Panthère & LeopardUncategorized

Panthère des neiges

PANTHÈRE DES NEIGES

CLASSIFICATION

  • Embranchement
  • Sous-embr.
  • Classe
  • Sous-classe
  • Infra-classe
  • Ordre
  • Sous-ordre
  • Famille
  • Sous-famille
  • Genre
  • Espèce
  • Chordata
  • Vertebrata
  • Mammalia
  • Theria
  • Eutheria
  • Carnivora
  • Feliformia
  • Felidae
  • Pantherinae
  • Panthera
  • Panthera pardus

PANTHERE DES NEIGES

Longévité : 12 à 15 ans en liberté

Taille : en moyenne 100 à 130 cm +90 cm pour la queue

Poids : de 36 à 50 Kg pour le Male & la femelle

PANTHÈRE DES NEIGES

La panthère des neiges ou once est un membre de l’ordre des Carnivores et de la famille des Félidés. Bien qu’elle côtoie le lion, le jaguar ou le chat domestique au sein de cette famille, son plus proche cousin est le tigre. Contrairement à ce dernier ou au lion, elle est incapable de rugir avec force : ses cordes vocales sont moins développées que les leurs.

La panthère des neiges appelée « once » ou « irbis » est vraisemblablement le plus insaisissable et reste l’un des plus charismatiques des grands félins. Il possède une superbe robe longue et épaisse de couleur gris clair à gris-crème, avec des taches foncées plus ou moins circulaires.

Cet animal est adapté à son environnement, la couleur de sa fourrure lui permettant un mimétisme dans l’habitat rocheux et enneigé.

La panthère des neiges ou once est un membre de l’ordre des Carnivores et de la famille des Félidés. Bien qu’elle côtoie le lion, le jaguar ou le chat domestique au sein de cette famille, son plus proche cousin est le tigre. Contrairement à ce dernier ou au lion, elle est incapable de rugir avec force : ses cordes vocales sont moins développées que les leurs.

Habitat

On trouve la panthère des neiges dans 12 pays au travers de l’Asie centrale : en Mongolie, à l’ouest et au sud de la Chine, au Népal, en Himalaya, au Tibet, en Afghanistan et à l’extrême-est de l’Asie centrale.

Elle vit dans les hautes montagnes entre 2 700 et 6 000 m, l’été, et au-dessous de 1 000 m, l’hiver.

Caractéristiques Physiques

– Le pelage est de couleur blanc crème allant jusqu’au gris. Il est recouvert de taches noires sur la tête, le cou et les pattes. Le reste du corps est parsemé de rosettes (ensemble de taches formant des anneaux grossiers). La face ventrale quant à elle est beaucoup plus claire. Cette coloration permet à la panthère des neiges de passer inaperçue dans son habitat : elle se fond ainsi avec les rochers enneigés.

– Ses griffes longues et épaisses, sont rétractiles. Au repos, elles sont repliées dans leur fourreau de chair. Elle les utilise pour agripper une proie ou pour griffer le sol ou les arbres.

– Ses crocs puissants lui permettent de « harponner » ses proies avec force, puis de transpercer leur cuir. Ses molaires aux arêtes pointues broient les os les plus résistants.

– Sa langue est recouverte de papilles cornées recourbées qui jouent le rôle de râpe et permettent à l’animal de racler les petits morceaux de chair sur les carcasses.

Adaptations à la vie en altitude :
L’once possède de nombreuses adaptations qui font de lui un champion des cimes :

– un pelage très épais et long (les poils du ventre atteignent les 12 cm de long), qui protège du froid.

– une queue aussi longue que le corps, qui fait office de balancier et permet d’avoir un meilleur équilibre, notamment quand l’animal saute. Elle procure également de la chaleur lorsque l’animal l’enroule autour de lui.

– des cavités nasales larges qui permettent à l’air froid de se réchauffer avant d’atteindre les poumons.

