lion d'afrique

LION D’AFRIQUE

Panthera leo / Felis leo Linnaeus

Le(s) lion(s) – le lion Afrique

MAJ – Juillet 2017

CLASSIFICATION

  • Embranchement
  • Sous-embr.
  • Classe
  • Sous-classe
  • Infra-classe
  • Ordre
  • Sous-ordre
  • Famille
  • Sous-famille
  • Genre
  • Espèce
  • Chordata
  • Vertebrata
  • Mammalia
  • Theria
  • Eutheria
  • Carnivora
  • Feliformia
  • Felidae
  • Pantherinae
  • Panthera
  • Panthera

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lion

Lion d’Afrique

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Espérance de vie : 15 ans

Mesure : 2,6 m à 3,3 m pour le mâle:

             2,4 à 2,7 m pour la femelle.

Poids :  150 à 250 Kg en moyenne pour le mâle.

Poids : 120 à 180 kg en moyenne pour la femelle


Exclamation En 50 ans, le nombre de Lions en Afrique est passé de 450 000 individus à moins de 20 000.

LION D’AFRIQUE

Panthera leo Leo

Morphologiquement, tous les lions africains sont assez proches. Les sous-espèces se caractérisent par de petites différences dans la couleur du pelage et de la crinière.

– lion du Sénégal (Panthera leo senegalensis),
– lion des Massaôs (Panthera leo massaicus),
– lion du Transvaal (Panthera leo krugeri),
– lion du Katanga (Panthera leo bleyenberghi).

D’autres sous-espèces africaines ont disparu comme le lion du Cap, le lion de l’Atlas ou le lion de Barbarie.

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Squelette du Lion d’Afrique

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Habitat

Le lion vit uniquement en Afrique subsaharienne. L’espèce fréquente les milieux ouverts : plaines, savanes, fourrés et semi-déserts possédant des zones ombragées. Ces régions doivent également renfermer des proies de grande taille en quantité importante.

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Caractères morphologiques

Poids :

En comptant la queue qui mesure de 60 cm à 1 m, la longueur totale de l’adulte est de 2,6 à 3,3 m pour le mâle, et de 2,4 à 2,7 m pour la femelle. Le mâle fait 1 m au garrot contre 80 à 90 cm pour la femelle.

Taille :

Le mâle fait entre150 et 250 kg alors que la femelle pèse entre 120 et 180 kg. C’est le deuxième plus gros félin après le tigre.

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Lion fauve (4)

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Lion fauve (2)

Alimentation

Les proies des lions sont des antilopes, gazelles, buffles, zèbres, gnous, phacochères, mais aussi des lapins, oiseaux ou poissons. Le mâle consomme en moyenne 7 kg de viande par jour contre 5 kg pour la femelle, mais les adultes avalent parfois 20 ou 30 kg en une fois. De 80 à 90 % des proies sont tuées par les femelles qui chassent en groupes de 5 à 6.

L’embuscade: un art maitrisé

Le lion est probablement le meilleur tacticien en matière de chasse et surtout en technique d’embuscade. En effet il chasse en meute, ils couvrent ainsi un territoire plus vaste, grâce à une cohésion entre les femelles d’un clan.
-Plusieurs techniques bien rodées leur permettent de s’adapter en toute occasion sur n’importe quelle proie avec une réussite quasi totale.
-Pour les lionnes, les points d’eau font un parfait terrain d’embuscade, car des herbivores y viendront forcément pour se désaltérer. Les lionnes viennent prendre possession de la zone autour du plan d’eau : répartition des zones à couvrir pour un étau parfait.
-La zone d’attaque doit permettre à la proie de s’y engouffrer sans se douter de la présence des prédateurs autour.
-La zone ci-dessus apporte un point de vue total sur la zone à couvrir.
-L’observation et l’attente sont des armes dont les félins sont passés maître. Chacun observe et tente de détecter la présence de l’autre.
-Les lionnes observent souvent longtemps leurs proies, attendant ainsi le meilleur moment pour donner l’assaut. Plus les proies seront proches et calmes, plus le temps de réaction pour fuir le sera aussi. Les lions n’étant pas de grands coureurs, ils doivent impérativement attendre que la proie soit à une distance qui ne leur demandera pas d’effort pour la course mais plutôt de préserver cette effort pour le combat avant la mise à mort.
-Les zèbres ou gazelles, de nature très méfiante, font une pose pour analyser les risques éventuels ou plutôt visibles. À ce stade, ils n’ont plus moyen de fuir ou d’esquiver l’assaut des lionnes qui referment le stratagème sur eux en diminuant de plus en plus les zones de replis

une zone fréquentée par plusieurs espèces d’herbivores telles que les zèbres, gazelles, koudous…

Les lionnes vont alors s’approcher de face sur une ligne espacée couvrant la zone où se trouvent les proies, toujours furtivement et toujours face au vent pour ne pas trahir leur présence, elles s’approchent au plus près de leurs cibles afin de n’avoir que peu de course à effectuer pendant l’assaut.

