FERMES D’ÉLEVAGE DE LIONCEAUX

Les élevages de la honte et de l’horreur

Sur le plan de la moralité, c’est abject et sans aucune éthique, car le principe est le financement de marché du trafic par l’attendrissement, en effet l’humain a toujours eu un besoin malsain de toucher tout ce qui ne faut pas, et surtout sans se préoccuper des conséquences désastreuses que cela peut avoir sur l’animal. Les fermes à caresses comptent bien sur cette faiblesse humaine pour s’enrichir au maximum sur le dos de petits lionceaux séparés très jeunes de leur mère afin que les touristes en mal de sensations puissent les prendre dans leurs bras et leur donner le biberon moyennant finance. Mais le plus grave dans tout cela, c’est ce que vont devenir ces lionceaux une fois qu’ils grandiront et n’amuseront plus les touristes de passage. La réalité est une horreur sans nom…

Dans l’imaginaire collectif, le roi des animaux domine les parcs et réserves sud-africains. Pourtant, 60% des lions du pays vivent en cage pour être revendus à des zoos ou relâchés juste avant d’être abattus par des chasseurs de trophées. Au grand dam des défenseurs de l’environnement, les exploitants expliquent que le lion est un animal de ferme comme les autres. «Le principe d’élever des animaux sauvages à des fins d’exploitation économique est une pratique internationalement admise», souligne Pieter Potgieter, président de l’association sud-africaine des éleveurs de prédateurs. «Le problème, c’est qu’on a fait du lion le roi des animaux. Walt Disney, avec son Roi Lion, a créé cette image! Un lion a une personnalité comme un être humain, il parle à ses enfants… Mais un lion n’est ni supérieur, ni inférieur aux autres espèces.»

Jouer avec des lionceaux

En Afrique du sud principalement, il existe de très nombreux centres d’élevage de lionceaux, dont le principe est simple : des lionnes mettent au monde des lionceaux qui leur sont immédiatement retirés pour être placés dans des centres d’élevage ouverts au public.  Sur la photo ci-dessous, on peut voir un panneau publicitaire faisant de la pub pour un centre d’élevage de lionceaux, de léopards et même de jeune tigres, où le public peut venir les toucher et jouer avec pendant quelques minutes en échange du prix d’une entrée ou d’un biberon pour quelquesDollars. Ce marché très lucratif est totalement légal en Afrique du Sud ; pour preuve, ce panneau est visible à la sortie du Parc Kruger, juste après  la « gate » de Phalaborwa. Ces animaux sont reproduits pour être des objets, des pièges à touristes en mal de sensation qui sont prêts à payer une certaine somme d’argent pour prendre dans leurs bras un lionceau après un discours hypocrite sur la sensibilisation des espèces menacées. Le plus triste dans cette affaire, c’est que l’argent investi par les touristes ne sert pas à la conservation de ces animaux mais plutôt au financement de « mafias » privées et puissantes qui n’hésitent pas à faire commerce pour s’enrichir.

©Cyril Leduc / Afrique du Sud 2017

Mais l’horreur pour ces animaux ne s’arrête pas là. Une fois qu’ils ne sont plus assez mignons ou petits pour être pris dans les bras, ces lionceaux sont déplacés dans un centre à l’abris de tous les regards indiscrets et grandissent jusqu’à être suffisamment grands pour figurer sur une liste de lions pouvant être choisis par un richissime chasseur prêt à l’abattre pour poser devant pour une photo ou plutôt un « trophée de chasse ». En Afrique du Sud, l’animal est un business très lucratif pour divertir le touriste.

22.000 dollars par mâle

Ceux-ci sont prêts à payer environ 22.000 dollars par mâle, et presque autant en frais annexes (organisation, logement, taxidermie…). Tirer une lionne est bien moins cher: 4.000 dollars. Les pratiques font débat: dans la province du Nord-Ouest, la plus riche en fermes à fauves, les lions ne sont souvent relâchés, affamés, que quatre jours avant le jour de la chasse, dans un espace inconnu où ils n’auront que peu de chance d’échapper à leurs poursuivants. «En France, ils élèvent des millions de faisans, et ils les relâchent le samedi matin quand la chasse commence. Le principe est le même», justifie le représentant des éleveurs Pieter Potgieter, lui-même grand chasseur. «Que vous tuiez un bœuf, un mouton ou un cochon, ou que vous tuiez un lion, c’est exactement la même chose, c’est un animal !»

Grossesses à la chaîne et séparations douloureuses

Ces jeunes animaux sont séparés de leur mère peu après la naissance afin que cette dernière puisse rapidement donner la vie à de nouveaux petits. Dans ces fermes, le but est d’obtenir jusqu’à cinq portées en deux ans pour « produire » un maximum de lions.

Les lionnes vivent donc le même calvaire que toutes les femelles reproductrices en élevage intensif : grossesses à la chaîne et séparations douloureuses rythment leur vie en cages.

Nourris au biberon par des mains humaines pendant les huit premières semaines de leur vie, les petits peuvent être loués quelques minutes à des touristes de passage, ravis de pouvoir embrasser et caresser un lionceau pour 3.50 livres sterling (4 euros). Ces touristes, ignorants du stress immense vécu par ces petits sans mère, et du destin funeste que les éleveurs leur préparent, ne sont pas les seuls à être trompés par les apparences.

Des bénévoles travaillent souvent dans ces élevages en pensant œuvrer à la sauvegarde des espèces sauvages. Certains sont même prêts à payer pour un séjour de plusieurs mois.

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Carressages néfastes

Les petits lions sont déjà maltraités lorsqu’ils sont bébés, pour des attractions touristiques. Par leur élevage à la main, ils sont marqués par l’homme de façon voulue. Partout en Afrique du Sud, vous trouverez des offres pour caresser et photographier des bébés lions ou pour se balader avec des lions un peu plus grands.

Pour les lionceaux sans mère, c’est un stress immense : les jeunes animaux ont un énorme besoin de repos et le contact constant avec l’homme et les mauvaises conditions  de détention provoquent de graves troubles du comportement. Leur développement physique est aussi fortement perturbé. De plus, des gens sont régulièrement attaqués et blessés par des jeunes lions. (quatre pattes)

Des lionnes utilisées comme machines à reproduire

Les lionnes d’élevage sont de nouveau fertiles peu après qu’on leur a retiré leurs petits et immédiatement fécondés. Maltraitées comme « machine à reproduire », elles sont continuellement traumatisées par la perte de leurs bébés. Comme les lionnes peuvent donner naissance beaucoup plus fréquemment que dans des conditions naturelles, elles sont épuisées et affaiblies après quelques années et cela se répercute sur la santé de leurs petits.

Dans la nature, les lionnes ont des petits environ tous les deux ans; dans les fermes d’élevage, c’est tous les six mois. Les lionnes affaiblies ou trop petites finissent souvent comme « offre spéciale » pour les chasseurs.(quatre pattes)

Une belle apparance pour les touristes…

Les éleveurs de lions se qualifient à tort comme « protecteurs de la nature » et affirment aux touristes que les animaux sont élevés pour être relâchés en liberté. C’est une désinformation flagrante. Les prédateurs nés en captivité, en particulier ceux élevés à la main, ne peuvent jamais être relâchés dans la nature avec succès.(quatre pattes)

Une seule chose compte, faire du profit sur les animaux et ceci en dehors de toute éthique ou moralité, mais malheureusement le discours fonctionne puisque de nombreux touristes fréquentent ces centres d’élevages en prenant argent comptant le discours bien rodé du personnel de ces centres.

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Des méthodes immorales et indignes

En réalité, il y a aujourd’hui en Afrique du Sud plus de lions en captivité – plus de 5.000 –, qu’à l’état sauvage – 2.000 individus – et cette tendance s’aggrave.

La baisse de 80% en 20 ans des effectifs dans la nature montre bien que la croissance des fermes ne protège en aucun cas les lions sauvages. Au contraire, des prélèvements réguliers de lions libres sont nécessaires pour éviter la consanguinité dans les fermes, et les chasseurs de trophées qui commencent par tuer un lion élevé en captivité souhaitent souvent chasser ensuite un véritable animal sauvage.

Parfois, ce sont même des lions nés dans des cirques ou des zoos européens qui sont vendus pour apporter de nouveaux gènes aux élevages. Leur crinière foncée en fait des spécimens très recherchés et payés à très haut prix.

Interviewée par Patrick Barkham, la fille de l’éleveur Van Der Merwe pourrait presque faire rêver quand elle décrit son quotidien dans une famille d’ »amoureux des animaux : « Nous avons été élevés avec des lionceaux, c’est agréable. Ils sont comme des bébés et quand ils sont très petits, ils se promènent dans la maison et vous suivent ».

Mais cajoler des bébés animaux, puis les vendre pour être tués par des chasseurs tranquillement installés dans leur camion est une pratique tout simplement immorale et indigne de l’humain. Malheureusement elle reste très lucrative, bien qu’elle soit totalement légale en Afrique du Sud.

Comment lutter ?

Il faut être bien conscient que lorsque l’on paie pour prendre un lionceau dans ses bras ou lui donner le biberon, l’argent que vous avez versé, va directement dans les caisses d’organisations mafieuses qui utilisent l’animal dans un profit très lucratif. Chaque souvenir, que vous achetez sur place, finance ces organisations douteuses et criminelles. Vous vous rendez coupable inconsciemment de la mort de ces animaux au vu du sort  qui les attend. Pour mettre fin à ces fermes à caresses et de ne plus vous y rendre, faites passer l’information sur ces réseaux criminels et inonder le web de la réalité qui se cache derrière ces fermes d’apparence anodine.

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