– des pattes élargies aux extrémités, qui jouent le rôle de raquettes des neiges et évitent à l’animal de trop s’enfoncer dans la neige.

– des poils sous les pattes qui évitent de glisser sur la neige.

– des membres antérieurs courts et des membres postérieurs longs qui le rendent très agile dans les escarpements rocheux.

L’once possède un pelage très long et épais (jusqu’à 12cm sur le ventre) qui se renouvelle deux fois ar an. Les couleurs vont du gris pâle au gris crème, le ventre et le cou blanc cassé tandis que la face dorsale est parsemée de taches foncées en formes de rosette, se fondant dans le payasage.

Poids : 36 à 50 kg

Taille : Son corps mesure entre 1 et 1,30 m de long. La queue, presque aussi longue que son corps mesure à elle-seule de 90 cm à un mètre. Ses pattes sont courtes et puissantes.

Longévité : Elle a une espérance de vie d’une douzaine d’années dans la nature.

Active le matin et le soir, elle est plus agile que les autres panthères : elle peut ainsi faire des bonds entre 3 et 4 mètres de haut, et plus de 10 mètres en longueur.

Ses pattes sont dotées de larges surfaces plantaires qui lui évitent de s’enfoncer dans la neige.

LES ADAPTATIONS DE LA PANTHÈRE DES NEIGES À UN MILIEU DE VIE MONTAGNARD ET CLIMATIQUE RUDE

L’adaptation peut être définie comme un ajustement structural et physiologique d’un organisme pour faire face aux fluctuations immédiates de son environnement. Dans le domaine de la panthère, un environnement difficile, un terrain escarpé, les faibles températures et la basse pression atmosphérique obligent la faune sauvage à s’adapter. Dans ces milieux extrêmes, des nombreuses espèces endémiques présentent des adaptations indispensables à leur survie.

Adaptations morpho-anatomiques au climat.

Les animaux de haute montagne ont une surface corporelle en proportion de la masse qui est plus petite que celle des espèces voisines de vallée. Cela diminue les dissipations de chaleur qui sont proportionnelles à la surface corporelle. Dans ce sens, on constate également une réduction des parties du corps telles que le cou, les oreilles ou les membres induisant une réduction de la surface du corps ce qui diminue encore les pertes de chaleur. La tête est proportionnellement plus petite que dans les espèces en basse altitude.

Oreilles

Les oreilles relativement petites peuvent s’aplatir pour se dissimuler derrière un rocher (prédation). La petite taille limite les déperditions de chaleurs et le port dressé avec une certaine mobilité du pavillon auriculaire augmente l’efficacité de l’ouïe, impliquée lors de la prédation.

Musculature

La panthère des neiges présente un développement musculaire caractéristique, là encore en adéquation avec une aptitude particulière pour les sauts. La poitrine et les muscles de l’épaule sont particulièrement développés. Les muscles pectoraux reliant la partie caudale du sternum à l’humérus sont particulièrement forts et vont fonctionner comme un ressort lorsque animal saute. Parmi tous les félidés, la panthère des neiges est celui qui présente le poids relatif de musculature le plus élevé.

Membres

Les membres postérieurs sont particulièrement forts et relativement longs participant à la réalisation des sauts. Les membres antérieurs sont courts avec de larges soles plantaires pour faciliter la marche sur la neige.

Robe

Grâce à sa robe claire, la panthère des neiges se confond relativement bien dans son paysage. Le camouflage est facilité par les motifs de la robe. Elle est plus claire en hiver où elle tend vers le blanc-crème avec des marques sombres moins délimitées tandis qu’en été, la teinte s’assombrit et tend vers le gris.

