LA DISPARITION DES GRANDS FELINS

Les raisons de la disparition des grands félins

Superprédateurs : huit grands félins menacés par la perte de leur habitat

Sur les trente-sept espèces de félins du monde, les huit figurant ici forment les grands félins. Tous sont les superprédateurs de leurs territoires respectifs, qui tous se réduisent. De plus en plus d’êtres humains y vivent. Ces animaux sont menacés par la perte de leur habitat, la chasse illégale pour la peau et d’autres parties de leur corps, et sont tués quand ils s’attaquent au bétail.

.

Panthera leo

Le seul grand fauve à vivre en larges groupes familiaux se répartissait autrefois dans toute l’Afrique et jusqu’en Asie. La Tanzanie en abrite le plus grand nombre. Population estimée à l’état sauvage : de 20 000 à 30 000 individus. Population dans les zoos : 1 888. Statut : vulnérable.

Neofelis nebulosa

Le plus petit des grands félins – les mâles peuvent atteindre 23 kg – a des canines aussi longues que celles du tigre. Il chasse dans les arbres et au sol dans les forêts de toute l’Asie du Sud-est. Population estimée à l’état sauvage : 10 000 individus. Population dans les zoos : 222. Statut : vulnérable.

Panthera onca

Les Aztèques et les Mayas le vénéraient jadis comme un dieu. Le prédateur le plus puissant d’Amérique centrale et du Sud peut dépasser 110 kg. C’est le troisième félin par la taille, après le tigre et le lion. Population estimée à l’état sauvage : au moins 10 000 individus. Population dans les zoos : 365. Statut : quasi menace.

Panthera uncia

Le « léopard des neiges » est chez lui dans l’Himalaya et les chaînes voisines d’Asie centrale. En 1971, le NGM fut le premier à publier des photographies de ce félin à l’état sauvage. Population estimée à l’état sauvage: entre 4000 et 6500 individus. Population dans les zoos: 414. Statut : menace.

Couguar

Puma, lion des montagnes, panthère : ce félin aux nombreux noms est présent du Canada à la pointe du Chili. S’il regagne d’anciens territoires aux États-Unis, on pense que sa population globale décline. Population estimée à l’état sauvage : 30 000 individus (États-Unis seulement). Population dans les zoos : 397. Statut : préoccupation mineure.

Panthera pardus

Présent de l’Afrique à l’Asie du Sud-Est, le plus répandu des grands félins est le plus abondant en Afrique sub-saharienne. Les léopards noirs sont souvent appelés « panthères noires ». Population estimée à l’état sauvage : pas de données fiables. Population dans les zoos : 853. Statut : quasi menace.

Panthera tigris

Les mâles du plus grand félin peuvent dépasser 270 kg. Trois sous-espèces ont disparu depuis les années 1930. Le tigre de Malaisie (à gauche) et quatre ou cinq autres sous-espèces survivent en Asie. Population estimée à l’état sauvage : moins de 4 000 individus. Population dans les zoos : 1 660. Statut : en danger.

Acinonyx jubatus

Le plus rapide des mammifères peut courir à plus de 100 km/h. L’Afrique de l’Est et du Sud-Ouest sont ses derniers bastions ; entre 70 et 110 individus vivraient en Iran. Cibles des lions et des hyènes, seuls quelques petits atteignent l’âge adulte. Population estimée à l’état sauvage : de 7 000 à 10 000 individus. Population dans les zoos : 1 015. Statut : vulnérable.

Pourquoi les chiffres des espèces de grands félins se réduisent ils ? 

.

L’homme et uniquement l’homme est à l’origine de la réduction des différentes espèces de grands félins sur les continents de notre planète.

L’activité humaine

L’activité et surtout l’extension des populations sur le territoire des animaux sauvages sont les principales raisons qui réduisent le nombre d’espèces.  Les développements urbain, touristique et industriel obligent les animaux à migrer et à se retrouver dans des territoires sauvages de plus en plus petits.

Cette incidence en occasionne d’autres à cause de la surpopulation d’espèces herbivores et carnivores sur le même territoire. Des prédateurs, qui avant ne se croisaient que rarement, doivent aujourd’hui partager la même terre de chasse.

Le conflit de territoire

En Afrique.

Lion, léopard et guépard cohabitent difficilement ensemble ; un conflit territorial apparaît aujourd’hui car la plupart des proies  sont les mêmes pour les 3 espèces.

