LES RAISONS DE L’EXTINCTION DES GRANDS FÉLINS EN AFRIQUE

Resserve d'animaux sauvage / Nairobi - Kenya

Resserve d’animaux sauvage / Nairobi – Kenya

Fermier avec son troupeau domestique sur les terres des animaux sauvages

Fermier avec son troupeau domestique sur les terres des animaux sauvages

Lionne empoisonnée par des fermiers en représailles de la mort d'une vache.

Lionne empoisonnée par des fermiers en représailles de la mort d’une vache.

LA RÉDUCTION DE L’HABITAT NATUREL

l’Afrique compte aujourd’hui plus 1 milliard d’habitants et ne compte que seulement 1 200 zones protégées réparties sur moins de 9% de la surface du continent Africain. 

L’activité et surtout l’extension des populations sur le territoire des animaux sauvages sont les principales raisons qui réduisent le nombre d’espèces.  Les développements urbain, touristique et industriel obligent les animaux à migrer et à se retrouver dans des territoires sauvages de plus en plus petits.

Cette incidence en occasionne d’autres à cause de la surpopulation d’espèces herbivores et carnivores sur le même territoire. Des prédateurs, qui avant ne se croisaient que rarement, doivent aujourd’hui partager la même terre de chasse.

D’ici quelques années, il ne restera que quelques programmes d’élevage contrôler de grands félins tels que le lion, le guépard et le léopard pour les besoins 

Le conflit de territoire

Lion, léopard et guépard cohabitent difficilement ensemble ; un conflit territorial apparaît aujourd’hui car la plupart des proies  sont les mêmes pour les 3 espèces.

Le lion, étant plus massif et plus féroce,  revendique sa part de territoire sur le léopard et le guépard; les portées des femelles léopards et guépards subissent les assauts des lions qui réduisent voire même déciment la totalité de celles-ci.

Du même coup, le nombre de léopards et de guépards se réduit petit à petit, vu que le brassage génétique permettant de perpétuer les espèces est contrarié par cet événement.

Le conflit Homme / Animal

Mais le lion subit aussi la réduction de ses effectifs  à cause du conflit entre l’homme et l’animal.

Depuis maintenant quelques dizaines années, le lion n’est plus massacré par les chasseurs des tribus locales, suite à une prise de conscience certes un peu tardive. Mais, malgré cela, le chiffre continue à diminuer dangereusement. Pourquoi ?

Dans la plupart des tribus, l’élevage du bétail est devenu courant, le bétail étant non seulement une monnaie d’échange, mais aussi un signe extérieur de richesse pour son propriétaire. En effet, plus un fermier possédera de bêtes dans son troupeau, plus il montera dans la classe sociale par rapport à son voisin.

Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi les fermiers font pénétrer leurs troupeaux sur le territoire des prédateurs sauvages afin que leurs animaux domestiques mangent, les verts pâturages se font de plus en plus rares pendant les saisons chaudes.

C’est alors que les problèmes commencent : le lion n’hésitera pas à se servir pour se nourrir parmi les animaux domestiques qui se retrouvent sur son territoire. Les fermiers n’hésiteront pas à utiliser l’empoisonnement d’herbivores morts en représailles afin de tuer le clan de lions responsable de la perte de son animal.

LE COMMERCE DU TRAFIC ET DU BRACONNAGE

C’est la deuxième cause, voire la plus importante, qui décime les espèces de grands félins d’Afrique.

La chasse et le braconnage sont les raisons majeures de la disparition des grands du continent Africain. Aujourd‘hui encore, le lion et le léopard, font partie des espèces les plus abattues sur le continent pour leur fourrure, leurs organes et les trophées de chasse privé ou illégales.

Bilan sur 50 ans

Le lion est passé à moins de 20 000 individus en Afrique au lieu de 450 000, il y a 50 ans ;

Le léopard est passé à moins de 50 000 individus en Afrique au lieu de 700 000, il y a 50 ans .

Le guépard est passé à moins de 7 000 individus en Afrique  au lieu de 50 000, il y a 50 ans .

Les chasseurs américains représentent une menace de plus en plus grande pour la survie des lions d’Afrique, s’inquiète un groupe d’organisations de protection des espèces sauvages. Principales causes du phénomène : la forte demande de trophées de chasse tels que les tapis en peau de lion, ainsi que le commerce florissant de certaines parties de leur dépouille aux Etats-Unis et dans le reste du monde. A ces facteurs s’ajoute la violence de certains habitants à l’encontre de ces félins et la réduction de leur habitat naturel.

