LION

LION

Panthera leo / Felis leo Linnaeus

Le(s) lion(s) – le lion

Mise a jour – Juillet 2017

CLASSIFICATION

  • Embranchement
  • Sous-embr.
  • Classe
  • Sous-classe
  • Infra-classe
  • Ordre
  • Sous-ordre
  • Famille
  • Sous-famille
  • Genre
  • Espèce
  • Chordata
  • Vertebrata
  • Mammalia
  • Theria
  • Eutheria
  • Carnivora
  • Feliformia
  • Felidae
  • Pantherinae
  • Panthera
  • Panthera

le lion

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LION

En 50 ans, le nombre de Lions en Afrique est passé de 450 000 individus à moins de 20 000

« LE PLUS GRAND FELIN D’AFRIQUE »

Le lion (Panthera leo) est un mammifère carnivore de la famille des félidés du genre Panthera (félins). Il est surnommé « le roi des animaux » car sa crinière lui donne un aspect semblable au Soleil, qui apparaît comme « le roi des astres ».

Mais il est avant tout un puissant et redoutable chasseur dont les techniques d’embuscades et de chasse ne laissent aucune chance à leurs proies.

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Habitat

Les lions sont très territoriaux et chassent tout intrus mâle de leur territoire. Les combats sont féroces et sanglants, jusqu’à la victoire. Le vainqueur s’empare du territoire, de la troupe et des lionnes. Les lions sont paresseux et comptent sur le groupe pour satisfaire leur besoin, ménageant leurs efforts. Au bout d’une à deux saisons avec une troupe, le lion peut devenir nerveux et indifférent et ne pas être capable de résister au défi d’un autre mâle. S’il perd, il va chercher à s’emparer d’une autre troupe. Ce système permet d’éviter la consanguinité. Les lions trop vieux ou blessés qui ne sont pas morts au combat mais qui ont perdu leur territoire meurent souvent, incapables de se débrouiller seuls.

carte du lion

Caractères morphologiques

•Un grand mâle de 300 kg dans la force de l’âge ne craint pas grand-chose ;
Les lionnes sont parfois les victimes d’une harde d’hyènes ou de lycaons ;
•Il est caractérisé par son dimorphisme sexuel très marqué. Le mâle est plus grand et plus lourd que la femelle. Il possède une crinière qui recouvre sa tête et une partie de son corps. Elle est formée de poils longs, épais et de couleur variant du noir au blond. Son rôle est de protéger les zones vitales lors des combats avec d’autres lions. C’est également un indicateur de l’état de santé de son possesseur. Le développement de la crinière est fortement influencé par le taux de testostérone. Elle commence à pousser vers 1 an et demi / 2 ans, s’étoffe et fonce avec l’âge ;
•La couleur de son pelage varie du jaune crème au marron, avec une face ventrale plus claire. Comme tous les membres de la sous-famille des panthérinés, il est tacheté. Cependant si les rosettes brunes sont visibles à la naissance, elles s’estompent à l’âge adulte ;
•Ses oreilles sont petites et rondes. Très mobiles, elles sont utilisées pour exprimer différents types «d’émotions», comme chez le chat. Pour montrer son mécontentement ou sa méfiance, le lion abaisse ses oreilles. Les taches noires présentes au dos de ces dernières sont alors bien visibles et permettent d’accentuer le message. Ces zones sombres associées au pinceau noir de la queue sont également des repères faciles à suivre pour les lionceaux dans les hautes herbes de la savane.

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Document morphologie & éthologie du Lion par Alice Vallée.

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LA REPRODUCTION

Une fois qu’ils atteignent l’âge de 3 ou 4 ans, les lions adultes peuvent se reproduire. Pour s’accoupler, le mâle doit avant tout obtenir le consentement de la lionne. Cela est d’autant plus valable pour les mâles qui sont au sommet de la hiérarchie.

L’acte sexuel en soit est assez désagréable pour la femelle, déjà l’acte en lui-même ne dure que quelques secondes mais se réitère de nombreuses fois dans la journée et ceci sur plusieurs jours. Il est fréquent de voir la femelle être agressive lorsque le lion se retire après la copulation, la raison est dû au fait que le pénis du lion est a son extrémité hérissé de nombreuses protubérances en forme d’épine qui occasionne a celle-ci une douleur qui la rend agressive quelques instants.

