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GUEPARD

(Acinonyx jubatus)

Le(s) guépard(s) – cheetah

Guépard d’Afrique

Sous-espèces – Guépard d’Asie

MAJ Mars 2017

CLASSIFICATION

  • Embranchement
  • Sous-embr.
  • Classe
  • Sous-classe
  • Infra-classe
  • Ordre
  • Sous-ordre
  • Famille
  • Sous-famille
  • Genre
  • Espèce
  • Chordata
  • Vertebrata
  • Mammalia
  • Theria
  • Eutheria
  • Carnivora
  • Feliformia
  • Felidae
  • Feliformia
  • Acinonyx
  • Jubatus

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guépard

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Guepard

Espérance de vie : environ 12 à 14 ans

Mesure : 1,12 m à 1,50 m pour le corps; de 0,60 à 0,80 m pour la queue; de 0,70 à 0,90 m au garrot

Poid : de 35 à 70 kg. Mâle légèrement plus lourd que la femelle


Guépard d’Afrique

Logo 3 blanc simpleLa signification commune de son nom – chat-panthère (en italien gattopardo, « chat-léopard ») – indique ses origines. Il y a quelque 8 millions d’années, en effet, la lignée du guépard se sépare du tronc commun Panthera. À ce rameau se rattachent également les futurs puma, caracal et chat doré. Mais ces derniers types de félins semblent liés moins fortement entre eux que les espèces du genre Panthera. Le guépard a dû s’individualiser il y a 4 ou 5 millions d’années.

Dans la famille des félidés, très homogène par ailleurs, il fait aujourd’hui figure d’original. Par sa morphologie d’abord – griffes qui ne sont que partiellement rétractiles, canines assez petites –, par son mode de vie ensuite. Quant à la répartition de ce type de félins dans le monde, elle a totalement changé. Des guépards ont laissé des traces en Amérique du Nord, au début de l’ère quaternaire, il y a 3 millions d’années. En Europe, en Inde et en Chine, un guépard géant, de la taille du lion, avait fait son apparition dès le pliocène. Si l’on compare les fossiles du pliocène et du pléistocène avec le squelette du guépard actuel, ce dernier est nettement plus léger. La lourdeur des guépards géants leur assurait un autre équilibre énergétique, adapté à des courses moins rapides, et une plus grande sécurité. D’autant que leurs proies pesaient, elles aussi, beaucoup plus lourd qu’aujourd’hui. Enfin, il n’y a que 20 000 ans, une autre forme de félin, peut-être proche du guépard actuel, habitait encore l’Amérique du Nord. On l’a appelé Acinonyx trumani, mais ses rapports avec les autres félidés demeurent assez confus. Or, il se trouve qu’au Mexique on parle de trois grands « chats » : le jaguar, le puma et un autre animal, qui serait distinct des deux autres, appelé en aztèque cuitlamiztli et en espagnol onza. En 1986, le cadavre d’un félin abattu dans les montagnes de la Silla, a pu être identifié par des chercheurs à l’université de Mexico : il ne s’agissait que d’un puma probablement hybride. Longtemps animal favori des cours princières du Moyen-Orient et de l’Inde, où il servait de rabatteur dans les chasses à la gazelle, le guépard ne se rencontre plus guère aujourd’hui qu’en Afrique orientale et australe et dans le Sahel, aux confins du Sahara. Il court librement dans la savane après les proies qu’il dispute âprement aux hyènes.

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Habitat

En Afrique, au sud du Sahara, en Éthiopie et Somalie et au Nord de l’Afrique du Sud. Est de l’Iran.
Cinq sous-espèces de guépard existent :2441123525

(1) Acinonyx jubatus jubatus: guépard de référence, on le trouve en Afrique du Sud, en Namibie, au Botswana, au Zimbabwe et au Malawi.

(2) Acinonyx jubatus raineyi: on le trouve au Kenya, en Ouganda et en Somalie.

(3) Acinonyx jubatus soemmeringii: on le trouve en Éthiopie, au Tchad, au Soudan, au Cameroun et au Sud Niger

(4) Acinonyx jubatus hecki: c’est le guépard du nord ouest de l’Afrique. On le trouve au Sénégal, au Ghana, au Burkina-Faso, au Mali du Sud et dans le Nord du Bénin. Il est classé comme En Danger par l’IUCN (EN) depuis 1996.

(5)Acinonyx jubatus venaticus: aussi appelé guépard d’Iran. Il se répartissait dans toute l’Afrique du Nord en Asie et en Inde. Il est classé comme En Danger Critique d’Extinction (CR) depuis 1996. En effet, il n’en reste plus qu’une cinquantaine à l’état sauvage.

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Caractéristique physique

77100016_oHaut sur pattes et longiligne, le guépard donne une grande impression de légèreté avec sa tête relativement petite par rapport à l’ensemble de son corps. Son comportement de chasseur coureur se retrouve dans son pelage comme dans sa structure, qu’il s’agisse de l’extrême flexibilité de son échine, du larmier qui masque une partie de sa face et le dissimule dans la savane ou de ses griffes toujours visibles et qui lui permettent une forte adhérence au sol.

L’animal s’adapte aux conditions climatiques de la vingtaine de pays africains où il survit actuellement.

Conditions très variées puisque leur habitat va des franges du Sahara jusqu’aux savanes à épineux, appelées « bush » ou « veld » selon la région d’Afrique. On trouve même chez le guépard une tendance à l’homochromie avec le paysage. Le fond de sa robe et l’intensité des taches sombres de son pelage varient selon les régions : ainsi, dans le massif de l’Aïr, au Sahara, le ton du pelage se rapproche de l’ocre de ces terres désertiques.

Souple et exceptionnellement doué pour la course, ce félin est assez petit pour pouvoir obtenir une vitesse maximale, et assez lourd pour la capture des proies en proportion de ses besoins. Les guépards « géants » du pliocène et du pléistocène ne devaient certainement pas courir aussi vite. Un animal plus petit aurait été en difficulté pour maintenir un équilibre stable entre les exigences de la course, celles de l’alimentation (étant donné la taille des proies) et celles de sa sécurité.

Il vit relativement à découvert, ce qui suffirait à expliquer l’extinction de l’espèce qui se poursuit lentement, malgré ses grandes capacités d’adaptation.

On ne sait si ces félins ont une saison pour la reproduction. Sur ce point, les études menées sont contradictoires. Il est probable que, si saison il y a, elle varie d’une région à l’autre. Dans ce cas, les naissances auraient plutôt lieu de janvier à août en Afrique orientale et de novembre à mars en Afrique australe.

D’une façon générale, la saison des naissances, quand elle existe, correspond à la disponibilité maximale en proies – cela est également vrai pour de nombreuses autres espèces, qu’il s’agisse d’animaux chasseurs ou chassés.

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Les sous-espèces

En principe, on distingue seulement 2 sous-espèces principales de guépard, selon des critères géographiques : le guépard africain, Acinonyx jubatus jubatus et le guépard asiatique, A. jubatus venaticus (Iran). Mais on leur ajoute parfois Acinonyx jubatus hecki (Algérie, Maroc, Niger, Égypte) Acinonyx jubatus soemmeringii (Éthiopie, Tchad, Soudan, Cameroun, Niger) et Acinonyx jubatus raineyi (Kenya, Ouganda, Somalie).

Par ailleurs, on a noté en Afrique australe, aux confins de l’Afrique du Sud, du Botswana et du Zimbabwe, une mutation spéciale du pelage, due peut-être à une adaptation à un paysage plus fermé que les vastes espaces sahéliens. C’est le guépard rex, qui avait été décrit initialement, et par erreur, comme une nouvelle espèce. En effet, dans la même portée, il peut y avoir des jeunes « classiques » et d’autres rex. Les animaux du Sahel, voire du Sahara, ont en outre une allure générale différente de celle des animaux de l’Est africain, qui sont les plus connus.


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Dans les légendes Africaine, les larmes de guépards représenterait les pleures de leurs frères disparut, dans la réalité, c’est un moyen d’éviter éblouissement du soleil lorsque celui-ci regarde au lion pour identifier une proie.cheetah

Alimentation

Le fait que le guépard chasse à courre plutôt qu’à l’affût le confine dans les zones ouvertes où il y a assez de couvert pour l’approche. On l’observe dans les biotopes ouverts allant du semi désert à la prairie et à la brousse épaisse.

Il chasse principalement le jour pour optimiser ses résultats. Ses proies favorites varient en fonction de la région qu’il habite : gazelle de Thompson et impala dans le Serengeti, il chasse aussi lièvres et oiseaux. Camouflé dans les herbes hautes, cou tendu, il sélectionne un individu solitaire et effectue son approche. A distance voulu, il s’élance. Il jette sa proie à terre, la saisie à la gorge et l’étouffe. Le guépard boit très peu, il s’hydrate avec le sang de ses proies ou bien mange des melons d’eau.

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Fiche : Regime Alimentaire

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La vie du guépard Une société essentiellement masculine

Le passage de la vie familiale à la vie adulte se fait de façon progressive chez les guépards, et les choses se passent différemment selon le sexe.

Pendant quelque temps, les frères et sœurs d’une même portée, rejetés par leur mère lorsqu’ils ont atteint une maturité suffisante et les techniques nécessaires à leur survie, restent ensemble (après environ 15 à 20 mois): ils chassent de concert et partagent les mêmes proies.

Puis les jeunes femelles quittent, une à une, le groupe des jeunes adultes pour s’installer seules sur un territoire où elles vivront comme leur mère.

Pour elles, la solitude ne sera plus rompue que par la brève présence des mâles lors des chaleurs, puis par celle, plus longue, des petits qu’elles devront élever et nourrir sans l’aide du père.