Une fois la meute placée stratégiquement devant leurs proies, elles commencent un encerclement depuis les extrémités pour entourer la zone à couvrir.

Dès lors que les lionnes sont positionnées, celles des extrémités vont alors effectuer une percée au sein des herbivores pour créer un mouvement de panique et séparer les proies en plusieurs petits groupes désemparés.

Le choix des proies va alors se faire en fonction de plusieurs critères :

la taille, la vitesse de déplacement et la vigueur.

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tete de lion

Hybrides – Hybrides Panthera.

La cryptozoologie s’est longtemps intéressée aux Marozis, prétendus lions tachetés, à courte crinière qui vivaient dans les hauts plateaux du Kenya. La peau d’un lion de ce genre est gardée encore aujourd’hui au Muséum d’histoire naturelle de Londres. Depuis la fin des années 1930, il n’y a plus eu d’apparitions. Aujourd’hui, certains supposent qu’il s’agissait d’hybrides, produits d’un croisement entre un lion et un autre félin.

Les noms des hybrides sont composés de la première syllabe du père, suivie d’une syllabe de la mère.

Parent mâle Parent femelle Nom de l’hybride
Lion Tigresse Ligre
Tigre Lionne Tigron
Lion Femelle jaguar Liguar
Jaguar Lionne Jaglion
Lion Léopard Liard
Léopard Lionne Léopon

LE SQUELETTE & LES MUSCLES

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LE SQUELETTE

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Les vibrisses

Tout comme les autres félins, le lion a de nombreuses moustaches épaisses, également connues sous le nom de vibrisses. Ces longs poils sensibles aux vibrations aident le lion à se diriger dans l’obscurité, ou quand son champ visuel est obstrué. La majeure partie de sa chasse se déroulant la nuit, ils l’aident presque à « sentir » son chemin dans l’obscurité, le nez vers le ciel, et ressentant le sol dans l’obscurité la plus totale. Les plus longues moustaches sont sur sa lèvre supérieure ; ce sont les vibrisses mystaciales. Les moustaches au-dessus des yeux sont appelées les vibrisses superciliaires. Il y a également des vibrisses sur l’une ou l’autre joue, appelées les vibrisses géniales. Les vibrisses peuvent se développer non seulement sur le visage, mais aussi bien sur le dos des pattes : ces dernières sont appelées poils de carpelle et sont utilisées pour ressentir des vibrations terrestres. Il est possible d’identifier les lions en dénombrant les points noirs qui mouchettent leur peau au-dessus de leurs babines, à la base des poils de leurs moustaches.

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Plusieurs mères pour un même lionceau

Après une courte gestation de 102 à 110 jours, la lionne met bas de 2 à 4 petits, à l’écart de la troupe, dans un abri rocheux, un fourré épais ou au milieu de hautes herbes. Les lionceaux naissent les yeux fermés et pèsent moins de 2 kg, ce qui représente 1 % à peine du poids adulte. Leurs yeux s’ouvrent au bout de 10 à 15 jours et les dents de lait poussent au bout de 3 semaines. Les petits commencent alors à se déplacer.

À l’âge de 6 semaines, ils gambadent autour de l’abri et goûtent leurs premiers aliments solides en grappillant sur la nourriture de leur mère. Durant ces premières semaines, la mère est constamment sur le qui-vive et se montre très protectrice à l’égard de sa portée. Prudente, elle change de cachette tous les 3 ou 4 jours, transportant les petits un à un, leurs épaules délicatement serrées dans sa gueule.

À l’âge de 10 semaines, mère et petits rejoignent le reste de la troupe et partagent la vie des adultes et des lionceaux de leur âge ou d’une portée précédente.

La lionne allaite souvent d’autres petits que les siens. On a vu des lionceaux de quatre mères différentes téter ensemble la même lionne. Il arrive ainsi que de jeunes orphelins soient adoptés par les femelles d’une harde.

