lynx pardelle

LYNX PARDELLE

Lynx pardinus

Lynx ibérique

Lynx d’Espagne

Le(s) lynx Pardelle(s) – le lynx pardelle

MAJ – Février 2017

CLASSIFICATION

  • Embranchement
  • Sous-embr.
  • Classe
  • Sous-classe
  • Infra-classe
  • Ordre
  • Sous-ordre
  • Famille
  • Sous-famille
  • Genre
  • Espèce
  • Chordata
  • Vertebrata
  • Mammalia
  • Tetrapoda
  • Eutheria
  • Carnivora
  • Feliformia
  • Felidae
  • Feliformia
  • Lynx
  • Animalia

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LYNX PARDELLE

Espérance de vie : 10 à 15 ans en liberté, 20 ans en captivité

 Mesure en moyenne : 85 à 110 cm (avec la queue)

Pèse environ : 15 kg pour le mâle et 9 kg pour la femelle

squelette Lynx

LYNX PARDELLE / LYNX IBERIQUE

A l’heure actuelle, deux noyaux de population principaux existent dans le sud de l’Espagne, un dans une zone montagneuse (Sierra Morena) caractérisée par un paysage de dehesa, et un dans la zone côtière du Coto Doñana, caractérisée par des plaines sableuses et des dunes embroussaillées. Sa principale restriction en terme d’habitat est la présence d’une densité forte de lapins et de zones de quiétude (ravines, broussaille dense) pour la mise bas.

Au début du XXe siècle, il y avait environ 100 000 Lynx en liberté vivant entre le sud de l’Espagne et le Portugal. Dans les années 1960, la population était estimée à environ 5 000 individus dans la Péninsule ibérique. Dans les années 1980, la population est descendue à environ 1 000 à 1 200 individus, sur une superficie d’environ 11 000 km2, et en 2005, il ne restait plus que 160 individus sur une superficie ne couvrant plus que 585 km2. Cependant, les effectifs ont tendance au cours de ces dernières années à remonter. Les derniers chiffres estiment qu’il y a en 2013 environ 312 lynx contre 94 il y a 10 ans.

Le lynx ibérique, extrêmement menacé, a vu ses populations chuter drastiquement durant la fin du XXe siècle en raison des épidémies de myxomatose et surtout de maladie hémorragique virale qui ont décimé sa proie principale, le lapin, et d’importants réseaux routiers qui ont fragmenté son habitat et augmenté le nombre de collisions avec des véhicules: les populations de lynx ibérique ont diminué de 80 % en l’espace de vingt ans.

 Caractéristiques physiques.

 Poids : Le Lynx ibérique pèse en moyenne 9 à 13 kg, le mâle étant en général plus gros et plus grand que la femelle

Taille : La longueur totale est de 85 à 110 cm avec une queue entre 12 et 13 cm.  La hauteur au garrot est de 42 à 47 cm.

 Durée de vie: Environ 20 ans en captivité. Estimé de 10 à 15 ans dans la nature.

 Signes particuliers:

Le Lynx ibérique a une robe beaucoup plus tachetée que celle des autres espèces du genre Lynx.

empreinte de Lynx

Le Lynx a-t-il encore sa place dans les Vosges ?

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lynx boreal

REPARTITION

A l’heure actuelle, deux noyaux de population principaux existent dans le sud de l’Espagne, un dans une zone montagneuse (Sierra Morena) caractérisée par un paysage de dehesa, et un dans la zone côtière du Coto Doñana, caractérisée par des plaines sableuses et des dunes embroussaillées. Sa principale restriction en terme d’habitat est la présence d’une densité forte de lapins et de zones de quiétude (ravines, broussaille dense) pour la mise bas.

Au début du XXe siècle, il y avait environ 100 000 Lynx en liberté vivant entre le sud de l’Espagne et le Portugal. Dans les années 1960, la population était estimée à environ 5 000 individus dans la Péninsule ibérique. Dans les années 1980, la population est descendue à environ 1 000 à 1 200 individus, sur une superficie d’environ 11 000 km2, et en 2005, il ne restait plus que 160 individus sur une superficie ne couvrant plus que 585 km. Cependant, les effectifs ont tendance au cours de ces dernières années à remonter. Les derniers chiffres estiment qu’il y a en 2013 environ 312 lynx contre 94 il y a 10 ans.

