lion d'afrique

LION D’AFRIQUE

Panthera leo / Felis leo Linnaeus

Le(s) lion(s) – le lion Afrique

MAJ – Juin 2017

CLASSIFICATION

  • Embranchement
  • Sous-embr.
  • Classe
  • Sous-classe
  • Infra-classe
  • Ordre
  • Sous-ordre
  • Famille
  • Sous-famille
  • Genre
  • Espèce
  • Chordata
  • Vertebrata
  • Mammalia
  • Theria
  • Eutheria
  • Carnivora
  • Feliformia
  • Felidae
  • Pantherinae
  • Panthera
  • Panthera

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lion

Lion d’Afrique

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Espérance de vie : 15 ans

Mesure : 2,6 m à 3,3 m pour le mâle:

             2,4 à 2,7 m pour la femelle.

Poids :  150 à 250 Kg en moyenne pour le mâle.

Poids : 120 à 180 kg en moyenne pour la femelle


Exclamation En 50 ans, le nombre de Lions en Afrique est passé de 450 000 individus à moins de 20 000.

LION D’AFRIQUE

Panthera leo Leo

Morphologiquement, tous les lions africains sont assez proches. Les sous-espèces se caractérisent par de petites différences dans la couleur du pelage et de la crinière.

– lion du Sénégal (Panthera leo senegalensis),
– lion des Massaôs (Panthera leo massaicus),
– lion du Transvaal (Panthera leo krugeri),
– lion du Katanga (Panthera leo bleyenberghi).

D’autres sous-espèces africaines ont disparu comme le lion du Cap, le lion de l’Atlas ou le lion de Barbarie.

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Squelette du Lion d’Afrique

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Habitat

Le lion vit uniquement en Afrique subsaharienne. L’espèce fréquente les milieux ouverts : plaines, savanes, fourrés et semi-déserts possédant des zones ombragées. Ces régions doivent également renfermer des proies de grande taille en quantité importante.

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Caractères morphologiques

Poids :

En comptant la queue qui mesure de 60 cm à 1 m, la longueur totale de l’adulte est de 2,6 à 3,3 m pour le mâle, et de 2,4 à 2,7 m pour la femelle. Le mâle fait 1 m au garrot contre 80 à 90 cm pour la femelle.

Taille :

Le mâle fait entre150 et 250 kg alors que la femelle pèse entre 120 et 180 kg. C’est le deuxième plus gros félin après le tigre.

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Alimentation

Les proies des lions sont des antilopes, gazelles, buffles, zèbres, gnous, phacochères, mais aussi des lapins, oiseaux ou poissons. Le mâle consomme en moyenne 7 kg de viande par jour contre 5 kg pour la femelle, mais les adultes avalent parfois 20 ou 30 kg en une fois. De 80 à 90 % des proies sont tuées par les femelles qui chassent en groupes de 5 à 6.

L’embuscade: un art maitrisé

Le lion est probablement le meilleur tacticien en matière de chasse et surtout en technique d’embuscade. En effet il chasse en meute, ils couvrent ainsi un territoire plus vaste, grâce à une cohésion entre les femelles d’un clan.
-Plusieurs techniques bien rodées leur permettent de s’adapter en toute occasion sur n’importe quelle proie avec une réussite quasi totale.
-Pour les lionnes, les points d’eau font un parfait terrain d’embuscade, car des herbivores y viendront forcément pour se désaltérer. Les lionnes viennent prendre possession de la zone autour du plan d’eau : répartition des zones à couvrir pour un étau parfait.
-La zone d’attaque doit permettre à la proie de s’y engouffrer sans se douter de la présence des prédateurs autour.
-La zone ci-dessus apporte un point de vue total sur la zone à couvrir.
-L’observation et l’attente sont des armes dont les félins sont passés maître. Chacun observe et tente de détecter la présence de l’autre.
-Les lionnes observent souvent longtemps leurs proies, attendant ainsi le meilleur moment pour donner l’assaut. Plus les proies seront proches et calmes, plus le temps de réaction pour fuir le sera aussi. Les lions n’étant pas de grands coureurs, ils doivent impérativement attendre que la proie soit à une distance qui ne leur demandera pas d’effort pour la course mais plutôt de préserver cette effort pour le combat avant la mise à mort.
-Les zèbres ou gazelles, de nature très méfiante, font une pose pour analyser les risques éventuels ou plutôt visibles. À ce stade, ils n’ont plus moyen de fuir ou d’esquiver l’assaut des lionnes qui referment le stratagème sur eux en diminuant de plus en plus les zones de replis

une zone fréquentée par plusieurs espèces d’herbivores telles que les zèbres, gazelles, koudous…

Les lionnes vont alors s’approcher de face sur une ligne espacée couvrant la zone où se trouvent les proies, toujours furtivement et toujours face au vent pour ne pas trahir leur présence, elles s’approchent au plus près de leurs cibles afin de n’avoir que peu de course à effectuer pendant l’assaut.

Une fois la meute placée stratégiquement devant leurs proies, elles commencent un encerclement depuis les extrémités pour entourer la zone à couvrir.

Dès lors que les lionnes sont positionnées, celles des extrémités vont alors effectuer une percée au sein des herbivores pour créer un mouvement de panique et séparer les proies en plusieurs petits groupes désemparés.

Le choix des proies va alors se faire en fonction de plusieurs critères :

la taille, la vitesse de déplacement et la vigueur.

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tete de lion

Hybrides – Hybrides Panthera.

La cryptozoologie s’est longtemps intéressée aux Marozis, prétendus lions tachetés, à courte crinière qui vivaient dans les hauts plateaux du Kenya. La peau d’un lion de ce genre est gardée encore aujourd’hui au Muséum d’histoire naturelle de Londres. Depuis la fin des années 1930, il n’y a plus eu d’apparitions. Aujourd’hui, certains supposent qu’il s’agissait d’hybrides, produits d’un croisement entre un lion et un autre félin.

Les noms des hybrides sont composés de la première syllabe du père, suivie d’une syllabe de la mère.

Parent mâle Parent femelle Nom de l’hybride
Lion Tigresse Ligre
Tigre Lionne Tigron
Lion Femelle jaguar Liguar
Jaguar Lionne Jaglion
Lion Léopard Liard
Léopard Lionne Léopon

LE SQUELETTE & LES MUSCLES

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LE SQUELETTE

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Les vibrisses

Tout comme les autres félins, le lion a de nombreuses moustaches épaisses, également connues sous le nom de vibrisses. Ces longs poils sensibles aux vibrations aident le lion à se diriger dans l’obscurité, ou quand son champ visuel est obstrué. La majeure partie de sa chasse se déroulant la nuit, ils l’aident presque à « sentir » son chemin dans l’obscurité, le nez vers le ciel, et ressentant le sol dans l’obscurité la plus totale. Les plus longues moustaches sont sur sa lèvre supérieure ; ce sont les vibrisses mystaciales. Les moustaches au-dessus des yeux sont appelées les vibrisses superciliaires. Il y a également des vibrisses sur l’une ou l’autre joue, appelées les vibrisses géniales. Les vibrisses peuvent se développer non seulement sur le visage, mais aussi bien sur le dos des pattes : ces dernières sont appelées poils de carpelle et sont utilisées pour ressentir des vibrations terrestres. Il est possible d’identifier les lions en dénombrant les points noirs qui mouchettent leur peau au-dessus de leurs babines, à la base des poils de leurs moustaches.

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Plusieurs mères pour un même lionceau

Après une courte gestation de 102 à 110 jours, la lionne met bas de 2 à 4 petits, à l’écart de la troupe, dans un abri rocheux, un fourré épais ou au milieu de hautes herbes. Les lionceaux naissent les yeux fermés et pèsent moins de 2 kg, ce qui représente 1 % à peine du poids adulte. Leurs yeux s’ouvrent au bout de 10 à 15 jours et les dents de lait poussent au bout de 3 semaines. Les petits commencent alors à se déplacer.

À l’âge de 6 semaines, ils gambadent autour de l’abri et goûtent leurs premiers aliments solides en grappillant sur la nourriture de leur mère. Durant ces premières semaines, la mère est constamment sur le qui-vive et se montre très protectrice à l’égard de sa portée. Prudente, elle change de cachette tous les 3 ou 4 jours, transportant les petits un à un, leurs épaules délicatement serrées dans sa gueule.

À l’âge de 10 semaines, mère et petits rejoignent le reste de la troupe et partagent la vie des adultes et des lionceaux de leur âge ou d’une portée précédente.

La lionne allaite souvent d’autres petits que les siens. On a vu des lionceaux de quatre mères différentes téter ensemble la même lionne. Il arrive ainsi que de jeunes orphelins soient adoptés par les femelles d’une harde.

L’allaitement dure environ 6 mois. La dentition définitive apparaît entre le 9e et le 12e mois. La percée des dents s’accompagne de vives douleurs et de poussées de fièvre, entraînant un taux de mortalité élevé chez les lionceaux.

Quand leur mère part en chasse, une autre mère (sœur, cousine ou fille) ou même un mâle reste avec les lionceaux, mais sans leur accorder de soin particulier. Si la lionne abat une grosse proie, elle y conduit les petits.

Dès l’âge de 14 semaines, les jeunes lionceaux suivent les femelles dans leurs chasses. Tout en restant à distance, en compagnie éventuelle des mâles ou des femelles âgés ou faibles, ils apprennent les techniques de chasse en observant les lionnes. À 1 an, ils sont en mesure de rabattre les proies et, dès l’âge de 2 ans, ils chassent seuls.

Les lionceaux, pourvus d’une mère occupée par la chasse et de pères de hasard, ne sont en sécurité et ne s’amusent qu’au sein de la harde. Ils éprouvent entre eux leur vaillance et s’exercent à la chasse par des jeux inoffensifs.

Lion fauve

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Communication:

Les lions communiquent entre eux par de nombreux moyens. Ce sont des animaux sociaux et de ce fait la communication est plus développée que pour les autres félins. Leur communication vocale se compose de grognements, grondements, sifflements, gémissements, miaulements, et du célèbre rugissement. Leur os hyoïde n’est que partiellement ossifié, c’est cette disposition qui leur permet de rugir, mais de ce fait, ils ne sont pas en mesure de ronronner à proprement parler ; mais ils le font, comme d’autres fauves, par expiration. On l’entend quand deux lions agissent l’un sur l’autre sur une base amicale. Le ronronnement ne retentit pas comme celui d’un petit chat, mais plutôt comme un grognement ou un ronflement grave. Le rugissement a diverses significations, selon la situation dans laquelle il est employé. Rugir est employé pour délimiter le territoire, appeler les autres membres du groupe, intimider les rivaux et renforcer le lien « familial » entre les membres du groupe. Les rugissements du mâle sont plus forts et plus profonds que ceux de la femelle. Par une puissante expiration, les lions rugissent, rentrant leurs flancs et gonflant la poitrine, souvent dans un bas grondement commençant par quelques bas grognements et gémissements, qui indiquent à d’autres lions qu’un groupe vit dans le secteur, et de rester en dehors du territoire. Par une nuit claire, il peut être entendu jusqu’à cinq kilomètres de distance. Les femelles emploient un bas grognement pour appeler leurs petits.

Le langage corporel est d’égale importance. Les lions ont un cérémonial complexe de salutation au cours duquel ils gémissent doucement l’un et l’autre, balancent la tête latéralement et gardent la queue levée vers le haut, voire posée sur le dos de l’autre lion. Comme certains autres chats, les lions se cognent la tête en se saluant. Le lèchement de la tête, des épaules et du cou est également un signe d’affection. Les lions, tout comme d’autres chats sauvages, ont les oreilles noires avec de grands cercles blancs sur leur dos. Ces grands cercles blancs permettent d’indiquer l’humeur : quand ils sont fâchés, les lions et d’autres carnivores étendent leurs oreilles à plat contre leur tête. Il est difficile de dire si un félin est fâché à distance, mais si vous voyez les cercles blancs clignotants, vous pouvez savoir à distance que ce dernier est furieux et qu’il vaut mieux ne pas s’en approcher. Cela permet d’éviter beaucoup de combats.

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Le cri

Les lions communiquent entre eux par de nombreux moyens. Ce sont des animaux sociaux et de ce fait la communication est plus développée que pour les autres félins.
Leur communication vocale se compose de grognements, grondements, sifflements, gémissements, miaulements, et du célèbre rugissement.
Le rugissement des mâles dont on a dit « qu’il était le plus impressionnant et le plus grandiose des cris de la nature » peut s’entendre à plusieurs kilomètres (on dit que les mâles « rauquent »). Émis à l’aube et au crépuscule, il joue un rôle dans le marquage du territoire. Il est vraisemblable que le lion rugisse pour signifier qu’il est le maître de son domaine. Les chasseurs africains imitent les appels des lions mâles à l’aide d’un porte-voix fabriqué avec des peaux d’antilope.
Les sons qu’émettent les lions d’un même territoire sont facilement identifiables par les autres membres de la tribu. Le cri exprime également le contentement, la colère, la crainte ou le désir. La lionne peut gémir pour appeler ses petits.

Répartition :

Historiquement, il existait en Afrique, en Europe, au Moyen-Orient et en Asie. En Europe, le lion des cavernes a vécu à l’époque préhistorique avant de disparaître. En Grèce, le lion ne disparut que 200 ans avant notre ère. Actuellement, il a disparu de l’Afrique du Nord (début du XXème siècle), du Moyen-Orient et de l’Asie. Il se maintient dans des zones d’Afrique sub-saharienne.

La sous-espèce Panthera leo persica ne se maintient en Asie que dans le parc national du Gir au nord-ouest de l’Inde. Il est plus petit que le lion africain, sa hauteur est d’1 m maximum, sa longueur autour de 2,50 m. Il est de couleur un peu plus claire et ne mange jamais de charogne.

Le lion n’est pas un animal tropical exclusif. C’est un hôte de steppes semi-désertique, savanes de tous types et lisières de forêts denses. Il peut se rencontrer en altitude, jusqu’à 4 000 m d’altitude.
Il est difficile d’avoir une estimation précise des populations de lions sauvages sur le continent africain. Le chiffre de 40 000 individus est généralement retenu.

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Statut : Protection & Préservation

guepardSelon de récentes études, la population de lions aurait été réduite d’environ 30 à 50 % au cours des deux dernières décennies en Afrique. Ce qui justifie la classification du lion comme espèce vulnérable sur la Liste Rouge des espèces menacées de l’U.I.C.N. (Union Internationale pour la Conservation de la Nature).

La détention d’un lion est interdite en France par un particulier en vertu de l’article R215-4 du code rural.
Ce règlement énonce que : « est puni d’amende le fait pour toute personne qui détient des animaux sauvages en captivité de les placer et de les maintenir dans un habitat ou un environnement susceptible d’être, en raison de son exiguïté, de sa situation inappropriée aux conditions climatiques supportables par l’espèce considérée ou de l’inadaptation des matériels, installations ou agencements utilisés, une cause de souffrance, de blessures ou d’accidents et de les priver de la nourriture nécessaire à la satisfaction des besoins physiologiques propres à leur espèce et à leur degré de développement, d’adaptation ou de domestication ».

En 1900 en Afrique les lions étaient 500 000

En 1960 en Afrique les lions étaient 100 000

Aujourd’hui (2015) , ils ne sont plus que 20 000

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Ils auront probablement disparu à l’état sauvage à la fin de ce siècle.

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Documentaires sur le Lion d’Afrique