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éléphant d’Afrique

Éléphant d’Afrique

Espérance de vie : 60 ans 

Mesure : ♂ adulte  3,50 mètres au garrot

Mesure : ♀ adulte  3 mètres de haut au garrot 

Poids :   ♂ de 5 à 7 T, ♀ 4 T environ

CLASSIFICATION

  • Règne
  • Embranchement
  • Sous-embr.
  • Classe
  • Sous-classe
  • Infra-classe
  • Ordre
  • Sous-ordre
  • Famille
  • Animalia
  • Chordata
  • Vertebrata
  • Mammalia
  • Theria
  • Eutheria
  • Proboscidea
  • Feliformia
  • Elephantidae

Éléphant d’Afrique

L’élephant d’Afrique est une espèce de mammifères de la famille des Éléphantidés. Il s’agit d’un des plus grands animaux terrestres, qui mesure en moyenne 4 mètres à l’épaule et pèse environ 6 tonnes pour le mâle et 4 tonnes pour la femelle. Cette espèce se rencontre en prairie, marécage, et bord de fleuve, jusqu’en Afrique du Sud. Il fait partie des éléphants contemporains survivants.

Les différents éléphants africains ont longtemps été considérés comme des représentants de sous-espèces du taxon Loxodonta africana. De récentes études génétiques ont permis de démontrer que les deux principales sous-espèces africaines Loxodonta africana africana et Loxodonta africana cyclotis étaient en fait deux espèces distinctes : en Afrique, il convient donc de distinguer désormais l’éléphant de savane (Loxodonta africana) et l’éléphant de forêt (Loxodonta cyclotis)

L’éléphant d’Afrique est plus grand que l’éléphant d’Asie. Les mâles mesurent entre 6,5 et 7,5 mètres de long, de 3 à 4 mètres au garrot (3,5 mètres en moyenne) et pèsent de 5 à 8 tonnes (6,5 tonnes en moyenne), tandis que les femelles, plus petites, mesurent de 5 à 6 mètres de long, de 2,5 à 3,5 mètres au garrot et pèsent de 3 à 4,5 tonnes (3,75 tonnes en moyenne).

– L’éléphant des savanes (Loxodonta africana) possède une vaste aire de distribution puisqu’on le retrouve au sud du désert du Sahara jusqu’à la pointe sud de l’Afrique et de la côte Atlantique de l’Afrique jusqu’à l’Océan indien.

– L’éléphant des forêts (Loxodonta cyclotis) a une distribution restreinte puisqu’on le retrouve que massivement dans les forêts tropicales denses du Congo puis de l’ouest de l’Afrique jusqu’en Afrique centrale. Plus exactement dans 21 pays allant du Sénégal à l’ouest jusqu’à l’Ouganda à l’est. Les éléphants des forêts ont un territoire avoisinant les 2000 km² et vivent dans les forêts tropicales.

Squelette et muscles

Le squelette de l’éléphant présente des caractéristiques dictées par la masse qu’il doit soutenir : il représente environ 16,5 % de la masse totale de l’animal, cela signifie que pour un éléphant de 7 tonnes, le squelette pèse 1,155 tonne. Les os de l’éléphant sont spongieux. Sa cage thoracique, formée de vingt côtes, est arrimée le long de l’épine dorsale.

L’éléphant possède deux genoux à ses membres postérieurs, qui sont constitués d’un fémur, d’une rotule et de l’association tibia-fibula. Les membres antérieurs, quant à eux, comprennent une scapula, un humérus, et l’association radius-ulna.

L’éléphant marche sur le bout des doigts. Les orteils sont insérés dans le pied, il y en a entre 2 et 5, on en voit seulement les ongles. Cependant on peut voir entre trois et cinq ongles en fonction des pieds. Les pieds antérieurs ont une forme arrondie, alors que les pieds postérieurs ont une forme ovale. Les pieds sont composés de tissus adipeux qui agissent comme des amortisseurs.

Il est impossible pour un éléphant de sauter, pour des raisons d’ordre biomécanique : il lui faut toujours un pied sur le sol. Cependant il peut courir à une vitesse maximale de 20 km/h (record 24 km/h). L’éléphant ne peut pas non plus dormir couché, car son poids écraserait ses organes. Seuls les éléphanteaux, pas encore trop lourds, peuvent dormir à terre.

Même si on emploie le terme « courir » pour un éléphant, il est à noter que le terme est inapproprié. Il serait plus logique de dire qu’il « marche vite ». En effet, il ne change pas son allure (sa façon de se déplacer) lorsqu’il accélère.

Un éléphant d’Afrique mâle adulte mesure 3,50 mètres au garrot et pèse 5 à 6 tonnes, une femelle adulte mesure 3 mètres de haut au garrot pour une masse de 4 tonnes environ. À la naissance, l’éléphant pèse environ 120 kg. Un éléphant vit en moyenne 60 ans. Le plus grand éléphant connu a été signalé en Angola en 1974 : il s’agissait d’un mâle de 12 tonnes mesurant 4,20 m au garrot, soit un mètre de plus que la moyenne des éléphants africains

Des éléphants nains, de la taille d’un grand cochon, ont également peuplé les îles méditerranéennes au cours de la Préhistoire ; certains sont signalés en Crète jusqu’en 5000 av. J.-C., voire jusqu’en 3000 av. J.-C.