“Les lions d’Afrique sont une espèce menacée”. “Le roi de la jungle est en voie d’extinction et pourtant les Américains continuent de tuer des lions rien que pour le plaisir.” au cours des dix dernières années, deux tiers des lions abattus ont été acheminés vers les Etats-Unis.

Ces cent dernières années, le nombre de lions a considérablement diminué en Afrique, passant de 200 000 à moins de 40 000 – voire 23 000 selon certaines estimations –, ce qui représente un taux de disparition de 80 %. Leur population s’est éteinte dans 26 pays africains et, selon l’association de protection des grands félins Panthera, seuls sept pays – le Botswana, l’Ethiopie, le Kenya, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe – en comptent encore plus d’un millier.

Entre 1999 et 2008, 64 % des 5 663 lions abattus pour le plaisir ont été expédiés aux Etats-Unis et le nombre des dépouilles rapportées comme trophées par des chasseurs américains a plus que doublé. Les Américains ont également été les plus gros acheteurs de carcasses de lions et de leurs produits dérivés – griffes, crânes, os et pénis. Durant la même période, les Etats-Unis ont importé 63 % des 2 175 lions mis en vente.

Les associations, organisations, parcs naturels et autorités scientifiques sont bien tous d’accord pour affirmer que nous sommes entrés dans une diminution massive des espèces menacées sur le continent Africain. On ne peut plus passer une semaine sans entendre à la radio ou voir sur internet par les réseaux sociaux, le braconnage massif et le trafic à échelon international de ces grands félins sauvages.
L’information est bien connue de tous et pourtant ce fléau continue sans que les autorités ou les Associations de protection animale ne puissent pas faire grand chose, mais pourquoi …? Dans un premier temps, il ne faut pas oublier que les organisations mafieuses, qui commercent avec le trafic d’animaux menacés d’extinction, sont très organisées et possèdent des ramifications dans le monde entier, de plus elles occupent plusieurs marchés tous aussi lucratifs les uns que les autres.

Prix du lion tué – 32 000€ – chasse privé

Prix du lion tué – 32 000€ – chasse privé

Prix du léopard tué – 32 000€ – chasse privé

Jeune lion tué lors d’une chasse privée

Un lion dans un foyer américain comme tant d’autres aux états unies

Elevage de lion destiné aux chasses privées

LA CHASSE EN BOITE / CHASSES PRIVÉES 

Une chasse aux trophées cruelle
La «chasse en boîte», également appelée chasse close ou chasse en cages, est une chasse aux trophées dans laquelle les animaux sont maintenus dans un enclos à la merci des chasseurs. Cette chasse est dénoncée par les défenseurs des animaux pour sa cruauté. Mais elle est aussi décriée par la majorité des chasseurs, qui estiment qu’elle dévoie le véritable esprit de la chasse, en ôtant un élément fondamental : la possibilité pour l’animal de s’échapper. En effet, outre le fait d’être tenues prisonnières, les proies ont souvent été élevées par l’homme et ne s’en méfient pas. Il est alors très facile de les abattre. Cette chasse existe dans de nombreux pays et touche différentes espèces mais aujourd’hui, ce sont bien les lions qui en sont les grandes victimes, avec seulement 20.000 individus à l’état
sauvage en Afrique. Des lions vendus pour être abattus Chaque année, de riches touristes venus d’Europe ou des États-Unis sont prêts à payer plusieurs milliers d’euros pour avoir la garantie de tuer un lion et de ramener chez eux une partie de sa dépouille. Ces chasseurs de trophées sont attirés par la facilité de cette chasse et par son prix. Selon Patrick Barkham, parti enquêter dans une de ces immenses propriétés d’Afrique du Sud où sont élevés pour la chasse des lions, des springboks et des crocodiles, un lion sauvage abattu lors d’un safari en Tanzanie peut coûter 50.000 livres sterling (60.725 euros), contre 5.000 livres sterling (6.072 euros) pour un spécimen élevé en captivité en Afrique du Sud. Pour répondre à cette demande et à celle de la médecine traditionnelle asiatique, friande d’os de lions depuis que la vente d’os de tigres est interdite – en 2009, «seulement» cinq squelettes de lions avaient été exportés d’Afrique du Sud au Laos, contre 496 en 2011 –, des fermes de plus en plus nombreuses font naître des lionceaux qui une fois adultes, seront vendus pour être tués. Des méthodes immorales et indignes. En réalité, il y a aujourd’hui en Afrique du Sud plus de lions en captivité  plus de 5.000 , qu’à l’état sauvage – 2.000 individus  et cette tendance s’aggrave.
La baisse de 80% en 20 ans des effectifs dans la nature montre bien que la croissance des fermes ne protège en aucun cas les lions sauvages. Au contraire, des prélèvements réguliers de lions libres sont nécessaires pour éviter la consanguinité dans les fermes, et les chasseurs de trophées qui commencent par tuer un lion élevé en captivité souhaitent souvent chasser ensuite un véritable animal sauvage. Parfois, ce sont même des lions nés dans des cirques ou des zoos européens qui sont vendus pour apporter de nouveaux gènes aux élevages. Leur crinière foncée en fait des spécimens très recherchés et payés à très haut prix.

