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Braconnage

BRACONNAGE TRAFIC

Le braconnage et le trafic d’espèces menacées de notre planète

sont le 3 ème plus grand trafic international.

Les montants issus de ce trafic ont été estimées en 2015

entre 15 & 17 milliards de dollars, et le chiffre est en hausse chaque année. 

Le braconnage :

Un mot créé et attribué à une action de l’homme, il désigne la chasse ou la pêche illégale. Le braconnage se pratique généralement au détriment de la gestion durable des ressources naturelles car hors comptage et peut être source de disparition rapide (locale ou totale) d’une espèce.

Son objectif est le massacre d’un animal pour en extraire sa fourrure, ses os, ou ses organes à des fins de trafic illégal,  pour le profit de marchés parallèles ; ces marchés sont surveillés par les organisations internationales de protection des espèces menacées telles que la CITES, qui essaient tant bien que mal de les arrêter.

Aujourd’hui, Interpol travaille étroitement avec des associations, fondations et organisations de protection et de préservation des espèces menacées d’extinction dans leur milieu naturel.

Malgré les moyens mis en œuvre pour lutter contre ce fléau, l’extinction proche de certains animaux est pour le moment irréversible. Les moyens de communication entre les gouvernements et les institutions de préservation sont encore rares et très fragiles.

Si nous n’intervenons pas très vite, nous allons vers une extinction massive des espèces sauvages de notre planète.

Il aura fallu à l’homme moins de 40 ans pour exterminer 50% des espèces sauvages de notre planète, à ce rythme, il en faudra beaucoup moins pour exterminer le reste.

Le trafic :

Il va de pair avec le braconnage, tout aussi immonde et illégal, il consiste à écouler les exactions du braconnage, par des filières clandestines dans le monde, principalement en Chine pour la médecine traditionnelle ou le tourisme.

Dents, yeux, organes et os de tigres se vendent à prix d’or sur le marché asiatique. Mais le trafic concerne aussi le commerce de viande de brousse et sa consommation en Afrique.

En décembre 2014, un riche Chinois avait faire mettre à mort 3 tigres et avait servi leur viande à ses invités, il a été condamné à 13 ans de prison ferme.

Outre les espèces menacées, la consommation de viande animale domestique est très pratiquée en Chine et Asie ; en effet, des millions de chiens et de chats sont torturés à mort pour être servis dans des restaurants asiatiques : pendaison, électrocution, écorchage, brûlures, coups font partie des méthodes de mise à mort des chiens et chats de boucherie en Asie. La souffrance et la peur ressenties par l’animal, durant son agonie, rendent soi-disant sa viande plus tendre ou aphrodisiaque,  en raison des montées d’adrénaline qu’elles provoquent.

Qui intervient pour lutter contre ces fléaux ?

Les chasses privées :

Très souvent interdites ou contrôlées par des quotas, elles consistent à permettre à un richissime chasseur de trophées, de tuer un tigre, lion, éléphant, rhinocéros, léopard, moyennant une contrepartie financière importante.

Mais que l’on ne s’y trompe pas ! Les animaux sont souvent abattus dans des conditions inacceptables et sont en quasi-totalité des espèces menacées d’extinction.

En Afrique du Sud, des fermes à caresses voient de plus en plus le jour dans le pays ; elles proposent à  des touristes « crédules » de pouvoir caresser, prendre dans leurs bras de petits lionceaux pour satisfaire une envie que ne parait pas condamnable au premier abord, mais ! Une fois que l’animal a grandi et qu’il devient une menace en matière de sécurité, il est proposé à des chasses en boîte : procédé inhumain qui consiste à ouvrir la cage d’un lion qui n’a jamais connu la liberté pour l’abattre dès qu’il a franchi les portes de celle-ci. Encore une fois de plus pour satisfaire un  besoin de tuer un animal dit sauvage.

Une chasse aux trophées cruelle

La « chasse en boîte », également appelée chasse close ou chasse en cages, est une chasse aux trophées dans laquelle les animaux sont maintenus dans un enclos à la merci des chasseurs.

Cette chasse est dénoncée par les défenseurs des animaux pour sa cruauté. Mais elle est aussi décriée par la majorité des chasseurs, qui estiment qu’elle dévoie le véritable esprit de la chasse, en ôtant un élément fondamental : la possibilité pour l’animal de s’échapper.

En effet, outre le fait d’être tenues prisonnières, les proies ont souvent été élevées par l’homme et ne s’en méfient pas. Il est alors très facile de les abattre.

Cette chasse existe dans de nombreux pays et touche différentes espèces mais aujourd’hui, ce sont bien les lions qui en sont les grandes victimes, avec seulement 20.000 individus à l’état sauvage en Afrique.

Des lions vendus pour être abattus

Chaque année, de riches touristes venus d’Europe ou des Etats-Unis sont prêts à payer plusieurs milliers d’euros pour avoir la garantie de tuer un lion et de ramener chez eux une partie de sa dépouille.