Priorité au dominant

Les jeunes mâles restent donc ensemble et créent de petits groupes dans lesquels, bien qu’ils soient le plus souvent frères, il existe une certaine hiérarchie. Cette société masculine est régie par des règles de dominance relativement strictes. Dans chaque groupe, il y a un mâle dominant ; c’est lui qui dirige la marche de ses compagnons, qui choisit les proies et lance les chasses. C’est encore lui qui s’accouple si le groupe rencontre une femelle en chaleur. Il quitte alors les autres guépards pendant un ou deux jours, qu’il passe avec la femelle, puis il les retrouve et reprend la vie en commun. À côté de ces règles, il existe dans ces groupes, en cas de conflit avec des mâles extérieurs, un sens de l’entraide et de la coopération très poussé. Tout le groupe fait front face à la menace d’une intrusion étrangère dans le territoire où il se livre parfois à de vraies batailles rangées.

Enfin, comme les familles nombreuses ne sont pas très fréquentes chez les guépards, il n’y a pas toujours assez de frères pour constituer un groupe de mâles : on rencontre donc des groupes dans lesquels se côtoient des mâles apparemment non apparentés ; le degré de relation éventuel qu’ils ont entre eux ou les raisons qui les poussent à se rapprocher n’ont pu être précisément établi.

Le guépard aime se battre et les affrontements sont assez fréquents entre les jeunes mâles. Ils ont plusieurs causes : soit l’intrusion d’un groupe sur le territoire de ses rivaux, soit l’attirance de divers mâles non dominants pour la même femelle.

Dans le premier cas, les animaux agressés se défendent tous ensemble contre les intrus ; dans le second cas, le combat est individuel.

Les guépards utilisent l’ergot de leurs pattes avant, ainsi que le coussinet correspondant – une petite excroissance cornée, très dure – pour frapper leurs adversaires. Ces coups de pattes sont redoutables : ils peuvent déchirer la peau et blesser les yeux (ils visent généralement la tête du rival). Les animaux peuvent même utiliser leurs dents jusqu’à ce que mort s’ensuive.

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De vastes territoires mal délimités

On ne peut vraiment parler de « territoire » pour les guépards – si l’on entend par là une surface activement défendue – que dans les rares régions où la densité de leur population est élevée. En fait, les guépards suivent en général les migrations des proies. Ce qui ne les empêche pas de marquer leur passage (urine, fèces). Selon des études, comme celle effectuée par le chercheur américain Randall Eaton, dans le parc de Nairobi, il apparaît que, si un animal tombe sur la marque laissée par un congénère et qui date de moins de 24 heures, le guépard prend aussitôt la direction opposée à celle suivie par son prédécesseur. Il s’agit sans doute d’éviter toute concentration trop importante d’animaux. Un animal a besoin pour vivre d’une surface allant de 50 à 150 km2. À l’intérieur de ce territoire, la circulation quotidienne des animaux couvre en moyenne 7 km pour les mâles et 3,7 km pour les femelles.

La population de guépards est passée de 100 000 individus environ en 1900 à 12 000 ou 15 000 au début des années 2000, dispersés dans 24-26 pays d’Afrique dont la Namibie – qui en abrite le plus (environ 2 500)

le Botswana (1 700)

le Kenya (environ 1 000),

la Tanzanie (entre 600 et 1 000 individus),

le Zimbabwe (850)

l’Afrique du Sud (500-600). À l’exception du Kenya où ils vivent surtout dans les zones protégées, la plus grande partie des guépards vit en dehors des réserves ce qui rend leur observation moins aisée. Le territoire d’un guépard varie de quelques dizaines à plusieurs centaines de km2.

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Un animal programmé pour la course

Tout dans l’anatomie du guépard – longueur des pattes, du corps et de la queue, poitrine profonde – le prédispose à la course. C’est ainsi que ses performances atteignent 115 km/h, et cela en pleine savane comme dans le désert. La taille de son cœur, de ses poumons et de ses glandes surrénales favorise, lorsqu’il bondit, l’impulsion initiale, aux énormes besoins respiratoires, et permet, lors de poursuites éclair, une bonne circulation du sang.

Chez lui, les voies respiratoires s’ouvrent plus largement que chez tout autre félidé. Cet élargissement s’est effectué au cours des millénaires, aux dépens d’autres parties de l’organisme. Ainsi, la racine de la canine supérieure a été sacrifiée à ce développement au niveau crânien.

Grâce à cette évolution, le rythme respiratoire de l’animal passe de 16 mouvements par minute, lorsqu’il est au repos, à 150 mouvements, lors d’une chasse. Il a tout de même besoin de se reposer près d’une demi-heure après chaque poursuite sérieuse et ne peut tenir à sa vitesse maximale que sur une distance d’environ 275 mètres.

2442028997Naturellement, la musculature s’est, elle aussi, développée dans le même sens, de façon à permettre, en particulier, des accélérations brutales : il ne faut au guépard que 2 secondes pour passer de l’arrêt à une vitesse de 75 km/h !