L’allaitement dure environ 6 mois. La dentition définitive apparaît entre le 9e et le 12e mois. La percée des dents s’accompagne de vives douleurs et de poussées de fièvre, entraînant un taux de mortalité élevé chez les lionceaux.

Quand leur mère part en chasse, une autre mère (sœur, cousine ou fille) ou même un mâle reste avec les lionceaux, mais sans leur accorder de soin particulier. Si la lionne abat une grosse proie, elle y conduit les petits.

Dès l’âge de 14 semaines, les jeunes lionceaux suivent les femelles dans leurs chasses. Tout en restant à distance, en compagnie éventuelle des mâles ou des femelles âgés ou faibles, ils apprennent les techniques de chasse en observant les lionnes. À 1 an, ils sont en mesure de rabattre les proies et, dès l’âge de 2 ans, ils chassent seuls.

Les lionceaux, pourvus d’une mère occupée par la chasse et de pères de hasard, ne sont en sécurité et ne s’amusent qu’au sein de la harde. Ils éprouvent entre eux leur vaillance et s’exercent à la chasse par des jeux inoffensifs.

Lion fauve

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 CROISSANCE & DEVELOPPEMENT

La mortalité des lionceaux est importante : elle atteint 80% dont 25% est due à des morts violentes (autres lions, prédateurs), 25% est due à une sous-alimentation en période de disette, 50% est d’origine inconnue sans cadavre ni maladie apparente. La première année est la plus dangereuse.
Ainsi on a pu constater que :

1 – la mortalité est plus grande quand les proies sont moins abondantes. Dans 2 hardes étudiées au Serengeti, elle augmente d’octobre à mars au moment des grandes migrations des herbivores. Un lionceau peut survivre pendant des semaines avant de succomber à la faim mais quand les proies se font rares, les lionceaux sont les premiers à en pâtir compte tenu de la rivalité intense qui existe autour des repas.

2 – Le moment de la naissance n’a pas d’influence mais l’ordre relatif des naissances de la troupe est important. En effet, il y a plus de morts quand le nombre de lionceaux âgés est grand : on pense au partage inégal de la nourriture.

3 – Le synchronisme des naissances permet d’augmenter la survie par l’allaitement en commun.

4 – Les lionceaux des nouveaux arrivants ont plus de chances de survivre car il n’y a pas de lionceaux plus âgés pour leur disputer la nourriture.

LES RISQUES LIES AU JEUNE AGE

Les risques sont plus importants quand ils sont très jeunes mais certains risques demeurent jusqu’à la 2ème année.  Les lionceaux sont souvent attaqués par d’autres prédateurs (hyènes, léopards, aigles), voire par des herbivores (buffles et éléphants) qui n’hésitent pas à les piétiner. Les autres causes de mortalité sont les intempéries : inondations, famines, incendies, sécheresse ; et les maladies : babésiose, trypanosomiase, maladie de Carré comme récemment dans le Serengeti.  Les yeux s’ouvrent à 10-15 jours et sont bleus jusqu’à 2-3 mois avant de prendre la couleur ambre. A 3 semaines, ils marchent. A 6 semaines, ils gambadent autour de leur mère et goûtent leurs premiers aliments solides.
Ils mangent de la viande à 3-4 mois mais ils ne seront définitivement sevrés qu’à 6 mois. Les premières dents de lait apparaissent à 3 semaines et la denture est définitive à 15 mois. La percée des dents entraîne des douleurs et de la fièvre qui contribuent à augmenter le taux de mortalité. Vers 10 semaines, ils font leur première rencontre avec le clan et ils accompagnent les adultes à la chasse à 14 semaines. Ils restent en retrait avec les mâles et les femelles âgées. Vers 1 an, ils rabattent les proies. Les canines de lait apparaissent à 15 semaines en même temps que le noircissement de la touffe caudale. Le pelage prend sa teinte unie vers 10 mois. Les lionceaux grandissent très vite et le moindre manque dans leur alimentation se fait sentir au niveau de la croissance ainsi certains mâles de 18 mois sont aussi grands que ceux de 2 ans qui ont connu une famine. Les mâles grandissent plus vite que les femelles et ont la tête plus large. Puis des poils plus longs apparaissent autour du cou trahissant le sexe. Une fois adolescents, les lionceaux ont tendance à se regrouper par 2 ou 3, parfois accompagnés d’une ou 2 femelles. Ceci est la première étape vers leur émancipation. Ensemble, ils s’essaient à la chasse pour au stade suivant de leur existence commencer à prendre leurs distances avec leur groupe.

