Que retenir des marches pour les sciences organisées partout dans le monde ?

Chercheurs, étudiants, société civile… les défenseurs de la science marchaient en France et dans le monde samedi 22 avril 2017.

EMERIC FOHLEN / NURPHOTO

Sources: Sciences & Avenir – 24 Avril 2017

Samedi 22 avril 2017, ce sont plus de 600 villes dans le monde qui ont marché pour défendre la recherche scientifique. Sciences et Avenir dresse le bilan de la journée en France.

À l’occasion de la journée mondiale de la Terre le samedi 22 avril 2017, plus de 600 villes dans le mondemarchaient pour défendre la science et la recherche scientifique, dont le financement est notamment mis à mal aux États-Unis par l’administration Trump. Menées dans le sillage de l’initiative américaine de Washington, les manifestations françaises, organisées par le collectif apartisan « Marche pour les sciences », ont fait florès, mobilisant au total 12 000 personnes dont 5000 pour Paris. L’occasion de faire le point sur cette journée haute en couleurs, à laquelle Sciences et Avenir participait dans le cortège parisien.

C-CbN6bXkAEDsIGÀ l’heure où l’administration américaine n’hésite pas à parler de « faits alternatifs », l’inquiétude des chercheurs est palpable… et trouve des échos politiques singuliers en ce lendemain du premier tour des présidentielles françaises. « Nous sentons monter un mouvement de négation des faits scientifiques », a affirmé à Paris Annick Jacq, directrice de recherche au CNRS. « Mais les sciencesne sont pas des opinions, mais des faits », rappelait Emmanuelle Perez-Tisserant, historienne à l’Université de Toulouse et l’une des initiatrices du mouvement en France.

NÉGATIONNISME. »Il n’y a pas de plan(ète) B », alertaient de nombreuses pancartes pendant la marche. Ce négationnisme scientifique menace particulièrement le climat et l’écologie.  : « On voit les dangers qui surviennent quand les politiques nient les faits scientifiques », ajoute-t-elle, en comparant notamment la posture de l’administration américaine sur le climat à celle de Marine Le Pen sur la responsabilité de l’État français dans la rafle du Vel d’Hiv.

La science vue du ciel

« Il faut rapprocher les citoyens et la science, car ce que l’on traite en science nous concerne tous », explique Anne Payroche, directrice générale déléguée à la science du CNRS. Entre autres initiatives, celles de la marche de Montpellier, qui a organisé un happening bien particulier : dans les jardins du Peyrou, quelques minutes avant le départ du cortège, le public a formé les lettres du mot « science », afin d’être immortalisé depuis l’espace par l’un des deux satellites Pléiades, qui photographient la Terre depuis 2011. Le cliché sera publié prochainement.

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