La lionne connaît en moyenne une période de gestation de 4 mois durant laquelle elle se tient isolée du groupe. La femelle peut mettre bas jusqu’à 4 lionceaux.

En effet, même si le pénis de l’animal rend la copulation douloureuse pour la lionne à cause de petites épines, il est capable de recommencer de nombreuses fois de suite. Si l’accouplement ne dure en général que quelques dizaines de secondes, le lion serait capable de recommencer 50 fois au cours d’une journée.

LES GRIFFES DU LION

Le lion est probablement le meilleur tacticien en matière de chasse et surtout en technique d’embuscade. En effet il chasse en meute, il couvre ainsi un territoire plus vaste, grâce à une cohésion entre les femelles d’un clan. Plusieurs techniques bien rodées leur permettent de s’adapter en toute occasion sur n’importe quelle proie avec une réussite quasi totale.

En plus de son imposante musculature, le lion possède deux armes redoutables l’ayant ainsi hissé au sommet de la chaîne alimentaire sur le continent Africain. Comme une grande partie des félins, le lion ne déroge pas à la règle, ses griffes sont rétractiles ou rétractibles, c’est-à-dire qu’elles ont la capacité de sortir et rentrer sur une simple contraction émise par l’animal.patte lion

Au repos, les griffes sont rentrées, c’est-à-dire qu’elles ne sont presque plus visibles voire ne dépassent presque plus des coussinets ; elles sont alors repliées dans des fourreaux de peau situés au-dessus des coussinets des pattes avant et arrière.

Au besoin, ces puissantes griffes sortent de leur logement et deviennent des armes redoutables que le lion ou la lionne va utiliser pour s’agripper à sa proie pour lui occasionner de larges et profondes déchirures dans les chairs qui fragiliseront considérablement l’animal, déjà blessé par les puissantes dents de part et d’autre de sa gorge.

L’ossature du lion est solide et puissante, composée d’une structure osseuse constituée de beaucoup moins de petits os qu’un chat. Le lion est un félin très musclé entourant une ossature solide, bien campé sur ses quatre pattes

Ci-dessous, des images prises à 1/10eme secondes, expliquent juste après le premier saut, la façon dont la lionne va effectuer une roulade en déséquilibrant le zèbre de façon à pouvoir le faire chuter et ainsi pouvoir tout en étant en-dessous, lui saisir la gorge.

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Un odorat à toute épreuve

Vous avez surement remarquez que les grands félins lorsqu’ils sentaient une odeur bien particulière avait un agissement pouvant déconcerté certain.

En effet, il n’est pas rare de voir le tigre et le lion mettre la tête en arriéré toute narines dehors, retrousser les babines et sortir la langue, c’est action n’est pas dénué de sens, mais plutôt un phénomène bien connu appeler ‘FLEHMEN’  en réalité, cette attitude a vraiment une utilité.

Cela permet de faire rentrer de l’air dans l’organe voméro-nasal (ou organe de JACOBSON) situé sur la surface inférieure de son nez. Ainsi, les odeurs et particulièrement les phéromones (des molécules chimiques transmettant des informations) sont analysées.

Def: Le flehmen (mot allemand signifiant « retrousser la lèvre supérieure ») est une attitude caractéristique des mammifères, les félins, les équidés, etc. Ils se servent de leur organe voméro-nasal dit de Jacobson (se situant sur le palais, sous la surface intérieure du nez) pour détecter des phéromones ou certaines odeurs.

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Tout comme le serpent, les molécules odorantes sont envoyées vers l’organe de Jacobson et analysées pour entre transmis sous forme d’information au cerveau.

Il est très fréquent de voir d’autre lionnes apporter leur aide une fois l’animal au sol pour lui infliger le coup de grâce. Il faut bien comprendre que ces actions de chasse, sont exclusivement dédiées à la survie du clan des lions, et en aucun cas, une mise à mort pour le plaisir.
Seule la survie est la clef de cette chasse.

Pendant l’effort, les muscles des cuisses sont traversés par d’infimes décharges de courant très rapides et très localisées, lui apportant ainsi la puissance nécessaire à l’impulsion des sauts dont il aura besoin tout en tenant compte de son imposante morphologie.