Trompe

La trompe de l’éléphant est l’organe le plus remarquable ! C’est le nez et la main de notre grand compagnon, elle est très sensible, actionnée par des dizaines de muscles à son extrémité et pourvue d’un organe très innervé.

La principale caractéristique des éléphants est leur trompe appelée proboscis. Il s’agit d’un organe nasal (avec une fonction de respiration et de perception des odeurs) allongé qui découle de la fusion de la lèvre supérieure et du nez. La trompe est un organe souple et préhensile leur servant pour porter l’eau et la nourriture à la bouche, tirer ou transporter des objets et pousser des cris.

La trompe comporte entre 100 000 et 150 000 muscles ; elle est dépourvue d’os et pèse plus de 100 kg.

La trompe se compose de deux longs tuyaux cylindriques, partant de l’ouverture antérieure des fosses nasales. Ces tubes se rétrécissent à la région de l’inter mâchoire, ce qui empêche l’eau pompée par la trompe de pénétrer dans la cavité nasale ; ils offrent ensuite une dilatation, puis se resserrent de nouveau à l’endroit où ils s’ouvrent dans les narines osseuses, et où ils sont couverts par un cartilage nasal ovale. (…) Les tubes sont entourés d’une multitude de faisceaux musculaires, les uns longitudinaux, les autres rayonnant vers la peau et servant à comprimer les premiers. Quelques-uns enfin, mais en moins grand nombre sont circulaires. Cependant il faut distinguer de ces muscles, propres à la trompe, ceux qui servent à mouvoir l’organe en entier. Ces derniers sont comparables aux muscles de la queue. On les distingue en élévateurs et abaisseurs supérieurs et latéraux, qui naissent du front, des os propres du nez et des cartilages, tant de l’os maxillaire supérieur que de l’intermaxillaire ».

Le bout de la trompe d’un éléphant d’Afrique est en forme d’amande, alors que celle d’un éléphant d’Asie est en forme de poire. L’excroissance à son extrémité a une fonction analogue à un doigt, leur permettant de décortiquer une cacahuète. Les éléphants ne boivent pas directement par leur trompe. L’effort nécessité pour se pencher jusqu’au sol afin de boire l’eau par la bouche étant trop important et l’opération étant même impossible lorsque l’eau se trouve au-dessous du niveau du sol, ils boivent en remplissant leur trompe avec de l’eau qu’ils aspirent et gardent momentanément avant de la verser ensuite, par gravité, dans leur bouche.

L’allongement du museau des proboscidiens anciens à l’origine de l’éléphant serait lié à la croissance continue des incisives (les défenses) et leur augmentation de taille : herbivores concurrencés par les ruminants et les équidés, leur adaptation trophique se traduit alors par un régime de plantes plus fibreuses peu nutritives et une augmentation de taille corrélative, les proboscidiens fourrageant pendant des heures à la recherche aussi bien de végétaux au sol que de feuilles d’arbres

C’est  le prolongement de la lèvre supérieure et du nez réunis en un seul organe. Les muscles qui l’actionnent sont répartis tout au long de celle-ci, mais aussi sur le front de l’animal et les joues lui donnant sa souplesse mais aussi sa force.

Il attrape sa nourriture avec sa trompe pour la mener à sa bouche, si elle est trop haute il se met sur les pattes arrière et peut ainsi atteindre plusieurs mètres de haut.

Il boit en prenant jusqu’à 5 litres d’eau à la fois qu’il mène à sa bouche et il expulse l’eau dans celle-ci. Il doit boire une centaine de litres d’eau par jour et fait parfois des kilomètres pour la trouver. Il se douche d’ailleurs aussi avec sa trompe.

L’éléphant communique avec ses petits et ses compagnons de horde par des mouvements de trompe, sortes de « caresses » pour les jeunes, et quand un jeune n’arrive plus à sortir d’un marigot c’est encore avec elle qu’on le « pousse » dehors !

Les narines se trouvent à l’extrémité et l’éléphant a bon odorat : il peut dresser sa trompe en l’air pour humer « l’horizon », une sorte de radar…

Elle sert aussi à caresser, pourvue de poils tactiles, lors de l’accouplement ou avec les petits, c’est encore une arme capable de donner des coups mortels. C’est donc un organe vital, s’il se fait mordre par un crocodile par exemple et perd sa trompe ou qu’elle est trop endommagée, il meurt !

Denture et défenses

Le plus souvent les éléphants ont des défenses, des dents très allongées utilisées par ces animaux comme outil, arme de défense et attribut sexuel. Les défenses sont des dents supérieures à croissance continue. L’éléphanteau possède des prémolaires de lait qui tombent lorsque les molaires apparaissent, mais il n’y a pas de prémolaires définitives. Chez les éléphants adultes il n’y a que 6 dents, 2 incisives qui sont les défenses et 4 molaires. La formule dentaire est : 1/0 c0/0 m1/1.