Ces chasseurs de trophées sont attirés par la facilité de cette chasse et par son prix. Selon Patrick Barkham, parti enquêter dans une de ces immenses propriétés d’Afrique du Sud où sont élevés pour la chasse des lions, des springboks et des crocodiles, un lion sauvage abattu lors d’un safari en Tanzanie peut coûter 50.000 livres sterling (60.725 euros), contre 5.000 livres sterling (6.072 euros) pour un spécimen élevé en captivité en Afrique du Sud.

Pour répondre à cette demande et à celle de la médecine traditionnelle asiatique, friande d’os de lions depuis que la vente d’os de tigres est interdite – en 2009, « seulement » cinq squelettes de lions avaient été exportés d’Afrique du Sud au Laos, contre 496 en 2011 –, des fermes de plus en plus nombreuses font naître des lionceaux qui une fois adultes, seront vendus pour être tués.

Grossesses à la chaîne et séparations douloureuses

Ces jeunes animaux sont séparés de leur mère peu après la naissance afin que cette dernière puisse rapidement donner la vie à de nouveaux petits. Dans ces fermes, le but est d’obtenir jusqu’à cinq portées en deux ans pour « produire » un maximum de lions.

Les lionnes vivent donc le même calvaire que toutes les femelles reproductrices en élevage intensif : grossesses à la chaîne et séparations douloureuses rythment leur vie en cages.

Nourris au biberon par des mains humaines pendant les huit premières semaines de leur vie, les petits peuvent être loués quelques minutes à des touristes de passage, ravis de pouvoir embrasser et caresser un lionceau pour 3.50 livres sterling (4 euros). Ces touristes, ignorants du stress immense vécu par ces petits sans mère, et du destin funeste que les éleveurs leur préparent, ne sont pas les seuls à être trompés par les apparences.

Des bénévoles travaillent souvent dans ces élevages en pensant œuvrer à la sauvegarde des espèces sauvages. Certains sont même prêts à payer pour un séjour de plusieurs mois.

Des méthodes immorales et indignes

En réalité, il y a aujourd’hui en Afrique du Sud plus de lions en captivité – plus de 5.000 –, qu’à l’état sauvage – 2.000 individus – et cette tendance s’aggrave.

La baisse de 80% en 20 ans des effectifs dans la nature montre bien que la croissance des fermes ne protège en aucun cas les lions sauvages. Au contraire, des prélèvements réguliers de lions libres sont nécessaires pour éviter la consanguinité dans les fermes, et les chasseurs de trophées qui commencent par tuer un lion élevé en captivité souhaitent souvent chasser ensuite un véritable animal sauvage.

Parfois, ce sont même des lions nés dans des cirques ou des zoos européens qui sont vendus pour apporter de nouveaux gènes aux élevages. Leur crinière foncée en fait des spécimens très recherchés et payés à très haut prix.

Ainsi, en 2010, l’association Quatre Pattes a sauvé deux lions âgés de trois ans provenant du zoo français African Safari Parc Zoologique, à proximité de Toulouse. Ces derniers devaient être vendus à un acheteur sud-africain.

Interviewée par Patrick Barkham, la fille de l’éleveur Van Der Merwe pourrait presque faire rêver quand elle décrit son quotidien dans une famille d’ »amoureux des animaux » : « Nous avons été élevés avec des lionceaux, c’est agréable. Ils sont comme des bébés et quand ils sont très petits, ils se promènent dans la maison et vous suivent ».

Mais cajoler des bébés animaux, puis les vendre pour être tués par des chasseurs tranquillement installés dans leur camion est une pratique tout simplement immorale et indigne de l’humain. Malheureusement elle reste très lucrative, bien qu’elle soit totalement légale en Afrique du Sud.

Une pratique lucrative difficile à contrer

En 2007, une loi a été votée en Afrique du Sud pour enrayer le phénomène en exigeant notamment que les grands prédateurs et les rhinocéros puissent vivre libres pendant deux ans avant d’être chassés, limitant sévèrement les affaires des éleveurs et la rentabilité des chasses. La loi interdisait également que des tranquillisants soient administrés aux animaux avant les chasses.

Mais elle a été annulée en novembre 2010 par la cour suprême locale. Aujourd’hui, les initiatives contre la chasse close sont timides dans ce pays, alors que le nombre de ces chasses a grimpé en flèche.

Des associations spécialisées estiment qu’il suffirait d’interdire l’importation des trophées d’animaux sauvages dans l’Union européenne et aux Etats-Unis pour porter un coup fatal à cette industrie. Les manifestations qui auront lieu le 15 mars 2014 visent justement en partie à informer le public et les législateurs de cette nécessité.

Il y a quelques années à San Antonio, au Texas, un Américain a offert sur son site internet de pouvoir tuer un animal via un dispositif en ligne. Cette pratique a été interdite dans 34 Etats américains mais a encore cours illégalement, et n’en demeure pas moins un exemple glaçant de ce que pourrait devenir la chasse aux lions en boîte s’il n’y est pas mis un terme.