Le lion, étant plus massif et plus féroce,  revendique sa part de territoire sur le léopard et le guépard; les portées des femelles léopards et guépards subissent les assauts des lions qui réduisent voire même déciment la totalité de celles-ci.

Du même coup, le nombre de léopards et de guépards se réduit petit à petit, vu que le brassage génétique permettant de perpétuer les espèces est contrarié par cet événement.

tendua-ken-masaimara-vaches-dsc7254 betail masai

Le conflit Homme / Animal

Mais le lion subit aussi la réduction de ses effectifs  à cause du conflit entre l’homme et l’animal.

Depuis maintenant quelques dizaines années, le lion n’est plus massacré par les chasseurs des tribus locales, suite à une prise de conscience certes un peu tardive. Mais, malgré cela, le chiffre continue à diminuer dangereusement. Pourquoi ?

Dans la plupart des tribus, l’élevage du bétail est devenu courant, le bétail étant non seulement une monnaie d’échange, mais aussi un signe extérieur de richesse pour son propriétaire. En effet, plus un fermier possédera de bêtes dans son troupeau, plus il montera dans la classe sociale par rapport à son voisin.

Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi les fermiers font pénétrer leurs troupeaux sur le territoire des prédateurs sauvages afin que leurs animaux domestiques mangent, les verts pâturages se font de plus en plus rares pendant les saisons chaudes.

C’est alors que les problèmes commencent : le lion n’hésitera pas à se servir pour se nourrir parmi les animaux domestiques qui se retrouvent sur son territoire. Les fermiers n’hésiteront pas à utiliser l’empoisonnement d’herbivores morts en représailles afin de tuer le clan de lions responsable de la perte de son animal.

Poisoned-Marsh-Pride-lion-and-White-backed-Vulture.-Masai-Mara-National-Reserve-Kenya.-Photo-by-L.-Sankai  12307925_10153763842809889_9170178785943291969_o-1 

En Inde :

En Inde,  la problématique est identique pour le tigre. Les populations s’étendent de plus en plus autour des grandes villes et les réserves jusqu’à présent affectées aux tigres se réduisent considérablement. De plus, de petits villages se sont même installés sur les territoires de ce grand prédateur. Il n’est pas rare que des enfants ou des femmes qui sortent des villages subissent des attaques souvent mortelles de la part du tigre. Le tigre n’est pas un mangeur d’homme malgré ce qui a été dit à ce sujet ; dans le cas présent, l’animal, ayant de plus en plus de des difficultés à trouver de la nourriture sur son territoire, se replie forcément sur des proies plus faciles. Une fois de plus, c’est l’homme,  le responsable.

Du fait de la réduction de son habitat, le léopard du Sri-Lanka lui-aussi doit aller chasser dans les villes pendant la nuit ou la journée pour trouver de la nourriture, les rats et chiens errants font partie désormais de son alimentation.

De plus en plus d’attaques de léopards sur la population humaine sont à déplorer chaque année. Ces attaques fréquentes font des victimes dans les deux camps : l’homme succombe aux griffes et morsures du félin,  et la population se venge en traquant et massacrant l’animal incriminé.

5e5313c0cac41f5b4456e3f23c8a27d2 maxresdefault

La chasse et le braconnage :

C’est la deuxième cause, voire la plus importante, qui décime les espèces de grands félins de notre planète.

La chasse et le braconnage sont les raisons majeures de la disparition des grands et petits félins de notre planète. Aujourd‘hui encore, le tigre, le lion et les panthères, font partie des espèces les plus abattues sur les continents pour leur fourrure, leurs organes et les trophées de chasse.

Bilan sur 50 ans

Le tigre a vu son espèce déclinée très rapidement avec moins de 2 500 individus en Asie  au lieu de  45 000, il y a 50 ans ;

Le lion est passé à moins de 20 000 individus en Afrique au lieu de 450 000, il y a 50 ans ;

Le léopard est passé à moins de 50 000 individus en Afrique et en Asie au lieu de 700 000, il y a 50 ans .

A ce rythme-là,  nous estimons l’extinction totale de tous les félins sauvages de notre planète avant la fin de ce siècle.

Le braconnage et le trafic d’espèces menacées de notre planète sont le 4ème plus grand trafic international.