Les dents sont essentiellement composées d’ivoire et d’émail qui forment la couronne des dents par de nombreuses crêtes transversales, qui sont plus ou moins lamellées. Les crêtes sont disjointes puis, au fur et à mesure, un cément se forme et s’intercale entre les dents pour former un tout. Un petit nombre de dents molaires sont présentes à chaque mâchoire, « parfois une paire (…), (…) une paire à l’une des mâchoires et deux à l’autre, (…) encore deux paires à chacune », de plus les dents correspondantes entre elles « n’ont ni la même apparence, ni le même nombre de lamelles ».

Selon les études de Corse et de Blainville, « les éléphants (…) ont six paires de dents à chacune des mâchoires. Ces dents augmentent de volume depuis la première jusqu’à la dernière ou sixième, et le nombre de leurs lamelles (…) est aussi de plus en plus considérable. ». « La succession des dents molaires s’opère ainsi par flots d’une manière lente mais réglée, et l’on admet trois flots différents. Les dents se présentent deux par deux de chaque côté de l’une et de l’autre mâchoire. Le degré plus ou moins avancé de l’usure de chacune d’elles détermine les différences que l’on remarque dans le nombre total de lamelles (…) pour chaque flot »

L’IVOIRE

L’ivoire est une substance dure, blanche, opaque qui est la matière principale des dents et des défenses d’animaux comme l’éléphant, l’hippopotame, le morse, le narval, le cachalot, le phacochère. En France le mot ivoire s’applique préférentiellement (et commercialement) à l’ivoire d’éléphant ou de mammouth.

Depuis la préhistoire, l’homme taille et sculpte l’ivoire. Avant l’introduction du plastique, l’ivoire était utilisé pour fabriquer des objets usuels : billes de billard, touches de piano, boutons, éventails, manches de couvert, reliures de livres.

Structure

La composition chimique des dents et des défenses des mammifères est la même quelle que soit l’espèce considérée. L’ivoire est composé de dentine et résulte d’une minéralisation de la matrice extracellulaire par les odontoblastes (des cellules présentes dans la pulpe). Une des caractéristiques des défenses d’éléphants, en comparaison à la plupart des dents des autres mammifères, est de ne pas posséder d’émail.

D’une manière générale, la structure de l’ivoire peut être comparée à celle du bois : l’ivoire prélevé sur un éléphant récemment mort se contracte en séchant (on parle d’ivoire vert) ; il peut tout aussi bien se gonfler dans un environnement humide ; une fois sec, il reste fragile le long des fibres. Par ailleurs, la calcification graduelle est directement visible sur une section de défense, puisque, à l’image des cerceaux concentriques des troncs d’arbre (dendrochronologie), il est possible de constater les étapes de la formation de l’ivoire sur les cercles concentriques entourant le noyau central, et d’en déduire l’âge de l’éléphant.

Le commerce de certaines dents et défenses autres que l’éléphant est bien établi et répandu. Aussi, le terme ivoire peut être correctement utilisé pour décrire toute dent ou défense de mammifère d’intérêt commercial qui est suffisamment grande pour être sculptée.

Cerveau

Le cerveau de l’éléphant, situé à l’arrière de son crâne, pèse entre 4 et 6 kg, ce qui est déjà considérable. Si l’on compare la taille du cerveau de l’éléphant à sa masse corporelle, il est alors le mammifère ayant le plus petit cerveau, alors que la souris possède le plus grand.

l’Oreille

Cette particularité physique a une vraie utilité, car elle permet à l‘animal de réguler la température de son corps.

D’une surface de plusieurs mètres carrés, elles sont dépourvues de graisse et comportent une kyrielle de vaisseaux sanguins.

Grâce à la finesse de leur peau, le sang qui y circule se rafraîchit, pour être pratiquement en contact direct avec l’air ambiant. ce qui offre au pachyderme un répit contre la chaleur. De plus, l’animal agite sans cesse ses oreilles, un mouvement qui fait office de ventilateur géant.

Les oreilles de l’éléphant lui permettent de réguler sa température corporelle, grâce à une vascularisation très importante. Lorsqu’il mange des fruits fermentés ayant un degré d’alcool d’environ 7 °, l’éléphant remue violemment ses oreilles, de même pour sa queue et sa trompe. Elles sont généralement plus petites chez l’éléphant d’Asie.

Peau

La peau de l’éléphant est d’une épaisseur d’environ 2 cm. Cette peau est fragile du fait de la présence de plis où viennent se loger des parasites. Il n’y a pratiquement pas de poils, et il n’y a ni glande sudoripare, ni glande sébacée. De ce fait, leur peau est sèche, c’est pour cela qu’elle doit être souvent humectée à l’aide d’eau projetée par la trompe ou couverte de poussière ou de boue également projetée par leur trompe.

La couleur de la peau est grisâtre ; cependant sa couleur apparente est liée au sol sur lequel évolue l’éléphant. Elle peut aussi être due aux bains de boues.

La faible densité des poils (quelques centaines par mètre carré, chaque poil mesurant en moyenne 2 centimètres de longueur et 0,5 mm de diamètre) agit non plus comme une fourrure mais participe — à hauteur de 23 % — avec d’autres mécanismes de thermorégulation (battement des oreilles, bains, pulvérisation d’eau avec leurs trompes, respiration percutanée) à la thermolyse du mammifère, les poils agissant comme des ailettes qui augmentent la surface d’échange et donc les transferts thermiques.

Communication

Le cri de l’éléphant est le barrissement. De récentes études scientifiques ont montré que les éléphants, comme de nombreux animaux, sont sensibles aux infrasons. L’utilité de l’audition de ces infrasons reste cependant mystérieuse. Il semble qu’ils soient capables de communiquer entre eux par les ondes acoustiques de surface transmises par le sol.

Barrissement

Les éléphants font de nombreux bruits audibles par l’Homme (dont les limites de l’audition vont de 20 à 20.000 Hz). Le barrissement correspond certainement au plus célèbre d’entre d’eux. Mais les pachydermes peuvent aussi glousser lorsqu’ils se touchent ou gronder quand ils sont irrités. Plus surprenant : on sait depuis le début des années 1980 que les éléphants sont également capables d’entendre et d’émettre des infrasons (moins de 20 Hz) que nos oreilles ne perçoivent pas. L’avantage est évident, ces animaux intelligents peuvent communiquer entre eux, discrètement, jusqu’à plus de 10 km de distance.

Une certitude : ces sons viennent du larynx. En revanche, les mécanismes impliqués restent un mystère. Il est en effet difficile de demander à un éléphant vivant de parler avec la bouche ouverte et un endoscope dans la gorge ! Les infrasons pourraient être émis par des contractions régulières des muscles de l’organe vocal, comme chez les chats qui ronronnent, impliquant alors un contrôle des vocalises par le système nerveux et donc le cerveau (mécanisme AMC pour active muscular contraction). Autre hypothèse : les infrasons pourraient simplement être générés par des vibrations des cordes vocales au passage du flux d’air expiré (mécanisme myoelastic-aerodynamic ou MEAD), à l’image de l’Homme lorsqu’il s’exprime. Dans ce cas, aucun contrôle du système nerveux n’est donc requis, hormis pour faire respirer l’animal.

Christian Herbst de l’University of Viennavient de percer une partie du secret de la production des infrasons chez les pachydermes. Ses résultats sont présentés dans la revue Science. Il a produit des sons de basses fréquences en recréant un système respiratoire connecté à un larynx, extrait du cadavre d’un éléphant d’Afrique.

Éléphants et infrasons : mode d’emploi

Le larynx a été prélevé sur un éléphant Loxodonta africana mort naturellement en 2010, au zoo de Berlin. Cet organe a ensuite été connecté à un pseudopoumon, lui-même alimenté en gaz par une bouteille d’air comprimé. Le flux d’air et la pression ont été régulés afin de recréer des conditions réelles d’expiration par un système de vannes. Pour gérer le taux d’hygrométrie de l’air expiré, le scientifique a utilisé un humidificateur. Enfin, les deux replis membraneux constituant les cordes vocales ont été filmés par une caméra à haute vitesse, lors du passage du flux d’air sortant rythmiquement du pseudopoumon.

Des sons ont bel et bien été émis et enregistrés au passage de l’air lorsque la pression, à l’intérieur du larynx, était supérieure à 17 mbar. Ils ont ensuite été comparés à une base de données de 470 échantillons récoltés au cours de ces 4 dernières années. Une correspondance a été établie avec des enregistrements d’appels de basses fréquences produits par des individus sauvages. Le mécanisme MEAD permettrait donc aux pachydermes de réaliser, à eux seuls, les infrasons aux motifs irréguliers, chose normale pour ce procédé.

Cependant, il n’est pas possible d’exclure une éventuelle utilisation de l’AMC, qui permet d’émettre des sons d’une seule fréquence au motif toujours régulier, à l’heure d’aujourd’hui. En effet, aucun élément pouvant provoquer la contraction des muscles du larynx n’a été utilisé pour tester ce mécanisme durant les expériences.

Les infrasons

Autre fait intéressant : malgré leur aspect de balourd, ils ont des pattes et une trompe très sensibles. Ils peuvent communiquer par des ondes sismiques se propageant dans le sol et ceci sur des distances bien plus importantes.

La propagation acoustique ou subsonique:  jusqu’à (32 km) pour la frappe du pied d’un seul pachyderme !

Et ce à la vitesse de 248 à 264 m/s, soit un rythme sensiblement plus lent que la vitesse du son.

Le barrissement

Les éléphants font de nombreux bruits audibles par l’Homme (dont les limites de l’audition vont de 20 à 20.000 Hz)

les éléphants sont également capables d’entendre et d’émettre des infrasons (moins de 20 Hz) que nos oreilles ne perçoivent pas. L’avantage est évident, ces animaux intelligents peuvent communiquer entre eux, discrètement, jusqu’à plus de 10 km de distance.

Intelligence

En l’état actuel des connaissances, l’éléphant est, avec l’humain, le dauphin, le corbeau et certaines espèces de grands singes, l’une des rares espèces animales à réussir le test du miroir de Gallup : lorsqu’on marque d’une tache le front d’un éléphant en un point qu’il ne peut voir directement et qu’on lui présente un miroir, il passe sa trompe sur la tache ; démontrant ainsi qu’il a reconnu son image et donc qu’il a conscience de lui-même.

Les éléphants peuvent utiliser des outils de défense, telles des pierres saisies avec leur trompe et qu’ils lancent sur leurs ennemis. Ils peuvent également se toiletter en se grattant avec des branches ou des baguettes des parties de corps qu’ils ne peuvent atteindre avec leur trompe. Ils présentent ainsi un exemple d’utilisation d’outil par un animal.

Lors d’une expérimentation de Preston Foerder, un éléphant (d’Asie, Elephas maximus) s’est montré capable d’insight (éclair de compréhension). Il est allé chercher un cube pour monter dessus et atteindre de la nourriture

La naissance

Lorsqu’elle sent qu’elle va bientôt mettre bas, l’ éléphante se lie étroitement d’amitié avec une autre éléphante qui restera près d’elle pour la protéger quand les contraction surviendront. L’accouchement se fait à l’écart, sous la protection des autres femelles qui évacuent le placenta et chassent les prédateurs éventuels.  La naissance ne dure que quelques minutes pendant lesquelles l’ éléphant souffle puissamment . L’autre éléphante reste derrière elle pour la protéger. L’ éléphanteau sort normalement tête et pattes avant en premier et peut se dresser au bout de quelques minutes sur ses pattes avec l’aide des deux éléphantes. Les traces de la naissance de l’ éléphant sont effacées par la mère qui avale le placenta pour éviter d’attirer les prédateurs.
L’ éléphanteau est poilu à la naissance et pèse 100 kg pour une taille d’environ 95 centimètre à la naissance. Il tête avec sa bouche, sa trompe étant encore trop courte pour lui être d’une quelconque utilité. Au bout de deux jours, il peut suivre le troupeau, resté pendant ce temps non loin de là, en tenant la queue de sa mère pour être sur de ne pas se perdre. Son allaitement durera 6 mois pendant lesquels il avalera 10 litres par jour. Le lait d’ éléphant est 100 fois supérieur en protéine à celui des vaches ! Mais à partir du 4e mois, 6e pour les plus faibles, l’ éléphant commence à se servir de sa trompe. Le sevrage se fait petit à petit.

La mamelle de la mère se trouve de chaque coté des pattes avant, plus exactement en retrait derrière celles-ci.

Les petits sont protégés dans la harde tant par l’amour de leur mère que par tout le troupeau qui les prépare à la lutte pour la survie. La mère veille le nourrisson, le guide, le caresse, le soutient. Elle tolère bien patiemment les jeux de son petit car il passe sa longue et heureuse enfance à jouer, se baigner et à apprendre. Le jeu tient une place essentielle dans le développement des jeunes éléphants ; alors qu’ils commencent de s’exercer à de simples activités ludiques, ils acquièrent et affinent simultanément des capacités physiques essentielles pour la survie et des aptitudes sociales nécessaires à la vie en communauté.

La matriarche adapte le rythme de la marche du troupeau de façon à ce que même les petits puissent suivre. Le seul danger qui le guette est la mort de sa mère et
surtout la dispersion du troupeau.  L’éléphanteau est alors à la merci d’un grand prédateur, ou bien meurt de soif et de faim. Les éléphantes ont un instinct maternel particulièrement développé. Si par accident ou maladie un éléphanteau meurt, la mère restera auprès du petit pendant des jours, avant de l’abandonner. Rien ne vaut un cœur de mère éléphant !

De la naissance à la mort et en toutes les circonstances,  l’éléphant est entouré de l’affection des siens.  Le sens de l’entraide qui anime un troupeau d’ éléphants permet à ses membres de traverser harmonieusement toutes
les étapes de la vie, l’enfance, la puberté, la jeunesse,  la maturité puis la vieillesse. La vie des éléphants est fondée sur une grande solidarité.

Jusqu’à un an, un éléphanteau peut trouver un confortable refuge sous le ventre de sa mère. C’est de là aussi qu’il n’aura qu’à atteindre la mamelle,  entre les deux pattes avant, pour trouver immédiatement à se nourrir.

Lorsqu’ils deviennent grands, ces éléphanteaux femelles  partent à leur tour fonder une nouvelle harde.  Les petites hardes, au gré des saisons, et des disponibilités alimentaires, peuvent se regrouper et former de grands troupeaux.  Ces rassemblements favorisent les échanges sociaux.  En général, les éléphants mâles vivent en petits groupes  autonomes de deux ou trois bêtes.  Ils ne s’approchent des femelles qu’au moment de la reproduction.
Parfois, de vieux mâles vivent en solitaires.

Reproduction

Maturité sexuelle

Si les fonctions reproductrices des éléphants mâles se mettent en place vers l’âge de 10-15 ans, ils commencent à se reproduire vers l’âge de 30 ans quand ils sont suffisamment imposants pour pouvoir se battre avec d’autres mâles pour conquérir les femelles.

Les fonctions reproductrices de l’éléphant femelle apparaissent de 9 ans jusqu’à 15 ans.

Dans l’organisation matriarcale des éléphants, les mâles sont connus pour leur tempérament indépendant et ont tendance à vivre en solitaire, forgeant parfois une alliance provisoire avec un autre individu ou intégrant une bande de manière informelle. Tandis que les femelles entretiennent des liens familiaux étroits et solides.

Vie sociale

Les éléphants vivent dans une société matriarcale. Cette structure matriarcale existe depuis plus de sept millions d’années, des empreintes d’une harde d’éléphants de cette époque ayant été découvertes sur une surface de 5 hectares sur le site de Mleisa 1 dans les Émirats arabes unis, faisant de cette piste de mammifères fossile la plus vieille de ce type et probablement la plus longue piste préservée dans le monde. Les troupeaux sont composés d’une dizaine d’éléphantes et de jeunes éléphanteaux, après la maturité sexuelle les mâles quittent le groupe. Ils errent jusqu’à ce qu’ils fassent alliance avec d’autres jeunes mâles.

Une étude, menée dans un zoo, montre que l’éléphant aime les fruits fermentés à un degré d’alcool de 7 °. Lorsque l’éléphant est saoul, il perd de sa sociabilité (alors que sobre il est très sociable). Lorsqu’il est ivre, il reste à l’écart du troupeau. Un chercheur américain défendait l’idée que les animaux s’enivrent ou se droguent, volontairement, pour oublier les tourments de leur existence. Pour le prouver, il a fait vivre durant un mois des éléphants d’une réserve californienne sur un territoire plus restreint qu’à leur accoutumée. La surpopulation due au petit espace a angoissé les animaux qui, du coup, ont bu trois fois plus que d’habitude. Ils sont devenus si agressifs qu’il a été dangereux de les approcher

Une structure géreée par une femelle

Les troupeaux d’éléphants vivent selon une organisation sociale qui détermine rôle et place pour chaque membre. Leur société est matriarcale. Auparavant, on a pu recenser des troupeaux d’éléphants comptant prés de 100 membres.

De nos jours, les groupes sont constitués d’environ 20 à 30 membres. L’éléphant a un caractère très sociable par nature. Il est très attaché à son troupeau d’origine. L’isolement forcé peut l’angoisser et le rend agressif, voire dépressif.

Dans les troupeaux, on retrouve les femelles et les éléphanteaux mâles n’ayant pas encore atteint leur maturité sexuelle. Un fois cela fait, c’est-à-dire à partir de 10 ans, les éléphanteaux mâles quittent le groupe. Ils vivent seuls et s’allient à d’autres jeunes mâles au gré de leurs déplacements. Ces alliances sont souvent informelles et provisoires.

De cette étape, les mâles gardent leur caractère indépendant et solitaire. Au contraire des mâles, les femelles gardent des rapports étroits au sein du troupeau tout au long de leur vie.

Au sein du groupe, les éléphanteaux se sentent en sécurité et passent le plus clair de leur temps à jouer. Ils se bousculent, testent leurs forces, dans la plus grande insouciance parfois jusqu’à 5 ans. La gestion des éléphanteaux incombe au troupeau qui veille collectivement sur eux. Chaque bébé est pris en compte par les autres membres du groupe. Ainsi, l’orphelin qui perd sa mère est adopté par une autre femelle du groupe.

DANS LA TÊTE D’UN ELEPHANT

Quels sont ses rituels ? A-t-il vraiment de la mémoire ? A quoi ressemblent ses émotions ? Ils ont un langage, des traditions, une culture. Ils n’oublient rien, pas même leurs morts. Ils aiment, souffrent et on sait aujourd’hui qu’ils peuvent communiquer entre eux de façon unique. Voyage fantastique dans la conscience des pachydermes.

« Les éléphants, tout comme les humains, possèdent une personnalité unique. Ils peuvent être joyeux ou tristes, agités ou placides. Ils expriment de l’envie, de la jalousie, ils ont souvent l’esprit de compétition. Ils s’entraident en cas de difficultés. Si vous les connaissez vraiment bien, vous pouvez voir qu’ils sourient quand ils s’amusent et qu’ils sont heureux », déclare Daplme Sheldrick, fondatrice de l’orphelinat des éléphants de Tsavo au Kenya. On sait qu’ils sont mécontents au claquement sonore de leurs oreilles, qu’ils éprouvent de la méfiance quand ils agitent leur trompe en la relevant. Immobiles, balançant un pied d’avant en arrière, ils sont en proie à l’indécision.
Joie et plaisir peuvent donner lieu à d’exubérantes démonstrations. Les moindres retrouvailles sont prétextes à se congratuler avec force barrissements et ruissellements des glandes temporales, tandis que les trompes s’emmêlent en caresses, chacun cherchant parfois la bouche de l’autre pour se livrer à d’amicales embrassades.
Les spécialistes sont formels : les éléphants se parlent, les éléphants se souviennent. S’étonnera-t-on qu’ils souffrent aussi ? « On dit que l’éléphant d’Asie pleure parfois ». En 1872, Charles Darwin ouvrait la voie, mais il faudra attendre près d’un siècle pour que l’on se penche sérieusement sur la vie émotionnelledes animaux. Les vraies découvertes conunencent au Kenya, guidées par Iain Douglas-Hamilton et, surtout, Cynthia Moss et Daphne Sheldrick. Comportementalistes empiriques, elles avancent avec leur cœur. Elles ont noté que les naissances sont autant de moments privilégiés. Quelques minutes après la mise bas, les membres de la famille rendent visite à la maman et l’entourent, les tempes humides, là encore, de bonheur.