LA VISION DU LION

 Cliquez pour agrandir l’imageob_4eb7c7_anatomy-eye-fr

L’acuité visuelle du lion est 6 fois supérieure à celle de l’homme

Par rapport au idées reçues, le lion qui de jour ne brille pas par une vue d’exceptionnelle, la nuit c’est une tout autre affaire…., en effet, la chasse de nuit étant pour le lion plus appréciable en raison des températures fraîches, il dispose comme une partie des grands et petits félins sauvages de notre planète, une faculté a tres bien voir la nuit. Pour les habitués de portraits de lions en milieu naturel, ils auront tous remarqué que pendant la journée, la pupille du lion est très petite par rapport à la surface de son iris, cela laisse envisager qu’il n’est pas très confortable pour lui de chasser de jour avec une luminosité très forte sous un soleil accablant.

De récentes enquêtes du National Géographic et de TV5 Monde au travers de leur émission Xplora, ont démontré grâce aux nouvelles caméras à grande vitesse qui ont la capacité de nous transmettre des images fidèles même avec une très faible lumière, que le lion est très à l’aise la nuit pour chasser.

Nous savons que les femelles chassent en principe le matin tôt et en fin de journée, en dehors des fortes chaleurs de l’après-midi, mais aussi la nuit.

Il fait rarement totalement noir en Afrique la nuit, la pollution lumineuse que nous connaissons près des grandes villes, n’existe pas en milieu naturel ; du coup, la lune et les étoiles sont autant de sources de lumière nécessaires aux animaux nocturnes pour tranformer leur vision et en décupler leur action par un procédé très complexe, indispensable à la survie de ces espèces en milieu naturel.

Tout comme le tigre, la quantité de lumière est captée par la rétine.

Contrairement à l’homme (qui ne possède pas le tapetum lucidum), le lion peut distinguer très nettement des formes lointaines et se déplacer sans contrainte.

La moindre source de lumière environnante, vient se réfléchir sur une membrane située au fond de la cavité visuelle, et comme une grille, elle capture cette intensité pour la réfléchir et la retransmettre à l’iris qui va l’utiliser comme des jumelles à vision nocturne.

Mais attention ! que l’on ne si trompe pas, l’animal distingue parfaitement les formes et les mouvements mais il perd la notion de couleur, il perçoit tout son environnement en nuances de gris et de blanc.

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On dit d’un animal qui voit la nuit qu’il est nyctalope : le documentaire suivant vous explique le processus de vision nocturne qui permet à ce puissant félin de chasser quasi exclusivement la nuit, à  la différence de ses proies (buffles, gnous, hippopotames, gazelles, girafes…) qui  ne voient pas la nuit, cela confère au lion un atout majeur sur la chasse de jour car il peut approcher ses proies beaucoup plus facilement avant que son odeur ne le trahisse.


LA FORCE DU LION

Un grand mâle de 300 kg maximum dans la force de l’âge ne craint pas grand-chose.

Les lionnes sont parfois les victimes d’une harde d’hyènes ou de lycaons

Il est caractérisé par son dimorphisme sexuel très marqué. Le mâle est plus grand et plus lourd que la femelle. Il possède une crinière qui recouvre sa tête et une partie de son corps. Elle est formée de poils longs, épais et de couleur variant du noir au blond. Son rôle est de protéger les zones vitales lors des combats avec d’autres lions. C’est également un indicateur de l’état de santé de son possesseur. Le développement de la crinière est fortement influencé par le taux de testostérone. Elle commence à pousser vers 1 an et demi / 2 ans, s’étoffe et fonce avec l’âge ;

-La couleur de son pelage varie du jaune crème au marron, avec une face ventrale plus claire. Comme tous les membres de la sous-famille des panthérinés, il est tacheté. Cependant si les rosettes brunes sont visibles à la naissance, elles s’estompent à l’âge adulte ;

-Ses oreilles sont petites et rondes. Très mobiles, elles sont utilisées pour exprimer différents types «d’émotions», comme chez le chat. Pour montrer son mécontentement ou sa méfiance, le lion abaisse ses oreilles. Les taches noires présentes au dos de ces dernières sont alors bien visibles et permettent d’accentuer le message. Ces zones sombres associées au pinceau noir de la queue sont également des repères faciles à suivre pour les lionceaux dans les hautes herbes de la savane ;

