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Lion d’Asie

CLASSIFICATION

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Lion d’Asie

Espérance de vie : 14 ans

Mesure : 1,9 m pour le mâle: (tête et corps) pour une queue d’environ 80 centimètres

Poids :  160 à 190 kg en moyenne pour le mâle.

Poids : 110 à 120 kg en moyenne pour la femelle

LION D’ASIE

(Panthera leo persica)

Il y a moins de 100 ans, on comptabilisait de nombreux lions en Iran et en Inde. Actuellement, il reste moins de 300 lions regroupés dans la forêt de Gir.

Il possède une crinière moins importante et un pli au milieu du ventre. À cela il faut encore ajouter une pilosité beaucoup plus importante au niveau du coude. Le lion asiatique est en général plus petit que l’africain, il est de 10 à 20 % plus petit que le lion d’Afrique. La taille du groupe est en moyenne moins importante que celle de son homologue africain.

Habitat

Cette forêt qui se situe en Inde fait environ 1 000 kms.

La superficie du territoire est de 100 à 200 km2 pour les mâles et de 50 à 100 km2 pour les femelles.

Longévité : 14 ans

Caractéristique physique

Poids : Entre 160 et 190 kilogrammes pour le mâle et entre 110 et 120 kg pour la femelle ;

Taille : 1,9 mètre de long (tête et corps) pour une queue d’environ 80 centimètres

Longévité : 14 ans

Reproduction

Gestation :3,5 mois

Portée : 3 à 4 petits

Alimentation

Les proies du lion d’Asie sont composées de cervidés comme le Sambar (famille des cervidés) et le Chital (famille des cervidés) et parfois de bétail.

Structure sociale

Le lion d’Asie est un prédateur territorial vivant en petite troupe. Contrairement au lion d’Afrique, la troupe est peu nombreuse : deux à six mâles défendent un territoire occupé par plusieurs groupes de femelles.

Repartition

Les lions d’Asie se retrouvent exclusivement dans le parc national et sanctuaire faunique de Gir, dans l’état de Saurashtra en Inde. Leur aire de répartition originelle s’étendait de la Grèce au Nord du Maghreb et couvrait le Moyen-Orient jusqu’à l’Inde. L’historien grec Hérodote (VII, 125-126) précise que les lions, en Europe, vivent exclusivement dans les montagnes du nord de la Grèce continentale. Il raconte, pour illustrer ce propos, qu’en 480 avant Jésus-Christ, lors des Guerres médiques, des dromadaires de la caravane de Xerxès sont attaqués par des lions en Macédoine, ces lions ne s’attaquant ni aux humains ni aux chevaux. Au fil du temps, les limites du territoire du lion d’Asie sont peu à peu repoussées : il s’éteint en Grèce dès le Ier siècle av. J.-C., en Palestine au XIIIe siècle, au Pakistan en 1842 et survit jusqu’au XXe siècle (1914 environ) en Irak et en Iran où il est aperçu en 1942. En Perse il disparait en 1941. À la fin du XIXe siècle, seuls une centaine de lions sont décomptés dans la forêt de Gir, alors qu’en 1857 un officier britannique se vantait de tuer jusqu’à trois-cents lions dans la région de Delhi. En 1974 on dénombrait 200 individus au sein de la réserve du Gir.

Statut de conservation IUCN :

Wild Cat of the World considèrent les lions d’Asie comme un cas d’école des problèmes pouvant survenir concernant la conservation d’une population isolée de gros carnivores; quatre menaces majeures atteignent le lion d’Asie : une aire de répartition réduite, des tensions avec l’élevage domestique chaque jour plus présent, des attaques de lions contre les hommes et un appauvrissement génétique.

Des observations de la physiologie de certains spécimens laissaient croire que la population restante était gravement affectée par la consanguinité, diminuant la capacité d’adaptation aux variations de l’environnement telles que les maladies ou même les feux de forêt. Une autre menace est une possible réduction radicale des proies du lion suite à une sécheresse par exemple.

Une étude réalisée dans les années 1990 par le Centre de biologie cellulaire et moléculaire de Hyderabad ainsi que la Surveillance zoologique de Calcutta a effectivement démontré que le niveau de diversité génétique de l’espèce est très faible. Les recherches ont également démontré que la faible hétérozygotie est responsable d’une malformation des spermatozoïdes retrouvés chez 79 % des individus étudiés, engendrant l’infertilité chez plusieurs, mettant en péril la survie de l’espèce. Quelques individus ayant une plus grande variation génétique ont cependant été découverts à l’extérieur des grands groupes connus, donnant la chance d’augmenter la diversité génétique par le croisement et la conservation.

Le lion d’Asie est également menacé par l’intrusion de l’homme dans le parc national de la forêt de Gir : des bergers maldharis introduisent leur troupeau dans le parc, accroissant le risque de prélèvement de leur bétail par les lions. Bien qu’indemnisés par l’état indien, les tensions sont fortes et certains éleveurs laissent du bétail empoisonné à destination des lions

Mesures de protection

Cette espèce compte parmi les espèces de mammifères les plus menacées, aussi le gouvernement indien a-t-il mis en place un plan de réintroduction, dit « Asiatic Lion Reintroduction Project », visant notamment à éviter qu’un seul noyau de population soit condamné à l’érosion génétique dans une seule et même forêt.

Un premier programme d’élevage conservatoire intensif s’arrêta brusquement lorsque des recherches eurent montré que la majorité des spécimens utilisés lors de ce programme était hybridés de lion d’Afrique ; en effet, seuls quatre individus étaient de véritables lions d’Asie5. L’élevage a repris en prenant garde à l’origine des lions utilisés.

Historique des actions de protection

La forêt de Gir est la réserve de chasse du Nawab de Junagadh. En 1913, le Nawab décide de protéger le lion d’Asie, dont les populations étaient tombées à une trentaine d’individus. En 1950, les populations de la forêt de Gir s’élèvent à 220 individus. En 1957, une réintroduction dans le sanctuaire de vie sauvage de Chandraprabha est tentée par le gouvernement indien : deux lionnes et un lion sont introduits, se multiplient jusqu’à onze individus puis disparaissent mystérieusement en 1965. En 1972, d’importants efforts sont menés par le Forest Departement pour réduire la quantité de bétail sur le parc et dans les années 1980, la population de lion d’Asie monte à 284 individus en 1990 puis à 304 individus en 1995.

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Emmanuel

Vétérinaire depuis quelques années, j'adore en particulier les félins. J'ai d'ailleurs fait plusieurs stages en Afrique du sud !

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