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Lion de l’Atlas

CLASSIFICATION

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LION D’ATLAS

Ce félin a été beaucoup victime des gladiateurs, et il était également le lion de César. C’était le lion de l’Atlas que l’on surnommait le roi des animaux et non le lion d’Afrique. Dans tous les cas, grâce à sa carrure, ce félin était considéré comme le plus puissant des félidés.

Le Lion de l’Atlas (Panthera leo leo), également appelé Lion de barbarie ou Lion de Nubie, est une sous-espèce de lion, aujourd’hui éteinte à l’état sauvage. Il est caractérisé par une crinière beaucoup plus volumineuse que celle de ses cousins africains, très sombre voire noire et allant jusqu’au milieu du ventre.

Contrairement aux autres sous-espèces de lions, le lion de l’Atlas ne vit pas en groupe de plus de deux ou trois membres adultes. Le mâle participait donc également à la chasse.

Vivant principalement dans les montagnes du massif de l’Atlas, ces lions sont plus robustes et beaucoup plus massifs que les autres sous-espèces de lions, atteignant facilement les 200 à 280 kg.  Le nom scientifique Panthera leo leo désigne à présent le Lion d’Afrique.

Les Romains utilisaient des lions de Barbarie dans leurs amphithéâtres pour les combats de gladiateurs. Au Moyen Âge, les lions conservés dans la ménagerie de la Tour de Londres étaient des lions de Barbarie, preuve apportée par des tests ADN sur les deux crânes bien conservés dans la tour en 1937.

Aujourd’hui il reste encore quel que lions de cette race notamment au Maroc en Allemagne et France. Le Maroc se concentre énormément sur sa reproduction et sa réintroduction à la vie sauvage , c’est une espèce magnifique qui est en danger.

Anecdote : Le dernier lion aurait été vu en 1956

Comment ses chercheurs ont-ils pu arriver à cette conclusion ? Ils ont tout simplement épluché des centaines de témoignages des populations locales d’Afrique du Nord qui avaient signalé, au cours des deux derniers siècles, avoir vu des lions de l’Atlas près de chez eux. Les tous premiers témoignages remontent ainsi à avant 1839. A cette époque, des gens avaient aperçu des lions dans le nord du Maroc, près de Melilla et de Tanger. Les chercheurs ont également récolté des photos et ont mené des interviews avec des gens, notamment en Algérie, qui leur ont expliqué avoir vu le lion lorsqu’ils étaient enfants ou qui leur ont raconté les contes sur les lions qu’ils entendaient étant petits.

Le dernier témoignage de personnes à avoir vu un lion de l’Atlas vivant remonte à 1956 dans la région de Sétif, en Algérie. Plusieurs personnes transportées dans un bus sont passées devant une forêt et ont tous aperçu un animal qui ressemblait à un lion. La forêt a été ensuite détruite durant la guerre d’Algérie. Les chercheurs pensent qu’avec la disparition de la forêt, les lions ont eux aussi disparu. Néanmoins comme l’habitat du lion de l’Atlas s’étendait du Maroc à l’Egypte, ils estiment que d’autres lions auraient pu ainsi vivre cachés dans la nature, une décennie plus tard, sans que personne ne les repère, avant de s’éteindre définitivement vers 1965

Purs ou hybrides ?

Les scientifiques ont également voulu savoir si aujourd’hui il existait toujours des « purs » lions de l’Atlas. Plusieurs zoos dans le monde affirment en posséder dans leur collection animalière. Les experts en doutent, rappellant qu’il s’agit là surtout d’espèce hybride, c’est-à-dire des lions de l’Atlas croisés avec des lions provenant d’Afrique subsaharienne.

Pour ce qui est du zoo de Rabat qui dit posséder 35 lions de l’Atlas purs, tout droit descendant des lions gardés précieusement dans la fauverie royale, les experts affirment que cela est possible. Néanmoins, pour s’en assurer à 100%, il faudrait faire des tests génétiques et comparer l’ADN des félins de Rabat à des os et des peaux de lions de l’Atlas soigneusement conservés dans des musées. Le problème est que ces tests sont d’une part, extrêmement couteux. Et d’autre part, les os et les peaux conservés ont plus de 140 ans d’âge, ce qui risquerait de donner des résultats peu fiables. Cependant, en 2005, des premiers tests génétiques avaient été menés sur 5 de ces lions de Rabat. Les résultats avaient conclu qu’ils n’étaient pas véritablement des descendants des lions de l’Atlas.