La Vision

anatomie de l’œil et de la face

L’œil est rond ainsi que la pupille et l’iris est de couleur ambre à l’âge adulte. La pupille ronde est une caractéristique des Pantherinae par rapport aux Felinae.  L’anatomie interne de l’œil est comparable à celle de tous les mammifères à quelques détails près :

  • le faisceau mammalien du nerf optique allant jusqu’au foramen opticum est ’autant plus développé que l’œil est moins latéral comme pour le lion chez qui les yeux sont en position plus médiale que dans la plupart des espèces, dirigés vers l’avant : le champ visuel de chacun se recouvre parfaitement permettant une vision stéréoscopique.

    Ceci est caractéristique des prédateurs et en particulier ceux qui chassent à l’affût ou à l’approche car ils doivent repérer la proie avant qu’elle ne les voie et ne s’enfuie. Cette vision stéréoscopique permet une bonne évaluation de la distance et de la position dans l’espace.

  • l’œil possède un tapis choroïdien et une vascularisation rétinienne complète émanant du centre de la papille. Ce tapis, également appelé tapetum lucidum, correspond à la présence d’une couche de cellules réfléchissantes entourant les cônes et les bâtonnets. Il augmente la sensibilité à la lumière mais limite l’acuité visuelle c’est à dire que l’image est floue. Il est également responsable de la brillance des yeux le nuit qui apparaissent rouge en raison de la forte vascularisation. Ainsi, le jour et en présence d’une forte lumière, l’entrée de la lumière est limitée pour éviter la surexcitation des cellules grâce à la contraction maximale de la pupille.

  • le segment antérieur est plus large que le segment postérieur d’où une plus large admission de la lumière qui permet la vision nocturne.

  • o2l’accommodation n’est pas très étendue ne permettant pas une vue perçante de près et de loin mais pour ces deux situations, les autres sens prennent le relais. En effet, la cornée est plus large et plus incurvée que chez l’homme ce qui imite l’accommodation. Pour remédier partiellement à ce problème, la plus forte concentration de cellules se trouve au centre de la rétine. Les félins, et le lion en particulier, sont capables de voir dans la nuit grâce au tapetum lucidum mais en contrepartie, cette vision nocturne ne permet pas une bonne résolution. Ainsi si quelque chose bouge très rapidement, il n’est pas identifié. En effet, de jour il faut 0,035 à 0,06 seconde à l’œil pour construire une image tandis qu’il lui faut 0,1 seconde durant la nuit.  Quelques expériences ont montré que les félins avaient des cônes visuels sensibles aux courtes et aux moyennes longueurs d’ondes, pas aux grandes ; que les félins sont dichromates : le rouge apparaît noir et le spectre gris est proche du blanc. La vue en couleur est meilleure quand le soleil ne brille pas trop car dans ce cas les bâtonnets cessent de fonctionner et comme les cônes sont peu nombreux (25 000 cônes au mm² soit 6 fois moins que l’homme), la vision est pauvre en lumière brillante. On sait ainsi que les couleurs brillantes apparaissent plus pastels aux félins.  En ce qui concerne la face, ce sont les nerfs crâniens V (trijumeau) et VII (facial) qui en entraînant les muscles du tégument sont responsables des mimiques si importantes dans la relation sociale.

    Les muscles peauciers de la face forment une couverture mobile de la tête et du cou. Le muscle sphincter colli superficialis tend le fascia recouvrant la gorge. Les muscles platysma et le sous cutané profond agissent simultanément sur la tension ou le froncement de la peau des régions collaires latérales et ventrales. Le muscle platysma cervicale intervient dans la zone latérodorsale du cou pour le hérissement de la crinière. Les oreilles ont une mobilité importante grâce à l’existence d’un scutulum qui correspond à la différenciation accrue des muscles rétro et péri auriculaires.

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Les Mimiques:

Les mimiques résultent de réactions émotionnelles se dévoilant au cours de la jeunesse en rapport avec un stimulus extérieur ou des associations d’idées qui invoquent la mémoire d’expressions passées. C’est avant tout une action réflexe d’une grande complexité dans laquelle rentrent en jeu les plus importants centres corticaux. Le Nerf VII est le responsable des mimiques : son rameau moteur innerve les muscles de la face et les muscles hyoïdiens.  Les degrés d’expressions faciales incluent des changements au niveau des pupilles et des oreilles : l’étendue du dos des oreilles visible de face indique le degré d’agressivité de l’attaquant. Ainsi, la position des oreilles, l’aspect de la pupille, la posture et les sons émis se combinent pour produire une gamme de signaux subtils dont use un félin pour communiquer avec ses voisins ou ses rivaux. En dehors des mimiques, il existe des marques naturelles d’identification visuelle sous contrôle génétique : la couleur du pelage, les motifs tels que taches, marbrures, rayures et marques faciales, les crêtes, plis et rabats de peau, la crinière. D’autres marques peuvent être acquises durant la vie de l’animal : cicatrices, pelades, déchirures des bords d’oreilles.  On distingue les expressions faciales et les expressions corporelles pour désigner l’ensemble des signaux visuels.  Les expressions faciales : – face relâchée : la position de la tête est neutre avec les oreilles dressées et dirigées latéralement, les yeux sont clos ou mi-clos et la bouche est fermée ou semi-pendante.

– face relâchée – bouche ouverte : les yeux et les oreilles sont relâchés ou en légère alerte et la bouche est ouverte avec les lèvres pendantes ; les dents ne sont pas exposées et aucun son n’est émis. Les lions ont cette expression lorsqu’ils jouent ou pour montrer leurs bonnes intentions.

– face en alerte : les oreilles sont dressées et attentives, les yeux sont complètement ouverts, les lèvres sont serrées et il se dégage une certaine tension sur la face pendant que le lion regarde dans une direction donnée. On retrouve cette expression quand un lion voit d’autres membres du groupe, quand il entend ou voit d’autres lions à distance ou quand il part en chasse.

– face de rugissement : les babines sont portées vers l’avant, les yeux et les oreilles sont relâchés, le son est émis par la bouche semi-ouverte. La tête est relevée et tendue vers l’avant.

– bâillement : la tête est levée et la bouche est grand ouverte, montrant toutes ses dents. Les yeux sont clos et la langue sort dans l’axe de la bouche.

– flehmen : après avoir reniflé certains objets, le lion grimace souvent. La bouche est semi-ouverte laissant tout de même apparaître les dents, la tête est relevée et le nez est froncé. Les yeux sont fermés et les oreilles en position relâchée. La langue ne sort pas de la bouche. Aucun son n’est émis.

– face tendue – bouche ouverte : les oreilles sont tournées de telle façon que le noir se trouve vers l’avant, les yeux sont larges et bien ronds, la bouche est partiellement ouverte avec les coins portés vers l’avant tels que les lèvres forment une ligne droite. Les dents ne sont pas visibles, la tête est portée vers le bas et le lion émet des grognements. On retrouve cette mimique quand un lion veut montrer qu’il ne tolère pas la présence d’un autre, en particulier autour d’une proie. Les femelles ont également ce genre d’expression et de vocalisation lors de l’accouplement.

– face montrant les dents : cette expression est une composante de la face tendue – bouche ouverte. Les oreilles sont partiellement à complètement rabaissées, les yeux sont plissés et les dents sont découvertes à différents degrés avec les lèvres relevées, le nez est plissé. De nombreux sons peuvent accompagner cette expression de défense. On la retrouve quand un lion se trouve face à un autre animal prêt à attaquer et ainsi il cherche à l’intimider.

Les Postures:

marche accroupie, marche à l’approche et accroupissement : on rencontre ces 3 positions lors de la chasse et des rencontres antagonistes entre 2 lions. Quand un lion voit un adversaire ou une proie, il se met en alerte, son corps devient raide et soit il s’assoit, soit il se couche, soit il reste tel que. Parfois il s’avance et tente de s’approcher en marchant au ralenti, les épaules rentrées, la ligne du dos droite = approche. Après une certaine distance, il continue d’avancer en se baissant de plus en plus pour ne pas être détecté, le ventre touchant presque le sol, la tête basse en s’arrêtant à intervalles réguliers. Au bout d’un certain temps, il s’accroupit, prêt à bondir, les postérieurs sous lui. Lors de la chasse aucun son n’est émis alors que s’il s’agit d’un adversaire, le lion émet des grognements et montre les dents.

lion qui se pavane : les pattes sont bien droites, la tête est relevée, la crinière est visible, le dos est droit et la queue est souvent portée en l’air. Aucun son ni mimique n’accompagne cette démarche. Elle est souvent réservée aux seuls mâles même s’il arrive aux femelles de l’adopter et aux lionceaux de l’imiter en jouant. Elle peut s’accompagner d’un marquage du sol avec les pattes arrières.