-Ses griffes longues et épaisses, sont rétractiles. Au repos, elles sont repliées dans leur fourreau de chair. Le lion les utilise pour agripper une proie ou pour griffer le sol ou les arbres ;

-Ses crocs puissants lui permettent de « harponner » ses proies avec force, puis de transpercer leur cuir épais. Ses molaires aux arêtes pointues broient les os les plus résistants ;

-Sa langue est recouverte de papilles cornées recourbées qui jouent le rôle de râpe et permettent à l’animal de racler les petits morceaux de chair sur les carcasses ;

-Son corps allongé et puissant lui permet de mettre à terre une proie beaucoup plus grande et plus lourde que lui ;

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La puissance de détente du lion

Les lions utilisent la puissance incroyable de leurs pattes arrière pour bondir sur le dos des grandes proies, ensuite ils brisent leur colonne vertébrale ou leur tranchent la gorge pour les mettre à terre.

Les lions ont un ratio incroyable de muscles pour leur masse corporelle, leur corps est chargé de fibres musculaires à détente rapide.

Cela leur donnent une faculté de se propulser à la verticale à des hauteurs surprenantes.

Si on prend la longueur de l’animal, soit environ 1,80 mètre à 2,50 mètres en détente, cela donne une estimation de la longueur qu’ils peuvent parcourir en 1 saut.

-Un mâle adulte a la capacité malgré son poids et sa corpulence imposante de faire des sauts à la verticale de 2,5 à 2,7 mètres sans élan.

-Une femelle adulte à la capacité  avec un poids moins élevé que le mâle et sans crinière de faire un saut vertical pouvant dépasser les 3 mètres sans élan.

Cette puissance musculaire lui permet aussi des performances en course assez surprenante. Le lion lorsqu’il court, utilise le principe du « galop Rotatoire »

c’est à dire que les pattes avant et arrière frappent le sol à quelques millième de seconde de décalage:

___Avant gauche___Avant droite___Arrière droite___Arrière gauche___Avant gauche___Avant droite___Arrière___droite___Arrière gauche….

Sur la question du saut, le lion n’est pas en reste: en effet sa puissante musculature lui permet des sauts aussi bien vertical qu’horizontal.

Avec élan un lion peut effectuer des sauts horizontaux de près de 11 mètres et des sauts verticaux sans élan de plus de 3 mètres

.

galop rotatoire


L’embuscade: un art maitrisé

Le lion est probablement le meilleur tacticien en matière de chasse et surtout en technique d’embuscade. En effet il chasse en meute, ils couvrent ainsi un territoire plus vaste, grâce à une cohésion entre les femelles d’un clan.
-Plusieurs techniques bien rodées leur permettent de s’adapter en toute occasion sur n’importe quelle proie avec une réussite quasi totale.
-Pour les lionnes, les points d’eau font un parfait terrain d’embuscade, car des herbivores y viendront forcément pour se désaltérer. Les lionnes viennent prendre possession de la zone autour du plan d’eau : répartition des zones à couvrir pour un étau parfait.
-La zone d’attaque doit permettre à la proie de s’y engouffrer sans se douter de la présence des prédateurs autour.
-La zone ci-dessus apporte un point de vue total sur la zone à couvrir.
-L’observation et l’attente sont des armes dont les félins sont passés maître. Chacun observe et tente de détecter la présence de l’autre.
-Les lionnes observent souvent longtemps leurs proies, attendant ainsi le meilleur moment pour donner l’assaut. Plus les proies seront proches et calmes, plus le temps de réaction pour fuir le sera aussi. Les lions n’étant pas de grands coureurs, ils doivent impérativement attendre que la proie soit à une distance qui ne leur demandera pas d’effort pour la course mais plutôt de préserver cette effort pour le combat avant la mise à mort.
-Les zèbres ou gazelles, de nature très méfiante, font une pose pour analyser les risques éventuels ou plutôt visibles. À ce stade, ils n’ont plus moyen de fuir ou d’esquiver l’assaut des lionnes qui referment le stratagème sur eux en diminuant de plus en plus les zones de replis

une zone fréquentée par plusieurs espèces d’herbivores telles que les zèbres, gazelles, koudous…

Les lionnes vont alors s’approcher de face sur une ligne espacée couvrant la zone où se trouvent les proies, toujours furtivement et toujours face au vent pour ne pas trahir leur présence, elles s’approchent au plus près de leurs cibles afin de n’avoir que peu de course à effectuer pendant l’assaut.

