisés, ont fini par les supplanter. On sait d’ailleurs qu’à la fin de l’Éocène, la biodiversité s’est réduite au fur et à mesure que le climat se refroidissait.

Photos de Hyenes

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