position tête basse : elle est assumée avec la mimique face tendue –bouche ouverte. Les antérieurs sont écartés plus qu’à l’accoutumée, la tête et le cou sont rentrés dans les épaules, obliquement, et le lion émet des grognements ou des chuintements. Cette posture est adoptée par les lions qui veulent décourager les autres animaux d’approcher quand ils gardent leurs proies ou les lionceaux. Une attaque peut suivre.

position tête déviée : durant les rencontres antagonistes, les lions font souvent face à leurs adversaires en montrant les dents et en tournant la tête en émettant un miaulement rauque. Parfois ils s’accroupissent plaçant leur tête entre leurs antérieurs. Ce mouvement signale l’intention de rouler sur le dos pour montrer leur soumission.

position de la queue : normalement, la queue est portée plutôt basse avec le bout qui remonte et qui est légèrement tourné. Quand 2 lions se caressent ou se reniflent l’arrière train, elle est relevée au-dessus de son propre dos ou au-dessus du dos de l’autre lion. Quand une lionne a des lionceaux ou qu’un mâle la courtise, la queue est enroulée au-dessus de sa croupe et elle la remue de temps en temps comme pour montrer aux lionceaux où elle se situe dans la végétation. Quand ils se battent ou chassent, les lions portent la queue droite entre l’horizontale et la verticale. Lors de situations avec des antagonistes, notamment celles à haut degré d’agressivité, la queue est souvent en mouvement, balayant l’air de haut en bas.

Les mimiques constituent un échange permanent d’informations entre les membres du groupe facilitant la coordination des comportements individuels. Lorsque l’un d’entre eux aperçoit ou entend quelque chose, proie ou non, il se met sur le qui-vive : museau dressé, oreilles vers l’avant, visage et muscles du corps tendus et toute la troupe suit le même comportement.

L’Olfactif:

L’intérieur de la narine est formé de cornets nasaux. Le cornet inférieur ou maxillaire en partie médiane s’épanouit en 2 lames qui s’enroulent sur elles-mêmes. Il ne joue aucun rôle dans l’olfaction.
Le cornet supérieur ou nasal se compose d’une lame enroulée sur elle-même de haut en bas et de l’intérieur vers l’extérieur. Il est fixé à la crête interne de l’os nasal par son bord supérieur et à l’arrière de l’ethmoïde. Sa muqueuse est olfactive.
Les cornets ethmoturbinaux plus profonds forment un labyrinthe olfactif grâce aux endoturbinaux. Ils sont au nombre de 3 à 5 chez le lion. Quant aux ectoturbinaux, ils sont plus réduits et se placent sur 2 rangées.
Des récepteurs sensoriels bipolaires se situent au sein d’un neuro-épithélium = épithélium prismatique stratifié, cilié qui recouvre les cavités des voies respiratoires. Cet épithélium est constitué de cellules de soutien, de cellules basales sous-jacentes et de cellules sensorielles dont les dendrites se terminent par une vésicule garnie de cils olfactifs et constituées de micro fibrilles groupées en touffe. Il ne présente pas de cellules à mucus mais des glandes tubulaires ou glandes de Bowman séreuses qui imbibent la muqueuse. Le Nerf Olfactif est chargé de transporter les informations de cette muqueuse jusqu’au bulbe télencéphalique.
En plus des organes d’olfaction classiques, le lion possède un organe voméronasal ou organe de Jacobson. Situé dans le plafond de la bouche juste derrière les incisives, il permet à un animal de décoder les phéromones trop grosses pour être inhalées. Il est formé d’une paire de sacs longs et étroits symétriques situés dans le plancher des fosses nasales de part et d’autre du septum, tapissés d’un épithélium peu différent de celui de la région olfactive. L’extrémité postérieure de chaque sac est close. L’ouverture est formée par deux canaux à l’arrière des incisives supérieures. Le Nerf Terminal serait le nerf de l’organe de Jacobson (n°0 ou 13ème paire) et occupe un territoire restreint de la muqueuse olfactive pour véhiculer l’information jusqu’au télencéphale.  En contact avec la partie postérieure et inférieure de la cloison des cavités nasales, les organes voméronasaux reposent sur 2 prolongements antérieurs. Une lamelle osseuse ou cartilagineuse enveloppe le côté latéral de l’organe, l’isolant de la cavité nasale et le maintenant dans une capsule rigide. En coupe transversale, le canal de l’organe voméronasal est en forme de croissant. Les neurones sensoriels sont exclusivement dans l’épithélium qui forme la face interne concave du canal. La face latérale, convexe, n’est pas sensorielle. Elle est couverte de cellules ciliées, analogues à celles du système respiratoire, qui brassent le mucus. Un système de pompage, assuré par la variation de turgescence du tissu caverneux qui se trouve sous l’épithélium non sensoriel du canal, permet l’entrée des molécules stimulantes et du mucus externe. Ce tissu caverneux est traversé par une grosse veine. Comme l’organe est maintenu rigidement sur la périphérie, la contraction du tissu caverneux dilate le canal externe et aspire les molécules pendant plusieurs secondes. Puis, la vasodilatation du tissu comprime le canal et expulse le liquide analysé. Grâce à sa position très avancée dans la cavité nasale, l’organe voméronasal détecte les molécules de communication par un contact direct et actif avec les liquides à analyser. Découvert en 1813, ce n’est qu’en 1943 que Planel a mis en relation cet organe et certains aspects du comportement animal.