40 PAYS ENGAGÉS CONTRE LE BRACONNAGE

L’éléphant ou le rhinocéros d’Afrique pourraient-ils disparaître, victimes du braconnage ? L’année 2013 a été particulièrement meurtrière pour ces deux grands mammifères. Les associations de défense des animaux tirent la sonnette d’alarme: c’est aux Etats de prendre conscience de la gravité de la situation. Message reçu à Londres où 40 pays viennent d’adopter une déclaration commune contre le commerce illégal des espèces menacées.
Il est temps d’agir. En 2013, le braconnage a « atteint une ampleur sans précédent, sans commune mesure (…) sur des espèces très suivies comme l’éléphant » souligne Florian Kichner, chargé du programme sur les espèces de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Chaque année, près de 25 000 éléphants sont braconnés pour leurs défenses en ivoire, à destination du marché asiatique. Très recherchée, cette matière précieuse sert principalement à fabriquer des objets de décoration. En octobre dernier, le Fond international pour la protection des animaux (Ifaw) affirmait que plus de 300 éléphants avaient été empoisonnés en quelques semaines, au cyanure, un poison violent déversé dans un point d’eau au Zimbabwe. Selon les derniers recensements, il reste 500 000 éléphants en Afrique, deux fois moins qu’en 1980.

Mais ce pachyderme n’est pas la seule cible des braconniers. Les rhinocéros blanc d’Afrique, au nombre de 20 000, sont extrêmement « demandés » pour leur corne. Formée de kératine, elle est souvent réduite en poudre. La médecine traditionnelle asiatique « lui prête des vertus médicinales et aphrodisiaques, mais aucun fondement biologique ne confirme ces informations » confie Florian Kichner. Une bonne partie d’entre eux se trouve en Afrique du sud, paradis des braconniers. « Au début des années 2000, dans ce pays, il y avait environ dix rhinocéros blanc tués chaque année. En  2013, 1004 d’entre eux ont été abattus. C’est énorme ».

La tendance s’est lourdement aggravée ces dix dernières années. Certains scientifiques n’hésitent pas à prédire la disparition de certaines espèces d’ici quelques années. L’Afrique du sud est victime d’un « braconnage frénétique » et, « à ce rythme là, les populations de rhinocéros auront disparu d’ici à deux ans » assure la directrice d’Ifaw France. Constat plus mitigé pour l’éléphant, mais cette espèce vulnérable et menacée pourrait bien passer dans une catégorie critique d’ici les prochaines années. C’est déjà le cas des éléphants de forêts d’Afrique centrale, dont 60% d’entre eux ont disparu, en dix ans.

En Afrique du sud, 1004 rhinocéros ont été tué en 2013 © AFP

« Le braconnage a changé de visage »
Le cliché du braconnier marchant dans la savane, fusil à la main, gourde à la ceinture, prêt à tirer sur la première bête qui l’approche, est révolu. Désormais, la chasse est « plus professionnelle et plus industrielle. Le braconnage a changé de visage, c’est une véritable stratégie militaire » explique Céline Sissler-Bienvenue. L’UICN le confirme, « Sur le terrain, des armes de guerre sont utilisées : kalachnikov, fusils à visée nocturne, hélicoptères… ».

Selon Interpol, l’organisation internationale de la police, les réseaux de braconnage s’apparentent à de véritables « mafias avec une logistique et des moyens énormes ».

Et il faut dire que l’appât du gain est alléchant.  Sur le marché noir chinois, par exemple, une défense d’éléphant se monnaye à 1 500 euros le kilo. Pour la corne de rhinocéros, le prix d’un gramme de poudre équivaut à celui de la cocaïne, c’est-à-dire 40 euros.

Aujourd’hui, le grand braconnage alimente les réseaux terroristes en Afrique. L’argent récolté sert à « financer les groupes armés (Al-Qaida, shebab en Somalie) et les rebellions. Cela devient un problème de paix et de stabilité en Afrique » s’inquiète Florian Kirchner.

Des sanctions pas assez dissuasives ? 

« Les lois ne sont pas bien appliquées, mais c’est en train de changer » affirme la directrice d’Ifaw France. La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites) réglemente, depuis 1975, l’export et l’import d’espèces menacées lorsqu’elles passent les frontières. Mais pour Florian Kichner, « chaque pays doit renforcer sa propre législation ». La France a d’ailleurs décidé, en décembre dernier, de multiplier les peines par dix pour les trafiquants. La conférence de Londres contre le commerce illégal des espèces menacées a rassuré les associations de défense de la faune et la flore sauvages.

Les pays présents sont tombés d’accord pour renforcer les sanctions contre les braconniers. Ils s’engagent à abandonner l’usage de produits provenant d’espèces menacées de disparition, et veulent prolonger l’interdiction du commerce illégal d’ivoire «jusqu’à ce que la survie des éléphants d’Afrique ne soit plus menacée par le braconnage».

Mais pour lutter contre ce commerce illégal, l’argent reste toujours le nerf de la guerre. Avec des moyens modernes (drones ou tests ADN), de véritables progrès pourraient être enregistrés pour réussir à combattre efficacement ce fléau. En effet, ce commerce illégal est devenu tellement lucratif que les « Rangers » ne font que rarement le poids face à des braconniers équipés d’armes de guerre et d’hélicoptères.

A TITRE D’INFORMATION, VOICI QUELQUES SITES QUI PROPOSENT DES CHASSES PRIVÉES DE LIONS EN AFRIQUE:

 

https://www.chassons.com/category/chasse-a-letranger/voyages-de-chasse-par-destination/afrique-du-sud/

http://www.kettner.voyage/

http://blackbearcanada.com/chasse-en-afrique.html

http://gpvoyages-chasse-peche.com/afrique-du-sud/

http://www.impala-hunting.com/

http://www.safarichasseafrique.fr/

Cela montre à quel point ils ne se cachent même pas et profitent de riches chasseurs pour proposer des chasses d’animaux sauvages sur les terres Africaines alors que la faune s’amenuise de plus en plus et que les grands prédateurs tels que les lions, léopards, hyènes, guépards n’arrivent plus à survivre en raison du manque des proies.

Le travail isolé des Associations souvent méconnu

Même si des efforts sont faits dans ce domaine, il reste néanmoins un sujet très tabou en France. Le monde associatif français, par rapport à d’autre pays européens par exemple, n’est pas soutenu ;  les français ont encore du mal à soutenir des Associations qui luttent pour la préservation d’espèces menacées d’extinction. Pourtant 10, 15 ou 20 euros par mois, dans un projet associatif,  permettent d’agir.  Ce ne sont pas les moyens qui manquent lorsque l’on veut s’investir dans une cause de préservation et de protection, il faut seulement être capable de donner un peu de soi et de temps dans une association.

Une consommation plus éthique

Grâce à une autre façon de consommer au quotidien, il est possible d’inverser certaines tendances à faire disparaître des écosystèmes et de ce fait, anéantir certaines espèces animales telles que l’Orang-outan et le Tigre de Sumatra ; la disparition de leurs milieux naturels est liée en autre à la déforestation pour le profit de l’huile de palmier.

Les Origines et conséquence du Trafic et Braconnage d’Animaux sauvages

Le trafic des animaux sauvages n’est pas un mal nouveau du XXème siècle, il apparut bien avant, dés lors que l’homme se mit à voyager à la conquête de renouveau et de découverte. Les colons ramenaient avec eux de nouvelles espèces, qu’elles soient humaines ou animales, pour satisfaire la curiosité de ses compatriotes. A partir de cette époque, l’ampleur de ces « prélèvements » n’a fait qu’augmenter, entraînant avec eux des bouleversements écologiques. On peut alors se demander si ce trafic représente un réel danger pour l’environnement, s’il pose des problèmes d’éthique animale, et des droits et devoirs que nous avons vis à vis de la nature ? Je voudrais également étendre le débat au trafic de vie sauvage en général car les plantes sont également concernées et leur commerce engendre des conséquences tout aussi importantes.

120 millions d’animaux capturés par an et un marché de plus de 15 milliards d’euros

A l’heure actuelle nous ne pouvons plus nier l’ampleur catastrophique que représente le commerce illégal d’animaux sauvages puisqu’il est le troisième négoce illégal après la drogue et les armes. Il rapporterait plus de 15 milliards d’euros chaque année, et ne cesse de s’amplifier chaque jour un peu plus. Il s’agit donc d’un trafic lucratif, très difficile à gérer face aux nouveaux moyens mis en place par les trafiquants. Il concernerait alors 12 millions d’animaux dont 47% proviendraient d’Amérique du sud. Il faut ajouter à cela les 90% d’autres animaux qui n’ont pas atteint leur destination vivants. En effet, les conditions de capture, de détention et de transport entraînent la mort de 9 animaux sur 10. Ce qui nous ramène à un total de 120 millions d’animaux capturés dans leur milieu naturel annuellement. Pour être encore plus précis, les espèces les plus concernées sont, les oiseaux, près de 1,5 millions d’individus sont ainsi exportés de leur habitat naturel, puis les reptiles qui sont capturés à la fois pour être vendus vivants mais également pour le commerce de leurs peaux qui engendre un trafic d’au moins 4 millions d’individus, viennent ensuite les mammifères qui sont exploités de différentes façons que nous évoqueront plus loin, sans oublier le trafic de coraux ou de poissons « nobles » comme l’esturgeon persécuté pour ses oeufs nommés caviar. Alors sans compter les conséquences négatives que causent ces « prélèvements » sur l’écosystème, les moyens mis en place, comme la déforestation, les pollutions, les pièges et les privations subites par les populations autochtones, sont encore plus catastrophiques. Le commerce illégal de la faune sauvage est la deuxième cause de sa disparition après la destruction des habitats naturels.