Une fois la meute placée stratégiquement devant leurs proies, elles commencent un encerclement depuis les extrémités pour entourer la zone à couvrir.

Dès lors que les lionnes sont positionnées, celles des extrémités vont alors effectuer une percée au sein des herbivores pour créer un mouvement de panique et séparer les proies en plusieurs petits groupes désemparés.

Le choix des proies va alors se faire en fonction de plusieurs critères :

la taille, la vitesse de déplacement et la vigueur.

Hybrides – Hybrides Panthera.

La cryptozoologie s’est longtemps intéressée aux Marozis, prétendus lions tachetés, à courte crinière qui vivaient dans les hauts plateaux du Kenya. La peau d’un lion de ce genre est gardée encore aujourd’hui au Muséum d’histoire naturelle de Londres. Depuis la fin des années 1930, il n’y a plus eu d’apparitions. Aujourd’hui, certains supposent qu’il s’agissait d’hybrides, produits d’un croisement entre un lion et un autre félin.

Les noms des hybrides sont composés de la première syllabe du père, suivie d’une syllabe de la mère.

Parent mâle Parent femelle Nom de l’hybride
Lion Tigresse Ligre
Tigre Lionne Tigron
Lion Femelle jaguar Liguar
Jaguar Lionne Jaglion
Lion Léopard Liard
Léopard Lionne Léopon

LE SQUELETTE & LES MUSCLES

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LE SQUELETTE

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Les vibrisses

Tout comme les autres félins, le lion a de nombreuses moustaches épaisses, également connues sous le nom de vibrisses. Ces longs poils sensibles aux vibrations aident le lion à se diriger dans l’obscurité, ou quand son champ visuel est obstrué. La majeure partie de sa chasse se déroulant la nuit, ils l’aident presque à « sentir » son chemin dans l’obscurité, le nez vers le ciel, et ressentant le sol dans l’obscurité la plus totale. Les plus longues moustaches sont sur sa lèvre supérieure ; ce sont les vibrisses mystaciales. Les moustaches au-dessus des yeux sont appelées les vibrisses superciliaires. Il y a également des vibrisses sur l’une ou l’autre joue, appelées les vibrisses géniales. Les vibrisses peuvent se développer non seulement sur le visage, mais aussi bien sur le dos des pattes : ces dernières sont appelées poils de carpelle et sont utilisées pour ressentir des vibrations terrestres. Il est possible d’identifier les lions en dénombrant les points noirs qui mouchettent leur peau au-dessus de leurs babines, à la base des poils de leurs moustaches.

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ALIMENTATION

Régime alimentaire

Le lion est un carnivore prédateur de grandes proies (zèbres, antilopes, gnous, buffles). Lorsqu’il est seul, il peut s’attaquer à des proies plus petites (reptiles, petits pachydermes, singes…). Il ingère près de 7 kg de viande par jour. Il peut manger plusieurs jours sur la même proie. Toutefois, si la chasse a été bonne et s’il a manqué quelques repas, la lionne peut avaler jusqu’à 30 kg de viande en une seule fois et le mâle jusqu’à 40 kg. Les lions ne chassent que lorsque leur réserve de nourriture est épuisée.
Les mâles profitent souvent des victimes des lionnes. Le cannibalisme existe sur des animaux étrangers au clan. Des lionnes peuvent également manger des jeunes morts.
Le lion boit abondamment plusieurs fois par jour. En cas de sécheresse, il étanche sa soif en mangeant des végétaux riches en eau ou en lapant le sang de ses victimes.

Les lions chassent normalement au crépuscule, se reposent et dorment pendant le jour. Leur vue est excellente de jour comme de nuit. Ce sont généralement les lionnes qui chassent pour la troupe. Si le lion joue un rôle souvent mineur pendant la chasse, il est pourtant le premier servi. Il traîne la proie à l’ombre et se sert avant les lionnes et les lionceaux. Les lionnes coopèrent pour chasser. La proie est mise à terre et tuée d’une morsure au cou. Pendant la saison sèche, lorsque l’eau est rare, les lions se mettent souvent à l’affût près des points d’eau, car ils savent que les proies viendront boire.