Comportement

On connaît mal les mœurs de ces félins qui vivent reclus dans l’Himalaya, dans l’Altaï et en Sibérie. On sait que l’once est un animal très solitaire qui occupe un territoire immense. On dit qu’un couple d’onces habite une vallée entière. C’est un félin excessivement rare et difficile à observer dans la nature en raison de l’inaccessibilité de son habitat. Pour se nourrir, elle chasse des ongulés; mouflons, bouquetins, tahrs, markhors sur les hautes montagnes durant l’été. En saison hivernale, plus bas dans les vallées et forêts, elle chasse des cerfs et des sangliers. Elle s’attaque également à de plus petites proies telles que les marmottes, les lièvres et les pikas. Chaque jour, l’once parcourt de grandes distances pour rechercher ses proies et suit les déplacements saisonniers des troupeaux ruminants. Elle fait son gîte dans une anfractuosité de rocher et paraît demeurer fidèle à ses abris habituels.

Contrairement au léopard, l’once a des mœurs plutôt diurnes et chasse à vue, comme le guépard ; cependant ses grands yeux sont si bien adaptés à une faible luminosité qu’elle peut chasser dans une quasi-obscurité. En dépit de sa grande taille et du fait que les zoologues rattachent l’once aux panthérinés, elle ronronne à la manière des petits félins, ce qui en fait une exception. Certains spécialistes sont d’avis que le guépard et l’once auraient une souche lointaine commune et seraient tous deux originaires d’Asie occidentale.

Grâce à ses pattes postérieures longues et ses muscles en forme de ressorts (particularité de l’espèce), l’once est le meilleur sauteur parmi les félidés. Elle peut sauter jusqu’à 15 mètres de longueur et 6 mètres de hauteur. Elle chasse à l’affût puis se précipite d’un seul bond sur sa proie. Quand les léopards des neiges sont jeunes, ils jouent ensemble et font des sauts jusqu’à 3 m de long.

Reproduction

Gestation : 98 à 108 jours, 2 à 5 petits par portée
La reproduction a lieu entre fin janvier et milieu mars, et la mère reste avec ses petits jusqu’à l’hiver suivant. Les femelles peuvent mettre au monde un à cinq petits par portée et parfois 6 (mais cela est très rare et se produit uniquement en captivité, où souvent seuls un ou deux petits survivent), au bout d’une durée de gestation de 90 à 104 jours, dans une tanière camouflée. Les petits naissent aveugles, ils ouvrent leurs yeux dès 7 à 9 jours. À la naissance, ils pèsent entre 430 et 573 g. Ils sont allaités, mais peuvent se nourrir de viande dès leurs 2 mois. L’once atteint sa maturité sexuelle à l’âge de 2 ans. Elle peut vivre jusqu’à 15 ans en liberté et 21 ans en captivité.

Alimentation

La panthère des neiges est capable de manger des animaux qui font trois fois sa taille.

L’once est un carnivore opportuniste, il se nourrit en premier de proies faciles à attraper ou de charognes.

Il chasse principalement les chèvres et moutons sauvages (bharal, tahr, markhor, mouflon…), marmottes, petits rongeurs, lièvres et oiseaux.

Cependant il n’a besoin de tuer une grande proie que 2 fois par mois en moyenne. Un mouflon peut ainsi nourrir un once seul pendant une semaine.

Solitaire, il chasse à l’affût, généralement au crépuscule ou à l’aube. Lorsqu’une proie est repérée, il s’en approche en se tapissant dans les rochers et lui saute brusquement dessus. Il l’agrippe par le flanc ou l’arrière-train puis la tue en la mordant à la nuque (brisure des vertèbres cervicales) ou à la gorge (étouffement).

Statut de conservation IUCN

A l’heure actuelle, il ne resterait plus que 4 000 à 6 500 onces dans le milieu naturel.

L’espèce est préservée par des lois internationales et nationales. L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) l’a classée dans la catégorie « En danger ». De plus, elle est placée en Annexe I de la Convention de Washington sur le commerce de la faune et de la flore menacées.

Les principales causes de la disparition de l’once sont la réduction du nombre de ses proies potentielles, le braconnage et les conflits avec l’Homme.