Les Causes & Destinataires

Le commerce illégal n’existerait sûrement pas s’il n’y avait pas de demande, alors qui sont les destinataires ? Il faut déjà savoir que le premier pays importateur en tout genre sont les Etats-Unis. Suit ensuite le continent européen et la Chine.
Les principaux destinataires et donc demandeurs sont, des institutions comme :

  • les laboratoires
  • les industries du vêtement
  • les animaleries
  • les zoos, établissements touristiques divers
  • les cirques et « divertissement » divers
  • certaines firmes pharmaceutiques pour la médecine traditionnelle mais également des demandeurs privés comme :
  • collectionneurs
  • chasseurs (trophées, bushmeat,…)
  • certains touristes (souvenirs, viandes exotiques,…)

Les laboratoires

Beaucoup de personnes s’imaginent que les laboratoires n’utilisent que les rongeurs, les chats et les chiens comme cobayes de leurs expériences, mais il n’en est rien. Ils utilisent pratiquement tous les animaux que nous pouvons rencontrer dans les fermes et certains animaux sauvages comme les primates. En effet, ceux-ci sont extrêmement et tristement convoités à cause de leur ressemblance génétique avec l’homme, notamment les grands singes (chimpanzés tout particulièrement mais aussi gorilles, ourang- otans et bonobos) et les macaques. Certes, la plupart de ces animaux proviennent de fermes élevage de primates pour les labos au Cambodge d’élevage (dont les conditions de vie sont souvent horrifiantes) mais les ventes illégales d’animaux prélevés dans la nature sont loin d être rares. En outre, les fermes prélèvent souvent dans la nature pour « renouveler » la génétique des individus. Les prélèvements concernent les jeunes individus, mais pour les capturer, les chasseurs doivent abattre le groupe entier.

La plupart des espèces de primates sont menacées d’extinction, plus particulièrement les grands simiens.

Rappelons que les expériences sur les grands singes sont interdites en Europe mais les Etats-Unis sont loin d’avoir adopté les mêmes directives, bien au contraire, et ces expériences sont souvent extrêmement cruelles. Ex : projet des chimpanzés astronautes, test de résistance à la souffrance, privation affective, isolement pour étudier les psychoses identiques à celles que peuvent subir les hommes.

L’industrie du vêtement et des accessoires en peau

Bien que la fourrure ait pratiquement disparu des défilés dans les années 80, elle est, de nos jours, redevenue un accessoire de luxe très demandé. Cette industrie concerne environ 65 millions d’animaux chaque année et représente un capital de 15 milliards de dollars. La plupart des peaux proviennent d’animaux d’élevage mais il existe aussi des « prélèvements » dans la nature, autorisés ou non. Les élevages d’animaux sauvages révèlent des conditions souvent effroyables de captivité. Les animaux sont entassés dans des cages à l’extérieur (pour augmenter le volume de la fourrure à cause du froid) sans aucun endroit pour s’abriter ou se cacher, présentant des mutilations dues au stress, la proximité avec d’autres espèces,… sans oublier le moyen de dépeçage dépassant les limites de l’atrocité. En ce qui concerne le piégeage, de nombreux problèmes se présentent. Tout d’abord à cause de la cruauté du piège. L’agonie avant la mort peut durer des heures (piège à mâchoire interdit en Europe depuis 91). Puis, à cause des prises d’animaux non-concernés sont, qui périssent aussi. Cela peut bouleverser l’équilibre écologique ; notamment parce qu’il y’a énormément de braconnage et donc beaucoup trop d’animaux capturés. Les quotas définis par le gouvernement, comme le Canada (la moitié de sa production de fourrure provient de prélèvements dans la nature), ne sont pas respectés et mettent en danger l’équilibre des populations. Il existe également un trafic complètement incontrôlé et prohibé par la CITES mais très développé, de peaux d’alligator de Chine, de félins tachetés, de crocodiles à museau court et d’antilope du Tibet. Sans compter les peaux illégales de serpents (1.1 millions), de crocodiles (300 000), de lézards (1.6 millions), et de fourrures diverses (150 000). La rareté de l’espèce augmente la valeur, une peau de léopard des neiges peut coûter jusqu’à 70 000 euros. L’antilope du Tibet, aussi appelé Chiru, est abattue pour sa laine, le shahtoosh (il est nécessaire de tuer l’animal pour récupérer la fine laine). Son commerce est interdit depuis 1975 et l’antilope est protégée par des lois de protection de vie sauvage en Chine et en Inde mais 20 000 antilopes continuent d’être tuées chaque année pour la fabrication de châles.
Un de ces châles peut coûter de 3000 à 20 000 euros et 3 à 5 antilopes sont tuées pour sa fabrication. Il existe pourtant des alternatives, le pashima (laine brute de mouton) qui permettent aux populations de garder un emploi et de protéger cet animal en voie d’extinction. Il existe des moyens de s’assurer de la provenance de la fourrure grâce au label Origin Assured TM qui confirme l’origine d’un élevage légal avec des conditions de captivité acceptables. Les peaux de crocodiles élevés en ranching sont autorisées à la vente et la laine de vigogne autorisée si elle porte la marque Vicuña et le pays d’origine.

Le braconnage du TIGRE

Dans la bataille qui se livre pour protéger le tigre sauvage de l’extinction, les rangers risquent leur vie pour empêcher les braconniers de tuer les derniers tigres de la planète. Mais quand les parties du tigre – fourrure, os, dents et même moustaches – se vendent contre d’importantes sommes d’argent au marché noir, la chasse est très rentable et difficile à stopper.

un tigre sauvage mort se négocie entre 100 000 euros et 150 000 euros ?

C’est principalement la mafia chinoise qui est l’origine de ce macabre braconnage. Selon de nombreux témoignages, la mafia chinoise ne paye que 3 à 4 Euros les paysans indiens pour leur aide à la capture de tigres sauvages !

Les braconniers ne sont pas intéressés par les tigres élevés dans des fermes d’élevage. Ils veulent des tigres sauvages, qui seraient plus « adaptés » à leur trafic : os broyés, pénis, griffe, fourrure, etc… au service d’une pseudo médecine sans aucune efficacité avérée.

Les dépouilles de tigres sont également utilisées faire perdurer certaines coutumes locales. Au Népal, par exemple, la tradition de certains chefs est de porter une peau de tigre en tant qu’emblème…

Malgré la signature de la Convention sur le commerce de la faune sauvage par la Chine et la plupart des pays de la région (à l’exception de la Birmanie), les autorités continuent à fermer les yeux sur la chasse au tigre.

D’autres causes sont aussi à l’origine de la disparition progressive de ce félin si emblématique : la déforestation, la croissance démographique empiétant sur son espace vital, l’aggravement de la pollution, l’extension des zones cultivées… Les problématiques de cohabitation entre l’homme et l’animal sont centrales : il est très important de sensibiliser les populations pour faire prendre conscience que sauvegarder les tigres est l’intérêt de tous.

Les braconniers thaïlandais chassent  les tigres avec des appâts empoisonnés aux insecticides. Ceux-ci sont radicaux pour les tigres qui ne survivent pas à cette ingestion de toxiques. Alors que le braconnage des tigres avait déjà don de décimer la population, les chasseurs ont semble-t-il opter pour une nouvelle technique encore plus redoutable pour les félins : les insecticides. Ces derniers mois, des appâts empoisonnés par ces produits sont de plus en plus fréquemment retrouvés par les gardes forestiers qui patrouillent dans la réserve de Huai Kha Khaeng considérée comme le « sanctuaire » des tigres en Thaïlande.

Selon une récente évaluation du WWF, seules 35 % des zones protégées maintiennent des normes minimales de protection. En effet, sur les 63 zones évaluées, simplement 22 d’entre elles offrent de véritables refuges pour les tigres ou d’autres espèces menacées. Ces sites protégés ne sont pas toujours viables dans la lutte contre le braconnage.

« Le braconnage est la menace la plus immédiate pour les tigres. Les aires protégées, quant à elles, sont les premières lignes de défense face au braconnage », explique Mike Baltzer, responsable de l’Initiative Tigres du WWF. « Si cette évaluation préliminaire reflète réellement la situation sur le terrain, cela veut dire que les zones protégées ne fonctionnent donc pas comme des havres de paix pour les tigres.

LES TIGRES et le Braconnage

Les braconniers chassent et tuent illégalement les tigres pour leurs fourrures, leurs os et d’autres parties de leur corps, car celles-ci sont vendues très chères au marché noir.

Habituellement, les braconniers opèrent sur des zones où un grand nombre de tigres a été recensé. Pour tuer les tigres, différentes méthodes sont employées : les pièges, les poisons et les armes à feu.

Les pièges sont disposés sur des sentiers fréquentés par des tigres. Une fois tombé dans le piège, l’animal est laissé là, se débattant pendant plusieurs nuits jusqu’à ce qu’il soit épuisé. Un simple coup avec un épais bâton suffit alors à tuer l’animal.

Les braconniers utilisent aussi des carcasses de proies empoisonnées. A la saison chaude, ils creusent aussi de petits bassins pour les remplir avec de l’eau empoisonnée.

Les armes à feu sont utilisées où la chasse peut être tolérée.

Il a été estimé officieusement qu’il y a environ un tigre tué par jour, ce qui veut dire que l’extinction sera inévitable dans 5 ans et qu’il n’y aura plus de tigres sauvages dans la nature dans 10 ans !