Les montants issus de ce trafic ont été estimés en 2013 entre 8 & 10 milliards de dollars, et le chiffre est en hausse chaque année. 

 

melissa-bachman-posant-fiereument-devant-le-lion-qu-elle-venait-d-abattre-1394017958  Capture-d’écran-2015-05-25-à-12.42.25  Cecil the lion killed by American dentist Walter Palmer, Zimbabwe, Africa - 29 Jul 2015

Actuellement, il existe trente-sept  espèces de félins dans le monde dont huit qui forment le groupe des grands félins. Ces derniers sont  les « super-prédateurs » de leur territoire.

Ces « super-prédateurs » sont malheureusement en voie de disparition à cause de l’urbanisation et du braconnage.

Le lion, le tigre, le guépard, la panthère, le lynx… tous ces grands prédateurs se trouvent au sommet de la chaîne alimentaire.

Pourtant, plus de 75% des 31 espèces de ces animaux sont en voie de disparition, indique une étude publiée dans la revue américaine Science. « A l’échelle planétaire nous perdons nos grands carnivores », constate William Ripple, professeur au département des écosystèmes forestiers de l’Université de de l’Oregon (Etats-Unis).

Or, ces animaux jouent un rôle crucial pour maintenir le délicat équilibre des écosystèmes.

Raison pour laquelle il faut, selon les scientifiques qui ont mené cette étude, réintroduire ces carnivores dans la nature. Leurs recherches ont par exemple montré qu’une diminution des populations de pumas et de loups dans le parc de Yellowstone a entraîné une hausse du nombre de cervidés. Et ces derniers, qui se nourrissent de feuilles d’arbres, perturbent la végétation.

En Europe, l’extinction des lynx a conduit à une surpopulation de chevreuils et de lièvres. Et en Afrique, la disparition de la plupart des lions et des guépards a provoqué une explosion du nombre de babouins qui s’attaquent aux récoltes et aux troupeaux.

india-tiger-trade-vin-newswatch Royal Tiger Hunt  Tiger Hunt

 

declin des felins

disparition du tigre

Un espoir : 

Voici un exemple de programme qui pourrait maintenir les populations

SAUVER LES GRANDS FÉLINS

À propos de l’Initiative

Des lions du Kenya aux léopards des neiges de l’Himalaya, les grands félins du monde entier ont besoin d’aide. Les lions, les tigres, les guépards, les léopards, les jaguars et d’autres félins d’exception disparaissent rapidement, tous victimes de la destruction et la dégradation de leur habitat et des conflits avec l’espèce humaine.

Pour faire face à cette situation critique, la National Geographic Society et Dereck et Beverly Joubert, du programme Explorers-in-Residence, ont lancé la Big Cats Initiative, un programme complet axé sur les activités de préservation sur le terrain, l’éducation, les incitations économiques et une campagne internationale de sensibilisation du grand public.

Première étape : enrayer la disparition des lions et des guépards

Les lions s’éteignent rapidement dans toute l’Afrique. Ces félins étaient autrefois présents sur tout le continent, jusqu’en Syrie, en Israël, en Irak, au Pakistan et en Iran, et même dans l’ouest de l’Inde. Il y a 2000 ans, on comptait plus d’un million de lions sur Terre. Depuis les années 1940, où elle était estimée à 400 000, la population de lions a considérablement diminué sur tout le continent. On estime aujourd’hui qu’il n’en reste que 20 000. Dans bien des cas, les scientifiques attribuent ces diminutions massives à la croissance de la population humaine. La Big Cats Initiative a pour but d’enrayer la disparition des populations de lions et de faire en sorte que ces populations retrouvent un niveau viable.

Qui est impliqué ?

La Big Cats Initiative rassemble des défenseurs de l’environnement dirigés par Dereck et Beverly Joubert, du programme Explorers-in-Residence de National Geographic. Après avoir vécu et travaillé en tant qu’auteurs et réalisateurs dans certaines des régions les plus reculées d’Afrique pendant 25 ans, les Joubert ont décidé de s’engager pour la préservation de la faune, en particulier les grands félins. Outre leurs actions de défense de l’environnement au Botswana, ils sont membres du Groupe de travail sur les lions de l’UICN et ont fondé le Chobe Wildlife Trust et Conservation International au Botswana. Les Joubert œuvrent également en faveur de l’écotourisme et des partenariats avec les communautés

MM7861_140107_012903

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer