ÉLÉPHANT D’AFRIQUE

(éléphant d’Afrique)

appartenant au genre Loxodonta :

l’éléphant de savane.

Loxodonta africana

MAJ AOUT 2017

CLASSIFICATION

  • Règne
  • Embranchement
  • Sous-embr.
  • Classe
  • Sous-classe
  • Infra-classe
  • Ordre
  • Sous-ordre
  • Famille
  • Animalia
  • Chordata
  • Vertebrata
  • Mammalia
  • Theria
  • Eutheria
  • Proboscidea
  • Feliformia
  • Elephantidae

.

Éléphant d’Afrique

Espérance de vie : 60 ans 

Mesure : ♂ adulte  3,50 mètres au garrot

Mesure : ♀ adulte  3 mètres de haut au garrot 

Poids :   ♂ de 5 à 7 T, ♀ 4 T environ

2450431885

Éléphant d’Afrique

L’élephant d’Afrique est une espèce de mammifères de la famille des Éléphantidés. Il s’agit d’un des plus grands animaux terrestres, qui mesure en moyenne 4 mètres à l’épaule et pèse environ 6 tonnes pour le mâle et 4 tonnes pour la femelle. Cette espèce se rencontre en prairie, marécage, et bord de fleuve, jusqu’en Afrique du Sud. Il fait partie des éléphants contemporains survivants.

Les éléphants sont les représentants actuels de l’ordre des proboscidiens (de proboscis signifiant trompe). Ce sont les seuls survivants d’une forte différenciation de mammifères ayant commencé leur évolution il y a quelques 50 à 60 millions d’années, à la limite du paléocène et de l’éocène.

Les différents éléphants africains ont longtemps été considérés comme des représentants de sous-espèces du taxon Loxodonta africana. De récentes études génétiques ont permis de démontrer que les deux principales sous-espèces africaines Loxodonta africana africana et Loxodonta africana cyclotis étaient en fait deux espèces distinctes : en Afrique, il convient donc de distinguer désormais l’éléphant de savane (Loxodonta africana) et l’éléphant de forêt (Loxodonta cyclotis)

L’éléphant d’Afrique est plus grand que l’éléphant d’Asie. Les mâles mesurent entre 6,5 et 7,5 mètres de long, de 3 à 4 mètres au garrot (3,5 mètres en moyenne) et pèsent de 5 à 8 tonnes (6,5 tonnes en moyenne), tandis que les femelles, plus petites, mesurent de 5 à 6 mètres de long, de 2,5 à 3,5 mètres au garrot et pèsent de 3 à 4,5 tonnes (3,75 tonnes en moyenne).

Les premiers membres de l’ordre des proboscidiens et des siréniens appartenaient à un groupe nommé les téthythériens (nom provenant de l’ancienne mer Téthys, dont il ne reste que la mer méditerranéee aujourd’hui). Les animaux les plus proches des téthythériens sont les damans (ordre des hyracoidées), qui ressemblent à de gros cochons d’Inde. Hormis le fait qu’ils soient tous les trois des mammifères, rien ne nous permet de rapprocher les éléphants des damans (par exemple Procavia capensis) et des lamantins (par exemple Trichechus manatus). Toutefois, ils appartiennent tous à la sous-classe des euthériens. Il n’empêche que ces animaux actuels ont des morphologies et des habitats totalement différents.
En réalité, la liste des caractéristiques qui unissent les Proboscidea, les Sirenia et les Hyracoidea est très longue. De récents fossiles, des données anatomiques et moléculaires prouvent la proche parenté existant entre ces groupes de mammifères apparemment si différents. Les os du poignet (carpiens) en sont un point important, par exemple. Pour beaucoup de mammifères, les os carpiens sont en position étagée et se chevauchent, tandis que proboscidiens, hyracoïdés et siréniens ont des os carpiens disposés en série : un os est totalement ou partiellement en contact avec un os carpien situé en dessous ou au dessus.

Habitat et aire de répartition

L’éléphant des savanes (Loxodonta africana) possède une vaste aire de distribution puisqu’on le retrouve au sud du désert du Sahara jusqu’à la pointe sud de l’Afrique et de la côte Atlantique de l’Afrique jusqu’à l’Océan indien.

L’éléphant des forêts (Loxodonta cyclotis) a une distribution restreinte puisqu’on le retrouve que massivement dans les forêts tropicales denses du Congo puis de l’ouest de l’Afrique jusqu’en Afrique centrale. Plus exactement dans 21 pays allant du Sénégal à l’ouest jusqu’à l’Ouganda à l’est. Les éléphants des forêts ont un territoire avoisinant les 2000 km² et vivent dans les forêts tropicales.

Squelette et muscles

Le squelette de l’éléphant présente des caractéristiques dictées par la masse qu’il doit soutenir : il représente environ 16,5 % de la masse totale de l’animal, cela signifie que pour un éléphant de 7 tonnes, le squelette pèse 1,155 tonne. Les os de l’éléphant sont spongieux. Sa cage thoracique, formée de vingt côtes, est arrimée le long de l’épine dorsale.

L’éléphant possède deux genoux à ses membres postérieurs, qui sont constitués d’un fémur, d’une rotule et de l’association tibia-fibula. Les membres antérieurs, quant à eux, comprennent une scapula, un humérus, et l’association radius-ulna.

Par ailleurs, contrairement aux autres mammifères, la croissance des éléphants se prolonge dans l’âge adulte. Les femelles cessent de croître entre 25 et 30 ans, les mâles entre 35 et 45 ans. La capacité des éléphants à continuer à grandir au-delà de la maturité sexuelle (moment où la plupart des mammifères cesse de grandir) trouve son explication dans la fusion exceptionnellement tardive des os longs (c’est-à-dire l’ossification du cartilage de conjugaison), ce qui est plus prédominant chez les mâles que chez les femelles

Le nombre total d’os chez l’éléphant est variable, il s’étend de 326 à 351 os

La tête ne pèse pas autant qu’on pourrait le croire, et ce à cause de la figure1pneumatisation du tissu spongieux des os du crâne (« diploe ») ; en effet, le crâne est creusé de sinus. Les sinus, tapissés de muqueuse nasale, ont chacun une capacité qui peut atteindre un volume d’un quart de litre. Cette pneumatisation est importante compte tenu du poids de celle-ci ainsi que des défenses, qui s’allongent encore avec l’âge de l’animal. Par ailleurs, la mandibule est courte, ce qui est en accord avec la formule dentaire.

Le crâne de l’éléphant représente donc un bon compromis entre une surface d’insertion solide et un gain de poids, grâce à cette structure spongieuse.
La forme du crâne n’est pas la même chez toutes les espèces. L’éléphant d’Afrique a une tête sans compression, ni bosse, ni creux. En revanche la tête de l’éléphant d’Asie présente une compression antéro-postérieure ainsi que des bosses dorsales et des creux frontaux.

Les membres et le système locomoteur
La locomotion pourrait être un problème compte tenu du poids de l’animal ; il semble évident que les membres doivent se développer suffisamment lors de la croissance de l’animal. Ces membres, bien qu’à l’aspect primitif, sont en fait hautement adaptés. Le corps de l’éléphant est soutenu par quatre solides membres droits, tels des piliers. Contrairement aux autres mammifères, ces membres sont en position presque verticale sous le corps, ce qui fournit un excellent support à la colonne vertébrale, à la cage thoracique, à l’abdomen et à l’ensemble de la masse de l’animal.