Pour mettre en évidence la singularité de cette anatomie du guépard, il suffit de la comparer avec celle du cheval. La flexibilité de sa colonne vertébrale lui permet de « voler » entre deux sauts. En outre, pendant sa course, les griffes apparentes du guépard lui assurent une excellente adhérence, l’animal prend appui sur elles, comme le coureur à pied sur les crampons de la pointe des chaussures. C’est un avantage, notamment pour les courses en zigzag derrière une proie en fuite. On a cependant tort de dire que ces griffes ne sont pas rétractiles : elles peuvent se rétracter, mais restent toujours visibles.

Autre supériorité du guépard par rapport aux ongulés : sa capacité de tourner plus brusquement qu’eux. Une gazelle doit, pour un virage à droite par exemple, effectuer une rotation en posant d’abord sa patte antérieure droite avant l’autre pour changer de direction ; la souplesse du guépard lui permet au contraire une rotation immédiate de n’importe quel côté, quelle que soit la patte antérieure en appui à ce moment. Sa longue queue est également un atout, car elle sert de balancier et de contrepoids.

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Un sprinter aux limites mortelles

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Voir sans être vu

Moins doué pour la chasse proprement dite que pour la course, le guépard est surtout un fin guetteur. Toute chasse pour lui commence par une séance de guet : dressé sur quelque hauteur – termitière ou souche d’arbre –, il scrute l’horizon, ou bien, assis dans les herbes de la savane, il observe ses futures proies sans être vu, le larmier noir qui se dessine sous ses yeux lui procurant une sorte de camouflage.

Il chasse souvent des ongulés plus lourds que lui : sa masse atteint de 35 à 70 kg, et il poursuit des proies qui peuvent peser de 18 kg, pour la gazelle, à 150 kg, pour le zèbre. Le choix de celles-ci dépend à la fois de leur abondance et de l’importance de la concurrence, mais aussi des habitudes propres à chaque individu. Car certains guépards se font, dans ce domaine, des spécialités, qu’ils peuvent ensuite transmettre à leur descendance.

De même, il a plusieurs techniques pour s’approcher de sa proie. Le guépard peut se montrer très discret, mais il lui arrive aussi de marcher à découvert, en se contentant de s’immobiliser chaque fois que l’une des proies potentielles relève la tête.

cheetahEnfin, on l’a parfois vu se diriger, sans prendre de précautions pour se dissimuler, vers un groupe de gazelles ou d’impalas.

En fait, c’est la proie elle-même qui, par sa fuite, déclenche la poursuite. Le guépard pourchasse le premier animal qui fuit en laissant parfois d’autres animaux passer sans avoir l’air de s’y intéresser. Certaines fois un petit galop vers les ongulés lui permet de sélectionner sa proie. D’une façon générale, il choisit l’animal qui se singularise, soit en détalant plus vite que ses compagnons, soit en ne s’engageant pas dans la même direction qu’eux, ou en prenant toute autre initiative isolée.

Le choix fait, tout va très vite. Le guépard démarre rarement à plus de 100 m de sa cible et la course ne se prolonge pas habituellement au-delà de 200 m. Si le guépard bondit trop tôt, à 200 m par exemple, l’antilope ou la gazelle qui s’est isolée du troupeau aura le temps de rejoindre celui-ci et de se dissimuler parmi les autres bêtes. Ou encore, elle lui échappera grâce à son endurance. En effet, au bout de 500 m, le guépard doit faire une pause. La poursuite ne dure donc – en moyenne – que 20 s sur environ 170 m.

Arrivé au niveau de sa proie, le guépard chasseur ralentit pour s’adapter au rythme de celle-ci. Pour la capture, il utilise habituellement l’ergot de l’une de ses pattes antérieures. Il s’agit de la griffe du pouce, particulièrement tranchante puisqu’elle ne touche jamais le sol. En pleine course, un coup de patte suffit à déséquilibrer la proie et à la faire tomber. Le guépard la saisit alors à la gorge et l’étrangle.

La mère élève seule ses petits

Mâle et femelle ne restent qu’un ou deux jours ensemble au moment de l’accouplement, et la mère a la charge des petits. Elle peut avoir une portée tous les 17 à 20 mois. La gestation dure un peu plus de trois mois – 90 à 95 jours –, laps de temps au bout duquel de 1 à 8 petits viennent au monde (la moyenne étant de 5 ou 6).

Des nouveau-nés vulnérables

À la naissance, les bébés guépards – qui pèsent de 150 à 300 g – sont aveugles et sous l’entière dépendance de leur mère. Ils restent très vulnérables durant les premiers mois de leur vie : à peine un tiers d’entre eux atteignent l’âge adulte !

Le bébé guépard se distingue immédiatement des autres petits félidés par sa crinière de longs poils argentés. Ce manteau clair forme un contraste avec les flancs, plutôt foncés et où les taches sont peu apparentes. À partir de 3 mois, les jeunes guépards perdent cette coloration (il n’en reste chez l’adulte qu’un vague souvenir, les poils de la crinière étant un peu plus longs). Ils ont alors acquis une rapidité suffisante pour pouvoir échapper à bon nombre d’autres carnivores.