Les mâles et les femelles se réunissaient au cours de la saison de reproduction. Le record de gestation en captivité est d’environ 110 jours. Jusqu’à 6 lionceaux peuvent naître avec toutefois des portées plus courantes de 3-4 petits. Les lionceaux sont généralement de couleur très sombre avec des rosettes et pèsent environ 1,75 kg à la naissance. Les petits sont généralement de couleur très sombre avec des rosettes. Ils ouvrent leurs yeux autour du 6è jour et commencent à marcher à 13 jours. Les mâles montrent un intérêt pour les femelles autour de 24-30 mois, mais ne se reproduisent pas avant l’âge de 3 ans et plus.


C’est dans l’Empire romain que la population des lions de Barbarie s’est réduite à un petit nombre pour la première fois.
 Les anciens Romains importaient des lions d’Afrique du Nord pour les utiliser dans les jeux du Colisée à Rome et d’autres arènes. Avec l’avènement du chasseur européen au cours du dernier siècle, le nombre restant de lions de Barbarie a chuté. Des guides dans les montagnes de la Tunisie et du Maroc ont permis aux Européens de chasser les lions pour le sport et les collections des musées ou de les capturer vivants pour les zoos. Nombre d’entre eux étaient devenus des chasseurs de lions sans relâche. En Algérie, plus de 200 Lions de Barbarie ont été tués entre 1873 et 1883. Les lions ont disparu de la côte marocaine au milieu des années 1800. Au Maroc, certains lions ont survécu jusqu’au 20ème siècle puis ont finalement cessé d’exister dans les années 1940.
La chasse a sans aucun doute contribué à l’extinction du Lion de Barbarie, mais les changements écologiques induits par la culture semblent avoir été la principale cause. Les forêts ont été dégradées par le bétail dans les pâturages, ainsi que certaines sources de nourriture de ces lions, comme les cerfs et les gazelles.
Le dernier spécimen en liberté a été abattu en 1922 au Maroc.
Les derniers lions de l’Atlas restant au Maroc doivent leur survie … à leur captivité dans les zoos. Un bien triste destin pour ce félin qui jadis escaladait le mont Toubkal. A deux reprises, des programmes de réintroduction allaient être lancés au Maroc pour mieux préserver la survie de l’espèce, mais ils n’ont jamais vraiment vu le jour.
Le lion de Barbarie est considéré comme «disparu dans la nature».

 

Lions en captivité et descendants

Bien que l’espèce soit considérée comme éteinte à l’état sauvage, quelques spécimens, environ 90 (principalement descendants des lions de la ménagerie royale de Rabat au Maroc) sont encore conservés dans certains parcs zoologiques, comme ceux de Rabat où subsistent 35 spécimens (le Jardin zoologique de Rabat détient le plus de lions de l’Atlas dans le monde), ou ceux du Port Lympne Wild Animal Park au Royaume-Uni, de Madrid, du Parc zoologique des Sables-d’Olonne… Tous ces derniers lions de l’Atlas pourraient être des « hybrides » comptant peut-être des lions d’Afrique (sub-saharienne) parmi leurs ascendants.

Une éventuelle réintroduction ?

Le gouvernement marocain avait pour projet de réintroduire les derniers spécimens en captivité dans la nature mais ce projet difficilement réalisable fut abandonné, en raison de l’occupation humaine.

Toutefois, diverses pétitions, notamment en ligne sur Internet, sont mises en place afin de tenter de faire revivre ce projet

RÉINTRODUCTION POSSIBLE ?

Il n’est guère aisé d’avoir des nouvelles plus récentes sur le projet de réintroduction de l’espèce. En juillet 2003, la naissance de lionceaux issus de la souche marocaine était célébrée au zoo d’Amnéville, en relation directe avec le projet. Il est bien probable cependant que cette idée n’aboutisse jamais. Cependant, puisqu’elle est toujours d’actualité et qu’elle illustre bien le problème de réintroductions décidées après la destruction d’une espèce, qui n’est pas sans nous rappeler la situation de nos propres grands prédateurs, il semble intéressant de vous proposer cet article qui s’inscrit dans la problématique de la conservation des animaux.