ILS PRATIQUENT DES RITES MORTUAIRES

Tout aussi grande peut être leur détresse. Cynthia Moss raconte comment une mère peut veiller plusieurs jours durant son bébé mort-né. « La matriarche, qui l’avait assistée pendant l’accouchement, était repartie avec le clan. N’ayant pourtant jamais vu son bébé vivant, la jeune mère faisait passer son instinct maternel avant ses instincts sociaux ». Les éléphants – et c’est peut-être là le plus troublant – ont, avec la mort, un rapport construit et sophistiqué. Quand l’un d’eux montre d’inquiétants signes de faiblesse, se couche sur le sol et ne se relève plus, les proches tentent doucement de le remettre debout. Jusqu’au bout, ils le veillent et, quand il est mort, ils creusent le sol de leur pied autour de la dépouille, recouvrent le corps de terre, d’herbe ou de branches. Et ils n’oublient pas les disparus. Les visages aimés, caressés et palpés d’une trompe sensitive tout au long de la vie, demeurent à jamais dans leur mémoire.

MÉMOIRES D’ÉLÉPHANTS

Une veillée funèbre au Botswana. Des éléphants entourent et caressent la dépouille de l’un des leurs (ci-contre, en haut). Retour sur les lieux où gisent les ossements d’un membre de leur famille. Ici dans le parc d’Amboseli, au Kenya (ci-contre, en bas). De leur trompe ultrasensible, qui enregistre les « visages » formés par les os de la face, d’un mouvement delicat du pied, les éléphants rendent hommage au disparu. Les années passent, mais ils n’oublient jamais.

UNE TONNE D’OS ET AUTANT D’ÉMOTIONS

On sait aujourd’hui que le cimetière des éléphants est un mythe : cette idée est née dans l’imagination des hommes. La tête d’un éléphant, c’est une tonne d’os et tout autant d’émotions. Dans le parc d’Amboseli au Kenya, les crânes et les mâchoires de pachydermes trouvés dans la savane sont précieusement recueillis et étudiés. Cynthia Moss, fondatrice et directrice du Centre de recherches sur les éléphants, se souvient encore d’une ancêtre qui, passant tous les jours devant cette double rangée de crânes longue de cinquante mètres, s’arrêtait toujours devant le même. « Elle le palpait avec sa trompe, le humait, le touchait doucement du pied comme les pachydermes le font quand ils sont tristes et pensifs, semblant le distinguer entre tous. C’était le crâne d’une de ses filles, morte deux ou trois ans auparavant ».
Dernier survivant des protoscidiens, famille de mammifères portant trompe et défenses, l’éléphant a traversé 5 millions d’années. Comme les autres herbivores, il perçoit le monde en noir et blanc, en passant par tous les tons de gris. il entend mieux qu’il ne voit.

Un système très sophistiqué de communication serait une des clés de cette longévité. Deux études récentes viennent de réveler que les éléphants sont capables d’émettre des messages perceptibles à des kilomètres. « Les éléphants utilisent leurs pieds et leur voix en un système élaboré de communication », indique Caitlin O’Connell-Rodwell, biologiste à l’université de Stanford. « Une association complexe de frappements de pied sur le sol et de grondements transmet des informations en vibrations sismiques, perceptibles sous forme d’infrasons jusqu’à 32 kilomètres« .
Le fait que ces animaux puissent transmettre des sons vocaux inférieurs à un décibel avait été révélé, il y a quelques années, par Kathy Pane, une spécialiste américaine des cétacés, qui avait eu l’idée d’appliquer ses méthodes d’enregistrement infrasoniques des mammifères marins à des éléphants du zoo de Washington… Un séjour dans le parc d’Amboseli a confirmé ses découvertes. Toujours sous la houlette de Cynthia Moss, un autre pas vient d’être franchi. Après sept années d’études sur le terrain, l’équipe de Karen McComb vient de découvrir que ce sont les éléphantes les plus âgées qui perçoivent le mieux les informations velliculées par infrasons. Elles ont 55 ans ou plus, et sont capables de distinguer si les signaux vocaux sont émis par des éléphants connus ou étrangers, alors que les jeunettes de 30 ans n’y arrivent qu’une fois sur deux. « Les éléphants se reconnaissent au moyen d’appels de contact. Ce sont des sons audibles pour l’oreille humaine, mais aussi des grondements à basse fréquence qui peuvent parcourir de très grandes distances. On sait aujourd’hui qu’une femelle peut identifier jusqu’à cent voix. Le principal intérêt de nos découvertes est de montrer que la disparition des individus expérimentés peut avoir des conséquences dramatiques pour la survie de cette espèce menacée ».