Afin d’augmenter les chances de survie de ses petits, avant qu’ils ne soient en mesure de la suivre dans ses courses quotidiennes, la mère les déplace en les transportant dans sa gueule. Sage précaution, car les déchets et les odeurs risquent de vite s’accumuler autour du lieu d’élevage.

Heureusement, leur croissance rapide (plus rapide que chez les autres félins) permet aux jeunes de vite échapper aux menaces qui pèsent sur le nouveau-né. Les yeux s’ouvrent au bout d’une dizaine de jours. Vers l’âge de 3 semaines, la démarche prend de l’assurance. Un peu avant la fin du premier mois les dents font leur apparition. Entre la 5e et la 8e semaine, les jeunes guépards commencent à suivre leur mère, mais le sevrage n’a lieu qu’à 3 mois.

Les jeunes restent avec leur mère jusqu’à l’âge de 17 à 20 mois, et le rôle de celle-ci est fondamental pour leur apprentissage. La femelle n’abandonne jamais ses petits, sauf si elle est retenue de force par un groupe de mâles pendant un jour ou deux.

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le Spinteur parfait !

Le guépard est un animal qui fut longtemps considéré comme le maître des chasseurs selon les croyances populaires et de fait apprécié des rois. Il était fréquent de trouver des guépards à la cour des rois d’Afrique et même des rois d’Europe, celui-ci ayant été reconnu très tôt comme un fin limier et un très bon sprinteur. On dit que l’Empereur Moghol Akbar le Grand avait une meute d’une centaine de guépards qu’il utilisait pour la chasse. Le caractère doux du guépard aurait même permis d’en faire un animal domestique mais le fait qu’il se reproduise très mal en captivité explique sa « non-domestication ». Sa vitesse de pointe de 112 Km/h fait de lui l’animal quadrupède le plus rapide du monde. Mais si le guépard est un bon sprinteur, c’est un fort mauvais coureur, son métabolisme ne lui permettant de ne maintenir une telle vitesse que sur 300 à 400 mètres.

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Adaptations à la course :

Le guépard possède de nombreuses adaptations qui font de lui l’animal terrestre le plus rapide au monde :
– un corps élancé ;
– une taille très fine ;
– une colonne vertébrale très flexible qui lui permet d’augmenter la longueur de ses foulées ;
– de longues pattes ;
– des griffes semi-rétractiles qui assurent une meilleure prise au sol (contrairement aux autres félins) ;
– une queue longue qui fait office de balancier et permet d’avoir un meilleur équilibre, notamment quand l’animal prend un virage en pleine course ;
– une petite tête ;
– des oreilles courtes ;
– des narines larges qui favorisent une entrée d’air plus importante, ce qui est un atout pour récupérer d’une course ;
– des dents aux racines courtes qui laissent ainsi plus de place aux voies respiratoires ;
– une cage thoracique profonde ;
– un cœur puissant, des poumons très développés et des artères solides.
Grâce à ses caractéristiques morphologiques et physiologiques, l’animal peut atteindre une vitesse de 110 km/h mais sur des distances courtes de 200 à 300 m maximum.

S’il est taillé pour la vitesse, il est en contrepartie bien mal adapté au combat. Ses mâchoires peu puissantes et ses dents courtes ne lui permettent pas de se défendre contre les grands prédateurs (lion, panthère ou hyène) lorsqu’ils attaquent ses jeunes ou lui volent ses proies. De plus, après une course, le guépard est très vulnérable car il a besoin de récupérer. Son rythme cardiaque, son rythme respiratoire et sa température ont fortement augmenté et il ne peut pas se nourrir ou combattre immédiatement.

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Meilleur chasseur que le lion

Le guépard ne chasse pas de nuit, mais de jour. Il y a à cela plusieurs explications. Il s’agit sans doute pour lui d’éviter la concurrence de grands félins comme le lion et la panthère qui, eux, se reposent pendant qu’il est occupé. Ses vibrisses sont moins développées que ne le sont chez les prédateurs nocturnes ces précieuses antennes sensorielles.

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Aucun goût pour la charogne

On pourrait croire que lorsqu’il a tué sa proie, le guépard en est enfin absolument maître. Il n’en est rien : avant de pouvoir se nourrir, l’animal essoufflé doit récupérer. C’est parfois le moment qu’un autre carnivore choisit pour lui dérober son repas par surprise. Dès que son festin est terminé, le guépard, rassasié, se désintéresse de sa prise. Il ne revient jamais sur le cadavre d’une proie entamée qu’il a commencé à manger ; ce n’est pas un charognard.

Dans l’ensemble, les spécialistes estiment que le guépard est un bon chasseur, puisque, une fois sur deux, la poursuite s’achève par une capture, un record que ni le lion ni la panthère ne peuvent atteindre d’ordinaire.

Quel est le rythme de ces chasses ? Il varie selon le cas. Une femelle avec petits chassera tous les jours pour nourrir sa famille, alors qu’un adulte qui vit seul peut se contenter d’une gazelle tous les 2 ou 3 jours. Ses besoins quotidiens se limitent à un peu moins de 3 kg de viande.