L’affaire avait déjà été évoquée en 2000 par le ministère marocain chargé des eaux et des forêts qui souhaitaient créer une zone protégée comme futur lieu de réintroduction de ce fauve mythique. A première vue, le projet semble intéressant et l’intention est louable.

Le dernier spécimen a, en effet, été abattu en 1922 au Maroc. C’était un trophée fort recherché ce qui en fit une victime du braconnage, alors qu’il s’était déjà éteint en Tunisie et en Algérie quelques années auparavant. Des spécimens ont cependant pu être sauvegardés grâce à la fauverie royale d’Hassan II et on trouve actuellement une cinquantaine de lions répartis dans divers zoos, dont un peu plus de la moitié vivaient dans le parc zoologique de Témara, dans la banlieue de Barat. Ce parc fut construit dans le cadre d’un partenariat entre les gouvernements marocain et britannique et est également appuyé par une ONG anglaise et des scientifiques d’Oxford.

Cette réintroduction doit à priori s’étaler sur une dizaine d’années et comptera plusieurs phases de travail. Une zone protégée d’une superficie de 10000 hectares a été délimitée dans une région très peuplée, et qui devra être clôturée. Il faudra réintroduire le gibier de prédilection du grand fauve, c’est-à-dire des mouflons, sangliers, singes et gazelles. Parallèlement, les scientifiques d’Oxford auront la tâche de sélectionner les géniteurs les plus purs afin de démarrer un programme de reproduction en captivité. Enfin, un couple ou deux seront relâché dans la zone protégée, et devront faire l’objet d’un suivi.

L’un des buts avoués du gouvernement marocain est de profiter des retombés économiques de ce projet. Il est fort probable en outre qu’il bénéficie de subventions européennes. En effet, ce programme devrait susciter l’engouement des adeptes du tourisme écologique.

Cependant plusieurs facteurs sont à prendre en compte. D’abord la population locale ne semble guère enthousiaste vis-à-vis de ce projet, la réputation sur la férocité de l’animal suscitant des inquiétudes. Il est à craindre également une reprise du braconnage à moins que la réserve ne soit bien surveillée. Il faut aussi voir quel système sera mis en place pour réguler la population des fauves, surtout s’ils sont destinés à vivre dans une zone délimitée. Les naissances seront-elles contrôlées ? Ou bien à l’instar de certains parc africains, le tir sélectif ou les permis de chasse feront-ils partie des solutions proposées ?

Il faut tout de même savoir que le Maroc ne jouit pas d’une bonne réputation en matière de protection de l’environnement. Il faut rappeler qu’en l’espace d’un siècle, plusieurs espèces animales et végétales ont disparus dans l’indifférence la plus totale. A titre d’exemple, le crocodile du Nil s’est éteint dans les années 1930, tandis que dans les années 1950 on sonnait le glas pour l’autruche, l’oryx et l’addax. Actuellement, la panthère devrait être inscrite sur la liste des espèces disparues puisqu’aucune preuve tangible de sa présence n’a put être rapportée, la hyène et le guépard sont en sursis, de même que le caracal, le chat des sables, le fennec et le chacal. Comment alors croire que ce pays soit prêt a réintroduire un animal que les fermiers ont contribués à sa disparition.

Il est certain que la disparition totale du lion de l’Atlas constituerait une tragédie supplémentaire pour la biodiversité et la conservation des espèces. Il semble de toute façon que la réintroduction du lion au Maroc ne soit pas idyllique. Il serait intéressant d’établir une parallèle avec nos grands carnivores, l’ours et le loup en particulier, qui suscitent la même méfiance chez les éleveurs français et rencontrent les mêmes obstacles sur le terrain. Un programme de réintroduction doit-il nécessairement dépendre d’une rentabilité économique au plan national, et dans quel contexte ? Si le programme réussit, quel sera le futur du lion de l’Atlas ?

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