CELLE QUI CONNAÎT L’EAU ET LES CHASSEURS

Le rôle primordial que jouent les éléphantes les plus âgées est connu depuis les années 1970. à cette époque, les autorités sud-africaines venaient de créer le parc de Pilanesberg et décidèrent d’y amener de jeunes éléphants orphelins. « Ce fut une catastrophe, se souvient Pierre Pfeffer, directeur de recherches au Muséum d’histoire naturelle de Paris. Stressés, ces jeunes ne se nourrissaient plus et mouraient. à l’autopsie, on leur découvrait des ulcères à l’estomac. Un Américain, qui avait acheté trois femelles dans un cirque pour les ramener en Afrique, en fit don au parc. Les jeunes se sont groupés autour des femelles plus âgées et la mortalité s’est arrêtée net ».

La matriarche rassemble autour d’elle une tribu d’une vingtaine de membres : ses sœurs, ses filles et les petits. Les mâles prennent leur indépendance à la puberté, entre 9 et 14 ans, et vivent en solitaire, n’approchant les femelles qu’au moment du rut. Guidant sa troupe, la matriarche parcourt jusqu’à 70 kilomètres par jour quand l’eau est rare. Géographe et topographe, elle sait, quand l’herbe manque, où dénicher baobabs et arbres à palmes. Son odorat lui permet de reconnaître le danger, repérant à des kilomètres l’odeur d’un guerrier massaï. Sans elle, les jeunes ont peu de chance de survivre … La légendaire mémoire de l’éléphant peut couvrir toute son existence, 70 à 80 ans en moyenne. En voyage au Botswana, à Tuli, Pierre Pfeffer se souvient d’une famille d’éléphants rencontrée à un point d’eau. « Soudain, ils lèvent la trompe, écartent les oreilles. Méfiance. Un petit groupe apparaît à l’horizon, un jeune mâle suit à fond de train. La troupe se fige. Soudain, la matriarche se précipite vers lui en barrissant gaiement. C’était certainement un de ses fils perdu de vue depuis des années ». On connaît l’histoire de cet ancien dresseur du cirque Pinder retrouvant, après 40 ans, son éléphant dans un zoo. Les deux compères se reconnaissent, émus, et l’animal ressuscite les postures apprises pour la piste… On comprend mieux, dès lors, la fascination qu’éprouvent les humains envers ces pachydermes taillés pour les grands espaces et la liberté. Ceux que Romain Gary, qui leur consacra Les Racines du ciel, nommait « les derniers individus ».

Séparé de sa mère, l’éléphanteau ne survit pas. S’il marche presque à la naissance, il lui faut plusieurs mois d’apprentissage patient pour maîtriser sa trompe. Ce n’est qu’à l’âge de 8 ou 10 ans qu’il est capable de se nourrir et d’affronter seul le monde. Voilà pourquoi il est nécessaire de protéger les éléphantes d’Afrique, cibles privilégiées des chasseurs de défenses.

Les menaces et la preservation

LE COMMERCE DE L’IVOIRE

La demande d’ivoire pour la fabrication d’objets de décoration, de bijoux et de bibelots est en train de pousser les éléphants au bord de l’extinction.

le braconnage et le trafic d’animaux sauvages, en plein essor en raison de la demande croissante, sont aussi dangereux que les trafics d’armes, d’êtres humains et de drogues à l’échelle mondiale.

Destruction des stocks d’ivoire

Depuis 1989, date de l’entrée en vigueur de l’interdiction du commerce international d’ivoire, tous les pays du monde ont saisi des tonnes d’ivoire issues du commerce illicite.

Un nombre croissant de pays répartis tout au long de la chaîne commerciale, des pays de l’aire de répartition des éléphants aux pays destinataires, ont brûlé ou broyé publiquement les stocks d’ivoire qu’ils avaient jusqu’alors confisqués.

La destruction des défenses en ivoire et des bibelots confisqués a une forte portée symbolique : elle permet de mettre sous le feu des projecteurs le massacre annuel de dizaines de milliers d’éléphants dans le seul but de s’emparer de leur ivoire.

Sensibiliser et faire évoluer les comportements

Mèné des campagnes de communication pour faire évoluer les comportements dans les principaux pays de consommation. Mettre l’accent sur la cruauté, l’impact écologique et l’illégalité du commerce de faune sauvage.

De nombreux acheteurs d’ivoire ne sont pas au courant de la cruauté du braconnage et de son impact sur la survie des éléphants. Par le biais de partenariats avec des médias chinois, allemands, français, britanniques, sud-africains, hollandais et américains, nous diffusons des messages pour la défense des animaux auprès de millions de voyageurs et consommateurs d’ivoire potentiels.

(texte- source IFAW)

Un éléphant est tué toutes les 15 minutes en Afrique pour le trafic de l’ivoire; en 2015, 35 000 éléphants ont été massacrés pour leur défenses.

Si rien est fait, il n’y aura plus un seul éléphant en vie dans les plaines Africaine en 2030 / 2035.

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Emmanuel

Vétérinaire depuis quelques années, j'adore en particulier les félins. J'ai d'ailleurs fait plusieurs stages en Afrique du sud !

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