Par conséquent, il faut agir rapidement pour sauver ces magnifiques animaux.

Sur le marché noir:

Depuis plus de 1000 ans, les chinois utilisent les parties du corps du tigre pour leur médecine traditionnelle.

La culture chinoise pense que le tigre a des qualités médicinales à cause de sa force et de son exceptionnel puissance ; qualités telles que le traitement des rhumatismes et de l’arthrite, le soin de l’épilepsie…

L’image ci-dessous vous montre comment les organes du tigre ainsi que leurs dérivés sont utilisés dans la médecine traditionnelle chinoise.

Destruction de l’habitat

La seconde menace est l’augmentation de l’habitat humain en dépit de celui des tigres. Comme la superficie des forêts diminue, le nombre de proies en fait de même. Les tigres ne trouvent donc plus les proies dont ils ont besoin pour survivre et s’attaquent par conséquent aux hommes.

De plus, comme l’activité humaine entoure ces forêts, la fragmentation des tigres est inévitable. En effet, les villages, les fermes, les routes et les entreprises créent une délimitation entre les groupes de tigres. Le brassage génétique entre les tigres ne peut alors plus s’opérer correctement.

Rapport sur les méfaits de l’Huile de palme

LES CHIFFRES DU TRAFIC & DU BRACONNAGE

Organisée par l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp) et le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), cette journée, a réuni une quarantaine de participants – douaniers, magistrats, enquêteurs, agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et du Muséum national d’histoire naturelle – afin de dresser un état des lieux des différents trafics liés aux espèces sauvages et des actions à mener pour lutter efficacement contre. Voici dix chiffres – une liste bien évidemment non exhaustive – sur cette criminalité qui explose dans le monde, touchant l’Afrique, l’Asie, l’Amérique du Sud, mais également la France.

17 milliards d’euros. C’est le coût de la criminalité liée chaque année aux espèces sauvages, qui se classe au 3e rang des activités illicites les plus lucratives au monde, derrière le trafic de drogues, les contrefaçons et la traite d’êtres humains, selon le WWF et l’IFAW dans son rapport « La Nature du crime« , publié en septembre 2013. Ce trafic, qui englobe le braconnage, la capture, la collecte ou le commerce d’espèces, attire les criminels en raison des risques faibles, des profits élevés et des sanctions légères. Huit pays sont pointés comme des rouages majeurs : le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie, les Philippines, la Malaisie, la Thaïlande, le Vietnam et la Chine.

Au-delà des braconniers locaux, cette criminalité est aux mains degroupes de milices rebelles et de membres du crime organisé. Elle a par exemple financé l’Armée de résistance du Seigneur en Ouganda, les Janjawid au Soudan ou les Chabab en Somalie. « Ce sont des réseaux très biens organisés qui ont une grande adaptation à tous les changements, qui trouvent des itinéraires de contrebande et qui sont pour l’instant hors de contrôle », explique Céline Sissler-Bienvenu, la directrice de l’IFAW France et Afrique francophone.

800 espèces. C’est le nombre d’espèces inscrites à l’Annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites), signée en 1973 et ratifiée par 175 pays. Cette annexe interdit le commerce d’animaux considérés comme en danger immédiat d’extinction, comme certaines populations d’éléphants, les tigres, les gorilles, les tortues marines, ainsi qu’un certain nombre de grands félins, de perroquets ou aras. L’Annexe II, elle, définit les espèces qui doivent recevoir une protection, et qui font donc l’objet d’un commerce restreint et contrôlé, notamment via des permis d’exportation des animaux et produits dérivés.

L’organisation Traffic, un programme conjoint du WWF et de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) pour la surveillance du commerce des espèces sauvages, estime que le commerce illicite concerne chaque année 500 à 600 millions de poissons tropicaux, 15 millions d’animaux à fourrure, cinq millions d’oiseaux, deux millions de reptiles, 30 000 primates.

2 000 cornes. C’est le nombre de nouvelles cornes de rhinocéros entrées dans le trafic en provenance d’Afrique l’an dernier, soit 30 fois plus qu’en 2000. Trois rhinocéros meurent tous les jours en raison de ce trafic essentiellement destiné au Vietnam et à la Chine. Les cornes, réduites en poudre, y sont en effet parées de vertus thérapeutiques et aphrodisiaques – jamais démontrées scientifiquement –, à l’instar également des os de tigres. L’ivoire, elle, est convoitée pour fabriquer des bijoux ou des objets d’art. Aujourd’hui, un éléphant meurt toutes les 15 minutes dans le monde pour son ivoire. Au total, 30 000 à 35 000 pachydermes sont tués chaque année, sur une population qui compte 500 000 individus, et ce, en dépit du moratoire sur le commerce de l’ivoire adopté en 1989 par la Cites.

51 000 euros/kilo. C’est le prix de la corne de rhinocéros sur le marché noir, bien plus élevé que celui de l’or (37 900 euros) ou du platine (43 200). Le kilo d’ivoire, lui, se vend environ 1 500 euros.