La plupart de ces évaluations résultent d’études effectuées dans les plaines d’Afrique orientale, tel le Serengeti en Tanzanie, où des chercheurs comme Schaller, Eaton ou Kruuk – pour ne citer qu’eux – ont pu observer le guépard dans de bonnes conditions. Pourtant, même sur un territoire relativement restreint par rapport à l’aire naturelle de l’espèce, des variations considérables sont apparues en ce qui concerne la démarche du chasseur et la nature de ses proies.

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Signes particuliers

Pelage

cheetahLe pelage de l’animal comporte trois particularités. D’abord, le « larmier » : ces deux traits noirs qui descendent des yeux de chaque côté du museau et donnent au regard cette expression de tristesse, si caractéristique ; il constitue une sorte de camouflage pour le guépard lorsqu’il est assis dans les herbes de la savane. Les taches : sur un fond de robe fauve, elles sont noires et pleines, contrairement à celles des autres grands félins tachetés. Les vibrisses, ou poils constituant des sortes d’antennes sensorielles : elles sont peu nombreuses, ce que l’on associe à la vie essentiellement diurne de l’animal.

Queue

Longue et assez annelée à l’extrémité, elle peut servir à la fois de balancier et de signal de ralliement pour les petits qui suivent leur mère.

Crâne

cheetahs_headLe crâne est de plus petite dimension que celui des autres félins. La disproportion par rapport au corps contribue à l’impression de légèreté que donne cet animal. La structure de la mâchoire supérieure permet un bon passage de l’air, grâce aux canines peu développées. Le faible développement de ces crocs et de leurs racines favorise les voies respiratoires, atout pour la course.


Griffes

Elles n’ont pas l’étui qui les dissimule chez les autres prédateurs lorsqu’elles sont rétractées. Toujours apparentes, elles lui donnent une meilleure adhérence au sol pendant la course. L’ergot, qui reste tranchant parce qu’il ne touche pas le sol, est très utile lors des combats et pour la chasse. Il sert à l’animal pour mieux agripper sa proie et pour la déséquilibrer pendant la course-poursuite.

Milieu naturel et écologie

L’aire de survie du guépard s’est réduite, en quelques décennies, d’une façon impressionnante. Ainsi semble-t-il aujourd’hui avoir presque totalement disparu du Moyen-Orient et de toute l’Asie. Au début de ce siècle pourtant, on le rencontrait encore jusqu’en Inde. Il y fréquentait les plaines et les basses collines du nord et du centre de la péninsule ; il atteignait pratiquement la région de Mysore, vers le sud, sur le plateau central. La dernière fois qu’un guépard a été observé en Inde remonte à 1948 : une nuit, un chasseur à l’affût a tué 3 guépards mâles qui se trouvaient ensemble. Depuis, on n’en a plus jamais vu.

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Avances incestueuses

À la fin de cette période, la femelle peut être de nouveau en chaleur, de sorte que l’on a vu de jeunes mâles courtiser leur propre mère. Mais celle-ci les remet à leur place, d’autant plus facilement qu’elle a encore, à ce moment-là, plus de force qu’eux. Ces conflits annoncent l’émancipation de la famille : les sœurs se sépareront des frères, qui formeront de petits groupes uniquement de mâles. La maturité sexuelle définitive est atteinte vers 21 ou 22 mois.

Même si les données sur la reproduction du guépard – 3 ou 4 jeunes tous les 18-20 mois – en font un des félins les plus prolifiques, il faut tenir compte de la forte mortalité juvénile. À peine un sur dix atteint l’âge adulte et il arrive que le nombre de jeunes guépards victimes des prédateurs atteigne 90 %.

Sous-Espèces

– Le Guépard d‘Iran ou Guépard d’Asie

La dernière population asiatique

Au cours d’une dernière étude datant de fin 2015, début 2016, il n’en resterait que 300 individus.

De tous les pays d’Asie, seul l’Iran abrite encore une population de guépards, avec un effectif estimé à moins 100 individus au début des années 2000. Classé dans la catégorie « en danger critique d’extinction » par l’U.I.C.N. (Union internationale pour la conservation de la nature), ce guépard vit, en solitaire, dans les zones désertiques du plateau central iranien et dépend pour sa nourriture de proies (petites gazelles) en voie de diminution en raison de la chasse. S’attaquant dès lors au bétail, le guépard est lui aussi pourchassé. En 2001-2003, avec l’appui de la WCS (Wildlife Conservation Society) basée à New York et du P.N.U.E. (Programme des Nations unies pour l’Environnement) le ministère de l’Environnement iranien a lancé une campagne de préservation de l’espèce.

En Afrique, l’espèce a toujours évité les grandes forêts centrales et le cœur des zones les plus arides. Mais on constate sa grande capacité d’adaptation à des conditions climatiques difficiles, dans le Sud algérien où il a sa place dans les évocations quotidiennes des Touareg. Les documents rapportés du massif de l’Aïr, au Sahara, constituent un important témoignage en ce domaine.

Précaire à l’ouest, sa survie est mieux assurée à l’est et au sud. La Namibie est le pays le plus riche en guépards. C’est de là que proviennent actuellement presque tous les animaux des parcs zoologiques du monde entier, ce qui pose d’ailleurs un problème pour les populations locales.

En Afrique du Sud, en particulier dans le parc Kruger et dans les régions limitrophes du Zimbabwe et du Mozambique, ils vivent dans un cadre nettement plus boisé que celui auquel on associe généralement le guépard, dont l’image est plutôt liée aux paysages désertiques du Sahara et du Sahel.

Le guépard d’Afrique du Nord

À partir de 1996-1998, l’U.I.C.N. a développé un Programme de la Biodiversité en Afrique du Nord dans le cadre duquel des recherches ont été entreprises sur la survie de guépards dans la région. En Égypte, il semble que la population de guépards, auparavant distribuée largement sur la partie nord du désert occidental égyptien, soit désormais réduite à une petite portion dans la partie nord-ouest de la dépression de Qattara. En Algérie, les recherches ont eu lieu dans les Parcs nationaux de l’Ahaggar et du Tassili. Des traces de déjections, de peaux et des égratignures sur la végétation des alentours, de la fourrure ou des os de quelques animaux morts, semblaient montrer que quelques guépards étaient encore présents – une découverte confirmée en 2005 dans l’Ahaggar – mais qu’ils étaient à la limite de l’extinction. En Libye, le guépard a disparu dans la plupart de ses territoires antérieurs sauf pour quelques spécimens restants qui auraient trouvé refuge dans le sud-ouest (Akakus) et dans le nort-est (Cyrénaïque, escarpement méridional du djebel Akhdar) du pays.

Leur habitat préféré : la savane africaine

Le guépard partage avec le lion et la panthère la savane africaine légèrement boisée, tandis que la panthère est le seul des trois grands prédateurs à fréquenter la grande forêt. Mais le guépard réussit moins bien que ses concurrents à s’adapter au nouveau milieu naturel, bouleversé par la présence envahissante de l’homme.

Ces grands carnivores ne se distinguent pas seulement par la façon dont ils exploitent les vastes étendues de l’Afrique. Le facteur temps apporte également un élément de différenciation. Ainsi, le guépard est nettement plus diurne que le lion ou la panthère, et ce rythme temporel a une influence sur sa technique de chasseur qui l’oriente vers d’autres proies que celles du lion par exemple. En outre, la taille de ce dernier et sa façon de vivre en groupe l’amènent à poursuivre des proies (gnous, zèbres, damalisques…) d’ordinaire hors de portée du guépard. On ne sait pas si la préférence du guépard pour la chasse en plein jour est initiale ou, au contraire, secondaire à la pression des autres grands carnivores ; elle permet cependant à tous de cohabiter. La richesse de la végétation et les grandes densités de proies assurent à chaque prédateur le maintien de sa niche écologique.

Avec la panthère, la distinction est moins nette, pour la taille comme pour le choix des proies. Ce qui freine la compétition entre cet animal et le guépard, ce sont plutôt les techniques de chasse. Ici interviennent les facteurs sexe et âge des proies. Chassant à vue, le guépard choisit sa proie au milieu de la plaine, parmi les groupes de gazelles, d’impalas ou de petites et moyennes antilopes. Sa vitesse de course lui permet de chasser à découvert. Inversement, la panthère, qui chasse à l’affût, ne trouve pas de la même façon l’animal qu’elle va tenter de capturer. La gazelle, par exemple, s’expose à devenir la proie de la panthère lorsqu’elle quitte les vastes étendues découvertes de la savane pour se rapprocher des buissons, des forêts-galeries, le long des rivières et de tout autre paysage permettant à un prédateur de se tapir.

Ennemis et amis

Entre les guépards et les autres grands prédateurs, c’est, en général, la guerre : lions, panthères, hyènes ou lycaons représentent une menace permanente pour le jeune guépard. Certains observateurs, tels Eaton et Guggisberg, suggèrent que la crinière argentée de celui-ci imiterait le pelage du ratel pour déjouer les prédateurs. Le ratel, vague cousin des blaireaux, est un mustélidé noir au dos blanc, présent de l’Afrique à l’Inde, et réputé pour sa hargne.

La guerre peut être ouverte ou larvée. Les chercheurs qui étudient les guépards sur le terrain ont remarqué que les portées diminuaient souvent rapidement en effectifs sans que les causes (ou les coupables) de ces disparitions, soient toujours aisément identifiables. Il existe également un autre type de harcèlement difficile à supporter pour le guépard : le vol de ses proies. Des hyènes ont pris l’habitude de surveiller les allées et venues du guépard avec qui elles partagent un coin de savane. Comme le félin a besoin de longues minutes pour récupérer après une course-poursuite, il est alors très facile à une hyène de lui dérober la gazelle qu’il vient juste de capturer. Face à un groupe de hyènes tachetées, le guépard est réellement impuissant. En outre, on s’est rendu compte que, dans les parcs, les minibus des touristes devenaient pour les hyènes un excellent moyen de trouver sans effort des proies abandonnées par les guépards par peur des véhicules.