L’Oreille:

Il existerait un contrôle musculaire du pavillon qui augmenterait l’acuité auditive et permettrait de détecter des petites proies. Ces muscles sont les muscles auriculaires supérieurs, antérieurs et postérieurs ainsi que les muscles intrinsèques de l’oreille qui permettent son érection.
Le développement des bulles tympaniques autour de l’oreille moyenne augmente la sensibilité aux bruits du milieu ambiant.  La conduction du son se fait par l’intermédiaire d’une chambre à air et ses osselets jusqu’au labyrinthe osseux derrière le tympan.
L’oreille interne joue un rôle dans la perception des sons et leur localisation mais également dans l’équilibre du corps par régulation du tonus musculaire et attitude de la tête dans l’espace

Les différents sons:

Les sons sont émis par vibration des cordes vocales au cours de l’expiration. Il existe peu de sonorités incluant des productions au cours de l’inspiration.  A faible distance, ils sont utilisés simultanément aux signaux visuels. La fréquence de réception se situe dans une fourchette de 50 à 10.000 Hz mais ils peuvent percevoir des fréquences beaucoup plus hautes. Lorsque des lions sont en groupe, près les uns des autres, au repos, ils émettent des bruits très doux en reniflant mais ils ne ronronnent pas. Lorsqu’ils sont éparpillés, ils émettent des petits grognements ou des rugissements doux qui permettent de se localiser les uns par rapport aux autres. C’est bien sûr le rugissement du mâle qui est le plus impressionnant pour ramener sa troupe mais les femelles poussent également des petits cris pour regrouper les petits qui s’égarent.
Les différents sons émis par le lion sont réunis dans le tableau ci-après.

Communication:

Les lions communiquent entre eux par de nombreux moyens. Ce sont des animaux sociaux et de ce fait la communication est plus développée que pour les autres félins. Leur communication vocale se compose de grognements, grondements, sifflements, gémissements, miaulements, et du célèbre rugissement. Leur os hyoïde n’est que partiellement ossifié, c’est cette disposition qui leur permet de rugir, mais de ce fait, ils ne sont pas en mesure de ronronner à proprement parler ; mais ils le font, comme d’autres fauves, par expiration. On l’entend quand deux lions agissent l’un sur l’autre sur une base amicale. Le ronronnement ne retentit pas comme celui d’un petit chat, mais plutôt comme un grognement ou un ronflement grave. Le rugissement a diverses significations, selon la situation dans laquelle il est employé. Rugir est employé pour délimiter le territoire, appeler les autres membres du groupe, intimider les rivaux et renforcer le lien « familial » entre les membres du groupe. Les rugissements du mâle sont plus forts et plus profonds que ceux de la femelle. Par une puissante expiration, les lions rugissent, rentrant leurs flancs et gonflant la poitrine, souvent dans un bas grondement commençant par quelques bas grognements et gémissements, qui indiquent à d’autres lions qu’un groupe vit dans le secteur, et de rester en dehors du territoire. Par une nuit claire, il peut être entendu jusqu’à cinq kilomètres de distance. Les femelles emploient un bas grognement pour appeler leurs petits.

Le langage corporel est d’égale importance. Les lions ont un cérémonial complexe de salutation au cours duquel ils gémissent doucement l’un et l’autre, balancent la tête latéralement et gardent la queue levée vers le haut, voire posée sur le dos de l’autre lion. Comme certains autres chats, les lions se cognent la tête en se saluant. Le lèchement de la tête, des épaules et du cou est également un signe d’affection. Les lions, tout comme d’autres chats sauvages, ont les oreilles noires avec de grands cercles blancs sur leur dos. Ces grands cercles blancs permettent d’indiquer l’humeur : quand ils sont fâchés, les lions et d’autres carnivores étendent leurs oreilles à plat contre leur tête. Il est difficile de dire si un félin est fâché à distance, mais si vous voyez les cercles blancs clignotants, vous pouvez savoir à distance que ce dernier est furieux et qu’il vaut mieux ne pas s’en approcher. Cela permet d’éviter beaucoup de combats.