Une pratique lucrative difficile à contrer En 2007, une loi a été votée en Afrique du Sud pour enrayer le phénomène en exigeant notamment que les grands prédateurs et les rhinocéros puissent vivre libres pendant deux ans avant d’être chassés, limitant sévèrement les affaires des éleveurs et la rentabilité des chasses. La loi interdisait également que des tranquillisants soient administrés aux animaux avant les chasses. Mais elle a été annulée en novembre 2010 par la cour suprême locale. Aujourd’hui, les initiatives contre la chasse close sont timides dans ce pays, alors que le nombre de ces chasses a grimpé en flèche. Des associations spécialisées estiment qu’il suffirait d’interdire l’importation des trophées d’animaux sauvages dans l’Union européenne et aux États-Unis pour porter un coup fatal à cette industrie. Les manifestations qui ont eu lieu le 15 mars 2014 visent justement en partie à informer le public et les législateurs de cette nécessité. Il y a quelques années à San Antonio, au Texas, un Américain a offert sur son site internet de pouvoir tuer un animal via un dispositif en ligne. Cette pratique a été interdite dans 34 Etats américains mais a encore cours illégalement, et n’en demeure pas moins un exemple glaçant de ce que pourrait devenir la chasse aux lions en boîte s’il n’y est pas mis un terme.

Entre 5 000 et 10 000 grands félins tels que le Tigre ou le Lion vivent en captivité dans des foyers américains comme animaux de compagnie. Malgré les extrêmes dangers que cela engage, les sénateurs des Etats-Unis n’ont toujours pas statué sur une loi visant l’interdiction de telles pratiques. D’ici quelques années, il y aura plus de lions en captivité aux Etats-Unis qu’en liberté en Afrique, mais c’est déjà le cas pour le Tigre, largement présent dans les foyers américains, plus qu’à l’état sauvage en Asie. Ce sujet a déjà fait couler beaucoup d’encre et a fait aussi l’objet de nombreux reportages TV, mais à l’heure actuelle, cela reste légal dans la législation américaine.

En 2014, le nombre de Lions en Afrique du Sud était estimé entre 5000 et 8000, dont plus de 75% étaient élevés en cage pour la chasse. On peut noter que ce genre de fermes met tout en place pour augmenter ses profits ; ils séparent les petits de leur mère très tôt, pour augmenter la reproduction. Ensuite, ces jeunes fauves sont nourris au biberon et sont mis à la disposition des touristes qui peuvent ainsi les caresser pour quelques billets, ignorant totalement le sort funeste qui leur est réservé. Les lions ne sont pas les seules victimes de cette chasse pour le moins injuste. En effet, en Afrique il existe aussi des chasses en boîte pour les éléphants, les rhinocéros, les léopards et les buffles, ces cinq animaux formant ce que la chasse appelle les Big Five : les cinq mammifères africains qui rapportent un « trophée » dans le cadre de la chasse. Ce trophée étant la crinière, les défenses, la tête, la peau ou les cornes en fonction de l’animal. La pratique de la chasse en boîte est une dérive de la chasse au Big Five qui est très courante en Afrique. La chasse en boite, une nouvelle attraction touristique en Afrique du Sud Malgré la barbarie de ce « divertissement », la chasse au trophée n’en demeure pas moins attirante pour ces touristes fortunés en manque de distractions. Rien de mieux sans doute que de passer ses vacances à chasser de pauvres animaux sans défense. Aucun mérite ne leur est attribué si ce n’est d’avoir la fierté de pratiquer ce genre d’activité. Car oui, ces touristes sont fiers de leur prouesse et se congratulent sans gêne. Ils sont satisfaits d’avoir tiré sur un animal sans défense que l’on a mis en boite dès son plus jeune âge.