139 malfaiteurs. C’est le nombre de personnes recherchées par Interpol pour des atteintes à l’environnement. Le 6 octobre, l’organisation mondiale de police a lancé l’opération Infra-Terra ciblant 139 malfaiteurs en fuite recherchés par 36 pays membres, pour des infractions comprenant, entre autres, la pêche illégale, le trafic d’espèces sauvages, le commerce et le déversement illégaux de déchets, les coupes illégales de bois et le commerce illégal d’ivoire. Interpol a sollicité l’aide du public pour neuf d’entre eux, pour lesquels aucune nouvelle piste n’a pu être trouvée. Depuis, un de ces criminels, le Zambien Ben Simasiku, poursuivi pour possession illégale de 17 objets en ivoire, a été arrêté le 2 décembre.

1 000 rangers. C’est le nombre d’éco-gardes qui ont été tués par des braconniers ces dix dernières années, dans 35 pays différents, lors d’incidents liés au trafic d’espèces sauvages, selon un décompte de l’ONG Game Rangers International« Un chiffre probablement sous-estimé », prévient  Céline Sissler-Bienvenu, de l’IFAW.

9 500 annonces. Le commerce d’animaux sauvages se fait de plus en plus en ligne, ce qui complique la lutte contre cette criminalité, comme l’a démontré le dernier rapport de l’IFAW, Recherché, mort ou vif, publié fin novembre. Au terme d’une enquête menée début 2014 sur 280 sites de vente en ligne dans 16 pays, l’ONG a trouvé un total de 33 006 spécimens, parties du corps et produits dérivés d’espèces menacées proposés à la vente dans près de 9 500 annonces pour une valeur estimée d’environ 7,8 millions d’euros. 32 % des annonces recensées concernaient de l’ivoire authentique ou présumé, 54 % des animaux vivants.

En France, les enquêteurs ont couvert 17 sites de vente en ligne et recensé 1 192 annonces d’espèces menacées pour une valeur de près d’un million d’euros. Trois sites s’illustrent particulièrement dans ce commerce : leboncoin.fr (346 annonces), naturabuy.fr (336 annonces) et marche.fr (185 annonces).  « Nous devons collaborer avec ces sites marchands afin qu’ils aient connaissance de la réglementation de la Cites et qu’ils renforcent leur base de mots-clefs permettant de contrôler les annonces suspicieuses », avance Céline Sissler-Bienvenu.

3 tonnes. Ce sont les stocks d’ivoire illicites détruits par la France en février 2014. Les 698 défenses brutes ou travaillées et les 15 357 pièces d’ivoire (statuettes, bijoux…) provenaient de saisies réalisées par les douanes depuis l’instauration du moratoire sur le commerce international de l’ivoire en 1989. 80 % de la marchandise a été interceptée à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle.

« La France est une zone de transit pour le trafic d’espèces menacées », assure le colonel Bruno Manin, directeur de l’Oclaesp. Cette criminalité concerne les animaux emblématiques, tels que les éléphants ou rhinocéros, mais aussi des espèces françaises. En métropole, la civelle est ainsi braconnée pour répondre à la demande croissante asiatique, où elle est un mets de luxe. Il en va de même avec les lambis dans les espaces ultra marins. » Il reste toutefois très difficile d’obtenir des chiffres sur le nombre d’espèces braconnées en France, le poids économique de ce trafic et les trafiquants condamnés, ces informations n’étant pas encore centralisées.

15 000 euros. C’est l’amende encourue pour le trafic d’espèces en France. Elle s’élève à 150 000 euros en bande organisée et est passible, dans tous les cas, de six mois de prison. La France doit se doter, dans le cadre du projet de loi sur la biodiversité, d’un plan d’action national de lutte contre le trafic des espèces sauvages menacées, qui renforcera notamment ces peines à 150 000 euros en cas d’infraction simple, 750 000 euros pour un trafic en bande et un an de prison.

12 personnes. C’est le nombre d’agents de l’Oclaesp, sur les 70 que compte l’office, qui travaillent sur le trafic d’espèces sauvages. L’équipe dédiée comporte quatre enquêteurs déployés à plein temps ainsi qu’un groupe de soutien de huit personnes, qui alternent avec d’autres dossiers : des analystes criminels, des cyber-enquêteurs et des enquêteurs financiers. Ces agents effectuent de la veille, mais ne peuvent pas encore enquêter sous pseudonyme. Cette technique spéciale d’enquête est en effet encadrée par la loi Perben II de 2004, qui l’autorise pour la pédopornographie, le terrorisme ou encore le trafic d’humains. « Nous avons fait une demande pour élargir ce type d’enquête aux trafics d’espèces menacées, ce qui nous permettrait d’entrer en contact avec les contrebandiers pour les identifier et les interpeller plus facilement », explique Bruno Manin.

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