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Le cri

Les lions communiquent entre eux par de nombreux moyens. Ce sont des animaux sociaux et de ce fait la communication est plus développée que pour les autres félins.
Leur communication vocale se compose de grognements, grondements, sifflements, gémissements, miaulements, et du célèbre rugissement.
Le rugissement des mâles dont on a dit « qu’il était le plus impressionnant et le plus grandiose des cris de la nature » peut s’entendre à plusieurs kilomètres (on dit que les mâles « rauquent »). Émis à l’aube et au crépuscule, il joue un rôle dans le marquage du territoire. Il est vraisemblable que le lion rugisse pour signifier qu’il est le maître de son domaine. Les chasseurs africains imitent les appels des lions mâles à l’aide d’un porte-voix fabriqué avec des peaux d’antilope.
Les sons qu’émettent les lions d’un même territoire sont facilement identifiables par les autres membres de la tribu. Le cri exprime également le contentement, la colère, la crainte ou le désir. La lionne peut gémir pour appeler ses petits.

Répartition :

Historiquement, il existait en Afrique, en Europe, au Moyen-Orient et en Asie. En Europe, le lion des cavernes a vécu à l’époque préhistorique avant de disparaître. En Grèce, le lion ne disparut que 200 ans avant notre ère. Actuellement, il a disparu de l’Afrique du Nord (début du XXème siècle), du Moyen-Orient et de l’Asie. Il se maintient dans des zones d’Afrique sub-saharienne.

La sous-espèce Panthera leo persica ne se maintient en Asie que dans le parc national du Gir au nord-ouest de l’Inde. Il est plus petit que le lion africain, sa hauteur est d’1 m maximum, sa longueur autour de 2,50 m. Il est de couleur un peu plus claire et ne mange jamais de charogne.

Le lion n’est pas un animal tropical exclusif. C’est un hôte de steppes semi-désertique, savanes de tous types et lisières de forêts denses. Il peut se rencontrer en altitude, jusqu’à 4 000 m d’altitude.
Il est difficile d’avoir une estimation précise des populations de lions sauvages sur le continent africain. Le chiffre de 40 000 individus est généralement retenu.

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LION DU DÉSERT DU NAMIB – Namibie

Namibia_1cLES LIONS DU DÉSERT DU NAMIB

Aujourd’hui, moins de 150 lions essaient de survivre dans le plus vieux désert d’Afrique Sud-Saharien, c’est dans le parc naturel des « Hoanib Skeleton Coast, Skeleton Coast »   sur un territoire de 200 000 Km²  près des côtes de Namibie.

Le manque de proies et les chasses aux trophée ont eu raisons des populations des lions du désert de Namibie. Les populations sont inquiétantes en raison du faible nombre de mâles qui pourraient augmentés les chances de reproduction. Le Dr

Statut : Protection & Préservation

guepardSelon de récentes études, la population de lions aurait été réduite d’environ 30 à 50 % au cours des deux dernières décennies en Afrique. Ce qui justifie la classification du lion comme espèce vulnérable sur la Liste Rouge des espèces menacées de l’U.I.C.N. (Union Internationale pour la Conservation de la Nature).

La détention d’un lion est interdite en France par un particulier en vertu de l’article R215-4 du code rural.
Ce règlement énonce que : « est puni d’amende le fait pour toute personne qui détient des animaux sauvages en captivité de les placer et de les maintenir dans un habitat ou un environnement susceptible d’être, en raison de son exiguïté, de sa situation inappropriée aux conditions climatiques supportables par l’espèce considérée ou de l’inadaptation des matériels, installations ou agencements utilisés, une cause de souffrance, de blessures ou d’accidents et de les priver de la nourriture nécessaire à la satisfaction des besoins physiologiques propres à leur espèce et à leur degré de développement, d’adaptation ou de domestication ».

En 1900 en Afrique les lions étaient 500 000

En 1960 en Afrique les lions étaient 100 000

Aujourd’hui (2015) , ils ne sont plus que 20 000

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Ils auront probablement disparu à l’état sauvage à la fin de ce siècle.

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Documentaires sur le Lion d’Afrique