Ces lions élevés en captivité dans des cirques, zoos ou fermes ne se méfient plus des hommes et finissent en trophée. Des agences de voyage n’hésitent d’ailleurs plus à mettre ce genre d’images en avant pour présenter leurs tours, qu’ils vendent à près de 30 000€. Ce sont donc près de 300 lions tués légalement en Afrique chaque année pour un plaisir égoïste de l’humain en manque de reconnaissance de force. Cette étrange attraction touristique reste honteusement légale dans cette partie de l’Afrique. Malgré une loi visant à réglementer ce genre de chasse, aucune autre n’est en vue pour l’abolir. Cette chasse profite aux autorités locales qui en retirent des bénéfices non négligeables et à l’état sud africain qui en extrait d’importantes taxes. Cette activité est donc loin de disparaître.

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Une chasse dite «en boîte»

Dans ces réserves privées, les touristes peuvent s’offrir des séjours intimistes et à la carte. Cette industrie brasse des millions d’euros et les plus fortunés sont prêts à débourser beaucoup, pour participer à des safaris et chasser des lions, des rhinocéros, des buffles, des léopards ou des éléphants. Dans quelles conditions ces chasses sont-elles organisées ? Équipés d’une caméra cachée, les journalistes sont allés dans une réserve privée, située dans le Free State, une province à 200 km de Johannesburg. Le propriétaire de la ferme leur propose, en échange de 6 000 euros, une «chasse en boite». Une pratique cruelle et interdite qui consiste à élever les lions dans un enclos, à les droguer, afin de plus facilement les tuer.

Le léopard subit lui-aussi les ravages de la chasse

mais la mode s’invite à celui-ci
En effet, depuis de très nombreuses années, le léopard est la proie des modes Française et Italienne, la beauté de sa fourrure a depuis longtemps suscité des convoitises de la part des créateurs de mode. Même si celle-ci avait reculé depuis ces 5 dernières années, on revoit à nouveau de la fourrure de panthère et de léopard dans les défilés de grand couturiers. Le léopard, décimé à cause de la « mode » Disons-le clairement : le léopard a été au bord de l’extinction à cause de la mode. Jusqu’au milieu des années 1970, 50 000 léopards étaient tués chaque année pour confectionner des manteaux. Le commerce international du léopard est aujourd’hui interdit, l’espèce étant inscrite en annexe 1 de la CITES. De nombreuses menaces pèsent aujourd’hui sur le léopard, notamment la déforestation, les conflits avec l’Homme et le braconnage. Il est difficile d’évaluer le nombre de léopards vivant encore à l’état sauvage sur le continent africain : le chiffre de 200 000 avancé par certains chercheurs semble le plus vraisemblable, mais il est en constante diminution. Dans sa globalité, l’espèce est inscrite sur la Liste rouge de l’UICN dans la catégorie « quasi-menacée », mais les Léopards d’Afrique du Nord et certaines sous-espèces asiatiques sont en danger critique d’extinction.

nnnS’attaquant parfois au bétail, le léopard entre en conflit avec l’Homme sur l’ensemble des zones non protégées de son aire de répartition. Les déprédations sont fréquentes dans les régions où les proies se raréfient, alors que l’élevage et l’agriculture envahissent le milieu. Souvent accusés de déprédations causées par d’autres carnivores, et bien que légalement protégés dans la plupart des pays d’Afrique, les léopards sont fréquemment abattus par les agents de contrôle gouvernementaux suite à des plaintes, ou par les plaignants eux-mêmes. Les attaques perpétrées contre l’Homme sont vraiment rares si l’on écarte les cas où l’animal a été délibérément provoqué. Le léopard est un animal timide qui craint et évite l’Homme. Les cas de « léopards mangeurs d’hommes » sont rarissimes en Afrique, on en recense davantage dans certaines régions du Sud-Est asiatique.