Le lynx ibérique, extrêmement menacé, a vu ses populations chuter drastiquement durant la fin du XXe siècle en raison des épidémies de myxomatose et surtout de maladie hémorragique virale qui ont décimé sa proie principale, le lapin, et d’importants réseaux routiers qui ont fragmenté son habitat et augmenté le nombre de collisions avec des véhicules : les populations de lynx ibérique ont diminué de 80 % en l’espace de vingt ans

Le Lynx d’Issoire

Bien que les fossiles soient rares chez les félins, les lynx font office d’exception. Le Lynx d’Issoire (Lynx issodoriensis) est généralement considéré comme l’ancêtre commun du genre Lynx. Possédant une aire de répartition très large, Lynx issiodorensis présentait une morphologie proche des félinés tout en ayant les caractéristiques des lynx : une queue courte et la dentition à 28 dents. Plusieurs hypothèses d’« apparitions » des lynx modernes au travers de la forme intermédiaire du Lynx d’Issoire ont été proposées. Une première hypothèse suggère une divergence en trois lignées distinctes : L. pardinus, L. lynx, et L. rufus ; dans cette première hypothèse, L. canadensis descend de L. lynx.

Les premières formes de Lynx pardinus pourraient dater de fossiles attribués à Lynx issiodorensis du Pléistocène moyen selon Argant (1996). Le Lynx des cavernes Lynx pardinus speleus ou Lynx spelaea, dont des traces ont été retrouvées dans les grottes de l’Observatoire à Monaco et de Grimaldi en Italie, possède des caractéristiques intermédiaires entre Lynx lynx et Lynx pardinus. Il est possible que le lynx d’Issoire ait évolué vers le lynx des cavernes qui par la suite a évolué vers le lynx ibérique. Des études menées tant sur la morphologie que sur le squelette du Lynx ibérique ont mis en évidence la sympatrie entre le Lynx ibérique et le Lynx boréal au sud-ouest de l’Europe durant le Pléistocène. Les deux espèces sont à présent considérées comme allopatriques. Le Lynx d’Eurasie Lynx lynx est plus éloigné de Lynx issiodorensis que le Lynx ibérique ; une hypothèse proposée est que le Lynx boréal, originaire d’Asie, aurait repoussé le Lynx ibérique sur la péninsule espagnole.

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Habitat

carte du lynx (1)

Alimentation

Le lynx pardelle chasse principalement les lapins (90% du régime alimentaire) ce qui explique son aire de répartition restreinte à la péninsule ibérique (d’où le lapin est originaire). Son alimentation comprend aussi des lièvres, des oiseaux de taille moyenne (perdrix, pies, geais) et des rongeurs (rats, mulots, lérots et loirs).

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Menaces

C’est une espèce en situation critique. Sa principale ressource alimentaire, la population de lapins, a pâti des épidémies successives de myxomatose et de fièvre hémorragique. De plus les populations de lynx sont sévèrement fragmentées, notamment à cause des monocultures intensives (oliviers, fraises, notamment). Par exemple des cultures de fraises illégales (par ailleurs très polluantes) empiètent sur plus de 100 ha dans le parc naturel national de Doñana. Le trafic routier est une autre menace importante. Enfin, le lynx pardelle, comme les autres carnivores menacés de la péninsule ibérique (aigle ibérique, loup, vautour percnoptère) est régulièrement victime des appâts empoisonnés déposés à l’intention des renards et autres petits carnivores jugés nuisibles.

En 2010, trois spécimens élevés en captivité sont morts d’une infection rénale chronique d’origine inconnue et plus d’un tiers des individus captifs présentent des symptômes de cette infection.

Répartition

A l’heure actuelle, deux noyaux de population principaux existent dans le sud de l’Espagne, un dans une zone montagneuse (Sierra Morena) caractérisée par un paysage de dehesa, et un dans la zone côtière du Coto Doñana, caractérisée par des plaines sableuses et des dunes embroussaillées. Sa principale restriction en terme d’habitat est la présence d’une densité forte de lapins et de zones de quiétude (ravines, broussaille dense) pour la mise bas.