La troupe chasse en moyenne une à deux fois par semaine.

Pourquoi cette hiérarchie dans la prise de nourriture ?

Ce sont les mâles qui mangent les meilleurs morceaux parce qu’ils sont chargés de la défense du groupe. Ils se doivent donc d’être les plus vifs afin de protéger le mieux possible le clan. En second viennent les femelles car elles sont chargées de donner naissance aux générations suivantes. En cas de famine, il vaut mieux que ce soient les jeunes qui n’aient pas accès à la nourriture car leur perte a moins de conséquences sur le groupe.

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Alimentation

Cyril Leduc - Lion d'Afrique
Cyril Leduc - Lion d'Afrique
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Cyril Leduc - Lion d'Afrique
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Cyril Leduc - Lion d'Afrique
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Plusieurs mères pour un même lionceau

Après une courte gestation de 102 à 110 jours, la lionne met bas de 2 à 4 petits, à l’écart de la troupe, dans un abri rocheux, un fourré épais ou au milieu de hautes herbes. Les lionceaux naissent les yeux fermés et pèsent moins de 2 kg, ce qui représente 1 % à peine du poids adulte. Leurs yeux s’ouvrent au bout de 10 à 15 jours et les dents de lait poussent au bout de 3 semaines. Les petits commencent alors à se déplacer.

À l’âge de 6 semaines, ils gambadent autour de l’abri et goûtent leurs premiers aliments solides en grappillant sur la nourriture de leur mère. Durant ces premières semaines, la mère est constamment sur le qui-vive et se montre très protectrice à l’égard de sa portée. Prudente, elle change de cachette tous les 3 ou 4 jours, transportant les petits un à un, leurs épaules délicatement serrées dans sa gueule.

À l’âge de 10 semaines, mère et petits rejoignent le reste de la troupe et partagent la vie des adultes et des lionceaux de leur âge ou d’une portée précédente.

La lionne allaite souvent d’autres petits que les siens. On a vu des lionceaux de quatre mères différentes téter ensemble la même lionne. Il arrive ainsi que de jeunes orphelins soient adoptés par les femelles d’une harde.

L’allaitement dure environ 6 mois. La dentition définitive apparaît entre le 9e et le 12e mois. La percée des dents s’accompagne de vives douleurs et de poussées de fièvre, entraînant un taux de mortalité élevé chez les lionceaux.

Quand leur mère part en chasse, une autre mère (sœur, cousine ou fille) ou même un mâle reste avec les lionceaux, mais sans leur accorder de soin particulier. Si la lionne abat une grosse proie, elle y conduit les petits.

Dès l’âge de 14 semaines, les jeunes lionceaux suivent les femelles dans leurs chasses. Tout en restant à distance, en compagnie éventuelle des mâles ou des femelles âgés ou faibles, ils apprennent les techniques de chasse en observant les lionnes. À 1 an, ils sont en mesure de rabattre les proies et, dès l’âge de 2 ans, ils chassent seuls.

Les lionceaux, pourvus d’une mère occupée par la chasse et de pères de hasard, ne sont en sécurité et ne s’amusent qu’au sein de la harde. Ils éprouvent entre eux leur vaillance et s’exercent à la chasse par des jeux inoffensifs.

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Communication:

Les lions communiquent entre eux par de nombreux moyens. Ce sont des animaux sociaux et de ce fait la communication est plus développée que pour les autres félins. Leur communication vocale se compose de grognements, grondements, sifflements, gémissements, miaulements, et du célèbre rugissement. Leur os hyoïde n’est que partiellement ossifié, c’est cette disposition qui leur permet de rugir, mais de ce fait, ils ne sont pas en mesure de ronronner à proprement parler ; mais ils le font, comme d’autres fauves, par expiration. On l’entend quand deux lions agissent l’un sur l’autre sur une base amicale. Le ronronnement ne retentit pas comme celui d’un petit chat, mais plutôt comme un grognement ou un ronflement grave. Le rugissement a diverses significations, selon la situation dans laquelle il est employé. Rugir est employé pour délimiter le territoire, appeler les autres membres du groupe, intimider les rivaux et renforcer le lien « familial » entre les membres du groupe. Les rugissements du mâle sont plus forts et plus profonds que ceux de la femelle. Par une puissante expiration, les lions rugissent, rentrant leurs flancs et gonflant la poitrine, souvent dans un bas grondement commençant par quelques bas grognements et gémissements, qui indiquent à d’autres lions qu’un groupe vit dans le secteur, et de rester en dehors du territoire. Par une nuit claire, il peut être entendu jusqu’à cinq kilomètres de distance. Les femelles emploient un bas grognement pour appeler leurs petits.