Par ailleurs, l’anatomie des os longs leur confère une solidité additionnelle permettant de supporter des poids importants. Chez la majorité des mammifères, une coupe transversale des os longs révèle un canal médullaire. Chez les éléphants, ce canal est vide ; cet espace est occupé par un réseau d’os denses et perforés où peut se faire l’hématopoïèse. Cette structure leur permet de supporter une pression plus importante.
Le squelette, même s’il permet de supporter le poids des pachydermes, est doté d’une étonnante mobilité. Les éléphants sont capables de se dresser sur les pattes arrières, avancer sur de fortes pentes, avancer, reculer, courir, nager, parfois aussi vite qu’un homme. En revanche, il ne peut ni trotter, ni courir au petit ou an grand galop, si sauter (il est ainsi forcé de contourner ou enjamber les obstacles). L’éléphant a deux allures : la marche (lente ou rapide) et l’amble ; dans tout les cas, l’éléphant doit toujours avoir au moins un membre au sol. Par ailleurs, radius et ulna sont fixés en position de pronation ; les éléphants ne peuvent donc pas faire pivoter les membres avant, ce qui ne les empêche pas de se mouvoir sur des terrains inégaux. Les éléphants sont capables de se tenir debout pendant très longtemps, sans dépenser d’énergie supplémentaire, et ce grâce au polygone de sustentation formé par les quatre membres, qui peuvent d’ailleurs se « verrouiller ».
A chaque extrémité des membres se trouvent cinq doigts évasés. Les éléphants disposent d’une large surface de contact avec le sol, ce qui leur permet, malgré leur poids, de se déplacer sur divers terrains, notamment des terrains meubles. Grâce à ces extrémités, la surface d’appui au sol, les quatre membres confondus, est environ de un mètre carré ; ceci permet une répartition égale de la pression sur chaque centimètre carré du pied. Les phalanges terminales sont certes les seules à véritablement être en contact avec le sol, mais les autres phalanges y reposent par l’intermédiaire d’un coussinet élastique, on parle de « planti-digitigradie ». Ce coussinet, formé de tissu fibro-conjonctif et graisseux, s’étale latéralement lorsque l’animal s’appuie dessus, ce qui permet l’amortissement des chocs et soulage le squelette. Aussi, la surface du pied en contact avec le sol est recouverte d’une épaisse couche kératinisée ce qui lui confère une grande résistance

pied elephant

med._v.lat_._haelfte-1

tumblr_n389gw9h4f1twkucxo9_1280

F3.large

le pied

L’éléphant marche sur le bout des doigts. Les orteils sont insérés dans le pied, il y en a entre 2 et 5, on en voit seulement les ongles. Cependant on peut voir entre trois et cinq ongles en fonction des pieds. Les pieds antérieurs ont une forme arrondie, alors que les pieds postérieurs ont une forme ovale. Les pieds sont composés de tissus adipeux qui agissent comme des amortisseurs.

Il est impossible pour un éléphant de sauter, pour des raisons d’ordre biomécanique : il lui faut toujours un pied sur le sol. Cependant il peut courir à une vitesse maximale de 20 km/h (record 24 km/h). L’éléphant ne peut pas non plus dormir couché, car son poids écraserait ses organes. Seuls les éléphanteaux, pas encore trop lourds, peuvent dormir à terre.

Même si on emploie le terme « courir » pour un éléphant, il est à noter que le terme est inapproprié. Il serait plus logique de dire qu’il « marche vite ». En effet, il ne change pas son allure (sa façon de se déplacer) lorsqu’il accélère.

asian-elephant-skeleton-02

asian-elephant-skeleton-_16_

Source: 3D Model – www.gandoza.com

african-elephant-skeleton-04

asian-elephant-skeleton-_4_

Un éléphant d’Afrique mâle adulte mesure 3,50 mètres au garrot et pèse 5 à 6 tonnes, une femelle adulte mesure 3 mètres de haut au garrot pour une masse de 4 tonnes environ. À la naissance, l’éléphant pèse environ 120 kg. Un éléphant vit en moyenne 60 ans. Le plus grand éléphant connu a été signalé en Angola en 1974 : il s’agissait d’un mâle de 12 tonnes mesurant 4,20 m au garrot, soit un mètre de plus que la moyenne des éléphants africains

Des éléphants nains, de la taille d’un grand cochon, ont également peuplé les îles méditerranéennes au cours de la Préhistoire ; certains sont signalés en Crète jusqu’en 5000 av. J.-C., voire jusqu’en 3000 av. J.-C.

Trompe

La trompe de l’éléphant est l’organe le plus remarquable ! C’est le nez et la main de notre grand compagnon, elle est très sensible, actionnée par des dizaines de muscles à son extrémité et pourvue d’un organe très innervé.