Au début du XXe siècle, il y avait environ 100 000 Lynx en liberté vivant entre le sud de l’Espagne et le Portugal. Dans les années 1960, la population était estimée à environ 5 000 individus dans la Péninsule ibérique. Dans les années 1980, la population est descendue à environ 1 000 à 1 200 individus, sur une superficie d’environ 11 000 km2, et en 2005, il ne restait plus que 160 individus sur une superficie ne couvrant plus que 585 km. Cependant, les effectifs ont tendance au cours de ces dernières années à remonter. Les derniers chiffres estiment qu’il y a en 2013 environ 312 lynx contre 94 il y a 10 ans.

Le lynx ibérique, extrêmement menacé, a vu ses populations chuter drastiquement durant la fin du XXe siècle en raison des épidémies de myxomatose et surtout de maladie hémorragique virale qui ont décimé sa proie principale, le lapin, et d’importants réseaux routiers qui ont fragmenté son habitat et augmenté le nombre de collisions avec des véhicules : les populations de lynx ibérique ont diminué de 80 % en l’espace de vingt ans.

Reproduction

Gestation : 70 jours

Portée :1 à 4 petits (généralement 2)

Le gîte se situe généralement dans une zone de falaise ou une pente raide, plus précisément dans une fissure de rochers, une souche ou un gîte parmi les éboulis. Parfois, le félin peut profiter d’une installation humaine pour mettre bas et élever ses jeunes : quelques cas ont été signalés dans les Alpes suisses, dans de vieux chalets et cabanes d’alpage.

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Préservation de l’espèce

Statut de conservation IUCN

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Sauver le lynx ibérique

Le lynx ibérique s’est réellement spécialisé sur le lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus) au niveau de son alimentation. Il fait dire qu’il habite la patrie historique de sa proie, l’un expliquant peut-être l’autre. Le lapin de garenne est effectivement originaire d’Espagne et peut-être du sud de la France, le long de la côte méditerranéenne. Les Romains ont commencé à l’exporter, comme ils ont fait avec pas mal d’autres espèces, lors de la conquête de la Gaule. L’espèce s’est surtout répandue en France après les défrichements de forêts au Moyen-Age. Le malheur c’est que le lapin de garenne a vu ses effectifs s’effondrer avec l’arrivée successive de la myxomatose après 1950, introduite volontairement en France d’Amérique du Sud, et de la maladie hémorragique virale des léporidés (VHD) dans les années 1980 et dont l’origine est moins bien cernée. L’impact indirect sur la végétation naturelle s’est faite sentir par une fermeture du milieu, plutôt défavorable au lynx. En effet, lorsque les lapins ne sont plus assez nombreux pour contenir la croissance de la végétation, celle-ci se développe à des hauteurs qui ne peuvent plus être maîtrisées par les lapins, même si la densité de leur population s’accroît à nouveau. Dans les équilibres naturels entre la végétation et les herbivores, les bovins davantage que les cervidés sont capables de rabaisser le niveau de la végétation, notamment des espèces végétales possédant une grande capacité à recouvrir le terrain. Lorsque les grands herbivores sauvages ou le cheptel domestique manquent, le maquis évolue défavorablement pour le lapin et pour son prédateur. Même si le lynx se cache volontiers dans le maquis, il a besoin d’espaces dégagés pour chasser. A cela s’est bien sûr ajouté la dégradation plus globale des habitats naturels pour cause de mise en valeur agricole ou économique. La régression des cheptels dans les maquis participe également de cette dégradation. Cela fait des années que le lynx est suivi mais au début du XXI ième siècle la situation s’est, apparemment, soudainement dégradée. L’effectif d’adultes ne dépasse plus que quelques centaines d’individus, le plus souvent éparpillés en petites populations isolées et donc très fragiles. Les quelques cas de tuberculose bovine mis en évidence sur des lynx autopsiés en Espagne ne sont pas faits pour rassurer les biologistes. Du coup, l’espèce a récemment acquis le triste privilège de devenir le « mammifère le plus menacé d’Europe », à peu près à égalité avec le phoque moine (Monachus monachus) et le vison d’Europe (Mustela lutreola) !