Le langage corporel est d’égale importance. Les lions ont un cérémonial complexe de salutation au cours duquel ils gémissent doucement l’un et l’autre, balancent la tête latéralement et gardent la queue levée vers le haut, voire posée sur le dos de l’autre lion. Comme certains autres chats, les lions se cognent la tête en se saluant. Le lèchement de la tête, des épaules et du cou est également un signe d’affection. Les lions, tout comme d’autres chats sauvages, ont les oreilles noires avec de grands cercles blancs sur leur dos. Ces grands cercles blancs permettent d’indiquer l’humeur : quand ils sont fâchés, les lions et d’autres carnivores étendent leurs oreilles à plat contre leur tête. Il est difficile de dire si un félin est fâché à distance, mais si vous voyez les cercles blancs clignotants, vous pouvez savoir à distance que ce dernier est furieux et qu’il vaut mieux ne pas s’en approcher. Cela permet d’éviter beaucoup de combats.

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Le cri

Les lions communiquent entre eux par de nombreux moyens. Ce sont des animaux sociaux et de ce fait la communication est plus développée que pour les autres félins.
Leur communication vocale se compose de grognements, grondements, sifflements, gémissements, miaulements, et du célèbre rugissement.
Le rugissement des mâles dont on a dit « qu’il était le plus impressionnant et le plus grandiose des cris de la nature » peut s’entendre à plusieurs kilomètres (on dit que les mâles « rauquent »). Émis à l’aube et au crépuscule, il joue un rôle dans le marquage du territoire. Il est vraisemblable que le lion rugisse pour signifier qu’il est le maître de son domaine. Les chasseurs africains imitent les appels des lions mâles à l’aide d’un porte-voix fabriqué avec des peaux d’antilope.
Les sons qu’émettent les lions d’un même territoire sont facilement identifiables par les autres membres de la tribu. Le cri exprime également le contentement, la colère, la crainte ou le désir. La lionne peut gémir pour appeler ses petits.

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Répartition :

Historiquement, il existait en Afrique, en Europe, au Moyen-Orient et en Asie. En Europe, le lion des cavernes a vécu à l’époque préhistorique avant de disparaître. En Grèce, le lion ne disparut que 200 ans avant notre ère. Actuellement, il a disparu de l’Afrique du Nord (début du XXème siècle), du Moyen-Orient et de l’Asie. Il se maintient dans des zones d’Afrique sub-saharienne.

La sous-espèce Panthera leo persica ne se maintient en Asie que dans le parc national du Gir au nord-ouest de l’Inde. Il est plus petit que le lion africain, sa hauteur est d’1 m maximum, sa longueur autour de 2,50 m. Il est de couleur un peu plus claire et ne mange jamais de charogne.

Le lion n’est pas un animal tropical exclusif. C’est un hôte de steppes semi-désertique, savanes de tous types et lisières de forêts denses. Il peut se rencontrer en altitude, jusqu’à 4 000 m d’altitude.
Il est difficile d’avoir une estimation précise des populations de lions sauvages sur le continent africain. Le chiffre de 40 000 individus est généralement retenu.

Statut : Protection & Préservation

guepardSelon de récentes études, la population de lions aurait été réduite d’environ 30 à 50 % au cours des deux dernières décennies en Afrique. Ce qui justifie la classification du lion comme espèce vulnérable sur la Liste Rouge des espèces menacées de l’U.I.C.N. (Union Internationale pour la Conservation de la Nature).

La détention d’un lion est interdite en France par un particulier en vertu de l’article R215-4 du code rural.
Ce règlement énonce que : « est puni d’amende le fait pour toute personne qui détient des animaux sauvages en captivité de les placer et de les maintenir dans un habitat ou un environnement susceptible d’être, en raison de son exiguïté, de sa situation inappropriée aux conditions climatiques supportables par l’espèce considérée ou de l’inadaptation des matériels, installations ou agencements utilisés, une cause de souffrance, de blessures ou d’accidents et de les priver de la nourriture nécessaire à la satisfaction des besoins physiologiques propres à leur espèce et à leur degré de développement, d’adaptation ou de domestication ».