Il arrive cependant que les prédateurs s’entraident au lieu de se combattre, voire de s’entre-dévorer. Au cours d’une observation effectuée dans le parc de Nairobi, le biologiste R. Eaton a vu à plusieurs reprises des chacals dorés donner un coup de main à une femelle guépard et à ses quatre petits, lors d’une chasse, en attirant vers eux l’attention des gazelles ou des impalas…

Reproduction

Gestation :90 à 95 jours.
Portée : de 3 à 4 petits

Arbre de guépard, chat domestique, ocelot et margay. Les nombres entre parenthèses représentent le nombre de séquences utilisées pour chaque espèce. Valeurs bootstrap sont indiquées sur les branches qui séparent les grands pôles de l’arbre. Positions avec les lacunes n’ont pas été exclus de l’alignement que la plupart des sites d’information dans le guépard auraient été exclus de l’analyse.

Aujourd’hui, 70% des guépards ont disparu à l’état sauvage

Les raisons de la diminution significative du nombre de guépards dans les plaines africaines

A la base, les guépards ne partageaient pas les mêmes terrains de chasse que leurs prédateurs, mais l’accroissement humaine de ce dernier siècle a obligé le guépard de nature craintive à devoir migrer vers des territoires déjà occupés par d’autres chasseurs plus gros et plus agressifs.

Les conséquences :

La femelle guépard à la différence des mâles qui chassent souvent en petit groupe, doit chasser seul et élever ses petits et ceci sur des territoires hostiles pour sa sécurité et celle de ses progénitures.

La portée d’une femelle guépard varie entre 4,5 et 6 petits. En raison du fait que la mère doit partir chasser pour nourrir ses petits et souvent à plusieurs kilomètres, les guépardeaux restent seuls et sont exposés à un danger réel et trop souvent meurtrier.

Seul 1 passera l’âge des 6 mois, et un seul 1 sur 20 atteindra l’âge adulte, les autres auront été les proies des hyènes, lions et autres charognards.

Le grand danger provient des lionnes qui attaquent en groupe la femelle guépard pour l’obliger à quitter sa cachette afin de lancer des assauts aussi bien sur la mère que sur les petits sans defense, infligeant ainsi un massacre à la portée et à leur mère si elle n’arrive pas à fuir les assauts groupés.

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Statut de conservation IUCN : EN DANGER !

Mesures de protectionguepard

Convention de Washington, annexe 1

(Annexe A du Règlement CE)

Guépards: l’animal le plus rapide du monde disparaît à vitesse grand V

La population de ces félins a été divisée par 10 en un siècle, selon une recherche publiée jeudi aux Etats-Unis dans la revue Science. La faute à l’action de l’Homme.

La population de guépards décline à grande vitesse, par la faute de l’espèce humaine. L’animal le plus rapide du monde a en effet vu sa population passer de 100 000 il y a un siècle à 10 000 aujourd’hui. En cause? Les activités humaines et notamment l’urbanisation qui perturbe l’habitat de ces animaux, affirme une recherche publiée jeudi aux Etats-Unis dans la revue Science.

Jusqu’alors le déclin de ces félins était surtout attribué aux autres prédateurs, comme les lions et hyènes. L’idée étant qu’en leur dérobant régulièrement leurs trophées de chasse, ces concurrents les forceraient à chasser davantage et donc à s’épuiser dans le processus. Cette hypothèse s’appuie sur la croyance que les guépards, l’animal le plus rapide au monde, consomment beaucoup d’énergie pour poursuivre leur proie à grande vitesse.

Les chercheurs ont en fait découvert que ce n’était pas le cas. Selon eux, les guépards s’épuisent surtout en parcourant sans courir très vite des distances de plus en plus vastes pour trouver des animaux à chasser, alors que leur habitat est morcelé par des constructions et perturbé par les activités de l’homme en général.

C’est bien la faute de l’Homme

« Nous avons étudié dix-neuf guépards vivant en liberté pendant deux semaines dans deux sites en Afrique du Sud, un dans le Désert de Kalahari et l’autre dans une région plus humide ».

Ces chercheurs ont fait des injections d’eau lourde à ces guépards pour traquer leurs activités métaboliques, collectant leurs excréments à partir desquels ils ont pu déterminer les quantités de cette eau perdue et en déduire leur consommation d’énergie. L’eau lourde contient du deutérium, un isotope naturel de l’hydrogène qui permet de la détecter.

« Nous avons constaté que la consommation de calories des guépards n’est pas très différente de celle des autres mammifères de la même taille, et si ces félins sont les Ferraris du monde animal, la plupart du temps ils courent à basse vitesse ».

« En réalité, ce sont bien les activités humaines, comme par exemple l’édification de barrières ou la chasse excessive, qui forcent les guépards à aller de plus en plus loin pour se nourrir, c’est ce qui les épuise le plus » et contribue à leur disparition.

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Diaporama Guépard

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