La principale caractéristique des éléphants est leur trompe appelée proboscis. Il s’agit d’un organe nasal (avec une fonction de respiration et de perception des odeurs) allongé qui découle de la fusion de la lèvre supérieure et du nez. La trompe est un organe souple et préhensile leur servant pour porter l’eau et la nourriture à la bouche, tirer ou transporter des objets et pousser des cris.

La trompe comporte entre 100 000 et 150 000 muscles ; elle est dépourvue d’os et pèse plus de 100 kg.

« La trompe se compose de deux longs tuyaux cylindriques, partant de l’ouverture antérieure des fosses nasales. Ces tubes se rétrécissent à la région de l’inter mâchoire, ce qui empêche l’eau pompée par la trompe de pénétrer dans la cavité nasale ; ils offrent ensuite une dilatation, puis se resserrent de nouveau à l’endroit où ils s’ouvrent dans les narines osseuses, et où ils sont couverts par un cartilage nasal ovale. (…) Les tubes sont entourés d’une multitude de faisceaux musculaires, les uns longitudinaux, les autres rayonnant vers la peau et servant à comprimer les premiers. Quelques-uns enfin, mais en moins grand nombre sont circulaires. Cependant il faut distinguer de ces muscles, propres à la trompe, ceux qui servent à mouvoir l’organe en entier. Ces derniers sont comparables aux muscles de la queue. On les distingue en élévateurs et abaisseurs supérieurs et latéraux, qui naissent du front, des os propres du nez et des cartilages, tant de l’os maxillaire supérieur que de l’intermaxillaire ».

Le bout de la trompe d’un éléphant d’Afrique est en forme d’amande, alors que celle d’un éléphant d’Asie est en forme de poire. L’excroissance à son extrémité a une fonction analogue à un doigt, leur permettant de décortiquer une cacahuète. Les éléphants ne boivent pas directement par leur trompe. L’effort nécessité pour se pencher jusqu’au sol afin de boire l’eau par la bouche étant trop important et l’opération étant même impossible lorsque l’eau se trouve au-dessous du niveau du sol, ils boivent en remplissant leur trompe avec de l’eau qu’ils aspirent et gardent momentanément avant de la verser ensuite, par gravité, dans leur bouche.

L’allongement du museau des proboscidiens anciens à l’origine de l’éléphant serait lié à la croissance continue des incisives (les défenses) et leur augmentation de taille : herbivores concurrencés par les ruminants et les équidés, leur adaptation trophique se traduit alors par un régime de plantes plus fibreuses peu nutritives et une augmentation de taille corrélative, les proboscidiens fourrageant pendant des heures à la recherche aussi bien de végétaux au sol que de feuilles d’arbres

C’est  le prolongement de la lèvre supérieure et du nez réunis en un seul organe. Les muscles qui l’actionnent sont répartis tout au long de celle-ci, mais aussi sur le front de l’animal et les joues lui donnant sa souplesse mais aussi sa force.

Il attrape sa nourriture avec sa trompe pour la mener à sa bouche, si elle est trop haute il se met sur les pattes arrière et peut ainsi atteindre plusieurs mètres de haut.

Il boit en prenant jusqu’à 5 litres d’eau à la fois qu’il mène à sa bouche et il expulse l’eau dans celle-ci. Il doit boire une centaine de litres d’eau par jour et fait parfois des kilomètres pour la trouver. Il se douche d’ailleurs aussi avec sa trompe.

L’éléphant communique avec ses petits et ses compagnons de horde par des mouvements de trompe, sortes de « caresses » pour les jeunes, et quand un jeune n’arrive plus à sortir d’un marigot c’est encore avec elle qu’on le « pousse » dehors !

Les narines se trouvent à l’extrémité et l’éléphant a bon odorat : il peut dresser sa trompe en l’air pour humer « l’horizon », une sorte de radar…

Elle sert aussi à caresser, pourvue de poils tactiles, lors de l’accouplement ou avec les petits, c’est encore une arme capable de donner des coups mortels. C’est donc un organe vital, s’il se fait mordre par un crocodile par exemple et perd sa trompe ou qu’elle est trop endommagée, il meurt !