« le lynx meurt de faim »

Fourure de Lynx issu du braconnage

Fourure de Lynx issu du braconnage

L’analyse faite par les biologistes espagnols est que le lynx meurt de faim, ou qu’en tout cas, les populations de lapins ne suffisent plus pour lui permettre une reproduction capable de contre-balancer les disparitions, naturelles ou non. Les explications sont variées, depuis la baisse certaine des populations de lapins, éventuellement associée à une difficulté trop grande de capture dans des paysages fermés, jusqu’à une concurrence avec le renard qui profiterait mieux de ces changements que le félin. Ce qui est sûr, c’est qu’il s’agit d’une question de survie immédiate pour l’espèce et donc des mesures d’urgence sont à prendre. Aussi, au sein de la station biologique de Doñana, située au cœur du Parc national du même nom, en Andalousie, ces mêmes biologistes ont imaginé des « restaurants » pour lynx, avec au menu, du lapin. Il s’agit, fin 2004, d’une douzaine d’enclos installés et fonctionnels, le chiffre de trente est annoncé pour les mois à venir, dans lesquels des lapins domestiques sont mis tous les jours afin de subvenir aux besoins des félins. L’idée est de nourrir les lynx, tout en empêchant d’autres prédateurs de venir mais en forçant quand même les lynx à chasser pour capturer cette proie. Un petit talus permet au lynx de repérer le lapin en observant au dessus de l’enceinte de l’enclos, mais il doit sauter environ 1,5 mètre pour atteindre l’enclos et y pénétrer. Le lapin peut se cacher sous des abris et le lynx, s’il est chanceux, doit, de toutes les façons, ressauter la clôture avec sa proie car il va la manger ailleurs. Des appareils de photos et des caméras surveillent les enclos et le comportement des animaux peut ainsi être observé et analysé. Les premiers enclos datent de 2003 et il a fallu un an aux lynx de la zone pour les accepter ou les comprendre. Depuis, chaque animal connu s’y nourrit régulièrement.
Parallèlement, un enclos de plusieurs hectares où sont hébergés des lapins de garenne logés dans des garennes artificielles permet aux lynx de venir chasser « pour de vrai ». Ils disposent pour cela d’une échelle en bois qui enjambe la clôture et qu’ils sont manifestement les seuls à savoir utiliser, avec les biologistes qui les étudient. Le bilan 2004 est assez satisfaisant car toutes les femelles de la zone concernée ont eu des jeunes et leur élevage semble s’être bien passé. Il est cependant bien trop tôt pour en conclure que l’espèce est sauvée, bien sûr.

Selon l’UICN, le lynx ibérique est le mammifère le plus menacé à court terme dans le monde.
Face à cette menace, des projets de préservation, de renforcement, et de réintroduction de l’espèce ont été mis en place, notamment en Andalousie. La Commission européenne a soutenu ces projets grâce au programme LIFE (l’instrument financier pour l’environnement) piloté par la DG environnement. Ces projets visent à améliorer la population du lynx ibérique en Andalousie et à favoriser son expansion. Plusieurs types d’actions doivent alors être envisagés pour garantir le succès des projets, tels que la restauration de leur habitat, l’amélioration de la population de lapins pour leur assurer une alimentation viable, l’élimination des causes de mort non naturelles (comme les collisions routières et les empoisonnements), faciliter la liaison entre les populations isolées, et sensibiliser la population en améliorant leur perception du lynx. Cette liste n’est pas exhaustive.
Un projet de renforcement de population est également en cours en Andalousie. Ce projet est jumelé avec un programme d’élevage en captivité (conservation ex situ) des individus en vue de les réintroduire dans la vie sauvage ultérieurement. Un budget de plus de 25 millions d’euros a été débloqué pour ce projet. La contribution LIFE est à hauteur de 10 millions d’euros.

Un programme d’élevage du Lynx pardelle a été décidé en urgence en juin 2003. Le parc national de Doñana met en place plusieurs systèmes permettant de fournir aux lynx sauvages de quoi se nourrir sans émousser leur instinct de chasseur : des lapins sont contenus dans des enclos spéciaux, difficiles d’accès et proposant de nombreuses cachettes. En parallèle, le centre de reproduction permet d’accroître rapidement la population : toutes les naissances devraient, à terme, être réintroduites.

EN

Convention de Washington, annexe II, III et IV

(Annexe A du Règlement CE)

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