En 1900 en Afrique les lions étaient 500 000

En 1960 en Afrique les lions étaient 100 000

Aujourd’hui (2015) , ils ne sont plus que 20 000

Ils auront probablement disparu à l’état sauvage à la fin de ce siècle.

LE LION BLANC

Le lion blanc est une forme mutante du lion de la sous-espèce Panthera leo krugeri ; il ne s’agit pas d’une sous-espèce séparée. On le croise occasionnellement dans les réserves naturelles d’Afrique du Sud, et il fait l’objet d’élevages sélectifs dans des zoos du monde entier.

L’allèle responsable de la mutation est récessif, si bien que les lions blancs restent rares dans la nature et seul un couple de lions blancs peut avoir des lionceaux blancs à coup sûr ; il arrive que des lionceaux blancs naissent de lions normaux au Timbavati et dans le parc national de Kruger. La plus grande population de lions blancs se trouve dans les zoos, où ils sont élevés dans le but de perpétuer leur couleur, ce qui présente des risques de consanguinité.

Les lions blancs ne sont pas atteints d’albinisme. Leur mutation est appelée leucistisme (ou parfois chinchilla), et donne à leur fourrure une couleur qui varie du blond au blanc presque pur. Cette couleur donne aux lions un désavantage dans la nature, car elle les rend plus visibles aux yeux de leurs proies. Dans les années 1970, Chris McBride parle du lion blanc dans son livre Les lions blancs du Timbavati (The White Lions of Timbavati).

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Lions blancs du Timbavati

Les premières observations de lions blancs remontent à 1928 et au début des années 1940. En 1959, un clan avec deux lionceaux blancs fut observé près de Tshokwane dans le parc national de Kruger avant de disparaître. Des lions albinos ont également été observés dans le secteur, selon David Alberton dans son livre Wild Cats of the World.

En 1975, deux lionceaux blancs ont été observés dans la réserve privée du Timbavati, adjacente au parc national de Kruger. Leur histoire est racontée par Chris McBride dans The White Lions of Timbavati. Les deux lionceaux, Temba (« espoir » en zoulou) et Tombi (« fille ») avaient un frère de couleur normale, nommé Vela (« surprise »). En 1976, une lionne blanche nommé Phuma (« hors de l’ordinaire ») fut observée à Timbavati. Elle fut tuée par des chasseurs à l’âge de deux ans et sa peau fut revendue dans une boutique de la ville de Sabi. En 1977, un lion blond de deux ans fut observé dans le district central.

Après la mort de Phuma, Temba, Tombi et Vela (qui portait l’allèle mutant récessif) furent confiés au zoo national de Pretoria en Afrique du Sud. Temba engendra plusieurs petits et mourut en 1986. Tombi eut un lionceau blanc en 1981 qui ne survécut pas. Vela eut une portée, mais on ignore si ses descendants ont survécu. Les lions blancs du parc de Ouwehands dans les Pays-Bas semblent être de la lignée de Temba ou peut-être de Vela. Quelques autres lions blancs ou blonds sont nés à Timbavati après Temba, Tombi et Vela. Une femelle vécut plusieurs années avant d’être tuée dans un combat pour le territoire en 1993. Aujourd’hui Les Lions son’t rares mais présent . Sur les territoires du Timbavati et du Sabi Sand River.

Il existe une autre lignée de lions blancs potentiellement issue des lions de Timbavati, fondée par un mâle blanc capturé dans la zone de Timbavati à la fin des années 1980 et élevé dans une réserve privée.

Des descendants de Temba vivent en captivité. Un lion fauve hétérozygote (portant l’allèle mutant récessif) du zoo de Pretoria peut passer l’allèle mutant à ses descendants. Deux mâles fauves hétérozygotes venant du zoo de Cincinnati vivent actuellement dans une réserve privée africaine. Une femelle blanche et un mâle fauve hétérozygote ont été envoyés au centre de reproduction d’Indiana aux États-Unis. Une autre femelle a été tuée accidentellement lors d’un combat entre femelles alors qu’elle était prêtée à un zoo.

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Lion de Krugger