Par ailleurs, plus d’un tiers de son territoire est situé sur des frontières sensibles au niveau politique. Ce qui complique la gestion des actions de protection au niveau international. Les conflits militaires provoquent la destruction de son habitat, le déplacement des populations de réfugiés et accroissent la demande en braconnage.

Les menaces varient d’une région à l’autre. Ainsi, dans l’Himalaya, les problèmes rencontrés sont la diminution du nombre des proies qui entrent aussi en compétition avec le bétail, l’élimination des onces accusés à tort de tuer le bétail, les activités militaires, la croissance de la population humaine et la pauvreté.

En Afghanistan et au Pakistan, c’est la réduction ou la transformation de son habitat et le manque d’implication des gouvernements qui sont en cause. De plus, l’once est chassé illégalement pour sa peau, ses dents, ses griffes et ses os. La médecine traditionnelle asiatique utilise certaines parties de son corps pour soigner de nombreux maux alors qu’aucune efficacité n’a pu être prouvée scientifiquement.

Pour protéger efficacement l’once et maintenir des populations viables dans le milieu naturel, il faut protéger son habitat et les proies dont il se nourrit. Pour cela, il est nécessaire d’apprendre à mieux le connaître en identifiant ses besoins exacts, tout en tenant compte des populations locales et de leurs besoins. Cela suppose un travail en collaboration avec les gouvernements et les populations locales.

Ainsi, des études de terrain sont en cours afin de déterminer le statut de l’espèce, ses effectifs, ses comportements, son exploitation du milieu, ses relations avec l’homme… En collectant et analysant plusieurs types de données, les chercheurs peuvent appréhender l’espèce dans sa globalité (écosystème, dynamique de ses populations, génétique…) et mettre en place les programmes de conservation les plus adaptés.

En parallèle, la plupart des programmes sont axés sur les avantages que les populations locales pourraient retirer de leur implication dans la conservation de l’espèce et de son environnement : création d’emplois, amélioration des conditions de vie, préservation et développement d’une région…

Sa population à l’état naturel est estimée à moins de 6 500 individus.

Elle est en grand danger du fait de la rarification de son gibier, du braconnage pour sa fourrure ou encore de la réduction de son habitat.

A l’origine, le territoire occupé par la panthère des neiges s’établissait à partir de 600 m d’altitude mais l’intensification de l’exploitation agricole et de l’élevage a repoussé les limites de ce territoire vers des zones plus hostiles et plus reculées.

Mesures de protection

Convention de Washington, annexe1

(Annexe A du Règlement CE)

AIRE DE REPARTITION

La panthère des neiges se trouve en Mongolie, ouest et sud de la Chine, Népal, Himalaya, Tibet, Afghanistan, en Inde, Pakistan, extrême est de l’Asie centrale (ex-URSS), dans l’Altaï et dans la réserve naturelle de Saïano-Chouchensk (Sibérie) soit une superficie d’environ un million de kilomètres carrés, mais leur densité est faible (environ 1 once pour 100 kilomètres carrés).

PROTECTION

L’once est repertoriée sur la liste rouge de l’UICN comme faisant partie des espèces en danger, il ne resterait plus que 4 080 à 6 590 individus survivant à l’état sauvage. Elle est encore braconnée pour sa fourrure et parce qu’il lui arrive d’attaquer des animaux domestiques car ses proies sont de plus en plus rares. Des associations de sauvegarde aident les bergers à construire des enclos protecteurs s’ils s’engagent à ne pas tuer les prédateurs. Cette espèce figure sur la liste des espèces de l’Annexe I du CITES.

Photos

Montre plus

Emmanuel

Vétérinaire depuis quelques années, j'adore en particulier les félins. J'ai d'ailleurs fait plusieurs stages en Afrique du sud !

Articles Liés

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vérifier aussi

Close
Close